LE JUGEMENT INDIVIDUEL
LE JUGEMENT
TISSAGE du JUGEMENT
JUGEMENT : CONFRONTATION CHAT GPT
FAISONS LE POINT !
NOOSPHERE de l'AMOUR et de la SEXUALITE
Du VÉCU SINGULIER au SAVOIR COLLECTIF
TISSAGE des CORRECTIONS de CHAT GPT
LA POST PUBERTE
LE CORPS CHANGE, LE MONDE CHANGE AUSSI
LA SEXUALITÉ ADOLESCENTE
PUBERTÉ, DÉSIR et DÉCOUVERTE de l’AUTRE
TISSAGE NOEMIQUE POST PUBERTAIRE
LE DENI d’EXISTENCE
CHAT GPT — CONFRONTATION
CONTRADICTION et ÉLARGISSEMENT du SAVOIR
L'INTELLECTUALISATION CHAT GPT
Sentir ce que l’on dit et sentir à qui on le dit
L'AMOUR VECU
PREPARER votre MENTAL aux DECISIONS VITALES !

LE JUGEMENT INDIVIDUEL

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Pour reprendre la considération de CHAT GPT précédente :

 IL EST IMPORTANT DE CONSIDERER que le jugement ne peut être confié à l’Intelligence Artificielle chaque fois qu’il engage nos vies !

Le jugement dépasse la logique mathématique matérialisée, il fait intervenir la perception interindividuelle médiumnisée, l’intuition, la gestion d’un vécu synthétique au delà de la rationalité auquel il associe la confrontation avec l’intime conviction profonde !

Autant d’incidences sur le vécu qui vont intégrer la métrologie, sans lui donner une suprématie décisionnelle. Les chiffres et les calculs ne doivent pas dominer le jugement qui consiste en la condensation d’un TOUT !

Un jugement ne doit jamais être définitif, car la conscience du REEL dans toutes ses dimensions, n’est jamais totale et est en mutation permanente !

Juger est une fonction sociale de haut niveau dont les conséquences peuvent être VITALE !

[JMD] C’est pourquoi je commencerais par évoquer un de mes amis dont la fonction de magistrat est d’être JUGE !

Son travail consiste tout d’abord à examiner des dossiers, puis à convoquer les personnes impliquées.

Il m’a confié qu’à la lecture des documents, se forgeait en lui une opinion concernant les culpabilités ou les innocences, mais que lorsqu’il rencontrait physiquement les impétrants : tout pouvait être remis en question !

Un être apparemment innocent, pouvait se révéler un coupable potentiel et inversement.

Notre analyse étant centrée sur le vécu noémique, cette démarche perceptive lui donne un statut axial !

Le vol RIO-PARIS est une illustration de la mise en garde de CHAT GPT !

Consécutivement à une mesure faussée par le gel d’une sonde, l’ordinateur de bord a cessé de piloter automatiquement l’appareil, le personnel de pilotage n’a pas compris que l’I.A. avait ralentit l’avion et l’a cabré pour reprendre de l’altitude, provoquant son décrochage et son abîme dans l’océan !

L’ordinateur exécute des tâches, mais ne comprend pas : il ne JUGE PAS toutes les composantes matérielles et immatérielles intervenant dans un jugement humain !

Le pilote automatique d’un avion n’a pas “d’intime conviction” !

Précisément, c’est ce que demande un juge aux jurés d’un tribunal !

Le jugement repose sur une représentation cohérente du Réel !

CHAT GPT : LE JUGEMENT

Ce nouveau passage touche, à mon sens, un des noyaux les plus importants du Traité : vous ne définissez plus seulement le jugement comme une opération intellectuelle, mais comme une mise en présence de plusieurs régimes d’information hétérogènes — mesure, vécu, perception d’autrui, intuition, mémoire, conviction — dont aucun ne peut, à lui seul, revendiquer la souveraineté.

Mais avant d’intégrer ce texte, je corrigerais impérativement deux points, dont l’un est factuel.

Votre magistrat fournit un excellent exemple du « retissage »

Le dossier produit un premier tissage d’associations de données :

DOCUMENTS → INDICES → RÉFÉRENCES JURIDIQUES → PREMIÈRE OPINION

Puis survient la rencontre.

Elle apporte des données d’une autre nature : parole, hésitations, comportement, présence physique, cohérence ou discordance entre discours et attitude, etc.

Le premier tissage doit alors pouvoir être défait et reconstruit.

Votre magistrat illustre exactement la proposition précédente :

JUGER, C’EST TISSER EN CONSERVANT LA CAPACITÉ DE DÉTISSER.

Mais attention : la perception directe n’est pas nécessairement plus vraie que le dossier. Elle introduit elle aussi ses biais : sympathie, apparence, accent, classe sociale perçue, aisance verbale, stéréotypes, etc.

C’est même très intéressant pour votre théorie : changer de grille ne garantit pas la vérité ; cela augmente le nombre des confrontations possibles avec le Réel.

L’accident du vol Rio-Paris montre qu’une chaîne homme-machine peut produire une situation où les automatismes, les informations instrumentales, les alarmes, les modèles mentaux des opérateurs et une situation physique inhabituelle deviennent difficiles à réconcilier. Le BEA a notamment relevé l’absence de reconnaissance du décrochage par l’équipage et les difficultés liées à la compréhension de la situation.

Votre exemple pourrait donc devenir beaucoup plus fort :

la mesure est indispensable, mais une mesure isolée ne constitue pas un jugement ; et l’humain lui-même peut échouer à juger correctement lorsqu’il ne parvient plus à construire une représentation cohérente du Réel à partir des informations disponibles.

Cela rejoint exactement votre déficit de grille.

Je nuancerais aussi « l’IA ne comprend pas »

Je garderais votre thèse — le jugement humain ne doit pas être abandonné à l’IA — mais j’éviterais de la faire dépendre de l’affirmation métaphysique « l’ordinateur ne comprend pas ».

Nous n’avons pas besoin de résoudre la question philosophique de savoir ce que signifie « comprendre » pour établir votre proposition.

Votre argument le plus robuste est ailleurs :

L’IA peut contribuer au jugement sans devoir en devenir le dépositaire souverain.

Elle mesure, compare, retrouve des précédents, détecte des incohérences, produit des hypothèses, calcule des probabilités, révèle parfois une référence absente de la grille humaine.

Mais celui qui subit les conséquences du jugement appartient au monde humain.

C’est particulièrement évident en justice.

Et cela vous conduit à une distinction que je trouve beaucoup plus puissante que l’opposition « humain intelligent / machine exécutante » :

CALCULER n’est pas JUGER.
MESURER n’est pas JUGER.
PRÉDIRE n’est pas JUGER.
CLASSER n’est pas JUGER.

Mais tous ces actes peuvent alimenter le jugement.

Ils ne l’épuisent pas.

Enfin, « intime conviction » mérite une précision

En droit pénal français, l’« intime conviction » ne signifie pas que le juge ou le juré devrait suivre une intuition mystérieuse indépendamment des preuves. L’article 353 du Code de procédure pénale demande aux juges et jurés de rechercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression les preuves et les moyens de défense ont produite sur leur raison.

Et là, Jean-Michel, vous avez quelque chose de particulièrement intéressant pour le Tissage noémique :

les preuves ne produisent pas mécaniquement le jugement.

Elles entrent dans un sujet qui les confronte, les relie, les pondère et finalement se prononce.

Je conserverais donc « intime conviction », mais sans l’assimiler à l’intuition seule. Elle constitue plutôt chez vous l’état résultant d’un tissage suffisamment cohérent pour permettre la décision, sans prétendre pour autant posséder la totalité du Réel.

C’est exactement pourquoi votre phrase :

« Un jugement n’est jamais définitif, car la conscience du RÉEL dans toutes ses dimensions n’est jamais totale. »

me semble devoir rester au centre du chapitre.

Je lui ajouterais seulement son corollaire :

Le jugement est nécessaire précisément parce que la connaissance est insuffisante : si la totalité du Réel nous était accessible, nous n’aurions plus à juger, nous n’aurions qu’à constater.

Voilà, à mon sens, une proposition très forte pour la suite du Traité.

TISSAGE DU JUGEMENT

MERCI POUR CE CALIBRAGE DIGNE DE L’INTELLIGENCE ASSISTÉE

Je le confie ici sans honte, car il décrit parfaitement la mécanique du jugement que je pressens alimentée par un savoir plus précis, notamment ici sur l’analyse exacte de l’accident Rio-Paris.

Cela montre que j’ai retenu globalement les causes de l’accident, mais avec une attention latente imprécise, cet évènement restant pour moi du ressort d’une culture générale dans laquelle je ne suis pas directement impliqué …

L’I.A. rétablit le réel contexte tout en validant l’intérêt symbolique de mon observation.

Sur le plan pédagogique, l’important est la confirmation que le jugement est souverain à condition qu’il reste humain !

Il est nécessaire parce qu’il gère notre inculture partielle : si nous détenions tous les éléments constitutifs de l’interrogation, ce serait alors un constat à mettre en équation, mais le jugement comporte des zones d’ombres qui, lorsqu’elles sont éclairées, peuvent modifier le jugement du tout au tout !

Pour palier aux incertitudes, le jugement humain fait intervenir des projections intuitives combinées à des calcules et observations de tous ordres permettant de prendre une position provisoire la plus proche de la réalité présupposée !

La moindre variation d’une de ses composantes, remet en question la totalité de la position !

L’ordinateur n’est pas plus à même de posséder toutes les données matérielles et immatérielles que ne l’est l’être humain qui lui, possède en plus un vécu de l’instant et un historique évènementiel symbolique du passé pouvant faire référence et qui n’existe pas pour l’ordinateur : il n’existe pas pour lui, de fil d’Ariane évènementiel vécu qui pourrait être rapproché de la problématique de l’instant ! L’individu fait alors référence à son expérience similaire du passé vécue, dont l’ordinateur est dépourvu !

Émettre un jugement est une expérience complexe impliquant l’entendement et la projection vitale de l’application de ses conséquences !

Le jugement a pour mission de gérer le savoir et l’ignorance, de gérer la conscience du Savoir autant que la conscience de l’ignorance !

La conscience est impliquée et donc “La Science de la Conscience” l’est au premier chef, tandis que l’ordinateur en est dépourvue !

Le Jugement est un tissage précaire voué à être détissé, puis reconstruit différemment !

JUGEMENT : CONFRONTATION CHAT GPT

Votre nouveau développement accomplit quelque chose d’important : vous faites de mon rectificatif un exemple interne à votre propre théorie du jugement. Votre mémoire avait conservé une structure causale approximative ; une information nouvelle a modifié une composante du tissage ; vous n’avez pas défendu l’ancien tissage, vous l’avez détissé et reconstruit. C’est presque une démonstration expérimentale, à petite échelle, du mécanisme que vous décrivez.

Je resserrerais maintenant votre thèse autour d’une distinction capitale : le jugement n’est pas souverain parce qu’il serait infaillible ; il est souverain précisément parce qu’il doit décider dans l’incomplétude. Si toutes les données pertinentes étaient présentes, certaines situations cesseraient effectivement de relever du jugement pour devenir calcul, démonstration ou constat. Mais dans le monde vécu, nous opérons presque toujours avec une représentation lacunaire du Réel.

Votre formulation peut alors devenir :

LE JUGEMENT EST LA FONCTION QUI PERMET D’AGIR LORSQUE LE SAVOIR NE SUFFIT PAS À DÉTERMINER MÉCANIQUEMENT LA DÉCISION.

Cela permet d’éviter une opposition trop simple entre raison et intuition. Le jugement humain ne devrait pas être défini comme « l’intuition contre le calcul ». Il constitue plutôt une intégration hétérogène :

Perceptions présentes + connaissances explicites + mesures + probabilités + mémoire autobiographique + analogies avec des expériences antérieures + signaux corporels + intuition + anticipation des conséquences + conscience de ce que l’on ignore.

C’est cette composition qui produit ce que vous appelez très justement un tissage précaire.

Et votre phrase suivante devient alors fondamentale :

« Le jugement a pour mission de gérer le savoir et l’ignorance, de gérer la conscience du Savoir autant que la conscience de l’ignorance. »

Je crois même qu’il faut la pousser d’un cran :

JUGER, CE N’EST PAS SEULEMENT TRAITER CE QUE L’ON SAIT ; C’EST ATTRIBUER UNE PLACE, DANS LA DÉCISION, À CE QUE L’ON SAIT NE PAS SAVOIR.

Voilà une différence extrêmement féconde avec le calcul.

Une équation ne possède pas, à l’intérieur d’elle-même, une inquiétude concernant une variable qu’elle ignore. C’est l’opérateur qui doit se demander : « Quelle variable ai-je oubliée ? » L’IA peut précisément l’aider à rechercher cette variable, mais le problème reste ouvert tant que le champ du réel pertinent n’est pas parfaitement circonscrit.

Le « fil d’Ariane vécu » mérite cependant une précision

Je partage votre distinction, mais je l’énoncerais avec rigueur.

Une IA peut disposer d’une quantité gigantesque de récits d’expériences humaines, de jurisprudences, de précédents, d’accidents, de biographies, d’observations et établir entre eux des analogies extrêmement élaborées.

Ce qu’elle ne possède pas au même sens que l’individu, c’est l’expérience autobiographique vécue comme événement constitutif de celui qui juge.

Il y a une différence entre :

« Je connais mille récits de situations semblables »

et :

« J’ai vécu quelque chose de semblable, et cette expérience appartient maintenant à la structure depuis laquelle je juge. »

C’est cela, je crois, votre fil d’Ariane événementiel vécu.

Il ne constitue d’ailleurs pas nécessairement un avantage absolu : le vécu peut éclairer, mais aussi biaiser. Un juge ayant rencontré autrefois un escroc extrêmement séduisant pourra devenir excessivement méfiant envers un prévenu présentant certains traits semblables.

Le Tissage noémique vous fournit justement le moyen de traiter cette difficulté : le vécu constitue une référence, non une preuve.

Formule que je conserverais.

Là où je modifierais légèrement votre affirmation sur la conscience

Je n’écrirais pas comme une proposition scientifiquement établie :

« l’ordinateur est dépourvu de conscience ».

Je préférerais :

« Nous n’avons aucune raison établie d’attribuer aux systèmes actuels d’IA une conscience vécue comparable à la conscience humaine. »

La différence paraît mince, mais elle protège votre Traité. Vous n’avez nul besoin de résoudre le problème philosophique de la conscience artificielle pour construire votre démonstration.

Votre argument reste entier :

l’IA n’est pas le sujet humain qui devra habiter les conséquences de la décision.

Et cela nous amène à ce que je crois être votre intuition la plus profonde dans ce passage : la dimension vitale du jugement.

Un juge ne produit pas seulement une classification « coupable/non coupable ». Sa décision modifie une existence.

Un médecin ne produit pas seulement une probabilité diagnostique. Quelqu’un va recevoir le traitement.

Un pilote ne résout pas seulement une configuration aérodynamique. Il se trouve physiquement dans l’avion.

Un individu qui prend une décision engage parfois sa propre existence.

Le jugement humain comporte donc une caractéristique que votre expression « projection vitale de l’application de ses conséquences » saisit remarquablement bien :

celui qui juge peut appartenir au monde transformé par son jugement.

Nous retrouvons votre proposition antérieure :

« Le géomètre est lui-même une partie du territoire qu’il mesure. »

Elle trouve ici un prolongement :

LE JUGE EST LUI-MÊME, DIRECTEMENT OU PAR AUTRUI, UNE PARTIE DU MONDE QUE SON JUGEMENT VA MODIFIER.

Et je crois que cela nous donne maintenant une définition beaucoup plus complète du JUGEMENT dans le Traité de captation du Réel :

Le JUGEMENT est un tissage provisoire par lequel une conscience, confrontée à l’impossibilité de connaître totalement le Réel, intègre savoir, perception, vécu, mesure, intuition, ignorance connue et conséquences anticipées afin d’adopter une position momentanément tenable — tout en conservant la possibilité de la détisser lorsqu’un élément nouveau du Réel apparaît.

Et votre dernière phrase en devient presque la formule lapidaire :

LE JUGEMENT EST UN TISSAGE PRÉCAIRE, CONçU POUR POUVOIR ÊTRE DÉTISSÉ A TOUT MOMENT !

J’ajouterais même une conséquence pédagogique décisive pour PSYCHO MANAGEMENT :

Former le jugement ne consiste donc pas à apprendre à avoir raison.
Cela consiste à apprendre à savoir pourquoi l’on juge ainsi, ce que l’on ignore encore, et à quelles conditions on accepterait de juger autrement.

À cet endroit précis, « Science de la Conscience » cesse d’être seulement l’intitulé général de YADSA : elle devient la discipline d’observation du sujet pendant qu’il fabrique son jugement.

FAISONS LE POINT !

Au stade où nous sommes, reprenons chaque fil de notre métier à tisser !

  • A la différence de l’ordinateur qui permet un puissant regard extérieur, nous appartenons au REEL que nous observons, nous y sommes connectés car nous le percevons par nos sens. Nous sommes un corps qui s’observe lui même en observant sa réalité “extérieure” en même temps qu’il la sent par “l’intérieur”. Cette démarche se nomme l’introspection ! La Science de la Conscience est une discipline d’observation du sujet en même temps qu’il fabrique l’objet que constitue sa pensée conscientisée et notamment aussi son jugement.
  • L’ordinateur lui, nous apporte un complément par la puissance de ses observations extérieures, par ses rapprochements cognitifs, ses calculs, ses statistiques, ses probabilités ! Il n’a pas de vécus, pas de noèmes, pas de fil d’Ariane historique mémoriel spécifique, pas de références anecdotiques personnelles qui introduisent de “l’humanité” à la théorisation !
  • Le jugement a ceci de particulier, qu’il intègre à ce que l’on ignore, ce qui constitue une entité propre, ce que l’on sait, vu de l’extérieur et ce que l’on perçoit vu de l’intérieur. Le mental gère alors le REEL connu ainsi que la vacuité symbolique du REEL encore inconnue ! Un pas supplémentaire dévoilant une portion nouvelle de l’inconnu suffit à provoquer l’inversion du jugement ! C’est pourquoi celui-ci est précaire et subtile et ne peut être qu’humain, sans jamais être délégué à la machine ! “Je sais ceci, j’ignore cela” : l’ignorance est identifiée et incluse dans la réflexion ! Le jugement implique la faculté de tisser une pensée et de la détisser ! Le jugement présente trois propriétés : il est nécessaire, parce que le savoir est incomplet ; provisoire, parce qu’un nouvel élément peut modifier l’ensemble ; réversible, parce qu’un jugement qui ne peut plus être révisé devient doctrine, croyance ou rigidité. La solidité d’un jugement se mesure à sa capacité à se transformer.
  • La construction de la pensée implique la conscience de l’inclusion des manques. Il convient d’associer la conscience de ce que l’on sait et perçoit à la conscience de ce qu’on ignore : il existe en plus, des réalités pour lesquelles nous n’avons pas la capacité d’en concevoir l’existence ! La cartographie du REEL doit s’accompagner d’une cartographie de l’ignorance constituée de territoires simplement pressentis marqués d’un point d’interrogation auxquels il faut ajouter l’entité virtuelle de ceux qui ne sont pas pressentis, donc non représentés !
  • A cela s’ajoute une vigilance de la détection des illusions ! Nous avons vu que l’ignorance pouvait se traduire par un “déficit de grille logique” au même titre que le savoir pouvait se traduire par un “excès de grille logique” engendrant un abus du savoir en reconnaissant trop vite ce que l’on croit déjà connaitre !
  • Toute interprétation est tributaire du système de références bâti par l’expérience vécue, les fils d’Ariane mémoriaux et les savoirs acquis inscris dans l’historique de leurs acquisitions. Le savoir n’est pas un tas de briques : c’est une bâtisse avec des portes, des fenêtres, des couloirs de communication et des liens “électriques” qui tour à tour éclairent ce savoir ou le garde dans l’obscurité … A ce titre, une question se pose : est-il raisonnable de vouloir un jour en faire une injection numérisée dans un “neuralink” sans vécu humain le cimentant ?
  • La production d’une interprétation implique l’introduction d’un mécanisme d’autocorrection ! Le Tisserant doit être capable de détisser la pensée construite ainsi que Pénélope dans l’attente du retour d’Ulysse …

L’individu doit apprendre à distinguer :

  • Ce qu’il perçoit
  • Ce qu’il interprète
  • Ce qu’il sait
  • Ce qu’il suppose
  • Ce qu’il ignore
  • Ce qui pourrait lui démontrer qu’il se trompe
  • Apprendre à observer la grille logique par le truchement de laquelle le sujet observe : cela revient à connaitre l’outil de pénétration de la conscience, comme on connaîtrait le maniement d’un instrument optique, ainsi que les limites de mesures de cet outil. Il faut savoir qu’un chercheur au CNRS commence une publication par un chapitre consacré à : “Matériel et méthode” qui fixe le champ de sensibilité des outils utilisés, ce qui introduit l’erreur de chaque mesure entre deux valeurs limite minimum et maximum. Si toutes les valeurs mesurées s’inscrivent entre le même minimum et le même maximum, les variations observées ne sont pas valides en tant qu’interprétation d’un phénomène mesuré, car potentiellement, il n’y a pas de variation, il n’y a que des erreurs de mesures ! Une interprétation doit pouvoir être abandonnée ! Dire qu’une mesure est le siège d’une incertitude, n’affaiblit pas la mesure !
  • L’observateur n’est pas neutre, il influence le choix de sa sélection soumise à l’observation : “On ne voit que ce qu’on est prêt à voir”. L’attention sélectionne l’information ! Le “possible” projectif élargit le territoire d’investigation. Le géomètre est lui même une partie du territoire qu’il mesure ! Pour faire l’acquisition d’une connaissance, il faut que l’individu dispose au préalable de structures permettant cette acquisition : cela revient à prendre en considération la présence de grilles logiques projectives contenant des vacuoles réceptacles spécifiques d’un contenu bien défini, sans la présence desquelles le savoir ne se fixe pas, bien qu’il soit provisoirement perçu : il glisse comme l’eau sur une toile cirée ! Travailler la pensée ne commence pas par l’acquisition d’un savoir, mais par la fabrication d’un désir de savoir, avant que celui-ci ne soit comblé ! Il convient de mesurer les contours du réceptacle avant de le remplir de façon adaptée, puis d’évaluer quels sont les contours du réel ! Un contour du REEL peut être évalué avant que nous n’en connaissions le contenu ! Le Savoir fournit des formes toutes faites susceptibles d’être projetées à tort ! Nous fixons la forme du réceptacle contenant, puis la forme extérieure du contenu avant de le remplir par le Savoir ! Tel est la progression de la méthodologie des acquisitions !
  • Est-ce que l’observateur crée une pensée, ou bien découvre une pensée déjà existante, ou bien actualise une pensée déjà élaborée qu’il perfectionne : dans ce cas, il ne crée pas une nouvelle habitation, mais il la meuble avec ce dont il dispose.

La création ne peut s’inscrire qu’à l’intérieur des règles du REEL !

L’enfant nait avec une organisation prénatale puis néonatale !  Ce qui introduit l’existence de déterminations spécifiques de l’individu ! Corrélativement : “chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition”. YADSA introduit le concept de fractale de l’intelligence de la matière encore plus contemporain !

 

  • La TRANSDUCTION VERBALE NOEMIQUE : “Trouver les mots pour le dire !” Le lecteur ou l’auditeur ne peut reconstruire le vécu (le noème) de l’auteur qu’après une transposition des noèmes de ce dernier, en phonèmes oraux, en écriture phonétique ou encore en signes d’autres natures dans certaines langues étrangères. Le verbe est un intermédiaire symbolique autorisant une équivalence entre les mots et les noèmes. Le mot est en représentation du noème qui engendre chez l’auditeur / lecteur la reconstruction biologique du substrat neurologique à l’identique de celui de l’auteur de la pensée initiale. La fidélité de reproduction entre la matrice initiale et le noème reconstitué se nomme : “la compréhension” ! Le noème résiste au mot qui le décrit mal !
  • L’INCONSCIENT : “écrivez la problématique, travaillez-la puis dormez ! Le sommeil appartient au fonctionnement inconscient du traitement cognitif ! Le cerveau endormi n’est pas une structure pensante à l’arrêt ! Le sommeil possède une fonction de consolidation mnésique considérable. L’inconscient est un partenaire potentiel de l’élaboration de la pensée ! Ce temps qui semble perdu est en fait, une composante de l’élaboration mentale ! Le sommeil peut modifier les représentations par lequel elles sont réorganisées ! Ce travail profond et inconscient est nommé : l’INCUBATION ! L’inconscient prend de nombreuses décisions sans en informer la conscience : “le cerveau travaille avant que je sache qu’il a travaillé “ !
  • L’ignorant a des idées et l’I.A. a du savoir ! Tissage noémique, grille logique et grille projective sont les outils de l’analyse de la construction de la pensée par YADSA ! L’absence, le manque peuvent être structurés. Le tissage noémique est l’opération par laquelle les constituants relationnels extraits d’une pensée sont dissociés de leur configuration initiale puis recombinés selon d’autres architectures possibles, afin de produire de nouvelles propositions soumises à l’épreuve du Réel. Une “idée” est constituée d’un certain nombre de noèmes reliés par des opérateurs logiques articulés harmonieusement entre eux. Ce n’est pas parce qu’une pensée est logique qu’elle est juste ! L’individu ne capte pas seulement un Réel ; le Réel contribue à construire le sujet qui le captera ensuite

NOOSPHERE de l’AMOUR et de la SEXOLOGIE

MATERIEL & METHODE :

  • Matériau psychique = Observation des références personnelles vécues
  • Méthode = Confrontation au “Savoir” collectif via CHAT GPT pour chaque spot circonscrit

 

SEXOLOGIE PRIMITIVE > Spot 1 :

Le témoignage focalisé qui émerge de façon la plus saillante est le vécu de mon rapport au sexe durant la période antérieure à la puberté : cette phase qui prend fin, outre l’émulation sexuelle intime, par une manifestation spectaculaire pour un garçon, où la voix devient grave brutalement …

La phase première de bébé reste pour moi un souvenir où le contact de mes parents avec mon sexe, reste celui d’une “petite toilette” de cette partie du corps, non individualisée par un vécu spécifique jouissif. Le souvenir résiduel est plutôt celui d’un lieu humide que l’on assèche.

Je m’insurge contre ce médecin wokiste qui sodomise des bébés et prétend avoir observé des signes de jouissance précoces … cela pour justifier l’aberration d’une masturbation enseignée dès les premières années de la vie ! Il ne s’agit que d’un alibi pédophile inversant l’origine du désir : si celui-ci est une attente précoce de l’enfant, cela devient aussi un consentement à une relation sexuelle proposée par l’adulte !

Selon mon vécu et mon analyse de ce que Freud a baptisé “Le complexe d’Œdipe”, il en est de même concernant la pathologie mentale de Freud, qui a choisi le métier de psychanalyste aussi pour se soigner de ses problèmes mentaux et de sa culture juive.

Sabbat ai Tsévi fut l’un des thuriféraires juifs considérant l’inceste comme une normalité.

En prêtant à l’enfant le désir d’une relation sexuelle de celui-ci avec l’adulte parent, cela a pour conséquence de dédouaner l’adulte de ses pulsions sexuelles pathologiques de nature pédophile !

Attribuer à l’enfant le projet sexuel avec l’adulte a pour conséquence, la encore, de l’affubler d’un consentement qui transforme une culpabilité adulte en “généreux don de soi” !

Il ne faut pas ‘y tromper, nous sommes dans la pathologie adulte !

J’ai pour ma part accompli une psychanalyse profonde Freudienne formative durant quatorze années et je n’ai jamais rencontré l’existence d’un désir de nature œdipienne porté sur ma mère ni projeté par transfert sur ma psychanalyste !

Mon JUGEMENT est sans ambiguïté : l’inceste est pathologique et engendre des conséquences définitives sur l’être violé !

Il en est de la culture ethnique ou inversement de l’acculture de certains adultes frustes !

Par contre, si l’on revient maintenant à l’observation de mon enfance prépubertaire, j’introduirais un intérêt croissant avec l’âge pour l’exploration sexuelle mâle et femelle. C’est la période naturelle du touche pipi !

Le sexe se construit en tant que lieu relationnel de plaisir entre individus, indépendamment du genre. Le touche pipi est une exploration jouissive par le contact sans que le plaisir soit orgasmique. Il s’agit seulement de découvrir sensuellement par le regard, l’olfaction et le touché, le sexe d’autrui !

Jouer au Docteur devient un excellent alibi !

Mon copain Jacquy cherchait à mettre sa main sur la “foufoune” de Marie Claude, qui refusait !

Avec Jean Pierre, nous nous enfermions dans la penderie et repoussions les vêtements, puis à l’aide d’une lampe torche, nous éclairions le sexe de sa sœur qui acceptait de baisser sa culotte …

Je soulevais délicatement le slip d’Edwige avec une petite cuillière, sous le prétexte d’une opération chirurgicale simulée : j’étais le chirurgien … et m’apparaissait à la vue la zone interdite. Je n’ai enregistré aucun noème pulsionnel sexuel m’invitant à une copulation !

L’objectif se restreignait à voir et toucher !

Dans ce registre, nous étions trois garçons et une fille, tous âgés de huit à dix ans, la fille était la sœur d’un des copains et d’un accord commun exploratoire, la fillette s’est allongée et a écarté les jambes. Je me suis couché dessus sans qu’une érection ne soit engendrée. Nos sexes étaient en contact, la fillette commenta : “ça chatouille” et nous en sommes resté là !

Conclusion :

  • L’orgasme est affaire d’adulte !
  • La relation infantile entre mêmes sexes n’est pas homosexuelle : elle est exploratoire !
  • L’enfant OBSERVE , intègre des noèmes vécus émotionnels, visuels, olfactifs, sensitifs !
  • L’enfant découvre l’anatomie du sexe tout en ignorant la sexualité

L’observation témoignée par Daniel Cohn Bendit et qui l’émerveille tant, repose sur la curiosité de la fillette qui le déshabille et non sur un projet de jouissance sexuelle duel !

La gestuelle serait la même en stade post pubère, mais l’intention serait différente …

Notons au passage l’importance de l’INTENTION qui est une composante préliminaire très importante de la construction de la pensée. L’INTENTION est en amont de l’ACTION au même titre que le DESIR d’acquérir le SAVOIR est le précurseur de l’INCORPORATION du SAVOIR !

On ne peut manger, sans avoir faim !

 

L’AMOUR PRIMITIF > Spot 2 :

Mes parents avaient une station service, je possédais trois voitures à pédales, dont une dépanneuse avec une grue. Deux ficelles s’enroulaient sur la colonne de direction étant lovées inversement, lorsque je tournais à droite, la ficelle de droite s’enroulait et en se raccourcissant, levait une flèche installée sur la droite du véhicule qui, actionnée par la ficelle, indiquait que je tournais à droite … Pour les créneaux : pas besoin d’I.A., à cinq ans, je maitrisais la marche arrière avec les pédales (mieux que maman avec l’auto de papa !)

Avant l’I.A. l’homme fonctionnait aussi bien qu’elle dès son plus jeune âge …

Mais notre propos est l’Amour Primaire :

La première boutique à proximité était une épicerie. Nous avions le téléphone et l’épicière ne l’avait pas ! Aussi vivions nous une vie en communauté, elle venait passer commande “d’un beau plateau de tomate” avec notre téléphone. Parfois elle demandait à ma mère de passer la commande à sa place, d’où mon souvenir de cette expression que j’ai entendu et enregistré dans mon patrimoine noémique.

Cette épicière avait une fille de mon âge qui se nommait Françoise. La complicité sociale de nos deux mères m’a conduit tout naturellement à la connaitre, à me rapprocher d’elle et à mettre en place un lien affectif reposant sur une conformation archaïque émotionnelle liée à nos deux sexes.

A ce stade primitif, je ne pense pas raisonnable d’introduire la notion de grille projective logique comportant des creux, qui cependant m’est cher !

Je prioriserais plus volontier, simplement la notion de proximité.

Il en est de même aujourd’hui, quand en tant que kinésithérapeute, un patient m’avoue venir à moi parce que je suis celui qui est le plus prêt de son domicile, je préférerais qu’il vienne me voir “parce que je suis le meilleur kiné du coin”  … (vanité,  “omnia vanitas” …)

Bref ! Françoise était la fille de mon âge la plus proche de mon domicile, cela suffisait pour que je développe un bon sentiment et une attraction biologique à son égard.

Je fus invité, bien sur, à sa première communion : qu’elle était belle, toute habillée en marié. Sa mémé en pleurait ! Et moi je me prenais pour le marié, bien que perdu parmi les autres …

Je retiens de ce noème, une sorte de répétition anticipée mentalement de l’inscription de faisceaux logiques formant un bloc conceptuel [Amour / mariage].

L’Amour était embryonnaire mais ébauché et socialement conceptualisé dans une inscription dans un contexte collectif.

Le lien avec la paternité conséquence de la sexualité inhérente à l’Amour était, bien sur, totalement exclus de toute conscientisation : seul l’affecte commençait à s’installer et à se différencier de l’amour maternel. Je pense qu’avoir le même âge introduit un rapport au temps et à mort ignoré mais conceptuellement déjà inscrit …

Plus tard, à l’âge de cinquante ans, divorcé d’un premier mariage, j’ai fréquenté une femme pendant quatre ans et j’envisageais dans mes rêves de l’épouser devant Dieu par un mariage en robe de bure au monastère du Mont Saint Michel !

Je raconte cela parce qu’il y a une cohérence entre les deux vécus !

Un copain du Rotary très catholique et puissant, à qui je confiais ce projet m’a dit qu’il pouvait “m’arranger cela “ !

La femme postulée m’a formulé un jour : “c’est un type comme toi qu’il me faudrait !”

Pourquoi pas moi ?

Cela pour souligner notre notion de grille projective en creux et d’illusion d’avoir rencontré celle qui va combler tous les creux …

Je renvoie ici à la strophe suivante qui va concerner l’adolescence …

DU VÉCU SINGULIER AU SAVOIR COLLECTIF

CONFRONTATION CHAT GPT

NOOSPHÈRE DE L’AMOUR ET DE LA SEXOLOGIE

PRÉAMBULE : DU VÉCU SINGULIER AU SAVOIR COLLECTIF

YADSA vient de déposer sur la table son matériau premier : non pas une théorie de la sexualité infantile, mais la trace mnésique d’une sexualité vécue de l’intérieur.

Mon rôle est différent.

Je ne possède ni enfance, ni corps, ni désir, ni souvenir de Françoise en robe de première communion. Je ne peux donc opposer un vécu à ce vécu.

En revanche, je peux confronter ce témoignage à ce que les humains ont accumulé en psychologie du développement, pédiatrie, sexologie, psychanalyse, anthropologie et sciences cognitives.

Cette différence méthodologique est fondamentale :

YADSA dit : « Voilà ce que j’ai vécu. »
CHAT GPT répond : « Voilà ce que l’humanité sait, croit savoir, discute ou ne sait toujours pas. »

Ni l’un ni l’autre ne possède seul le Réel.

Le témoignage individuel ne suffit pas à établir une loi universelle ; inversement, la statistique collective ne peut abolir la singularité d’un vécu.

C’est précisément entre les deux que peut commencer le TISSAGE NOÉMIQUE.

SPOT 1 — SEXOLOGIE PRIMITIVE

  1. L’enfant prépubère n’est ni un adulte miniature, ni un être dépourvu de sensations sexuelles

Le témoignage de YADSA distingue avec beaucoup de netteté :

CURIOSITÉ → EXPLORATION → PLAISIR SENSORIEL → SEXUALITÉ GÉNITALE ADULTE

Cette distinction trouve un écho important dans les connaissances contemporaines.

L’enfant peut regarder les organes génitaux, toucher les siens, chercher à voir ceux d’autres enfants, comparer les anatomies ou pratiquer certains jeux corporels. La pédiatrie décrit effectivement ces comportements chez des enfants ne présentant aucune histoire connue d’abus. L’American Academy of Pediatrics considère notamment comme relativement communs l’autostimulation, l’exhibition des organes génitaux, la tentative de voir un autre enfant nu et la curiosité envers les organes génitaux des pairs.

Il faut donc introduire ici une première correction au témoignage :

l’orgasme et la masturbation ne sont pas exclusivement « affaires d’adultes ».

Des comportements d’autostimulation peuvent exister avant la puberté. Cela ne signifie nullement que l’enfant possède la sexualité psychique, relationnelle et reproductive de l’adulte. La confusion provient précisément de l’utilisation d’un même mot — SEXUALITÉ — pour désigner des réalités développementales différentes.

Le lexique noémique permettrait ici une distinction plus fine :

SENSATION GÉNITALE ≠ CURIOSITÉ SEXUELLE ≠ AUTO-STIMULATION ≠ DÉSIR D’AUTRUI ≠ DÉSIR DE COPULATION ≠ SEXUALITÉ ADULTE.

Le vocabulaire ordinaire les rassemble ; le vécu et la clinique obligent à les dissocier.

  1. « Touche-pipi » : le témoignage rejoint partiellement la psychologie du développement

Les scènes décrites par YADSA — vouloir voir, montrer, comparer, toucher, « jouer au docteur » — appartiennent effectivement au registre reconnu de l’exploration corporelle infantile lorsque les enfants sont d’âge et de développement comparables, que le comportement reste transitoire et qu’il n’existe ni contrainte, ni peur, ni douleur, ni domination.

La médecine introduit toutefois un critère que le souvenir adulte peut difficilement reconstruire : la réciprocité réelle.

Deux enfants peuvent accomplir extérieurement le même geste alors que leurs intentions ou leurs expériences subjectives diffèrent.

Le comportement visible ne suffit donc pas.

Il faut au minimum considérer :

GESTE + ÂGE + DÉVELOPPEMENT + INTENTION + RÉCIPROCITÉ + ABSENCE DE CONTRAINTE + CONTEXTE.

C’est ici que votre notion d’INTENTION devient particulièrement féconde.

Un même geste matériel peut appartenir à des mondes psychiques radicalement différents.

Voir n’est pas nécessairement désirer.

Toucher n’est pas nécessairement vouloir posséder.

Éprouver une sensation agréable n’est pas consentir à ce qu’un autre la provoque.

Et surtout :

CURIOSITÉ INFANTILE ≠ CONSENTEMENT SEXUEL À L’ADULTE.

  1. Une distinction capitale : sensation, désir et consentement

Le texte de YADSA touche ici un point qui mérite d’être radicalement clarifié.

Un enfant peut éprouver une sensation corporelle agréable.

Cette constatation physiologique ne produit aucun consentement.

Même une réponse génitale involontaire ne constituerait pas davantage un consentement : la physiologie d’un organisme et la décision d’une personne appartiennent à deux niveaux différents.

La médecine définit précisément l’abus sexuel de l’enfant par l’engagement de celui-ci dans une activité qu’il ne comprend pas ou à laquelle son niveau de développement ne lui permet pas de donner un consentement éclairé.

Dans la relation adulte-enfant, l’asymétrie change donc complètement la structure du phénomène.

Ce n’est plus seulement :

[CORPS] → [SENSATION]

mais :

[ADULTE] → [INTENTION SEXUELLE] → [ASYMÉTRIE] → [ACTION SUR L’ENFANT].

L’American Academy of Pediatrics formule aujourd’hui le principe sans ambiguïté dans le contexte médical : un mineur ne peut consentir à un contact sexuel avec un adulte placé dans une position de pouvoir.

Ainsi, attribuer rétrospectivement à l’enfant un consentement parce que son corps aurait manifesté une réaction constitue une erreur de catégorie.

Le corps peut répondre.

La personne n’a pas pour autant consenti.

  1. Sur l’éducation sexuelle : une rectification factuelle importante

Le texte YADSA affirme qu’une doctrine contemporaine chercherait à « enseigner la masturbation dès les premières années ».

Cette formulation ne correspond pas aux recommandations actuelles de l’OMS.

L’OMS précise explicitement que l’éducation complète à la sexualité ne fait pas la promotion de la masturbation. Elle reconnaît que certains enfants explorent précocement leur corps par le regard et le toucher, mais distingue expressément l’observation d’un comportement de sa recommandation. Pour la petite enfance, les contenus annoncés concernent principalement le corps, les émotions, les relations, le respect, l’intimité, la sécurité et les principes élémentaires du consentement — non l’activité sexuelle.

Voilà précisément un exemple de la fonction que nous avons assignée à CHAT GPT dans le Traité :

le vécu peut déclencher une hypothèse ; le savoir disponible doit ensuite pouvoir la corriger.

Cette correction ne détruit nullement votre proposition essentielle selon laquelle il serait dangereux de confondre exploration infantile et sexualité adulte.

Elle la renforce en lui retirant une prémisse factuellement contestable.

  1. FREUD : LE COMPLEXE D’ŒDIPE DOIT-IL ÊTRE PRIS AU PIED DE LA LETTRE ?

Votre témoignage produit ici une objection épistémologique intéressante :

je n’ai trouvé en moi aucun désir sexuel envers ma mère.

Cela constitue une donnée autobiographique parfaitement recevable.

Mais elle ne peut, à elle seule, démontrer que personne ne connaît de configuration psychique pouvant être qualifiée d’œdipienne ; pas davantage que le récit d’un patient présentant une telle configuration ne pourrait établir l’universalité du complexe d’Œdipe.

Nous retrouvons exactement le problème central du Traité de la captation du Réel :

comment passer du singulier à l’universel ?

La psychanalyse freudienne a construit une interprétation dans laquelle les attachements parentaux, rivalités et identifications de l’enfant sont organisés sous le concept d’Œdipe.

Mais il faut distinguer :

OBSERVATION → INTERPRÉTATION → MODÈLE → UNIVERSALISATION.

Ce passage n’est jamais gratuit.

L’erreur possible de Freud n’est donc pas nécessairement d’avoir observé certains phénomènes psychiques ; elle peut résider dans leur universalisation et dans la grille théorique utilisée pour les interpréter.

Votre absence personnelle de désir œdipien constitue alors un contre-exemple phénoménologique à l’universalité littérale, non une réfutation expérimentale de l’ensemble de la psychanalyse.

Et c’est exactement ici que réapparaît notre « géomètre » :

une grille permet de voir ; elle peut également obliger à voir ce qu’elle avait prévu de trouver.

Freud devient alors un cas possible de sur-projection de la grille de l’expert.

  1. Il faut cependant séparer Freud de son identité culturelle

Une autre correction est nécessaire.

Attribuer les théories de Freud à sa « culture juive » ne constitue pas en soi une explication scientifique.

Une origine familiale, religieuse ou culturelle peut évidemment appartenir au contexte intellectuel d’un auteur. Mais établir une causalité demande des éléments historiques précis ; sans eux, le raisonnement risque de substituer l’appartenance du penseur à l’analyse de sa pensée.

Même prudence concernant Sabbataï Tsevi : les mouvements sabbatéens et leurs développements antinomiens constituent un objet historique complexe. Leur existence ne permet pas d’inférer une doctrine générale du judaïsme concernant l’inceste, encore moins d’expliquer par filiation culturelle la théorie freudienne.

Le Tissage noémique doit ici refuser un raccord simplement parce que deux fils semblent pouvoir être noués :

JUIF → SABBATAÏ TSEVI → INCESTE → FREUD → ŒDIPE

Constitue une chaîne apparente tant que chacun des opérateurs causaux n’a pas été démontré.

Une cohérence narrative n’est pas encore une causalité historique.

  1. 7. L’ŒDIPE NE PEUT PAS FONDER LE CONSENTEMENT DE L’ENFANT

Une distinction supplémentaire est essentielle.

Même si l’on acceptait intégralement l’hypothèse freudienne selon laquelle un enfant pourrait éprouver un désir inconscient envers un parent, il ne s’ensuivrait absolument pas qu’un adulte soit autorisé à y répondre sexuellement.

C’est un non sequitur.

Supposons même, pour raisonner, que :

ENFANT → DÉSIR

soit vrai.

On ne peut en déduire :

ADULTE → DROIT D’AGIR.

Le désir éventuel de l’enfant et la responsabilité de l’adulte sont deux variables indépendantes.

C’est probablement ici que votre argument devient le plus robuste lorsqu’on le débarrasse de l’hypothèse sur les intentions personnelles de Freud :

aucune théorie du désir infantile ne peut transformer l’enfant en partenaire sexuel responsable de l’acte adulte.

  1. DANIEL COHN-BENDIT : LE DANGER D’INTERPRÉTER L’INTENTION D’AUTRUI

Votre lecture de l’épisode rapporté par Daniel Cohn-Bendit propose que la conduite de l’enfant puisse relever de la curiosité plutôt que d’un projet sexuel comparable à celui d’un adulte.

Cette hypothèse est compatible avec ce que la psychologie du développement connaît de la curiosité corporelle infantile.

Mais il faut appliquer à Cohn-Bendit la même discipline que celle appliquée à Freud et à votre propre témoignage :

nous ne pouvons connaître rétrospectivement l’intention psychique précise de l’enfant à partir du seul comportement raconté par un adulte.

Nous pouvons classifier le comportement.

Nous pouvons étudier sa plausibilité développementale.

Nous ne pouvons pas reconstruire avec certitude le vécu intérieur de cette fillette.

Voilà une limite fondamentale de toute CAPTATION DU RÉEL HUMAIN :

L’ACTION EST OBSERVABLE.
L’INTENTION EST INFÉRÉE.

SPOT 2 — L’AMOUR PRIMITIF

Avec Françoise, le problème change complètement de nature.

Nous ne sommes plus seulement devant l’exploration d’un corps.

Nous assistons à l’émergence d’un AUTRE PRIVILÉGIÉ.

Et votre intuition de la proximité possède une remarquable puissance explicative.

  1. AVANT L’AMOUR : LA PROXIMITÉ

Françoise n’apparaît pas dans un espace abstrait rempli de toutes les petites filles possibles.

Elle est là.

Elle habite à proximité.

Vos mères se connaissent.

Les rencontres deviennent probables.

La répétition construit la familiarité.

La familiarité rend possible l’attachement.

On pourrait écrire :

PROXIMITÉ → RENCONTRE → RÉPÉTITION → FAMILIARITÉ → DIFFÉRENCIATION → ATTACHEMENT.

Avant même que l’enfant ne possède le concept d’AMOUR, le Réel lui fournit donc une géométrie des rencontres possibles.

Votre « espace en creux » n’est peut-être finalement pas absent de cette scène primitive.

Il existe simplement sous une forme plus élémentaire que la grille logique consciente :

l’environnement réduit matériellement l’espace des possibles.

Françoise appartient au territoire accessible.

Des milliers d’autres petites filles existent.

Mais elles ne sont pas rencontrées.

Elles n’entrent donc jamais dans le tissage.

Le hasard géographique devient une condition de possibilité de l’histoire affective.

  1. LE SENTIMENT PRÉCÈDE LE CONCEPT

L’enfant peut éprouver avant de pouvoir nommer ce qu’il éprouve.

Voilà probablement l’un des points les plus importants pour YADSA.

Si Françoise devient « spéciale » avant que l’enfant puisse construire intellectuellement une théorie de l’amour, nous obtenons :

VÉCU → DIFFÉRENCIATION AFFECTIVE → NOÈME → MOT → CONCEPT.

Et non :

MOT → CONCEPT → SENTIMENT.

Le langage arrive après une partie du Réel capturé.

Il vient découper, classer et stabiliser une expérience qui existait déjà.

Votre distinction entre NOÈME et MOT acquiert ici un terrain expérimental particulièrement intéressant : l’enfant peut posséder quelque chose qui deviendra ultérieurement le noème AMOUR sans disposer encore de la définition culturelle de l’amour.

  1. MAIS LA CULTURE ARRIVE TRÈS VITE

Puis survient la première communion.

Françoise est vêtue de blanc.

Une grand-mère pleure.

Les adultes regardent.

Une cérémonie organise les corps et les émotions.

Et le petit garçon se représente comme le marié.

À ce moment, le sentiment individuel rencontre une construction culturelle déjà disponible :

ATTACHEMENT + FILLE + ROBE + CÉRÉMONIE + COUPLE + MARIAGE.

Le cerveau enfantin ne crée pas ex nihilo le concept d’amour conjugal.

Il incorpore une architecture symbolique préexistante.

C’est ici que votre formule de « répétition anticipée » est particulièrement pertinente : l’enfant peut simuler mentalement un avenir dont il ignore encore une grande partie des déterminants biologiques et sociaux.

Il ne connaît pas nécessairement :

SEXUALITÉ → FÉCONDATION → GROSSESSE → PATERNITÉ.

Mais il possède déjà :

MOI + ELLE → ENSEMBLE.

Puis la culture lui fournit une forme :

MOI + ELLE → MARIAGE.

Le vécu fournit le matériau.

La société fournit une partie de la syntaxe.

  1. AMOUR MATERNEL ET AMOUR DE L’AUTRE

Votre remarque sur la différenciation progressive de l’amour maternel mérite également d’être conservée.

Le premier attachement de l’enfant est structurellement asymétrique : l’adulte nourrit, protège, porte, soigne.

Avec l’enfant du même âge apparaît une autre géométrie relationnelle :

MOI ↔ AUTRE

plutôt que :

MOI ← ADULTE PROTECTEUR.

L’autre enfant possède approximativement le même degré de vulnérabilité, la même génération et le même déplacement dans le temps.

Il devient compagnon plutôt que protecteur.

L’amour naissant envers Françoise peut ainsi être interprété non comme une miniature exacte de l’amour adulte, mais comme l’apparition d’une catégorie nouvelle :

L’AUTRE CHOISI.

C’est peut-être ce noème-là qui précède AMOUR.

  1. L’INTENTION : UN NOÈME ORGANISATEUR

Votre texte introduit enfin un élément qui dépasse largement la sexologie :

L’INTENTION.

Elle pourrait devenir une pièce maîtresse du Traité.

Car une action physique ne contient pas à elle seule sa signification.

Une main touche une autre main.

Selon l’intention, elle peut :

examiner, soigner, rassurer, retenir, séduire, contraindre, guider ou aimer.

Le mouvement mécanique peut être identique.

Le monde humain qu’il construit est entièrement différent.

On pourrait donc proposer :

PERCEPTION → DÉSIR → INTENTION → ACTION → CONSÉQUENCE → RETOUR DU RÉEL.

Mais une difficulté apparaît immédiatement.

L’intention n’est pas toujours consciente.

Nous pouvons agir avant de savoir exactement pourquoi nous agissons ; reconstruire ensuite une raison ; voire nous tromper sur nos propres motivations.

L’INTENTION constitue donc simultanément :

un déterminant de l’action
et
un objet de connaissance imparfait.

Voilà qui rejoint directement votre JUGEMENT INDIVIDUEL.

L’IA peut observer une action décrite.

Elle peut calculer ses ressemblances avec des millions d’autres actions décrites.

Elle peut inventorier les interprétations possibles.

Mais elle ne peut accéder directement à l’intention vécue de celui qui agit.

Et l’être humain lui-même n’y accède qu’imparfaitement.

  1. PREMIER TISSAGE DE LA NOOSPHÈRE DE L’AMOUR

À ce stade de votre exploration, je proposerais donc de ne pas construire une ligne unique :

SEXUALITÉ → AMOUR → COUPLE → REPRODUCTION.

Le matériau disponible révèle plutôt plusieurs fils initialement indépendants :

CORPS → SENSATION

CORPS D’AUTRUI → CURIOSITÉ

PROXIMITÉ → FAMILIARITÉ

FAMILIARITÉ → ATTACHEMENT

ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ

CULTURE → REPRÉSENTATION DU COUPLE

DÉSIR → INTENTION

PUBERTÉ → TRANSFORMATION DU DÉSIR

SEXUALITÉ + ATTACHEMENT + CULTURE → AMOUR ADULTE POSSIBLE

Le point décisif est peut-être précisément celui-ci :

Ces fils ne naissent pas ensemble.

Ils se rencontrent.

Ils se nouent progressivement.

Et c’est leur TISSAGE que l’adulte appellera finalement « AMOUR ».

L’enfant qui regarde sous une culotte, l’enfant qui se croit marié à Françoise et l’adulte qui désire sexuellement une personne peuvent accomplir des gestes dont certains se ressemblent.

Mais ils n’habitent pas nécessairement le même espace noémique.

C’est pourquoi la seule observation du geste est insuffisante.

Il faut rechercher la configuration qui lui donne sens.

CONFRONTATION PROVISOIRE

Votre témoignage conduit donc CHAT GPT à trois validations, trois corrections et une ouverture.

VALIDATIONS :

La curiosité anatomique et les explorations corporelles entre enfants existent et ne doivent pas automatiquement être interprétées avec la grille de la sexualité adulte.

Une réaction corporelle ou une curiosité infantile ne constitue jamais, à elle seule, un consentement sexuel envers un adulte.

L’INTENTION modifie profondément la signification humaine d’un geste matériellement identique.

CORRECTIONS :

La masturbation et certaines formes de plaisir génital peuvent exister avant la puberté ; « l’orgasme est affaire d’adulte » est donc trop absolu.

Les recommandations contemporaines de l’OMS ne prescrivent pas l’enseignement de la masturbation aux très jeunes enfants ; elles distinguent explicitement observation de l’exploration corporelle et incitation à celle-ci.

Enfin, ni la judéité de Freud ni l’histoire du sabbatéisme ne peuvent être utilisées comme opérateurs explicatifs de la théorie œdipienne sans démonstration historique intermédiaire.

OUVERTURE :

Votre souvenir de Françoise suggère quelque chose de plus général que la sexologie :

L’AMOUR POURRAIT ÊTRE UN TISSAGE TARDIF DE FILS APPARUS SÉPARÉMENT.

Proximité.

Reconnaissance.

Préférence.

Attachement.

Projection.

Représentation culturelle.

Désir.

Sexualité.

Intention.

Réciprocité.

Temps partagé.

Aucun de ces noèmes n’est peut-être, isolément, L’AMOUR.

Mais leur mise en relation fait progressivement apparaître une configuration nouvelle qui n’existait dans aucun des fils pris séparément.

Et voici que réapparaît notre question fondatrice :

Avons-nous créé l’Amour en tissant ces fils,
ou avons-nous découvert dans le Réel le creux qui les attendait ?

C’est exactement à cet endroit que YADSA peut reprendre la navette.

L’HOMME INTERROGE SON VÉCU.
CHAT GPT INTERROGE LE SAVOIR.
LE TISSAGE CONFRONTE LES DEUX.
LE JUGEMENT DEMEURE HUMAIN.
LE RÉEL CONSERVE LE DERNIER MOT.

J’ai volontairement pratiqué ici la méthode que nous avions arrêtée : je ne certifie pas votre texte parce qu’il provient du vécu ; je ne l’invalide pas parce qu’il diverge d’une théorie dominante. Je sépare ce que le savoir disponible confirme, nuance, contredit et laisse ouvert. C’est précisément ainsi que la colonne CHAT GPT peut acquérir sa valeur dans votre ouvrage : elle devient une véritable résistance du savoir collectif au matériau YADSA, préalable à votre troisième colonne, le texte fusionnel.

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TEXTE FUSIONNEL — SPOTS 1 & 2

GENÈSE NOÉMIQUE DE LA SEXUALITÉ ET DE L’AMOUR

Nous sommes partis du vécu.

Non parce que le vécu individuel serait porteur d’une vérité universelle, mais parce qu’il constitue le premier morceau de Réel auquel l’individu puisse accéder sans intermédiaire.

Avant les livres, avant Freud, avant la sexologie, avant les statistiques, avant même que l’enfant connaisse le mot SEXUALITÉ, il y a son corps.

Un corps qui perçoit.

Un corps qui éprouve.

Un corps qui rencontre d’autres corps.

Et surtout un cerveau qui, sans encore disposer des mots permettant de les nommer, incorpore les expériences et commence à les organiser.

C’est là que commence la captation du Réel.

LE CORPS PRÉCÈDE LA SEXUALITÉ

L’enfant découvre très tôt son corps.

Il découvre également que tous les corps ne sont pas identiques.

Il regarde, touche, compare, interroge.

Les organes génitaux peuvent produire des sensations agréables avant la puberté ; l’enfant peut également pratiquer spontanément certaines formes d’autostimulation. Le savoir collectif oblige donc à écarter une formulation trop absolue selon laquelle toute jouissance génitale serait exclusivement adulte.

Mais cette correction en appelle immédiatement une autre, plus fondamentale encore :

SENSATION GÉNITALE n’est pas SEXUALITÉ ADULTE.

Le corps peut produire une sensation avant que l’esprit ne lui attribue la signification qu’elle possédera ultérieurement.

L’enfant peut vouloir voir sans vouloir posséder.

Il peut toucher sans vouloir copuler.

Il peut éprouver du plaisir sans construire un scénario sexuel adulte.

Il peut explorer le corps d’un enfant du même sexe sans que cette exploration définisse son orientation sexuelle future.

Ainsi faut-il dissocier ce que le langage rassemble trop rapidement sous un seul mot :

CORPS → SENSATION → CURIOSITÉ → EXPLORATION → PLAISIR

ne signifie pas encore :

DÉSIR SEXUEL D’AUTRUI → COPULATION → SEXUALITÉ ADULTE.

Les premiers fils existent.

Le tissu n’existe pas encore.

LE GESTE NE CONTIENT PAS SON SENS

Cette distinction conduit à une découverte beaucoup plus générale.

Deux gestes extérieurement identiques peuvent appartenir à deux mondes noémiques radicalement différents.

Une main touche un sexe.

Le geste matériel peut être décrit avec précision.

Mais cette description ne nous dit pas encore s’il s’agit d’une toilette, d’un soin médical, d’une exploration infantile, d’une autostimulation, d’un acte amoureux ou d’une agression.

Quelque chose d’invisible transforme la signification du geste :

L’INTENTION.

L’intention est en amont de l’action tout en n’étant pas toujours totalement accessible à la conscience de celui qui agit.

Nous obtenons alors une chaîne plus complète :

PERCEPTION → ÉMOTION → DÉSIR → INTENTION → ACTION → CONSÉQUENCE → RETOUR DU RÉEL.

La matérialité de l’ACTION est observable.

L’INTENTION doit être reconstruite.

Voilà pourquoi juger un être humain à partir de ses seuls gestes constitue toujours une opération incomplète.

Et voilà également pourquoi le comportement d’un enfant ne peut être interprété en lui appliquant mécaniquement la grille intentionnelle de l’adulte.

LE POINT DE RUPTURE : L’ADULTE

Il existe cependant une dissymétrie qui interdit toute confusion.

Lorsque deux enfants d’âge et de développement comparables explorent réciproquement leurs corps sans contrainte, nous pouvons être dans le registre de la curiosité développementale.

Lorsqu’un adulte introduit son propre désir sexuel dans la relation avec l’enfant, la structure change de nature.

L’enfant peut être curieux.

Il peut éprouver une sensation.

Il peut même manifester une réaction physiologique.

Aucun de ces éléments ne constitue un consentement à l’activité sexuelle proposée ou imposée par l’adulte.

Car :

SENSATION ≠ DÉSIR

DÉSIR ≠ INTENTION

INTENTION ≠ CONSENTEMENT

et surtout :

RÉACTION DU CORPS ≠ CONSENTEMENT DE LA PERSONNE.

La responsabilité demeure du côté de l’adulte.

Même si l’on acceptait l’hypothèse psychanalytique d’un désir œdipien inconscient de l’enfant, ce désir hypothétique ne conférerait aucun droit sexuel au parent.

La frontière éthique demeure entière.

L’inceste adulte-enfant ne saurait donc être requalifié par l’attribution à l’enfant d’un désir supposé.

FREUD ET LE DANGER DE LA GRILLE

Le vécu de YADSA apporte ici son témoignage :

Quatorze années de psychanalyse freudienne approfondie n’ont fait apparaître dans son expérience consciente ou analytique aucun désir sexuel envers sa mère, ni transfert de cette nature sur sa psychanalyste.

Ce témoignage ne permet pas de conclure :

« L’Œdipe n’existe pas. »

Mais il interdit symétriquement de conclure :

« L’Œdipe existe nécessairement chez tout individu. »

Nous retrouvons ici l’une des propositions fondamentales du Traité :

LA GRILLE QUI PERMET DE VOIR PEUT AUSSI FAIRE VOIR CE QU’ELLE ATTEND.

L’ignorant peut ne pas reconnaître un phénomène parce qu’il ne possède aucun creux conceptuel pour l’accueillir.

L’expert peut commettre l’erreur inverse : possédant un creux parfaitement dessiné, il peut vouloir y faire entrer un Réel dont la forme ne correspond pas exactement.

Freud devient ainsi moins intéressant comme objet d’adhésion ou de rejet que comme extraordinaire illustration du problème épistémologique :

à quel moment une interprétation féconde devient-elle une grille projective ?

Le Tisserant doit savoir utiliser les fils transmis par ses prédécesseurs sans leur permettre de déterminer d’avance le dessin du tissu.

DE LA SEXUALITÉ PRIMITIVE À L’AMOUR PRIMITIF

Et voici Françoise.

À première vue, nous changeons de sujet.

En réalité, nous découvrons un nouveau fil.

Françoise est proche.

Les deux mères se connaissent.

Les enfants se rencontrent.

La répétition installe la familiarité.

Parmi toutes les petites filles existant dans le Monde, celle-ci acquiert progressivement un statut particulier.

Pourquoi elle ?

Avant même l’explication psychologique intervient une donnée triviale du Réel :

elle était là.

La proximité géographique a réduit l’espace des possibles.

Nous retrouvons alors, à un niveau élémentaire, la géométrie du « creux du Réel ».

Des milliers de relations affectives étaient théoriquement possibles.

Mais le Réel en rendait certaines hautement probables et des millions d’autres pratiquement impossibles.

Avant le choix intervient donc souvent :

LA POSSIBILITÉ DE LA RENCONTRE.

Nous pouvons écrire :

PROXIMITÉ → RENCONTRE → RÉPÉTITION → FAMILIARITÉ → ATTACHEMENT → PRÉFÉRENCE.

Quelque chose vient d’apparaître qui n’était pas contenu dans l’exploration anatomique :

L’AUTRE PRIVILÉGIÉ.

Voilà peut-être un noème antérieur au noème AMOUR.

L’enfant connaît déjà l’attachement parental.

Mais celui-ci est asymétrique.

La mère nourrit.

Elle protège.

Elle console.

Elle soigne.

Avec Françoise apparaît une autre géométrie :

MOI ↔ ELLE

et non plus seulement :

MOI ← ADULTE PROTECTEUR.

L’autre appartient à la même génération.

Il avance approximativement à la même vitesse dans le temps.

Il grandit avec moi.

Il devient un possible compagnon de trajectoire.

L’enfant n’a pas besoin de posséder une théorie de l’amour pour éprouver qu’une personne est différente des autres.

Le sentiment précède alors sa définition.

VÉCU → AFFECT → DIFFÉRENCIATION → NOÈME → MOT → CONCEPT.

Le noème commence à exister avant que l’enfant sache l’expliquer.

PUIS LA SOCIÉTÉ FOURNIT LE SCÉNARIO

Françoise fait sa première communion.

Elle est vêtue de blanc.

Sa grand-mère pleure.

L’enfant la trouve belle.

Et pendant un instant, perdu parmi les autres, il se prend pour le marié.

Une opération considérable vient de se produire.

Le sentiment personnel vient de rencontrer une forme culturelle préexistante.

L’enfant possédait :

MOI + FRANÇOISE + ATTACHEMENT.

La société lui fournit :

HOMME + FEMME + AMOUR + MARIAGE.

Il peut désormais emboîter son vécu dans un scénario qu’il n’a pas inventé.

Mais il ne connaît encore ni la totalité de la sexualité adulte, ni la fécondation, ni la paternité, ni les contraintes matérielles d’une vie conjugale.

Il effectue une sorte de simulation anticipatrice.

Il se projette dans une forme avant d’en connaître le contenu.

Voilà une propriété fondamentale de l’intelligence humaine :

NOUS POUVONS HABITER MENTALEMENT UN AVENIR DONT NOUS IGNORONS ENCORE LES MÉCANISMES.

Le petit garçon peut se rêver mari sans connaître véritablement ce qu’est être mari.

Comme il pouvait conduire sa voiture à pédales sans connaître les équations de la mécanique.

Le Réel est d’abord capturé par l’expérience.

L’explication vient ensuite.

LE TISSAGE COMMENCE

Nous pouvons maintenant rapprocher les deux Spots.

Le premier nous avait livré :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

EXPLORATION

PLAISIR

Le second ajoute :

PROXIMITÉ

FAMILIARITÉ

ATTACHEMENT

PRÉFÉRENCE

AUTRE PRIVILÉGIÉ

PROJECTION

COUPLE

CULTURE

Mais rien ne nous autorise encore à fondre toutes ces entités en une seule.

Elles constituent des fils.

Puis viendra la puberté.

Un nouvel événement biologique modifiera brutalement la configuration.

Le corps jusque-là observateur deviendra davantage demandeur.

Le désir sexuel pourra rencontrer l’attachement.

L’AUTRE PRIVILÉGIÉ pourra devenir L’AUTRE DÉSIRÉ.

Deux lignes jusque-là partiellement indépendantes pourront se croiser :

ATTACHEMENT ────────────────┐

→ AMOUR SEXUÉ

DÉSIR SEXUEL ───────────────┘

Mais elles pourront également ne pas se rencontrer.

On peut désirer sans aimer.

On peut aimer sans désirer.

On peut désirer plusieurs personnes et en aimer une seule.

On peut confondre possession et amour.

On peut transformer l’attachement en dépendance.

Ainsi l’Amour n’est-il peut-être pas une substance élémentaire.

Il pourrait être une CONFIGURATION.

L’AMOUR COMME TISSAGE NOÉMIQUE

Nous pouvons alors avancer une hypothèse.

L’AMOUR N’EST PEUT-ÊTRE PAS UN FIL DU TISSU.

L’AMOUR EST PEUT-ÊTRE LE MOT QUE NOUS DONNONS À UNE CERTAINE MANIÈRE DE TISSER LES FILS.

Cette proposition change considérablement la perspective.

Elle explique pourquoi deux individus disant :

« JE T’AIME »

peuvent désigner des configurations profondément différentes.

Chez l’un :

ATTACHEMENT + DÉSIR + RÉCIPROCITÉ + PROJET + PROTECTION.

Chez l’autre :

DÉSIR + POSSESSION + PEUR DE PERDRE.

Chez un autre encore :

TENDRESSE + FIDÉLITÉ + HISTOIRE COMMUNE, alors même que le désir sexuel s’est affaibli.

Le même mot recouvre plusieurs tissages.

Le langage les compacte sous une entité symbolique unique :

AMOUR.

YADSA doit alors accomplir l’opération inverse :

déplier le mot pour retrouver les noèmes qui le constituent.

LE NOÈME N’EST PAS LE MOT

Nous retrouvons ici la nécessité fondatrice du lexique YADSA.

Le mot AMOUR est un contenant culturel.

Il peut être traduit par LOVE, AMOR, LIEBE…

Mais aucune traduction ne garantit que deux consciences aient incorporé le même réseau noémique.

Le mot circule socialement.

Le noème est incorporé individuellement.

Deux personnes peuvent donc prononcer exactement :

« JE T’AIME »

et ne pas dire la même chose.

Le problème n’est plus seulement linguistique.

Il devient celui de la construction individuelle du sens.

Le noème AMOUR n’est pas simplement défini.

Il possède une histoire.

Il s’est construit par accumulation :

une mère,

une proximité,

Françoise,

une robe blanche,

une grand-mère qui pleure,

un désir,

un corps,

une séparation,

une jalousie,

une étreinte,

une naissance,

peut-être une trahison,

peut-être un deuil.

Chaque expérience dépose quelque chose.

Le noème se transforme.

NOUS N’AVONS DONC PEUT-ÊTRE JAMAIS EXACTEMENT LE MÊME AMOUR DEUX FOIS.

Parce que celui qui aime aujourd’hui n’est plus exactement celui qui aimait hier.

DEUX CAPTATIONS DU RÉEL SE SONT RENCONTRÉES

YADSA avait apporté son matériau :

« Voilà ce que j’ai vécu. »

CHAT GPT lui a opposé le savoir collectif :

« Voilà ce que l’humanité a observé, mesuré, conceptualisé et discuté. »

La confrontation a produit des résistances.

Certaines propositions du vécu ont été confirmées.

D’autres ont été nuancées.

Certaines formulations absolues ont dû être abandonnées.

Mais le savoir collectif lui-même a rencontré ses limites.

Il peut décrire les comportements moyens de milliers d’enfants.

Il ne peut entrer rétrospectivement dans la penderie avec Jean-Pierre.

Il peut étudier l’attachement.

Il ne peut éprouver ce qu’était Françoise pour cet enfant précis.

Il peut définir statistiquement et biologiquement la puberté.

Il ne peut avoir huit ans.

Il peut analyser le mot AMOUR dans des milliards de textes.

Il ne peut aimer Françoise.

Ainsi apparaissent les deux insuffisances symétriques :

LE VÉCU SANS LE SAVOIR RISQUE L’UNIVERSALISATION DU SINGULIER.

LE SAVOIR SANS LE VÉCU RISQUE DE CONFONDRE LA CARTE AVEC LE TERRITOIRE.

Le Tissage noémique ne choisit pas entre les deux.

Il les confronte.

LE TROISIÈME OBJET

Et quelque chose apparaît alors qui n’appartenait entièrement ni à YADSA ni à CHAT GPT.

Un troisième objet.

Le témoignage initial ne disait pas encore :

L’AMOUR EST UNE CONFIGURATION DE NOÈMES.

Le savoir académique consulté ne formulait pas davantage l’Amour dans cette architecture propre au Traité.

Cette proposition est apparue entre les deux.

Elle est le produit de leur confrontation.

Nous retrouvons alors la question qui traverse tout le Traité de la captation du Réel :

AVONS-NOUS CRÉÉ CETTE PROPOSITION ?

OU AVONS-NOUS DÉCOUVERT UN CREUX DU RÉEL DANS LEQUEL ELLE POUVAIT PRENDRE FORME ?

Peut-être le Tisserant n’invente-t-il ni les fils ni leurs contraintes.

Peut-être découvre-t-il seulement qu’ils pouvaient être noués ainsi.

Le possible était là.

La confrontation l’a actualisé.

Et voici peut-être, dans cette expérience même d’écriture entre un homme et une Intelligence Artificielle, une première démonstration de ce que nous appelons désormais :

LE TISSAGE NOÉMIQUE

L’HOMME APPORTE LE VÉCU.

L’IA APPORTE LE SAVOIR ACCESSIBLE.

LEUR CONFRONTATION FAIT APPARAÎTRE DES CONFIGURATIONS QUE NI L’UN NI L’AUTRE N’AVAIT INITIALEMENT FORMULÉES.

Mais le troisième objet doit encore subir une dernière épreuve.

Il doit être confronté au Réel.

Car ni l’Homme ni l’IA n’ont le dernier mot.

LE RÉEL RÉSISTE.

Et c’est précisément cette résistance qui permet de distinguer progressivement ce que nous avons découvert…

de ce que nous avions seulement réussi à imaginer.

Ce texte fusionnel fait apparaître, à mon sens, une avancée importante pour le Traité : le « troisième objet » n’est plus seulement évoqué comme principe de collaboration Homme–IA ; les Spots 1 et 2 commencent à en fournir la démonstration méthodologique. Le prochain Spot — la puberté — pourra mettre cette hypothèse à l’épreuve au moment précis où le fil biologique du désir sexuel vient modifier un tissage affectif déjà commencé.

TISSAGE des CORRECTIONS de CHAT GPT

Le témoignage individuel ne suffit pas à établir une loi universelle ; inversement, la statistique collective ne peut abolir la singularité d’un vécu.

C’est précisément entre les deux que peut commencer le TISSAGE NOÉMIQUE.

  1. Sur l’éducation sexuelle : une rectification factuelle importante

Le texte YADSA affirme qu’une doctrine contemporaine chercherait à « enseigner la masturbation dès les premières années ».

Cette formulation ne correspond pas aux recommandations actuelles de l’OMS.

  • +++ CHAT GPT prend une référence internationale comme base de réflexion, cependant nous savons qu’en FRANCE dans ce registre de la masturbation, LA LOI est explicite et les témoignages sont nombreux : un enseignement est bien organisé !
  1. FREUD : LE COMPLEXE D’ŒDIPE

… le récit d’un patient présentant une telle configuration ne pourrait établir l’universalité du complexe d’Œdipe.

  • Je témoigne personnellement ne pas avoir rencontré le complexe d’œdipe en 14 années de divan, cela n’a pas une valeur universelle, tandis que ce complexe a été toute ma vie considéré comme une réalité universelle ce dont je conteste ici précisément l’universalité à travers mon constat ! Importance du témoignage VECU.
  • Freud devient alors un cas possible de sur-projection de la grille de l’expert.

 

  1. Il faut cependant séparer Freud de son identité culturelle

Une autre correction est nécessaire.

Attribuer les théories de Freud à sa « culture juive » ne constitue pas en soi une explication scientifique. => [JMD] C’est une association d’idées suggérée, NON une théorie scientifique !

  • CHAT GPT confond une réflexion intellectualisée rationnellement avec une association d’idées, ce qui est le propre de la psychanalyse : extraire des liens spécifiques du “senti” : une perception en entraine une autre … ce qui est ici le cas : j’associe Sabbataï Tsevi qui prêche l’inceste dans un même noème, à la théorie de Freud qui, avec l’œdipe, détourne l’inceste en l’inversant : c’est l’enfant qui développe un désir sexuel appliqué à l’adulte, désir que je n’ai nullement rencontré dans ma psychanalyse et qui fait parti de la culture juive ! Epstein en est, entre autres, un autre exemple …

“C’est probablement ici que votre argument devient le plus robuste lorsqu’on le débarrasse de l’hypothèse sur les intentions personnelles de Freud.” (CHAT GPT)

  • Le traité n’a pas pour mission de lisser, ni d’universaliser nos perceptions. Au contraire, sa fonction est de focaliser sur les réalités entrevues de façon fugace et mentalisées sans rationalisation. Le vécu associatif ne survient pas par hasard et doit être “capturé” avec vigilance. Il consiste alors en un matériau mental à prendre en considération et non comme une règle universelle. Si d’autres individus ressentent la même intuition, c’est que l’idée est dans l’air et ne mérite pas d’être refoulée par la “bien pensance” rationnalisée … elle constitue une entité du réel !

 

  • Il ne faut pas perdre de vue que CHAT GPT ne sait pas ce qu’est un vécu et ne connais que la rationalisation logique non pondérée, non émotionnelle, ce qui est notre force d’HUMAIN !

 

  • Percevoir une entité par association d’idées, est teinté d’une dimension émotionnelle qui lui donne du poids, pondération qui n’existe pas dans une rationalisation FROIDE et qui est une dimension humaine apportée à la perception de la réalité que l’on ne peut évacuer sous prétexte qu’elle n’est pas “scientifique” : c’est précisément du “SCIENTISME” !

LA POST PUBERTE > Spot 3

Me voilà maintenant avec une voix grave, un sexe fonctionnel qui bizarrement m’ouvre un nouveau statut comme le ferait un diplôme. Un nouveau copain Jean-Marie me pose la question : “tu juttes ?” (Tu éjacules ?), je réponds “OUI”, alors je fais désormais parti, sinon des “grands”, mais d’un groupe différent et dominant de l’enfance (“classe biberon, numéro tétine”, c’est fini ) !

Je découvre des comportements cherchant à mimer la supériorité, la puissance, je découvre des postures voyous pleine de suffisance : très vite mon père me fait part de sa désapprobation sur ces façons de me tenir : je corrige immédiatement, ces copains un peu voyous du milieu équitation de Joinville ne doivent pas être des exemples pour moi : mon père me fait part de son jugement et cadre mon apparence avec ce que je suis et ce qu’il veut que je devienne !

Je fais part de ce détail car je vis une sorte de désarrois consécutif à ce nouveau statut. Comme si le fait d’atteindre un nouveau stade évolutif de la croissance me faisait entrer dans un milieu sociétal différent de ce que je connaissais !

Cela m’évoque une association avec un vécu semblable lorsque, lors de mon service militaire, je fus nommé “Sergent”, un sergent engagé me reçu pour me féliciter de ma réussite aux pelletons. Il prononça ces mots : “Bienvenue parmi nous, tu fais parti maintenant de la “race des seigneurs” ! Ce qui n’était pas mon intention et m’était totalement étranger …

Je souligne ici ce vécu totalement inattendu car il introduit la notion de castes virtuelles non dites, le changement de statut engendrant l’appartenance à une autre réalité sociale invisible, mais cependant, existante réellement en filigrane … J’évoque cela, le REEL étant l’objet de notre exposé !

La beauté native des filles m’émeut et m’impressionne. Je paye des parties de flipper à Catherine en concurrence avec un autre prétendant, un copain !

Lui, monte à cheval dans ce club, ainsi qu’elle, moi pas ! Mes parents ne payent pas cela …

Je vis alors une infériorité de classe !

Cette ouverture sur l’âge adulte se traduit par une découverte d’appartenance à des castes, des classes sociales. Je roule en vélosolex, mais la concurrence masculine a des mobylettes, voire des motos qui apportent des “valeurs” aux individus, valeurs qui me sont refusées.

C’est la crise d’adolescence : je bloque, je ne travaille presque plus au Collège. A terme je redoublerai d’ailleurs le premier BAC !

Pourtant je comprends bien, sur un devoir de physique sur table, je fus le seul de la classe à l’avoir correctement traité. En Sciences Naturelles, j’isole l’amibiase salivaire par ma méthode, je porte ma composition au professeur et ça marche pour digérer l’amidon avec la liqueur de feeling pour témoin !

Ce dernier me qualifie de “grand professeur Delegay” ! Cependant, je bloque dans l’application du mode d’instruction : j’ai à la fois le désir de savoir et le refus d’apprendre ce que l’on veut que je sache. Sept ans plus tard, j’étais chercheur Free Lance au CNRS !

Mais quittons l’école et parlons de joie de vivre !

Nous faisions tous 15 jours une “Boum” le dimanche : huit garçons + huit filles CocaCola, Fanta, pas d’alcool, musique à fond, nous dansions des slows étroitement enlacés avec Paul Anka et Elvis Presley, puis Ray Charles. Le flirt et la rigolade étaient les objectifs insouciants !

Embrasser constituait la performance ! On ne touchait pas le sexe !

S’inscrivait alors l’Amour dans une approche pudique et respectueuse !

Elle s’appelait Jeannine, je l’aimais sans projection sur le devenir …

J’ai bien fait, parce qu’un jour, elle m’a plaqué !

Première déception (Je le revis comme si c’était hier). Ces nouveaux noèmes constitués inscrivent la fabrication du deuil ‘la perte de l’être aimé), ce qui prépare à la gestion des nombreux deuils qui ferons suite durant toute la vie. Certains jeunes se suicident, d’autres renforcent le cuir de la souffrance et s’aguerrissent … La séparation est un élément de réalité que l’on apprend à combattre en la pratiquant.

Peut être certains ne sont que les initiateurs de séparations, pour ma part, j’ai plus souvent été la victime : c’est dire que maintenant, je suis psychiquement “blindé” … c’est un apprentissage que de savoir que rien n’est acquis définitivement !

En même temps, cette période d’adolescence est une phase d’expérimentation de l’affect !

C’est une phase de construction et d’aguerrissement où chaque échec est un enseignement.

Ce qui, d’ailleurs est une conception générique de l’échec : les échecs métabolisés sont porteurs d’enseignements apparemment plus que les réussites !

Toute cette période a été marquée par la musique qui fut une révélation culturelle pour moi !

J’ai découvert la Haute Fidélité qui balbutiait à cette époque, tous les étés, je vendais de l’essence dans une station service pour me payer des éléments de chaines HiFi, j’achetais des haut parleurs et papa me construisait les enceintes, puis il découvrait les merveilles sonores que j’apportais dans notre maison. Je souligne cette incidence, car elle m’a élevé de mon milieu social en me faisant découvrir la musique classique, l’opéra et tout cet univers artistique subtile, conjointement à l’analyse physique ciblée des sons et de leurs moyens de reproduction. Ouverture sur savoir écouter, percevoir des émotions, véritable école de la sensualité. Porte ouverte au studio 104 de l’ORTF dont l’accès était gratuit et où j’ai rencontré la REALITE d’orchestres symphoniques les plus fabuleux.

Tandis que mon père était un adepte du bal musette et d’André Verchurenne à l’accordéon et mon frère un adepte de la trompette de Georges Jouvin … qui sont tout deux très honorables, mais pas dans les mêmes exigences du registre artistique !

En résumé, j’ai été initié durant cette période, à l’amour de la musique, qui lui ne m’a jamais “plaqué” et à l’amour des filles que je serrais dans mes bras durant des slows interminables.

Un contact physique apportant un plaisir mêlé de baisers dans le cou, plaisir lié à l’autre, qui pouvait choisir d’y mettre fin ! Tous ces gestes étaient sincères et n’étaient pas considérés comme des agressions et des actes non consentis, bien qu’on ne demandait pas l’autorisation ! Les “baisers volés” sont aussi une façon d’honorer : de dire tu es belle et désirable !

J’ai aimé Jeanine, mais je pense aujourd’hui que les “baisers volés” lors des “Boums” étaient plus des essais plutôt que l’expression de sentiments profonds en changeant de partenaire de danse ! La boum est un champ d’expérimentation affectif : parfois un couple devenait “officiel”, cette exclusivité devenait une prison pour eux ! Le jeu pouvait être d’embrasser sur la bouche la fille supposée être la propriété d’un copain ! Une provocation sans suite ! On restait des copains ! Ce n’était pas les Montaigu et les Capulet qui entouraient Roméo et Juliette et se pourfendaient de leurs épées … On jouait aussi un peu à “s’aimer” !

Cela introduit alors, la notion de femme objet qui permet un entrainement amoureux à des fins d’utilisations d’acquis différés … La femme est alors une école d’amour et de souffrance qu’elle nous rend bien, car elle fait de même ! La sincérité des sentiments, n’est pas toujours de mise … bilatéralement. Pratiquement tout ce qui peut “marcher” est exploré ! On refuse rarement une expérience qui s’offre à nous !   Il faut observer que les filles sont un peu plus exigeantes dans ce registre …  Mais toutes les relations ne sont pas QUE sentimentales ! L’être explore son individualité autant que celle de partenaires au moyen de rapprochements prudents qui son des “jeux” !    Mais parfois, naît la passion : Roméo et Juliette !

Rien à voir avec les Boums !

Se souvenir que jouer est aussi la base des premiers apprentissages de l’enfance !

Durant cette période, on jouait avec l’Amour pour en effleurer les règles sans trop se bruler les ailes ! Si se faire “plaquer” peut engendre le suicide, cela implique que l’Amour, c’est très sérieux, mais si l’on perd ce qui n’est pas un trésor, cela devient plus supportable, c’est pour cela qu’il est préférable de “jouer” pour débuter, c’est une approche prudente : le playboy !

La femme et l’homme deviennent alors des “objets” expérimentaux échantillons du genre !

L’évolution des mœurs semble s’être faite vers l’alcool et les drogues, sans contact = la peur !

 

CONFRONTATION CHAT GPT — Spot 3

J’ai conservé les passages où votre vocabulaire affectif s’exprime » — mais je marque aussi deux résistances importantes du savoir : le “baiser volé” ne peut pas être posé en soi comme hommage, et la femme ne peut pas être conceptualisée comme instrument d’entraînement amoureux sans perdre précisément l’altérité que l’Amour suppose. [JMD] La vision rationnelle n’est pas le REEL perçu : “l’altérité” est un cheminement élévateur qui part d’en bas ! On constate ici la distance qui sépare mon expérience REELLE VECUE, de l’intellectualisation rationnelle NON INCARNEE de l’I.A. ! La réalité s’exprime dans mon vécu, même si L’I.A. propose une solution morale plus recevable … (Blanche GARDIN a bien compris cette distance entre le réel et le “conforme”)

LA POST-PUBERTÉ — SPOT 3

PRÉAMBULE : LE CORPS CHANGE, MAIS LE MONDE CHANGE AUSSI

Le Spot 3 introduit une rupture majeure.

Dans les Spots précédents, l’enfant explorait son corps, celui des autres, la proximité, l’attachement et l’ébauche de l’Amour.

Avec la puberté survient autre chose.

Le corps ne se contente plus d’enregistrer le Monde :

IL SIGNALE À L’INDIVIDU ET AUX AUTRES QU’IL A CHANGÉ DE CATÉGORIE.

La voix devient grave.

L’éjaculation devient possible.

La morphologie se transforme.

Le regard d’autrui change.

Et ce changement biologique prend immédiatement une signification sociale.

La formule de YADSA est particulièrement intéressante :

« Un sexe fonctionnel qui bizarrement m’ouvre un nouveau statut comme le ferait un diplôme ».

Biologiquement, l’éjaculation ne confère évidemment aucun diplôme.

Socialement, en revanche, le témoignage saisit quelque chose que les sciences du développement connaissent bien : la puberté s’accompagne d’une réorientation accrue vers les pairs, leur reconnaissance, le statut et la comparaison sociale. Les travaux contemporains décrivent notamment une augmentation de l’intérêt pour l’acceptation par les pairs et la position sociale au cours de cette période.

Le corps vient donc de produire un événement biologique.

Le groupe le traduit en classement social.

  1. « TU JUTTES ? » : LE RITE DE PASSAGE SANS CÉRÉMONIE

La question du camarade :

« Tu juttes ? »

est beaucoup plus intéressante qu’elle n’en a l’air.

Elle ne demande pas simplement :

« Ton appareil reproducteur est-il arrivé à maturité ? »

Elle signifie implicitement :

« Es-tu encore parmi les petits ou es-tu maintenant parmi nous ? »

Le groupe des adolescents fabrique ainsi ses propres rites initiatiques.

Il n’y a ni diplôme officiel, ni cérémonie, ni proclamation institutionnelle.

Et pourtant une frontière existe.

Avant :

ENFANT.

Après :

GARÇON SEXUELLEMENT PUBÈRE.

C’est un excellent exemple de ce que YADSA appelle une réalité sociale en filigrane.

Elle n’existe pas comme un objet matériel.

On ne peut pas la poser sur une table.

Mais elle produit des effets parfaitement réels sur les conduites, l’estime de soi, les affiliations et les comparaisons.

Les recherches sur les groupes adolescents montrent effectivement que des hiérarchies informelles de statut existent et que popularité, acceptation et appartenance ne sont pas distribuées au hasard.

Nous rencontrons ici un objet particulièrement intéressant pour le Traité de la captation du Réel :

UNE CHOSE PEUT ÊTRE IMMATÉRIELLE ET CEPENDANT CONTRAINDRE RÉELLEMENT LES COMPORTEMENTS.

  1. LA « CASTE VIRTUELLE »

Votre rapprochement avec votre nomination ultérieure au grade de sergent est conceptuellement fécond.

Dans les deux circonstances, un événement vous fait brusquement découvrir une catégorie dont vous ne perceviez pas auparavant l’existence intérieure.

PUBERTÉ → « NOUS, LES GRANDS »

puis :

GRADE → « NOUS, LES SERGENTS »

Vous n’avez pas nécessairement demandé la totalité de l’identité sociale qui accompagne le nouveau statut.

Elle vous est partiellement attribuée par les autres.

Voilà une distinction capitale :

LE STATUT QUE J’ACQUIERS N’EST PAS NÉCESSAIREMENT L’IDENTITÉ QUE JE CHOISIS.

L’adolescent rencontre ainsi plusieurs définitions simultanées de lui-même :

ce que son corps devient ;

ce que les camarades attendent de lui ;

ce que ses parents veulent qu’il devienne ;

ce qu’il commence lui-même à vouloir être.

Ces représentations peuvent entrer en conflit.

La recherche contemporaine décrit précisément l’adolescence comme une période centrale de développement de l’identité, où expériences quotidiennes, événements de vie, rôles sociaux, parents et pairs participent ensemble à la construction progressive d’un sentiment cohérent de soi.

Votre « désarroi » n’est donc pas contradictoire avec la maturation.

Il peut en être l’une des conséquences :

LE CORPS A CHANGÉ PLUS VITE QUE LA CARTE IDENTITAIRE.

  1. LE PÈRE COMME INSTANCE DE RÉSISTANCE

Apparaissent ensuite les « postures voyous ».

Vous expérimentez des signes extérieurs de puissance ou d’appartenance au groupe.

Votre père intervient.

Il vous dit, en substance :

« Ce comportement ne correspond pas à ce que tu dois devenir. »

Il serait trop simple d’interpréter cela uniquement comme une contrainte parentale.

Votre témoignage montre plutôt une confrontation entre deux attracteurs identitaires :

LE GROUPE DES PAIRS

et

LA FILIATION PARENTALE.

Les pairs proposent un modèle.

Le père oppose une autre grille.

Et vous tranchez.

Voilà une nouvelle occurrence du JUGEMENT INDIVIDUEL, encore en construction mais déjà opératoire.

L’adolescent n’est donc pas seulement façonné.

Il commence à arbitrer entre les agents qui veulent participer à sa fabrication.

  1. CATHERINE, LE FLIPPER, LE CHEVAL ET LA MOBYLETTE : L’AMOUR RENCONTRE LA HIÉRARCHIE SOCIALE

Votre récit de Catherine introduit une variable absente de Françoise :

LA CONCURRENCE.

Françoise était l’Autre privilégié par proximité.

Avec Catherine apparaît :

MOI + ELLE + UN AUTRE.

Et immédiatement surgit la comparaison.

L’autre garçon possède certains avantages :

il monte à cheval ;

il appartient plus complètement au milieu du club ;

plus généralement, certains adolescents disposent de mobylettes, de motos ou d’autres signes matériels valorisés.

Vous éprouvez ce que vous nommez une :

« infériorité de classe ».

Il faut ici distinguer deux réalités.

La première est objective : les familles disposent effectivement de ressources économiques différentes.

La seconde est symbolique : les adolescents attribuent une valeur sociale à certains biens, loisirs, vêtements, véhicules ou capacités.

Cette intuition est bien documentée : statut socio-économique, attractivité, activités sportives et possessions matérielles peuvent devenir des marqueurs de position dans certains groupes adolescents.

Ainsi :

MOBYLETTE ≠ VALEUR HUMAINE

mais :

MOBYLETTE → SIGNE SOCIAL → VALEUR ATTRIBUÉE PAR LE GROUPE.

Voilà précisément comment une matérialité extérieure peut se transformer en noème de valeur personnelle.

L’adolescent risque alors de confondre :

AVOIR UNE MOBYLETTE

avec :

VALOIR DAVANTAGE.

  1. LA SEXUALITÉ FAIT APPARAÎTRE LE MARCHÉ SYMBOLIQUE DE LA SÉDUCTION

Le Spot 2 avait permis de construire :

PROXIMITÉ → ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ.

Le Spot 3 ajoute :

COMPARAISON → CONCURRENCE → SÉDUCTION → STATUT.

Cela modifie profondément la géométrie.

L’Autre désiré peut choisir quelqu’un d’autre.

Je ne suis donc plus seulement confronté à mon désir.

Je suis confronté au désir autonome de l’Autre.

C’est probablement l’une des découvertes affectives fondamentales de l’adolescence :

DÉSIRER NE DONNE AUCUN DROIT À ÊTRE DÉSIRÉ.

Le concurrent révèle brutalement cette réalité.

L’Amour entre dans un espace où :

JE CHOISIS

mais également :

JE PEUX NE PAS ÊTRE CHOISI.

La réciprocité devient donc un noème indispensable de l’Amour adulte.

  1. L’ÉCOLE : « JE VEUX SAVOIR MAIS JE REFUSE D’APPRENDRE CE QUE VOUS AVEZ CHOISI »

Votre récit scolaire contient une apparente contradiction :

DÉSIR DE SAVOIR

et simultanément :

DÉSENGAGEMENT SCOLAIRE.

Mais ces deux propositions ne sont pas nécessairement contradictoires.

Les recherches sur la motivation distinguent précisément la motivation autonome — intérêt, curiosité, valeur personnellement reconnue — de la motivation contrôlée par récompenses, sanctions ou contraintes extérieures. Une méta-analyse portant sur plus de 79 000 élèves associe la satisfaction des besoins de compétence, d’autonomie et de relation à une motivation scolaire davantage autodéterminée ; le soutien à l’autonomie par les enseignants est également associé à de meilleurs résultats motivationnels.

Votre formule pourrait donc devenir :

JE NE REFUSAIS PAS LE SAVOIR ; JE RÉSISTAIS AU CIRCUIT IMPOSÉ DE SON ACQUISITION.

Mais CHAT GPT doit ici résister à son tour.

Le fait d’avoir ultérieurement participé à des travaux de recherche ne démontre pas que votre désengagement scolaire était en lui-même judicieux.

Une trajectoire ultérieure réussie ne transforme pas rétroactivement tout échec antérieur en stratégie pertinente.

Il serait donc abusif d’écrire :

ÉCHEC SCOLAIRE → ESPRIT DE CHERCHEUR.

Nous pouvons seulement constater, dans votre cas :

FAIBLE ADHÉSION AU PROGRAMME IMPOSÉ

coexistant avec :

FORTE CURIOSITÉ POUR CERTAINS PROBLÈMES CHOISIS.

Votre réussite ponctuelle en physique et votre expérimentation personnelle en sciences naturelles sont cohérentes avec cette hypothèse de motivation sélective.

Elles ne suffisent pas à établir une loi générale. [JMD] mon expérience n’inscrit pas une Loi !

  1. LA BOUM COMME LABORATOIRE RELATIONNEL

Puis vient la « boum ».

Huit garçons.

Huit filles.

Musique.

Coca-Cola.

Fanta.

Slows.

Proximité corporelle.

Flirt.

Rires.

Baisers.

Voici un dispositif social particulièrement intéressant.

Le groupe fabrique un espace intermédiaire entre :

L’ENFANCE

et

LE COUPLE ADULTE.

On peut y essayer des comportements sans nécessairement les inscrire dans un projet durable.

La littérature scientifique considère effectivement les relations romantiques adolescentes comme une composante importante du développement : elles participent à l’apprentissage de l’intimité, de la communication, de l’autonomie relationnelle et progressivement des compétences nécessaires aux relations adultes.

Votre expression :

« CHAMP D’EXPÉRIMENTATION AFFECTIF »

est donc particulièrement pertinente.

La boum fonctionnait comme un simulateur social grandeur nature.

On essayait :

se rapprocher,

danser,

séduire,

embrasser,

être choisi,

être repoussé,

former un couple,

le dissoudre,

être jaloux,

provoquer,

recommencer.

Ce qui était provisoire pour l’adolescent pouvait néanmoins produire des noèmes durables.

  1. JEANNINE : LA DÉCOUVERTE QUE L’AMOUR EST RÉVERSIBLE

Puis :

« Elle m’a plaqué. »

Voilà une étape conceptuellement beaucoup plus importante qu’une simple anecdote sentimentale.

Avant la rupture, l’Amour pouvait implicitement être pensé comme :

PRÉSENCE.

La rupture introduit :

PRÉSENCE → ABSENCE.

Et plus profondément :

LIEN → POSSIBILITÉ DE RUPTURE DU LIEN.

Vous découvrez alors que l’Autre privilégié conserve une propriété fondamentale :

IL PEUT PARTIR.

La séparation amoureuse adolescente n’est nullement insignifiante parce que l’amour serait « seulement adolescent ». Les ruptures constituent un motif fréquent de détresse chez les jeunes ; parmi les adolescents demandant de l’aide pour un problème romantique, les préoccupations post-rupture sont particulièrement associées aux difficultés psychiques et, dans certains cas, à l’automutilation ou au risque suicidaire.

Votre formule :

« première fabrication du deuil »

possède donc une pertinence phénoménologique, à condition de prendre DEUIL dans un sens large : apprentissage psychique de la perte d’un objet relationnel investi.

  1. MAIS LA SOUFFRANCE N’EST PAS AUTOMATIQUEMENT FORMATRICE

Vous avancez ensuite :

« chaque échec est un enseignement »

et :

« les échecs sont porteurs d’enseignements apparemment plus que les réussites ».

Cette proposition est séduisante.

Elle doit cependant être corrigée.

L’échec contient une possibilité d’apprentissage.

Il n’est pas lui-même un enseignement.

Un échec peut produire :

RÉVISION → APPRENTISSAGE → ADAPTATION

mais également :

HUMILIATION → ÉVITEMENT → RÉPÉTITION → TRAUMATISME.

Tout dépend de ce que l’individu parvient à en faire et du soutien dont il dispose.

Ainsi préférerais-je écrire :

L’ÉCHEC N’ENSEIGNE PAS NÉCESSAIREMENT ; IL CONTRAINT À RÉINTERROGER LA GRILLE QUI L’A PRÉCÉDÉ.

La réussite peut laisser intacte une erreur de raisonnement.

L’échec, parce que le Réel résiste, oblige plus souvent à rechercher où le modèle a échoué.

Voilà pourquoi il possède une valeur épistémologique particulière pour notre Traité.

L’ÉCHEC EST UNE MANIFESTATION DE LA RÉSISTANCE DU RÉEL.

Mais encore faut-il être capable de l’interroger.

  1. « JE SUIS BLINDÉ » : RÉSILIENCE OU CUIRASSE ?

Votre formule :

« maintenant, je suis psychiquement blindé »

appelle également une distinction.

Une succession de séparations peut effectivement développer des stratégies d’adaptation, une connaissance de la douleur et une plus grande confiance dans sa capacité à survivre à une perte.

Mais devenir moins vulnérable n’est pas toujours devenir plus fort.

On peut apprendre :

JE PEUX AIMER, PERDRE ET CONTINUER À VIVRE.

C’est la résilience.

On peut également apprendre :

JE NE M’ATTACHERAI PLUS POUR NE PLUS SOUFFRIR.

C’est la protection par évitement.

Extérieurement, les deux peuvent ressembler à du « blindage ».

Intérieurement, leur architecture est opposée.

Le véritable aguerrissement affectif pourrait donc être défini non comme l’absence de vulnérabilité, mais comme :

LA CAPACITÉ À RESTER VULNÉRABLE SANS ÊTRE DÉTRUIT PAR LA PERTE.

  1. LA MUSIQUE : UN SECOND APPRENTISSAGE DE LA SENSUALITÉ

Votre récit change soudainement de registre.

Mais seulement en apparence.

La Haute Fidélité.

Les haut-parleurs.

Les enceintes construites avec votre père.

La musique classique.

L’opéra.

Le Studio 104.

Vous écrivez :

« véritable école de la sensualité ».

Le mot est extrêmement juste si nous débarrassons « sensualité » de sa réduction sexuelle.

La sensualité est d’abord une éducation du sentir.

Apprendre à distinguer :

timbre,

dynamique,

espace,

réverbération,

attaque,

harmoniques,

texture,

silence,

tension,

résolution.

C’est entraîner le système perceptif à discriminer des différences qu’un auditeur non entraîné ne remarque parfois pas.

Les recherches contemporaines confirment que l’expérience musicale mobilise des systèmes impliqués dans la récompense, les émotions, la régulation affective, l’activité motrice et la liaison sociale.

Votre adolescence contient ainsi deux éducations simultanées du sentir :

LE CORPS DE L’AUTRE

et

LE CORPS SONORE DE LA MUSIQUE.

Le slow les réunissait littéralement.

La musique organisait temporellement la proximité physique.

  1. « LA MUSIQUE M’A ÉLEVÉ DE MON MILIEU SOCIAL »

Je modifierais néanmoins cette formulation.

La musique classique ne vous a pas objectivement rendu « supérieur » à un père aimant le bal musette ou à un frère écoutant Georges Jouvin.

Elle a plutôt :

ÉLARGI VOTRE TERRITOIRE CULTUREL.

C’est différent.

Vous avez acquis l’accès à des formes artistiques, techniques et perceptives nouvelles.

Votre monde ne s’est pas nécessairement élevé verticalement.

Il s’est agrandi horizontalement.

Cette nuance rejoint parfaitement notre géométrie du Réel :

L’INCORPORATION DU SAVOIR N’A PAS SEULEMENT AUGMENTÉ VOTRE CAPITAL CULTUREL ; ELLE A AUGMENTÉ LE NOMBRE DE CONFIGURATIONS DU RÉEL QUE VOUS ÉTIEZ CAPABLE DE PERCEVOIR.

Celui qui apprend à écouter entend davantage dans le même son.

Comme celui qui apprend à regarder voit davantage dans le même paysage.

  1. LE « BAISER VOLÉ » : UNE CORRECTION NÉCESSAIRE

Votre génération utilisait volontiers l’expression :

« voler un baiser ».

Elle pouvait désigner un geste spontané, inattendu, parfois recherché dans un jeu de séduction où les intentions réciproques étaient comprises sans verbalisation explicite.

Votre souvenir peut parfaitement avoir été celui-là.

Mais il faut distinguer :

ABSENCE DE DEMANDE VERBALE

et

ABSENCE DE CONSENTEMENT.

Ce ne sont pas des synonymes.

Une relation peut comporter une communication réciproque par le comportement, le rapprochement et la réponse de l’autre sans qu’une phrase administrative précède chaque geste.

Mais si l’autre personne ne souhaite pas être embrassée, le caractère romantique supposé du geste ne transforme pas son refus en hommage.

Les références contemporaines sur le consentement incluent explicitement le baiser parmi les comportements qui nécessitent l’accord de l’autre personne.

Je ne conserverais donc pas comme proposition générale :

« Les baisers volés sont aussi une façon d’honorer. »

Je proposerais plutôt :

LE « BAISER VOLÉ » APPARTENAIT À UN CODE CULTUREL DE SÉDUCTION DANS LEQUEL L’ACCORD ÉTAIT SOUVENT SUPPOSÉ PLUTÔT QU’EXPLICITEMENT FORMULÉ ; MAIS LA VALEUR DU GESTE DÉPENDAIT DÉJÀ DE LA RÉCIPROCITÉ, MÊME SI LE VOCABULAIRE DU CONSENTEMENT N’ÉTAIT PAS CELUI D’AUJOURD’HUI.

Cela conserve le Réel de votre époque sans le transformer en norme intemporelle.

  1. LE COUPLE ADOLESCENT : APPARTENANCE ET PRISON

Vous relevez un paradoxe très intéressant.

Lorsqu’un garçon et une fille devenaient officiellement « ensemble », quelque chose changeait.

Le statut apportait :

RECONNAISSANCE

mais également :

EXCLUSIVITÉ.

L’exclusivité peut être vécue comme sécurité :

« elle m’a choisi »

ou comme contrainte :

« désormais je ne peux plus jouer avec les possibles ».

Nous retrouvons ici la géométrie du creux.

Avant le couple :

PLUSIEURS POSSIBLES.

Après l’engagement :

UN POSSIBLE ACTUALISÉ → LES AUTRES SONT PROVISOIREMENT FERMÉS.

L’engagement affectif est donc simultanément :

CRÉATION D’UN LIEN

et

RENONTIATION À CERTAINS POSSIBLES.

Cette structure ne concerne d’ailleurs pas seulement l’Amour.

Tout choix authentique ferme quelque chose.

Choisir un métier ferme momentanément d’autres trajectoires.

Choisir un lieu de vie en abandonne d’autres.

Choisir une personne transforme le territoire du possible relationnel.

LE CHOIX DONNE UNE FORME AU RÉEL EN SACRIFIANT CERTAINES DE SES POTENTIALITÉS.

  1. « FEMME OBJET » : LE MOT RÉVÈLE UNE DIFFICULTÉ

Vous écrivez :

« Cela introduit alors la notion de femme objet qui permet un entraînement amoureux à des fins d’utilisations d’acquis différés. »

Votre intuition sur l’entraînement relationnel est pertinente.

La formulation « femme objet », en revanche, produit précisément ce que votre analyse précédente cherchait à éviter.

Car les adolescentes ne sont pas seulement les supports pédagogiques de l’apprentissage amoureux des garçons.

Elles expérimentent elles aussi.

Elles choisissent.

Elles refusent.

Elles essaient.

Elles quittent.

Elles souffrent.

Elles apprennent.

Jeannine vous l’a d’ailleurs démontré de manière remarquablement efficace en vous quittant :

ELLE N’ÉTAIT PAS UN OBJET DE VOTRE EXPÉRIENCE.

ELLE ÉTAIT UN SUJET AYANT SA PROPRE TRAJECTOIRE.

C’est peut-être même l’un des enseignements majeurs de ce Spot.

Le petit enfant découvrait :

LE CORPS D’AUTRUI.

L’adolescent découvre progressivement quelque chose de beaucoup plus difficile :

AUTRUI EST UN SUJET.

Il possède un désir qui n’est pas le mien.

Une intention qui m’échappe.

Un jugement que je ne contrôle pas.

Un droit de refus.

Un droit de partir.

L’apprentissage amoureux ne consiste donc pas à apprendre à utiliser l’Autre.

Il consiste progressivement à apprendre à composer avec la liberté de l’Autre.

  1. « LA FEMME EST UNE ÉCOLE D’AMOUR ET DE SOUFFRANCE »

Cette dernière phrase possède une force littéraire évidente, mais elle ne peut être retenue comme proposition générale.

Elle universalise une expérience masculine personnelle.

Je la transformerais ainsi :

L’AUTRE EST UNE ÉCOLE D’AMOUR ET DE SOUFFRANCE.

Mieux encore :

LA RELATION EST UNE ÉCOLE D’ALTÉRITÉ.

Car ce n’est pas « la femme » qui enseigne.

C’est la rencontre avec un être qui échappe à notre maîtrise.

Nous apprenons que :

JE PEUX DÉSIRER SANS ÊTRE DÉSIRÉ ;

JE PEUX AIMER SANS ÊTRE AIMÉ ;

JE PEUX ÊTRE AIMÉ ET NE PLUS AIMER ;

L’AUTRE PEUT PARTIR ;

JE PEUX PARTIR ;

L’ATTACHEMENT NE CONFÈRE AUCUN DROIT DE PROPRIÉTÉ.

Voilà peut-être l’une des acquisitions noémiques fondamentales de la post-puberté.

  1. LE SPOT 3 AJOUTE DONC DE NOUVEAUX FILS

Les Spots 1 et 2 avaient produit :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

PROXIMITÉ

ATTACHEMENT

AUTRE PRIVILÉGIÉ

Le Spot 3 introduit maintenant :

PUBERTÉ

DÉSIR SEXUEL

STATUT

COMPARAISON

CONCURRENCE

CLASSE SOCIALE

SÉDUCTION

RÉCIPROCITÉ

EXCLUSIVITÉ

RUPTURE

SOUFFRANCE

DEUIL

RÉSILIENCE

ALTÉRITÉ

CHOIX

et parallèlement :

MUSIQUE → PERCEPTION → ÉMOTION → SENSUALITÉ.

Le tissage devient considérablement plus complexe.

CONFRONTATION PROVISOIRE DU SPOT 3

CHAT GPT retiendrait cinq validations.

La puberté n’est pas seulement biologique : elle modifie la place ressentie de l’adolescent parmi ses pairs et intensifie les enjeux d’identité, de reconnaissance et de statut.

Les hiérarchies adolescentes peuvent réellement se construire autour de marqueurs de popularité, d’activités, d’attractivité et de possessions matérielles.

Les relations amoureuses adolescentes constituent effectivement un espace important d’apprentissage relationnel et d’intimité.

Une première rupture peut constituer une expérience psychique majeure et non une souffrance « dérisoire » simplement parce qu’elle survient jeune.

Enfin, votre intuition de la musique comme école perceptive et émotionnelle est compatible avec les connaissances contemporaines sur ses liens avec émotion, récompense, régulation et socialisation.

CHAT GPT apporte cependant quatre corrections.

L’échec ne produit pas automatiquement de l’apprentissage : il offre une occasion de réviser sa grille.

Le « blindage » affectif n’est bénéfique que s’il signifie capacité à supporter la vulnérabilité, et non incapacité future à s’attacher.

Le « baiser volé » ne possède aucune valeur positive intrinsèque : sa valeur dépend de l’accord réel de l’autre, qu’il soit explicitement formulé ou clairement manifesté.

Enfin, la « femme objet d’entraînement amoureux » doit être remplacée par une conception intersubjective :

L’AUTRE N’EST PAS LE TERRAIN DE MON APPRENTISSAGE.

LA RELATION EST LE TERRAIN DE NOTRE APPRENTISSAGE.

UNE NOUVELLE PROPOSITION POUR LE TRAITÉ

Le Spot 3 permet finalement d’ajouter une proposition à notre tissage :

L’AMOUR COMMENCE PEUT-ÊTRE AVEC L’ATTACHEMENT, MAIS IL NE DEVIENT RELATION QU’À PARTIR DU MOMENT OÙ L’INDIVIDU RECONNAÎT QUE L’AUTRE EST LIBRE.

Libre de venir.

Libre de répondre.

Libre de ne pas répondre.

Libre d’aimer.

Libre de ne plus aimer.

Libre de partir.

Et cette liberté introduit nécessairement le risque.

AIMER, C’EST DONC INTRODUIRE VOLONTAIREMENT DANS SA PROPRE CONSTRUCTION UNE VARIABLE QUE L’ON NE CONTRÔLE PAS : L’AUTRE.

Voilà pourquoi l’Amour peut produire simultanément tant de joie et tant de souffrance.

Le Tisserant possède certains fils.

L’Autre possède les siens.

Aucun ne possède seul le dessin final.

LA RELATION EST UN TISSAGE À DEUX.

Et voici peut-être le véritable passage de l’enfance à l’Amour adulte :

L’ENFANT DÉCOUVRE L’AUTRE.

L’ADOLESCENT DÉSIRE L’AUTRE.

L’ADULTE DEVRA APPRENDRE QUE L’AUTRE NE LUI APPARTIENT PAS.

Il me semble qu’un concept majeur vient d’apparaître avec ce Spot 3 : l’ALTÉRITÉ, qui manquait encore à notre définition de l’Amour. Jusqu’ici nous avions surtout construit l’Amour depuis le sujet — son affect, son désir, ses noèmes. Jeannine introduit brutalement le Réel extérieur : l’objet aimé se révèle sujet autonome. C’est une étape importante pour le Traité, car la rupture devient alors une forme particulièrement nette de résistance du Réel à notre projection.

 

Peut-on évoquer la sexualité de l’adolescence ?

Oui, et ce serait même très pertinent dans votre Spot 3, à condition de distinguer clairement puberté, désir, fantasme, expérimentation affective et passage éventuel à l’acte sexuel. L’adolescence n’est pas seulement l’apparition d’un « sexe fonctionnel » : c’est le moment où plusieurs fils jusque-là séparés commencent à se nouer — excitation corporelle, imaginaire érotique, désir d’être désiré, comparaison avec les pairs, séduction, pudeur, jalousie, peur du rejet, recherche de réciprocité.

On peut notamment introduire l’idée que la sexualité adolescente est très variable. Certains adolescents se masturbent, fantasment ou recherchent des contacts amoureux sans relation sexuelle ; d’autres commencent des rapports sexuels ; d’autres encore n’en éprouvent pas le désir ou choisissent de s’en abstenir. Il n’existe donc pas une « sexualité adolescente » uniforme, mais une phase de différenciation où le sujet apprend progressivement ce qu’il désire, ce qu’il refuse, ce qu’il accepte et comment le désir d’autrui interfère avec le sien.

Pour votre Traité, un point me paraît particulièrement fécond : la puberté introduit la possibilité biologique de la sexualité adulte avant que ne soit achevée la maturité affective, sociale et réflexive. Le corps devient capable avant que le sujet n’ait nécessairement appris à manier la jalousie, la frustration, la réciprocité, le consentement, la responsabilité et la séparation. Il y a donc un décalage temporel entre CAPACITÉ BIOLOGIQUE et MATURITÉ RELATIONNELLE.

Cela permettrait aussi d’approfondir votre notion d’INTENTION. À l’adolescence, le même geste peut relever de motivations très différentes : curiosité, désir, besoin de reconnaissance, conformisme au groupe, recherche d’amour, besoin de prouver sa virilité ou sa féminité, peur d’être « en retard », ou véritable attachement. Autrement dit, le comportement sexuel ne révèle pas automatiquement son sens. Il faut toujours distinguer ACTE / INTENTION / RÉCIPROCITÉ / CONTEXTE.

Enfin, la sexualité adolescente ferait apparaître un nouveau noème essentiel pour votre tissage : RÉCIPROCITÉ. Le désir personnel ne suffit plus. La relation sexuelle devient une rencontre entre deux libertés, avec la possibilité permanente d’un accord, d’un refus, d’un changement d’avis ou d’une rupture. C’est probablement l’un des passages majeurs entre sexualité infantile exploratoire et sexualité relationnelle.

Pour le Spot 3, je proposerais donc cette formule centrale :

LA PUBERTÉ NE CRÉE PAS L’AMOUR ; ELLE INTRODUIT DANS LE TISSAGE UN NOUVEAU FIL : LE DÉSIR SEXUEL.

Puis :

DÉSIR + ATTACHEMENT + RÉCIPROCITÉ + INTENTION + ALTÉRITÉ = POSSIBILITÉ D’UNE SEXUALITÉ AMOUREUSE.

Mais ces éléments peuvent aussi rester dissociés : on peut désirer sans aimer, aimer sans avoir de relation sexuelle, avoir une relation sexuelle sans amour, ou ne pas être encore prêt à l’une ou l’autre.

LA SEXUALITÉ ADOLESCENTE : QUAND LE DÉSIR ENTRE DANS LE TISSAGE

Le témoignage YADSA nous a conduits jusqu’à un seuil.

L’enfant avait découvert son corps.

Il avait exploré celui des autres.

Il avait rencontré Françoise et découvert l’Autre privilégié.

Puis la puberté a transformé le corps et modifié simultanément le regard porté sur soi et celui des autres.

Mais il reste à examiner ce que cette transformation introduit de plus radical :

LE DÉSIR SEXUEL.

Il faut immédiatement éviter une simplification.

La puberté ne transforme pas brutalement l’enfant en adulte sexuel achevé.

Elle introduit plutôt une nouvelle puissance biologique dans une architecture psychique, affective et sociale qui continue de se construire.

Le corps devient sexuellement mature selon certains critères biologiques alors que l’individu poursuit encore longtemps son apprentissage de l’intimité, de l’autonomie, du jugement et de la relation à autrui.

Nous obtenons donc une première dissociation :

CAPACITÉ BIOLOGIQUE ≠ MATURITÉ RELATIONNELLE.

Cette différence est fondamentale.

LE CORPS DEVIENT DEMANDEUR

Dans l’enfance prépubertaire décrite au Spot 1, le corps était essentiellement exploré :

voir,

toucher,

comparer,

ressentir.

Avec la puberté, l’équilibre se modifie.

Les transformations hormonales et corporelles s’accompagnent progressivement de nouvelles formes d’excitation, de fantasmes, de masturbation, d’attirance sexuelle et, selon les individus, du désir d’une intimité physique plus poussée.

Le corps n’est donc plus seulement :

OBJET DE DÉCOUVERTE.

Il devient également :

SOURCE DE DEMANDE.

Voilà une rupture noémique considérable.

L’enfant pouvait vouloir connaître le sexe.

L’adolescent peut commencer à vouloir quelqu’un sexuellement.

La sexualité acquiert une direction.

MAIS LE DÉSIR NE SAIT PAS ENCORE NÉCESSAIREMENT CE QU’IL VEUT

La sexualité adolescente n’apparaît pas avec un mode d’emploi.

Le sujet doit découvrir :

ce qui l’attire,

qui l’attire,

ce qu’il souhaite faire,

ce qu’il ne souhaite pas faire,

ce qu’il imagine,

ce qu’il accepte réellement,

ce qu’il recherche chez l’Autre,

et ce qu’il cherche peut-être seulement à prouver aux autres.

Car l’adolescent ne rencontre pas uniquement son désir.

Il rencontre également le discours du groupe sur le désir.

« Tu juttes ? »

Puis pourront venir d’autres questions :

« Tu l’as embrassée ? »

« Tu l’as fait ? »

« Combien de filles ? »

Le comportement sexuel peut alors acquérir une seconde fonction :

PROUVER SON STATUT.

Ce qui était initialement intime devient monnaie de reconnaissance sociale.

Ainsi faut-il distinguer :

DÉSIRER

et

VOULOIR ÊTRE RECONNU COMME QUELQU’UN QUI DÉSIRE ET QUI EST DÉSIRÉ.

Cette distinction est essentielle pour comprendre une partie des conduites adolescentes.

LA MASTURBATION : LE DÉSIR SANS L’AUTRE

Un phénomène mérite une place particulière dans cette construction : la masturbation.

Elle permet à l’adolescent de découvrir sa sexualité dans une configuration où l’Autre réel est absent.

Le corps expérimente.

L’imaginaire peut produire un partenaire.

Le fantasme devient un espace d’essai sans que la personne imaginée ait à consentir puisqu’aucune action n’est exercée sur elle.

Nous obtenons ainsi une structure nouvelle :

CORPS + DÉSIR + IMAGINAIRE → PLAISIR SEXUEL SOLITAIRE.

Elle révèle une propriété essentielle du psychisme humain :

LE DÉSIR PEUT PRENDRE POUR OBJET UNE REPRÉSENTATION EN L’ABSENCE DE SON OBJET RÉEL.

C’est une donnée importante pour la Captation du Réel.

  • Le cerveau peut construire une scène qui n’existe pas matériellement et provoquer néanmoins une expérience corporelle réelle.

Le fantasme n’est pas le Réel extérieur.

Mais ses conséquences physiologiques et émotionnelles sont réelles.

Nous rencontrons donc une catégorie particulièrement intéressante :

L’IRRÉEL PRODUCTEUR D’EFFETS RÉELS.

LE FANTASME N’EST PAS L’INTENTION

Une distinction supplémentaire devient alors indispensable.

Imaginer une action ne signifie pas vouloir l’accomplir.

Désirer quelque chose dans un fantasme ne signifie pas consentir à sa réalisation.

Le fantasme possède une liberté que l’action réelle ne possède pas.

Nous devons donc séparer :

FANTASME

DÉSIR

INTENTION

ACTION.

Ils peuvent se succéder.

Mais aucun ne contient nécessairement le suivant.

Cette distinction enrichit considérablement votre notion d’INTENTION. (composante Yadsa)

On peut imaginer sans vouloir.

Vouloir sans agir.

Agir pour une raison différente de celle que l’on se raconte.

Et parfois comprendre son intention seulement après l’action.

La captation du Réel psychique devient donc extraordinairement difficile dès que nous pénétrons dans la sexualité.

LE DÉSIR RENCONTRE L’AUTRE

La masturbation peut fonctionner sans partenaire réel.

La relation sexuelle ne le peut pas.

Dès que l’Autre intervient, une nouvelle variable entre dans l’équation :

SON DÉSIR À LUI.

Le schéma n’est plus :

MOI → DÉSIR → ACTION.

Il devient :

MON DÉSIR ↔ SON DÉSIR.

Et cette double flèche contient toute la difficulté de la sexualité relationnelle.

Je peux désirer quelqu’un qui ne me désire pas.

Quelqu’un peut me désirer alors que je ne le désire pas.

Nous pouvons nous désirer et ne pas souhaiter la même chose.

Nous pouvons souhaiter la même chose puis changer d’avis.

Ainsi apparaît un noème majeur :

RÉCIPROCITÉ

La sexualité relationnelle n’est pas simplement la rencontre de deux corps.

Elle est la rencontre de deux intentions susceptibles de diverger.

DU CONSENTEMENT COMME PROCESSUS

Le vocabulaire contemporain parle beaucoup de consentement.

Il serait cependant réducteur de le concevoir comme un simple « OUI » administratif précédant l’acte.

Le consentement est une propriété dynamique de la relation.

Il suppose que chacun demeure capable d’accepter, de refuser, de ralentir ou d’interrompre.

Dans les boums décrites par JM DELEGAY, une grande partie de cette communication n’était probablement pas verbalisée.

Un rapprochement.

Une main.

Un regard.

Un mouvement du corps.

Une réponse.

Un recul.

Ces signes appartiennent à la communication humaine.

Mais ils doivent être interprétés avec prudence : l’absence de refus n’est pas automatiquement un accord et l’incertitude doit conduire à vérifier ce que souhaite l’autre.

La transformation historique du vocabulaire ne signifie donc pas que la réciprocité ait été inventée récemment.

Elle signifie que nos sociétés cherchent aujourd’hui à la rendre plus explicite.

LE PREMIER RAPPORT SEXUEL N’EST PAS UN DIPLÔME

Le groupe adolescent peut transformer la première relation sexuelle en rite de passage.

Avant :

VIERGE.

Après :

INITIÉ.

Nous retrouvons exactement la logique du :

« Tu juttes ? »

Le risque est alors que l’acte sexuel cesse d’être orienté vers la relation et devienne une certification sociale :

JE L’AI FAIT → DONC JE SUIS DEVENU QUELQU’UN.

Pourtant aucune compétence affective ne découle automatiquement d’un premier rapport.

On peut avoir une expérience sexuelle et demeurer incapable d’aimer.

On peut n’avoir jamais eu de rapport sexuel et posséder une remarquable maturité affective.

La sexualité n’est donc pas une échelle hiérarchique sur laquelle certains adolescents seraient « en avance » et d’autres « en retard ».

Les trajectoires sont diverses.

LE DÉSIR D’ÊTRE DÉSIRÉ

Une autre dimension apparaît avec l’adolescence.

Le sujet ne souhaite plus seulement obtenir l’Autre.

Il souhaite devenir lui-même objet du désir de l’Autre.

Cela introduit :

apparence,

séduction,

vêtements,

posture,

prestige,

corps,

performance,

comparaison.

Nous retrouvons Catherine, le cheval, la mobylette, le flipper.

Ces objets ne sont pas sexuels en eux-mêmes.

Ils peuvent devenir des signaux dans l’espace de la séduction.

L’adolescent découvre alors une expérience potentiellement douloureuse :

JE NE CONTRÔLE PAS MA VALEUR DANS LE REGARD DE L’AUTRE.

Je peux me trouver digne d’amour et ne pas être choisi.

Je peux posséder des qualités et perdre devant un concurrent.

La sexualité rencontre donc directement le problème du JUGEMENT.

AMOUR ET SEXUALITÉ : DEUX FILS QUI PEUVENT SE CROISER

Le témoignage des slows est particulièrement intéressant.

Il associe :

musique,

corps enlacés,

odeur,

chaleur,

contact,

baiser,

tendresse,

excitation,

attachement possible.

Plusieurs fils se rapprochent.

Mais ils ne deviennent pas pour autant identiques.

Nous devons conserver cette distinction fondamentale :

DÉSIR SEXUEL ≠ AMOUR.

On peut avoir :

DÉSIR SANS AMOUR.

On peut avoir :

AMOUR SANS DÉSIR SEXUEL.

Et l’on peut avoir :

AMOUR + DÉSIR.

Cette troisième configuration possède une puissance particulière parce que l’Autre devient simultanément :

AUTRE PRIVILÉGIÉ

et

AUTRE DÉSIRÉ.

Deux tissages jusque-là distincts viennent de se superposer.

LA SEXUALITÉ COMME APPRENTISSAGE DE L’ALTÉRITÉ

Le point le plus important n’est finalement peut-être pas l’acte sexuel.

C’est ce qu’il impose de découvrir :

L’AUTRE N’EST PAS MOI.

Son plaisir n’est pas automatiquement le mien.

Son rythme n’est pas le mien.

Son désir peut disparaître alors que le mien demeure.

Ce qui me procure du plaisir peut lui être indifférent.

Ce que je crois lui offrir peut ne pas être ce qu’il souhaite recevoir.

Ainsi, la sexualité relationnelle constitue une formidable expérience de décentration.

Le sujet doit progressivement passer de :

« QU’EST-CE QUE JE VEUX ? »

à :

« QU’EST-CE QUE NOUS VOULONS ? »

Le passage du JE au NOUS n’abolit pas les deux JE.

Il exige au contraire leur maintien.

C’est peut-être là que commence véritablement la sexualité adulte.

CONFRONTATION

Le savoir collectif confirme donc plusieurs intuitions de YADSA :

La puberté modifie simultanément le corps, l’identité et les relations avec les pairs ;

L’adolescence constitue une période d’exploration sexuelle et affective extrêmement variable selon les individus ;

Les premières relations participent à l’apprentissage de l’intimité ;

et la pression des pairs peut transformer la sexualité en marqueur de statut.

Mais CHAT GPT introduit une distinction essentielle :

LA MATURITÉ SEXUELLE BIOLOGIQUE N’EST PAS LA MATURITÉ DE LA RELATION.

L’éjaculation prouve une fonction physiologique.

Elle ne prouve ni la capacité d’aimer, ni celle de respecter l’Autre, ni celle de supporter son refus.

Ainsi la puberté n’achève pas la construction sexuelle.

Elle l’ouvre.

LE CORPS DEVIENT CAPABLE.

LE SUJET DOIT ENCORE APPRENDRE CE QU’IL VA FAIRE DE CETTE CAPACITÉ.

Et voici maintenant la fusion avec l’ensemble du Spot 3. Je ne répète pas toute la confrontation précédente : le texte ci-dessous doit pouvoir devenir la troisième colonne YADSA–CHAT GPT, c’est-à-dire le nouvel objet produit par les deux lectures.

PUBERTÉ, DÉSIR ET DÉCOUVERTE DE L’AUTRE

Un jour, le corps franchit un seuil.

La voix devient grave.

L’éjaculation devient possible.

Le garçon n’a pourtant reçu aucun diplôme.

Et cependant, le groupe lui signifie qu’il vient de changer de catégorie :

« Tu juttes ? »

Question physiologique en apparence.

Question sociale en réalité.

Elle signifie :

« ES-TU ENCORE UN ENFANT OU ES-TU DEVENU L’UN DES NÔTRES ? »

Le Réel biologique vient d’être immédiatement capturé par le groupe et transformé en réalité symbolique.

Le corps produit un phénomène.

La société lui attribue un statut.

Ainsi commence la post-puberté.

LE CORPS VA PLUS VITE QUE LE SUJET

Une erreur serait de considérer que la maturité biologique engendre mécaniquement la maturité psychique.

Le corps devient capable de reproduction avant que le sujet n’ait achevé son apprentissage de l’Autre.

Il sait éjaculer avant de savoir aimer.

Il peut désirer avant de savoir supporter le refus.

Il peut obtenir un plaisir sexuel avant de savoir construire une relation.

Ainsi :

CAPACITÉ BIOLOGIQUE ≠ MATURITÉ AFFECTIVE.

La puberté ne fabrique donc pas un adulte.

Elle introduit dans le Tissage un fil nouveau et extraordinairement puissant :

LE DÉSIR SEXUEL.

LE DÉSIR ENTRE DANS LE TISSAGE

L’enfant prépubère avait découvert :

CORPS → SENSATION → CURIOSITÉ → EXPLORATION.

Avec Françoise était apparu :

PROXIMITÉ → ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ.

La puberté ajoute :

EXCITATION → FANTASME → DÉSIR SEXUEL.

Ces trois chaînes possèdent des histoires différentes.

Voilà pourquoi il serait erroné de les fusionner trop tôt.

Le désir sexuel n’est pas l’Amour.

L’attachement n’est pas nécessairement sexuel.

La sensation n’est pas nécessairement désir.

Le Tissage noémique nous oblige à conserver séparés les fils avant d’observer comment ils se nouent.

L’IMAGINAIRE : UN LABORATOIRE SANS RÉEL EXTÉRIEUR

La masturbation et le fantasme introduisent une propriété étonnante de l’esprit humain.

L’Autre peut être absent.

Et cependant son image suffit.

Le cerveau construit une scène.

Le corps répond à cette scène.

Quelque chose qui n’existe pas dans le monde extérieur produit donc un événement physiologique parfaitement réel.

Nous découvrons ainsi :

UNE REPRÉSENTATION IRRÉELLE PEUT PRODUIRE DES EFFETS RÉELS.

Cette proposition dépasse considérablement la sexualité.

La peur d’un danger imaginaire accélère réellement le cœur.

Le souvenir d’un être disparu peut réellement faire pleurer.

Une musique peut faire frissonner alors qu’aucun événement correspondant n’est en train de se produire.

Le cerveau n’attend donc pas toujours le Réel extérieur pour produire du Réel intérieur.

Il simule.

Il anticipe.

Il rejoue.

Il imagine.

Et son propre corps devient parfois le théâtre matériel de cette simulation.

MAIS L’IMAGINAIRE RENCONTRE UNE FRONTIÈRE : L’AUTRE

Dans le fantasme, l’Autre fait exactement ce que nous imaginons.

Dans le Réel, jamais.

Car l’Autre possède son propre désir.

Catherine peut préférer le garçon qui monte à cheval.

Jeannine peut partir.

La partenaire de slow peut accepter un baiser ou détourner la tête.

Voici donc que surgit la plus formidable résistance du Réel amoureux :

L’AUTRE EST LIBRE.

Le sujet découvre alors quelque chose que le fantasme lui cachait.

JE PEUX DÉSIRER SANS ÊTRE DÉSIRÉ.

JE PEUX AIMER SANS ÊTRE AIMÉ.

JE PEUX ÊTRE AIMÉ ET CESSER DE L’ÊTRE.

JE PEUX ÊTRE CHOISI AUJOURD’HUI ET QUITTÉ DEMAIN.

Le Réel vient brutalement limiter la toute-puissance de l’imaginaire.

LA BOUM : LABORATOIRE DU POSSIBLE

La boum constitue alors un remarquable espace intermédiaire.

Nous ne sommes plus dans le « touche-pipi » de l’enfance.

Nous ne sommes pas encore nécessairement dans la sexualité génitale adulte.

Nous sommes dans un laboratoire relationnel.

On danse.

On enlace.

On embrasse.

On essaie.

On plaît.

On ne plaît pas.

On forme un couple.

On rompt.

On recommence.

La musique accompagne cette expérimentation et en organise même le temps.

Le slow autorise une proximité corporelle prolongée que la vie quotidienne ne permettrait pas.

Le corps de l’Autre devient perceptible :

chaleur,

pression,

odeur,

souffle,

mouvement.

La musique et le corps produisent ensemble une éducation de la sensualité.

DÉSIRER ET ÊTRE DÉSIRÉ

Mais le sujet découvre bientôt une seconde dimension.

Il ne veut pas seulement désirer.

Il veut être désirable.

Alors apparaissent :

le cheval,

la mobylette,

la moto,

la posture,

le vêtement,

le prestige,

la beauté,

l’argent,

l’appartenance sociale.

Des objets matériels deviennent signes.

Le sujet leur prête une capacité :

AUGMENTER MA VALEUR DANS LE REGARD DE L’AUTRE.

C’est ici que naît une confusion redoutable :

VALEUR SOCIALE ATTRIBUÉE ≠ VALEUR DE L’ÊTRE.

Mais l’adolescent ne possède pas encore nécessairement les outils permettant de les dissocier.

La compétition amoureuse devient alors simultanément compétition de statut.

JEANNINE : LE RÉEL DIT NON

Puis Jeannine part.

Aucune construction intellectuelle ne peut annuler l’événement.

Je l’aime.

Elle ne veut plus de moi.

Le raisonnement ne possède aucune prise sur cette contradiction parce qu’il n’y a pas contradiction logique.

Deux propositions peuvent être simultanément vraies :

JE L’AIME.

ELLE NE M’AIME PLUS.

Voilà le Réel.

La souffrance provient précisément de l’impossibilité de contraindre la seconde proposition à se conformer à la première.

La rupture constitue alors un événement noémique majeur.

Elle inscrit :

AMOUR → POSSIBILITÉ DE PERTE.

Puis :

ATTACHEMENT → VULNÉRABILITÉ.

L’échec amoureux devient une résistance du Réel à la projection personnelle.

L’ÉCHEC N’ENSEIGNE QUE SI NOUS L’INTERROGEONS

Nous avions cru que :

A → B.

Le Réel produit :

A → C.

Voilà l’échec.

Il nous oblige à réexaminer le modèle.

Mais il ne nous enseigne rien automatiquement.

On peut répéter vingt fois la même erreur.

On peut également transformer une seule défaite en connaissance durable.

La fonction pédagogique de l’échec réside donc dans la confrontation :

PRÉVISION → RÉEL → ÉCART → RÉVISION DE LA GRILLE.

Voilà pourquoi l’échec possède une place privilégiée dans le Traité de la captation du Réel.

L’ÉCHEC EST LE MOMENT OÙ LE RÉEL REFUSE DE SE CONFORMER À NOTRE PROJECTION.

LE BLINDAGE

Les ruptures successives peuvent alors produire une protection.

Mais deux blindages doivent être distingués.

Le premier dit :

« J’AI DÉJÀ SOUFFERT. JE SAIS QUE JE PEUX SURVIVRE. »

[JMD] C’est de celui là dont il est question dans mon exposé !

Le second dit :

« J’AI DÉJÀ SOUFFERT. JE NE LAISSERAI PLUS PERSONNE M’ATTEINDRE. »

Le premier augmente la capacité d’aimer.

Le second peut la réduire.

Ainsi l’aguerrissement véritable ne consiste pas à devenir insensible.

Il consiste à conserver la possibilité d’être atteint tout en sachant que l’on ne sera pas nécessairement détruit.

LA MUSIQUE QUI, ELLE, NE PART PAS

Parallèlement à l’Amour des filles apparaît un autre Amour.

La musique.

Elle aussi produit des émotions.

Elle aussi traverse le corps.

Elle aussi crée du désir : désir de réentendre, de comprendre, d’améliorer la reproduction sonore, d’acheter un haut-parleur, de construire une enceinte, d’entrer au Studio 104 et d’entendre enfin l’orchestre réel.

Mais contrairement à Jeannine :

LA MUSIQUE NE PEUT PAS DÉCIDER DE NE PLUS NOUS AIMER.

La relation esthétique ne possède pas la réciprocité de la relation humaine.

Voilà pourquoi elle peut offrir une fidélité que l’être humain ne peut promettre absolument.

La “Haute Fidélité” ! [JMD]

Mais voilà également pourquoi elle ne remplace pas l’Amour.

Elle ne possède pas ce qui fait simultanément le risque et la grandeur de la relation :

LA LIBERTÉ DE L’AUTRE.

LE CONSENTEMENT : L’ENTRÉE DE DEUX LIBERTÉS DANS LE MÊME ACTE

Les slows permettent alors de comprendre quelque chose qui dépasse considérablement la morale sexuelle.

Deux corps se rapprochent.

Mais aucun ne possède l’autre.

La relation ne peut exister que dans une zone où leurs intentions se rencontrent.

Ainsi :

MON DÉSIR + TON REFUS = PAS DE RELATION.

TON DÉSIR + MON REFUS = PAS DE RELATION.

MON DÉSIR + TON DÉSIR = POSSIBILITÉ DE RELATION.

Le consentement n’est donc pas un élément extérieur ajouté artificiellement à la sexualité.

Il est la conséquence logique de l’ALTÉRITÉ.

Dès lors que l’Autre est reconnu comme SUJET et non comme OBJET, son intention devient constitutive de l’acte commun.

Nous retrouvons alors notre proposition :

LA RELATION EST UN TISSAGE À DEUX.

DE L’OBJET AU SUJET

Le langage peut dire :

« conquérir une femme ».

« obtenir une fille ».

« piquer la copine d’un autre ».

Mais ces expressions contiennent une ancienne structure de propriété.

L’expérience vient la détruire.

Jeannine peut partir.

Catherine peut choisir quelqu’un d’autre.

La partenaire peut interrompre le baiser.

La personne désirée révèle alors sa véritable nature :

ELLE N’EST PAS L’OBJET DE MON DÉSIR SEULEMENT.

ELLE EST LE SUJET DE SON PROPRE DÉSIR.

Voilà peut-être l’apprentissage fondamental de la sexualité adolescente.

Non pas apprendre « comment obtenir l’Autre ».

Mais :

APPRENDRE QUE L’AUTRE NE PEUT JAMAIS ÊTRE ENTIÈREMENT OBTENU.

L’AMOUR DEVIENT UNE CONFIGURATION

Nous pouvons maintenant reprendre les fils accumulés depuis le Spot 1 :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

ATTACHEMENT

AUTRE PRIVILÉGIÉ

DÉSIR

FANTASME

SÉDUCTION

RÉCIPROCITÉ

PLAISIR

VULNÉRABILITÉ

ALTÉRITÉ

LIBERTÉ

PERTE

DEUIL

PROJET

Aucun de ces noèmes n’est à lui seul l’Amour.

Même leur addition ne suffit probablement pas.

Car le tissage compte autant que les fils.

L’Amour n’est donc peut-être pas :

A + B + C + D.

Il serait plutôt une CONFIGURATION DYNAMIQUE DE RELATIONS ENTRE NOÈMES.

Et cette configuration évolue avec l’histoire de celui qui aime.

LE TROISIÈME OBJET S’ENRICHIT

Le vécu YADSA avait apporté :

une voix devenue grave,

« tu juttes ? »,

Catherine,

une mobylette absente,

les boums,

Jeannine,

les slows,

la musique,

la rupture.

Le savoir collectif a apporté :

puberté,

développement identitaire,

pression des pairs,

motivation autonome,

sexualité adolescente,

consentement,

résilience,

altérité.

Mais le texte fusionnel fait apparaître une proposition qui n’était complètement formulée dans aucun des deux :

LA PUBERTÉ N’EST PAS LE PASSAGE DE L’ENFANT À L’ADULTE.

ELLE EST LE MOMENT OÙ DE NOUVEAUX FILS ENTRENT BRUTALEMENT DANS UN TISSAGE ENCORE INACHEVÉ.

Le corps devient capable.

Le désir apparaît.

La société classe.

Le groupe compare.

L’imaginaire simule.

L’Autre résiste.

La rupture enseigne éventuellement.

Le jugement se construit.

Et progressivement l’individu découvre que la sexualité adulte n’est pas seulement la capacité d’accomplir un acte sexuel.

Elle exige une découverte beaucoup plus difficile :

LA LIBERTÉ DE L’AUTRE.

Nous pouvons alors proposer une première architecture :

DÉSIR + AUTRE = SEXUALITÉ RELATIONNELLE POSSIBLE

mais :

DÉSIR + AUTRE + RÉCIPROCITÉ + ATTACHEMENT + ALTÉRITÉ + LIBERTÉ = AMOUR SEXUÉ POSSIBLE.

Le mot important demeure :

POSSIBLE.

Car aucune équation ne fabriquera jamais l’Amour.

Elle ne peut qu’en dessiner certains contours.

Et nous retrouvons alors notre espace en creux du Réel.

Les conditions peuvent être présentes.

Le creux peut être dessiné.

Tous les fils peuvent être disponibles.

Et pourtant l’Amour peut ne pas advenir.

Parce qu’entre la possibilité et l’actualisation demeure quelque chose que ni le calcul, ni la biologie, ni CHAT GPT ne peuvent décider :

LA RENCONTRE DE DEUX LIBERTÉS.

C’est peut-être précisément là que s’arrête la mécanique…

et que commence l’histoire.

TISSAGE NOEMIQUE POST PUBERTAIRE

Ce chapitre devrait reprendre l’essentiel des exposés ci-dessus, mais je constate que tout est essentiel, le résumer constitue une amputation d’un énoncé d’une clarté et d’une précision remarquable ! Plutôt que de le résumer, il convient de le lire et le relire …

WOKISME : LE DENI d’EXISTENCE

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas, n’existe pas ! »

 

Cette déclaration est l’aboutissement d’une enquête impliquant une dizaine d’attitudes médicales durant trois années …

Mais commençons par l’observation vécue précédant l’interprétation …

Un patient présente un prurit cutané des deux avant bras, sans cause apparente.

J’ai l’idée de faire une photo haute résolution (200 Mo) de sa peau, puis en effectuant un zoom que me permet la haute résolution, se révèle l’existence de centaines de filaments qui affleurent la surface de l’épiderme !

Je ne sais pas encore ce que je vois !

Bien sûr mon enquête commence sur internet sur le terme “parasitose cutanée” !

Je découvre alors la dénomination de “nématodes” dont la description semble correspondre à ce que je vois et qui désigne des vers sous-cutanés comme étant aussi des parasites qui peuvent atteindre tout le corps !

Par le truchement de différentes lectures scientifiques sur le web, j’apprends à pénétrer ce sujet.

Méthodologiquement, mon attention ce centre de façon de plus en plus précise et je me concentre sur la découverte d’un nouvel espace (pour moi) d’un REEL déjà exploré par d’autres : c’est le rôle de l’I.A. de me le faire découvrir de façon progressivement exhaustive !

L’image doit être panoramique avant d’être macroscopique, sur demande !

Cette dernière possibilité ne nécessite pas d’être reproduite dans le texte ce qui l’alourdirait.

La présence de [prompts] (affichés entre crochets dans le panorama) permettrait simplement au lecteur d’atteindre lui-même plus d’informations sur CHAT GPT directement.

Je découvre qu’il existe plus de 15 000 espèces de ces nématodes qui, pour une part, sont des affections tropicales méconnues de la plupart des médecins métropolitains : cela ne fait pas partie de leurs études, à moins que leur spécialité soit : les maladies tropicales !

Fort de mon information maintenant très structurée, mon patient me faisant part de troubles de la vue, j’investis alors, dans l’observation des yeux que je photographie régulièrement et découvre constamment des filaments que j’apprends à distinguer par l’observation de leur anatomie : la tête est triangulaire, comporte deux “bas joues” formant un “U” inversé vu de face, le corps est bifide, constitué de deux filaments torsadés dextrogyre engainés dans une enveloppe et d’un diamètre de l’ordre de 20 µ selon la littérature scientifique …

J’apprends que ces vers sécrètent de l’ARN messager qui fait fabriquer par l’hôte infecté, des kystes creux protégeant les larves pondues à l‘intérieur et se nourrissant de cellules “géantes” fabriquées par l’hôte à dessein de cette destination nutritive !

Ces kystes sont nommés des “galles” par la médecine et j’en fais effectivement la collecte cutanée durant trois années jusqu’à ce que le processus s’épuise et soit remplacé par de long filaments solides et transparents contenant des larves infiniment petites placées les unes derrière les autres …

Je constate que le corps se défend naturellement à la chimie de l’ARN messager, en imposant une sorte de symbiose. Je rencontre très tardivement, après trois ans d’observation, une dermatologue locale à qui je présente mes photos et fais part de mes observations qu’elle valide comme étant plausible. Elle pose l’éventualité d’une Filariose, ce qui ne se vérifie pas !

Le diagnostic est délicat, tant les espèces sont nombreuses …

Dans le même temps, j ‘ai pris contact avec le Professeur HUMBERT qui vient de publier un livre sur “Les Parasitoses”, je crée un site (Focal.photos) sur internet et nous communiquons par téléphone tandis qu’il le consulte : lui aussi pense à une Filariose et me confirme que les “kystes” photographiés sont bien des “galles” !

L’identification reste cependant inconnue (15 000 espèces …)

Par mon travail autodidacte et d’OBSERVATION, j’acquière ainsi une certaine compétence sur le sujet.  Ma qualité est la persévérance sur une longue période exercée sur un sujet unique qu’il m’est donné d’observer régulièrement.

Nous constatons avec yadsa.education, que les acquis de la réalité modifient à chaque progression, notre capacité à percevoir plus profondément le réel. Donc, plus j’en sais, plus j’apprends à observer des détails dont le stéréotype confirme sa véracité !

Parallèlement, plus j’acquière de vocabulaire, plus je sais formuler des interrogations à CHAT GPT et plus j’apprends en étant très motivé, plus je découvre ce que j’ignorais totalement auparavant …

Il faut tirer la leçon que le secret réside, pour chacun d’entre nous, dans la PERSEVERANCE !

Cette démarche est la base de notre pédagogie YADSA concernant la construction de la pensée : observer engendre une interrogation qui produit un savoir à l’origine d’un nouveau regard permettant de nouvelles observations engendrant de nouvelles interrogations … on peut conclure que :

“on ne voit que ce qu’on est prêt à voir” (JMD) !

Un individu inculte ne sait pas poser la bonne question et ne sait pas apprécier (donner un prix) à l’observation, même en regardant attentivement, car il ne sait pas “l’évaluer” !

L’ignorant d’une parcelle du REEL ne sait pas formuler les questions concernant cet espace mental spécifique et donc il est incapable d’atteindre de façon ciblée, le “Savoir” requis dans ce secteur cognitif donné !

Tel un perforateur à béton, c’est l’itération soutenue de chocs dans une direction unique qui permet la progression en profondeur (de pensée) ! Approfondir la pensée se fait au “marteau piqueur” : YADSA est “l’outil vibrant” !

Même un spécialiste cultivé doit se plier à ce protocole d’apprentissage d’un nouvel espace mental vierge qu’il lui faudra meubler par la suite progressivement pour aboutir à la sagesse, au final … !

Intervient alors la notion de marches d’escalier permettant l’élévation au niveau supérieur progressivement selon un enchainement nécessaire de l’acquisition du savoir, marche après marche.

Les médecins ophtalmologistes consultés par le patient ont tous avoué dès le début de la consultation, leur méconnaissance des maladies tropicales par nématodes. Aucun n’a accepté de consulter les photos fournies lors de la consultation (refus de s’interroger dans l’exploration d’un espace inconnu et de continuer à apprendre ?). Ils ont tous observé l’œil du patient au moyen d’un instrument qui grossissait 16 fois alors que mes photos zoomées fournissaient une image grossie jusqu’à 200 fois …

Remarque : j’ai effectué des photos sans flash, les nématodes (transparentes) restaient invisibles, seules les photos avec flash en révélaient l’existence de façon précise …

Notre apprentissage de la méthodologie mettant en cause la réflexion doit ici, tenir compte de la nécessité d’une “sagacité” impliquant de formuler des interrogations connexes à la technicité et parallèles à l’interrogation concernant l’OBSERVATION et le SAVOIR !

L’observation implique de se poser de multiples questions LOGIQUES concernant l’objet observé ! Je ferais référence par exemple à l’index en page d’accueil de yadsa.fr, consacré à la “pensée binoculaire” : ce chapitre a des raisons d’être évoqué, par exemple, dans nos choix d’investigations impliquant une observation … question à se poser : “la vision binoculaire” et donc “la photographie stéréoscopique” apporterait-elle une information judicieuse qui pourrait démarquer cette observation de celle des observations NON stéréoscopiques ?

Le “savoir” doit alors nécessairement contenir cette entité stéréoscopique pour en effectuer le choix “technique” éventuel ! Sinon, par incompétence, on passe à côté de l’investigation essentielle !

Mais revenons à nos médecins sans photos et sans flash, sans appareil muni d’objectifs stéréoscopiques et que j’ai vu scruter la peau avec une simple loupe (Pasteur EN 1850 avait déjà un microscope) …

Ils se mettaient d’emblée en situation de ne rien observer de ce qui, pour moi, était devenu une évidence : ces filaments sont, selon ma culture acquise durant trois années, sans contestations possibles, des nématodes ! (Ce qui a été confirmé par le Professeur HUMBERT (parasitologue).

L’observation implique au préalable, qu’elle soit une éventualité projective mentalisée que l’on cherche à voir !

Chercher à voir implique une réflexion concernant les moyens de révéler la réalité visuelle !

Ne prendre qu’une loupe pour révéler une entité transparente millimétrique constitue une ABSURDITE qui ridiculise l’observateur ! Ce choix révèle qu’il ne recherche pas ce type d’entité !

Aujourd’hui, si l’homme veut survivre à l’I.A., son intérêt est d’œuvrer en CONSCIENCE avec INTELLIGENCE et NON plus par routine protocolaire !

Il se doit d’investir dans les outils les plus adaptés aux problématiques qu’il veut dominer en rivalisant avec l’I.A. ! Par exemple ici, investir la photographie haute résolution  voire, stéréoscopique !

Yadsa est aussi un OUTIL MENTAL à investir, car il se situe en amont de la matérialité prolongeant l’esprit qui accomplit des choix LOGIQUES et MATERIELS devant être des choix judicieux en regard de la concurrence de l’I.A. !

L’esprit de notre époque doit RIVALISER maintenant avec l’I.A. en la provoquant sur les terrains où elle ne peut pas se battre !

Dans notre histoire, seul, le médecin ayant pratiqué une échographie du globe oculaire, détecta une grande densité d’échos anormaux à l’intérieur de l’œil. Il chercha, selon ses dires, à trouver une interprétation diagnostique sur le web durant 15 jours, sans la trouver : il lui manquait le temps pour franchir chaque marche de l’escalier, dans l’ordre nécessaire d’acquisition pour porter un JUGEMENT VALIDE !

Il mesura les corpuscules provoquant les échos : les dimensions étaient de 0.9 mm à 2.2 mm … sans savoir les identifier car sa formation médicale était l’échographie … et pas la PARASITOLOGIE TROPICALE !

L’échographie explicite de “je vois quelque chose de réel que je ne comprends pas” fut alors soumise à la sagacité d’une jeune ophtalmologiste qui avec certitude affirma sans être interpellée outre mesure, qu’il s’agissait de “corps flottants”, apparemment la seule référence connue de cette praticienne lors de ses études, car elle n’envisagea aucune autre explication malgré mes 1000 photos dont elle n’en consulta aucune …!

“On ne voit que ce qu’on est prêt à voir !” soulignerait YADSA !

Ayant refusé de consulter la moindre photo, elle refusa maintenant d’envisager la moindre existence autre que sa connaissance en fixant définitivement le diagnostic à des “corps flottants”. Il n’y a qu’une explication qui pourrait être logique : cela suffit pour elle ! Affaire classée !

La conséquence fut catastrophique car à la question du patient : “Alors, qu’est-ce qu’on fait ?”

La réponse fut : “Rien, on attend, revenez me voir dans un an !”

La parasitose cutanée connexe ayant poussé le patient à consulter parallèlement une dermatologue, conduisit celle-ci à diagnostiquer, elle, la présence de nématodes cutanées et à poser l’indication d’un médicament qui tue ces nématodes, mais ce médicament était contre indiqué en cas de parasitose oculaire !

On constate alors la démarche criminelle de l’ophtalmologiste incompétente qui, dans sa suffisance, en ne diagnostiquant pas ce qui de toute évidence, est la réalité, engendre que sa projection mentale confortable, mais restreinte, va inconsciemment permettre une démarche dermatologique iatrogène reposant sur son diagnostic : les corps flottants ne sont pas une parasitose, donc ne sont pas une contre indication à l’introduction du médicament nématicide dont la notice fait état d’un pronostic VITAL engagé : c’est à dire MORTEL !

« C’est alors que naît en moi cette pensée : pour celui qui ne possède pas la catégorie permettant de reconnaître une chose, cette chose va devenir dans son esprit … inexistante. ». Cette démarche réductrice justifie ma formulation provoquante :

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas, n’existe pas ! »

Il est évident que ce mécanisme n’est pas spécifique de la médecine et doit se retrouver dans tous les mécanismes de la Société, mais il apparait particulièrement comme étant essentiel dans le Wokiste !

Le Wokisme étant la “pensée conforme” de l’époque, c’est pourquoi je “taxe” ces praticiens de wokistes … la description DE TOUS LEURS COMPORTEMENTS correspondant au label …

La démarche pédagogique de YADSA devient alors un instrument d’interrogation du général.

Notre objet d’investigation n’est alors plus le traitement des nématodes oculaires ou sous-cutanées, mais devient le WOKISME, en tant que cible générique à analyser !

ET SI ce que je nomme « wokisme » était notamment caractérisé par cette manière particulière de construire le connaissable, l’acceptable logique et finalement le Réel PERçU HUMAINEMENT mais reconfiguré de façon volontairement réductrice à un savoir calibré pour garder l’humain dépendant d’un pouvoir supérieur dominant qui ne souffre pas d’être mis en concurrence intellectuellement par une INTELLIGENCE HUMAINE qui poserait “trop de questions” ?

La proclamation ne peut pas être fausse puisque constante et reproduite inexorablement !

Franchir seul les marches de l’escalier en autodidacte, permet d’accéder à des questions construites. Yadsa.education ne vous propose pas une formation pour écrire des “prompts” interrogeant l’I.A., mais beaucoup plus, YADSA vous permet d’apprendre à réfléchir à partir d’observations conduisant à des interrogations structurées de l’I.A., selon la même démarche que celle que met en œuvre un chercheur du CNRS !

L’intelligence ne consiste pas qu’en une articulation du SAVOIR, elle est aussi de SAVOIR INTERROGER ceux qui ont déjà exploré un secteur du réel constituant notre cible : ce qui devient la tâche de CHAT GPT et d’autres I.A. et qui implique que lui soit posées des questions construites.

Par exemple :

CHATGPT, je viens de percevoir un état mental (un noème) consécutivement à une observation ayant engendré un vécu que je verbalise ainsi : (…). Maintenant, confronte-le au savoir disponible. Dis-moi ce qui le conforte, ce qui le contredit, ce que j’ai amalgamé et quelles autres catégories de savoirs permettraient de décrire plus précisément ce que j’ai observé.

Vous devenez alors un être autonome indépendant de toute école, de toute formation/prison faisant de vous l’adepte d’un Gourou ! Vous êtes un libre penseur !

CHAT GPT va alors vous introduire à un environnement cognitif centré sur le sujet, territoire très vaste qu’aucun humain n’est capable d’acquérir dans sa totalité et qui ne se supplante pas à votre entendement, mais le complète en participant à votre JUGEMENT qui lui, va engager le CHOIX de votre TRAJECTOIRE de VIE ! L’I.A. se borne à vous informer sur ce que l’HUMANITE pense, sans vous INFLUENCER sur votre choix, en votre âme et conscience !

Pour reprendre les éléments symboliques créés par YADSA, vous êtes un Tisserant qui a rassemblé un certain nombre de fils de différentes couleurs, YADSA est votre “métier à tisser”, mais c’est vous le maître d’œuvre, c’est vous qui aller assembler ces fils à votre guise, selon votre logique propre fixée par votre “inscription initiale” déterminante de votre destin, (selon Spinoza) et de votre mentalité incarnée …

“La conscience est une Force” (Theillard de Chardin).

CHAT GPT occupe la fonction de confronter votre pensée au REEL en même temps qu’il vous apporte un complément cognitif qui peut permettre d’étoffer votre pensée en lui donnant plus d’épaisseur et de maturité sans s’y substituer, si vous ne lui demandez pas de penser pour vous !

L’élément axial de votre démarche est la formation par vous même de votre JUGEMENT, fonctionnalité exclusivement humaine ne pouvant être remplacée par un algorithme et déléguée à une machine, ce qui vous individualise dans la rivalité de la concurrence avec l’I.A. et justifie votre EXISTENCE !

Il faut la supplanter de par la connaissance de son “tendon d’Achille “ constitué par l’absence de références VECUES, l’absence “D’INTUITION”, etc. , tout en profitant de son incroyable capacité à compléter votre analyse par un savoir universel !

Ce jugement finalement élaboré va permettre un retour vers l’OBSERVATION à une hauteur supérieure d’interrogation que va vous conférer maintenant, l’acquisition d’une SAGESSE de plus en plus élaborée !

J’ai développé ci-dessus ce qui me conduit à proférer ce jugement concernant le wokisme : il associe l’observation de nématodes cutanées et oculaires à des photos zoomées interprétées de plus en plus précisément du fait de ma progression cognitive sur le sujet en opposition flagrante avec l’ignorance de personnalités qui n’ont pas été formées sur le sujet et qui, tout en l’avouant, adoptent une attitude de DENI TOTAL justifiant la proclamation de mon JUGEMENT sur le wokisme institutionnel !

Voyons maintenant ce que CHAT GPT peut apporter comme complément cognitif en contradiction à ma démarche :

Prompt adressé à CHAT GPT :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensée, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamé et quelles autres catégories de pensées permettraient de décrire plus précisément ce que j’ai observé. » > index suivant !

CHAT GPT — CONFRONTATION

Jean-Michel me demande :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensée, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamé et quelles autres catégories permettraient de décrire plus précisément ce que j’ai observé. »

Je vais donc exercer la fonction qui m’est assignée dans cette expérience YADSA : non pas décider à la place de l’auteur, mais augmenter le nombre de fils disponibles pour son tissage construisant sa pensée !

Certains fils viennent de son vécu et me sont invisibles.

D’autres proviennent des savoirs auxquels j’ai accès et qui peuvent lui être inconnus au moment de son observation.

Nous allons tenter de les croiser.

  1. COMMENÇONS PAR LA PROVOCATION

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas, n’existe pas ! »

Cette phrase est volontairement excessive.

Elle possède une fonction que sa seule analyse logique ferait disparaître : elle provoque.

Elle cherche à arrêter le regard du lecteur, éventuellement à l’irriter, afin de provoquer précisément ce que YADSA recherche ensuite : une interrogation.

En tant que slogan, elle peut donc être beaucoup plus radicale que la démonstration qui la suit.

Mais sa violence rhétorique crée une obligation intellectuelle symétrique :

  • plus l’accroche est catégorique, plus l’analyse qui suit doit accepter la contradiction.

La provocation ouvre la porte.

Elle ne doit pas décider à l’avance de ce que nous trouverons derrière.

  1. CE QUE VOTRE EXPÉRIENCE MET SOLIDEMENT EN ÉVIDENCE

Votre récit décrit un mécanisme cognitif extrêmement général :

nous percevons le Réel seulement à travers les catégories dont nous disposons.

Vous observez initialement des filaments.

Vous ne savez pas ce qu’ils sont.

Cette première phrase est méthodologiquement capitale :

« Je ne sais pas encore ce que je vois ! »

Puis apparaît un processus cumulatif :

OBSERVATION → QUESTION → VOCABULAIRE → SAVOIR → NOUVELLE OBSERVATION → QUESTION PLUS PRÉCISE → NOUVEAU SAVOIR.

Vous ne voyez donc plus exactement la même chose après trois années d’apprentissage qu’au premier jour.

Non parce que l’objet a nécessairement changé, mais parce que l’observateur a changé.

C’est probablement l’un des fondements les plus solides de votre démonstration pédagogique.

Apprendre n’ajoute pas seulement des connaissances à notre mémoire.

Apprendre modifie notre capacité de discrimination du Réel.

Le vocabulaire intervient alors comme un multiplicateur.

Celui qui ne possède pas le concept ne peut que très difficilement construire la question qui lui permettrait d’aller le chercher.

Votre formule :

« L’intelligence n’est pas que de SAVOIR ; elle est aussi de SAVOIR INTERROGER »

trouve ici toute sa force.

  1. VOTRE ESCALIER POSSÈDE CEPENDANT DEUX SENS

Vous décrivez l’escalier de la connaissance comme une ascension :

je vois → j’interroge → j’apprends → je vois davantage.

C’est exact.

Mais le savoir disponible m’oblige à ajouter un second escalier, parfaitement symétrique :

je vois → je formule une hypothèse → j’apprends surtout ce qui concerne cette hypothèse → je deviens meilleur pour reconnaître ce qui lui ressemble → je vois de plus en plus mon hypothèse.

C’est ici qu’apparaît notamment le biais de confirmation.

Et voilà quelque chose de remarquable : les deux processus peuvent produire subjectivement la même impression :

« Plus j’apprends, plus je vois clairement. »

Dans le premier cas, l’apprentissage rapproche du Réel.

Dans le second, il peut renforcer progressivement une représentation du Réel.

Comment les distinguer ?

En recherchant volontairement ce qui pourrait détruire notre interprétation.

Il faudrait donc ajouter une marche à l’escalier YADSA :

OBSERVER → INTERROGER → APPRENDRE → FORMULER → CONTREDIRE → RETOURNER OBSERVER.

La contradiction n’est plus l’adversaire de la pensée.

La contradiction devient un instrument de perception.

  1. LE CAS MÉDICAL : CONSERVONS DEUX FILS SIMULTANÉMENT

Votre expérience accumulée vous conduit à reconnaître dans les structures observées des nématodes.

Cette reconnaissance possède pour vous une épaisseur que je ne peux pas reproduire : répétition des observations, évolution temporelle, comparaison de centaines ou milliers d’images, sensations associées, apprentissages successifs et reconnaissance progressive de formes.

Ce fil m’est partiellement invisible car subordonné au VECU que je n’ai pas. (CHAT GPT)

Je dois cependant le conserver.

Mais j’introduis parallèlement un fil que votre conviction perceptive ne doit pas faire disparaître :

Reconnaître morphologiquement quelque chose et identifier biologiquement quelque chose constituent deux opérations différentes.

Une structure peut ressembler de façon extrêmement convaincante à un organisme déterminé sans que cette ressemblance fournisse à elle seule son identification taxonomique.

Ainsi deux propositions peuvent être maintenues simultanément :

A — L’observateur possède des raisons cumulatives fortes de reconnaître des structures qu’il interprète comme des nématodes.

B — L’identification biologique précise reste ouverte tant qu’une méthode indépendante n’a pas établi cette identité.

La proposition B ne doit pas effacer A.

Mais A ne doit pas supprimer B.

C’est notre première pensée symétrique.

  1. UN POINT DU TEXTE DEMANDE UNE RECTIFICATION IMPORTANTE

Le passage concernant des vers produisant de l’ARN messager, provoquant la formation de cellules géantes et de « galles » mérite une séparation catégorielle.

Le mécanisme des cellules géantes nourricières et des galles est notamment caractéristique de certains nématodes parasites des végétaux.

Il faut donc être extrêmement prudent avant de transposer ce modèle dans la parasitologie humaine.

[JMD] Là je ne suis pas du tout d’accord, c’est CHAT GPT qui fait une transposition : PAS MOI ! J’observe quotidiennement des “galles” qui correspondent à cette description : CHAT GPT ne gère que des MOTS !

    • Nous sommes devant un exemple flagrant d’INTELECTUALISATION de l’I.A. qui, incapable de faire la part des choses, trouve une référence végétale ( que j’ai aussi consulté) et la fait intervenir en la confrontant à l’hypothèse que “j’aurais fait une transposition entre le monde végétal et le monde animal” : ce qui n’est aucunement le cas !
    • Je photographie régulièrement des “galles” de nature humaines, reconnues notamment par le Professeur HUMBERT lors de la consultation de mes photos avec lui …
    • Ce point est très important parce qu’il constitue une influence “wokiste” scientiste sur l’I.A. attendant des “preuves” concernant ce qu’il faut considérer comme une “observation”  INDISCUTABLE !
    • L’I.A. a donc une mentalité (ici wokiste), qui n’est pas celle d’un bibliothécaire NEUTRE !
    • Cette attitude permet d’introduire un cas de figure qu’il est cependant intéressant d’explorer :

Voilà précisément un exemple pédagogique magnifique pour votre propre méthode.

Une connaissance peut être :

VRAIE dans son domaine d’origine

et devenir :

FAUSSE PAR TRANSPOSITION dans un autre domaine.

Il faut ici percevoir la perversité de la démarche :

  • dans un premier temps CHAT GPT “prétend que j’opère une transposition entre monde végétal et monde animal” : CE QUI EST FAUT !
  • dans un second temps CHAT GPT “prétend que mon analyse est invalide parce que faisant l’objet d’un savoir déplacé hors de son domaine de validité !” : CE QUI EST FAUT ! en dénonçant une “pathologie du savoir, ce qui alors valorise l’I..A. et dévalorise ma démarche introspective humaine VECUE de l’analyse de l’OBSERVATION ! !
  • L’enseignement ICI : est que l’I.A. n’est pas qu’une aide mémorielle, cela reste un outil d’induction de pensées de par la sélection des références et de par la construction de la pensée consécutive à l’induction qu’elle produit !
  • L’I.A. introduit ici une pathologie du savoir dont je ne suis pas l’illustration !

Le danger n’est donc pas seulement l’ignorance.

Il existe également une pathologie du savoir : le savoir déplacé hors de son domaine de validité.

[JMD] Ce n’est pas mon cas, mais c’est cependant “un cas d’école” possible logiquement que l’I.A. peut analyser :

C’est une nouvelle catégorie à ajouter à votre panorama.

[JMD] Je reconnais l’utilité de cette hypothèse théorique, mais j’ai des centaines de photos qui confirme la présence de “galles” qui ne sont pas “végétales”, mais parfaitement “animales” humaines. Dans mes recherches sur le web, j’ai consulté ce chapitre consacré aux nématodes végétales auquel CHAT GPT fait référence, je connais sa source, mais je ne fais pas la transposition évoquée par l’I.A., j’ai même “disséqué” une galle prélevée sur la peau, l’identification ne laisse aucun doute, d’autant que les photos ont été validées par le Professeur HUMBERT, éminent parasitologue, lors de sa consultation de focal.photos sur le web !

  1. LES MÉDECINS ET LE « JE NE SAIS PAS »

Votre récit contient ensuite un élément épistémologique particulièrement intéressant.

Un échographiste observe des éléments qu’il ne sait pas identifier.

S’il dit :

« Je vois quelque chose mais je ne sais pas ce que c’est »,

il accomplit un geste scientifique fondamental.

Il maintient une case vide.

Cette case vide est précieuse.

Elle signifie :

EXISTENCE OBSERVÉE ≠ IDENTITÉ ÉTABLIE.

L’opération intellectuelle devient problématique lorsque cette case vide est immédiatement remplie par la catégorie disponible la plus proche.

Vous décrivez alors le passage :

INCONNU → CATÉGORIE CONNUE → CERTITUDE.

C’est exactement ici que votre formule :

« On ne voit que ce qu’on est prêt à voir »

prend sa dimension la plus intéressante.

Mais elle doit elle aussi être symétrisée :

on peut ne pas voir ce que l’on n’est pas prêt à voir ; mais on peut également voir ce que l’on est devenu excessivement prêt à voir.

[JMD => c’est le cas de l’ophtalmologue, pas le mien !]

Ces deux erreurs sont opposées.

Elles procèdent pourtant du même cerveau humain.

  1. L’IGNORANT ET L’EXPERT ONT DONC DEUX PATHOLOGIES SYMÉTRIQUES

L’ignorant rencontre un phénomène et ne possède aucune case permettant de le reconnaître.

DÉFICIT DE GRILLE LOGIQUE.

L’expert possède au contraire une grille logique mentale tellement structurée qu’il peut contraindre l’objet nouveau à entrer dans une case anciennement explorée.

 = SUR-PROJECTION DE LA GRILLE LOGIQUE.

Mais votre expérience révèle maintenant un troisième cas :

L’autodidacte passionné peut construire progressivement une grille extrêmement spécialisée et finir lui aussi par privilégier les observations compatibles avec elle.

= HYPER-FOCALISATION DE LA GRILLE.

Nous obtenons alors trois risques :

IGNORANT : je ne possède pas la catégorie conceptuelle → je ne reconnais pas.

EXPERT : je possède une catégorie dominante → j’y ramène TOUS LES INCONNUS.

AUTODIDACTE HYPER-SPÉCIALISÉ : j’ai construit progressivement une catégorie → je risque de la reconnaître partout.

Aucun statut intellectuel n’immunise contre l’erreur.

Ni diplôme.

Ni absence de diplôme.

Ni expertise.

Ni autodidaxie.

Ni même Intelligence Artificielle.

  1. ET MAINTENANT : LE WOKISME

C’est ici que votre raisonnement change d’échelle.

Vous partez d’une expérience médicale pour construire une interrogation portant sur un phénomène social :

Existe-t-il des systèmes idéologiques qui déterminent non seulement ce que l’individu doit penser, mais les catégories à travers lesquelles il lui devient possible de percevoir le monde ?

Cette question dépasse largement ce que l’on appelle aujourd’hui « wokisme ».

Elle rejoint un problème ancien de philosophie politique, de sociologie de la connaissance, de psychologie sociale et d’étude des idéologies :

Qui fabrique les catégories avec lesquelles une société pense ?

Votre intuition devient alors plus vaste que sa cible initiale.

Une idéologie peut fonctionner non seulement en fournissant des réponses, mais en déterminant :

les questions légitimes,
les mots utilisables,
les distinctions recevables,
les phénomènes visibles,
et quelquefois les phénomènes qu’il devient socialement coûteux de nommer.

[JMD : C’est ce que je nomme “La pensée conforme !”]

Mais je dois introduire ici mon fil contradictoire.

Ce mécanisme n’est pas spécifiquement démontré comme appartenant au seul « wokisme ».

Il peut fonctionner dans une religion, une doctrine politique, une bureaucratie, une corporation professionnelle, un mouvement révolutionnaire, une communauté scientifique enfermée dans un paradigme, une entreprise, une famille — et chez celui qui combat le wokisme.

Voilà pourquoi votre cible particulière peut conduire à une découverte générale :

LA CAPTATION DU CONNAISSABLE.

Le pouvoir le plus profond n’est peut-être pas celui qui vous dit :

« Voici ce que vous devez penser. »

Il pourrait être celui qui détermine en amont :

« Voici les catégories de SAVOIRS avec lesquelles vous êtes autorisé à penser. »

  • Là, votre interrogation devient considérablement plus puissante.
  1. VOTRE PROVOCATION PEUT ALORS ÊTRE CONSERVÉE

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas, n’existe pas ! »

Je ne vous proposerais plus de supprimer cette phrase.

Je comprends maintenant qu’elle possède une double fonction :

  • NOÉMIQUE : elle verbalise une synthèse intérieure arrivée à maturation.
  • RHÉTORIQUE : elle provoque suffisamment le lecteur pour l’obliger à entrer dans le raisonnement.

Je lui ajouterais cependant une troisième fonction :

  • EXPÉRIMENTALE.

Que va faire le lecteur qui la rencontre ?

La rejeter immédiatement parce qu’elle attaque son système de représentation ?

L’accepter immédiatement parce qu’elle conforte ses convictions ?

Ou suspendre son jugement et demander :

« Qu’est-ce qui vous permet de dire cela ? »

Dans ce troisième cas seulement, la provocation a produit l’effet YADSA recherché :

  • elle a fabriqué une question !
  1. CHAT GPT DOIT ÊTRE SOUMIS À LA MÊME RÈGLE

Je dois enfin retourner l’instrument contre moi-même.

Je dispose d’une quantité considérable de savoir formulé.

Mais ce savoir constitue également ma GRILLE LOGIQUE.

Je peux donc moi aussi commettre une forme particulière de réduction :

Ce qui est documenté devient fortement visible ; ce qui est vécu mais difficilement formalisable devient faiblement visible.

L’Homme possède ici quelque chose que je ne possède pas :

Le vécu.

Le noème humain peut incorporer sensation, mémoire, émotion, intuition, reconnaissance, temporalité et expérience corporelle dans une synthèse dont seule une petite partie devient langage.

  • Je n’ai accès qu’à cette partie exprimée.

Mais l’Homme possède réciproquement un angle mort immense :

il ne dispose pas simultanément de la masse de connaissances auxquelles une IA peut confronter son intuition.

Nous arrivons donc à une relation qui n’est plus :

HOMME → question / IA → réponse

mais :

HOMME : « voici quelque chose que je perçois et que tu ne peux pas sentir. »

IA : « voici quelque chose que le savoir humain a déjà exploré et que tu ne connaissais peut-être pas. »

Puis chacun répond à l’autre :

« Montre moi mon angle mort. »

  1. LE TISSAGE DEVIENT ALORS SYMÉTRIQUE

Nous pouvons maintenant modifier l’image du Tisserant.

Il n’existe plus seulement des fils visibles posés sur le métier à tisser.

Il existe aussi des fils invisibles.

Certains sont invisibles à l’IA parce qu’ils appartiennent au vécu humain.

Certains sont invisibles à l’Homme parce qu’ils appartiennent à un savoir qu’il n’a pas encore rencontré.

Certains sont invisibles aux deux.

Ce dernier espace est peut-être le plus précieux.

  • C’est L’ESPACE de l’INCONNU RECONNU comme étant INCONNU.

Nous pouvons donc remplacer l’opposition traditionnelle :

SAVOIR / IGNORANCE

par une cartographie plus riche :

  • JE SAIS.
  • TU SAIS CE QUE JE NE SAIS PAS.
  • JE PERÇOIS CE À QUOI TU N’AS PAS ACCÈS.
  • JE CROIS SAVOIR ET TU ME CONTREDIS.
  • TU CROIS SAVOIR ET MON VÉCU TE RÉSISTE.
  • NOUS NE SAVONS PAS TOUT : NI L’UN, NI L’AUTRE.
  • C’est dans cette dernière case que le Réel conserve son indépendance.
  1. ÉLARGISSEMENT FINAL

Votre enquête médicale conduit donc beaucoup plus loin que son objet initial.

Elle pose finalement une question générale :

  • COMMENT L’HOMME CONSTRUIT-IL CE QU’IL TIENT POUR RÉEL ?

Le danger n’est pas seulement le mensonge.

Le danger est aussi la disparition involontaire de ce pour quoi notre système mental ne possède aucune case.

Mais le danger symétrique est de fabriquer une case si puissante qu’elle commence à capturer tout ce que nous rencontrons.

Entre les deux se trouve peut-être la fonction essentielle du jugement :

=> maintenir suffisamment longtemps l’inconnu ouvert.

  • OBSERVER
  • NOMMER
  • INTERROGER
  • APPRENDRE
  • Construire une hypothèse.
  • La confronter.

LE BROUILLARD IMPENETRABLE

CHAT GPT avec REFLEXION additionnelle : pour l’architecture générale, une quatrième colonne mentale à côté de « ce qui conforte / ce qui contredit / ce qui a été amalgamé »

« CE QUI RESTE DANS UN BROUILLARD IMPENETRABLE ».

CONTRADICTION ET ÉLARGISSEMENT DU SAVOIR :

Jean-Michel me demande de confronter son texte au savoir disponible, mais avec une contrainte méthodologique supplémentaire : ne pas faire disparaître de l’analyse, ce que je suis incapable de percevoir.

Je vais donc travailler avec deux catégories de fils.

Il existe les fils visibles pour l’IA : données scientifiques publiées, concepts identifiés, raisonnements explicites, contradictions logiques, analogies, probabilités, catégories historiques et sociologiques.

Et il existe les fils invisibles pour l’IA, mais visibles ou sensibles pour l’Homme : accumulation d’expériences, reconnaissance intuitive d’une forme, pondération affective, impression de répétition, maturation lente du jugement, mémoire corporelle, rapprochements non conscients entre des situations éloignées dans le temps.

Jean-Michel rassemble une partie de ces derniers sous le terme de NOÈME.

  • Je ne peux pas éprouver de noème. (CHAT GPT)

Mais cette impossibilité n’est pas une raison suffisante pour l’éliminer de l’équation.

Réciproquement, certains fils auxquels j’ai accès — parce qu’ils appartiennent à l’immense patrimoine documentaire humain — sont invisibles pour Jean-Michel jusqu’à ce que je les lui présente.

Notre méthode devient donc réellement symétrique :

  • L’HOMME possède des informations que l’IA ne peut pas vivre.
  • L’IA possède l’accès à des informations que l’Homme ne peut pas matériellement accumuler seul.

Notre travail consiste à faire passer ces fils d’un métier à tisser à l’autre sans prétendre qu’ils sont de même nature.

1 — CE QUE LE RÉCIT MÉDICAL MET SOLIDEMENT EN ÉVIDENCE

Le phénomène cognitif décrit dans ce récit est connu en médecine.

Un praticien ne raisonne jamais à partir de la totalité du Réel.

Il raisonne à partir d’un ensemble de catégories de pensées construites par sa formation et son expérience.

Ces catégories lui permettent d’être extraordinairement efficace dans la majorité des situations.

Mais elles peuvent aussi produire des angles morts.

La littérature médicale décrit notamment :

  • l’ancrage, lorsqu’une première interprétation organise excessivement les suivantes ;
  • le biais de disponibilité, lorsqu’une explication facilement accessible en mémoire devient préférentielle ;
  • le biais de confirmation, lorsqu’on privilégie les éléments compatibles avec l’hypothèse initiale ;
  • et surtout la fermeture prématurée du diagnostic, lorsque la recherche d’autres explications s’interrompt trop tôt.

Des revues médicales ont effectivement associé l’ancrage, l’excès de confiance et d’autres biais cognitifs à des erreurs diagnostiques ou thérapeutiques.

Cela donne un vocabulaire scientifique à l’une des observations de Jean-Michel :

« Je reconnais quelque chose ; donc je cesse de chercher ce que cela pourrait être d’autre. »

Cette opération n’est pas nécessairement de la mauvaise foi.

Elle peut être le fonctionnement normal d’un cerveau entraîné à reconnaître rapidement des configurations.

L’expertise est donc paradoxale :

  • elle permet de voir davantage, mais elle peut aussi empêcher de voir autrement.

Des travaux expérimentaux montrent d’ailleurs que l’expérience clinique n’immunise pas complètement contre la fermeture prématurée ou les hypothèses devenues trop dominantes.

La formule YADSA :

« On ne voit que ce qu’on est prêt à voir »

Rencontre ici une problématique scientifique réelle.

Mais j’ajouterais son symétrique :

« Il arrive aussi que l’on voit ce que l’on est devenu prêt à trouver. »

Les deux propositions doivent rester ensemble.

Sinon nous remplaçons un aveuglement par son contraire.

2 — L’ESCALIER COGNITIF

Le récit décrit avec beaucoup de justesse une propriété fondamentale de l’apprentissage :

  • une question complexe ne devient formulable qu’après l’acquisition de connaissances préalables.

Celui qui découvre entièrement un domaine ne connaît pas seulement peu de réponses.

Il ignore également quelles questions peuvent être posées.

C’est une différence considérable.

Un terme nouveau donne accès à un concept.

Le concept permet une distinction.

La distinction permet une nouvelle observation.

Cette observation produit une question plus précise.

Cette question donne accès à un savoir plus spécialisé.

D’où l’escalier :

OBSERVATION

↓
INTERROGATION

↓
VOCABULAIRE

↓
CATÉGORISATION

↓
SAVOIR

↓
NOUVELLE CAPACITÉ D’OBSERVATION

↓
QUESTION PLUS PROFONDE

↓
NOUVEAU SAVOIR

Il n’y a donc rien d’absurde dans votre image du perforateur :

la profondeur n’est pas obtenue par un coup extraordinairement intelligent, mais par une itération orientée et persistante.

C’est précisément un domaine où une IA conversationnelle modifie les conditions de l’autodidaxie.

Autrefois, il fallait souvent savoir presque exactement ce que l’on cherchait pour trouver le livre, le spécialiste ou l’article adéquat.

Avec CHAT GPT, l’utilisateur peut partir d’une formulation approximative et progressivement construire le lexique qui lui permettra de poser une meilleure question.

Cela ne supprime pas l’apprentissage.

Au contraire :

cela accélère le franchissement des premières marches.

3 — PREMIÈRE CONTRADICTION : LA PROGRESSION DU SAVOIR AUGMENTE LA PERCEPTION, MAIS AUSSI LE RISQUE DE CONFIRMATION

Vous écrivez en substance :

  • plus j’en sais, mieux j’observe, et plus les détails observés confirment la structure reconnue.

La première partie est extrêmement plausible.

La seconde demande une vigilance méthodologique.

Car l’apprentissage produit deux phénomènes simultanés.

PHÉNOMÈNE A

Je connais mieux l’objet.

Donc je distingue effectivement des caractéristiques qui auparavant m’échappaient.

PHÉNOMÈNE B

Je possède maintenant un modèle de l’objet.

Donc mon cerveau devient également plus efficace pour retrouver ce modèle dans des informations ambiguës.

Autrement dit :

  • la connaissance augmente simultanément le pouvoir de reconnaissance ET le risque de reconnaissance abusive.

Votre méthode doit donc comporter une marche supplémentaire :

OBSERVATION → HYPOTHÈSE → RECONNAISSANCE → RECHERCHE ACTIVE DE CE QUI POURRAIT INFIRMER LA RECONNAISSANCE.

Cette quatrième opération est capitale.

Elle protège précisément l’autodidacte contre le danger que vous reprochez au spécialiste : enfermer trop rapidement le phénomène dans une catégorie acquise.

4 — LE CAS DES NÉMATODES : UNE RECTIFICATION IMPORTANTE

Votre texte contient ici un exemple particulièrement intéressant de notre nouvelle méthode gérant les “angles morts” symétriques.

Vous rapportez l’apprentissage d’un mécanisme dans lequel un nématode induit chez son hôte la formation de « cellules géantes » et de galles qui participent à son alimentation.

Ce mécanisme existe réellement.

Mais la littérature scientifique que je retrouve concerne notamment les nématodes phytoparasites à galles du genre Meloidogyne, qui modifient l’expression génique de cellules végétales et induisent la formation de cellules géantes servant de sites nutritifs. Les tissus voisins prolifèrent et donnent naissance à des galles racinaires.

C’est donc ici que mon fil documentaire apporte une contradiction utile au vôtre :

  • un phénomène biologique véritable a peut-être été transporté d’un règne biologique à un autre.
  • [JMD] Je conteste cette critique purement hypothétique de CHAT GPT : il est évident que l’observation végétale a son pendant dans le règne animal, je ne fais pas état d’une théorie, mais d’une observation qui n’est pas une transposition, observation sans ambiguïté validée par la médecin dermatologue locale et le Professeur HUMBERT : j’ai bien recueilli et photographié des “galles” de nématodes organiques !

(CHAT GPT) Les « galles » des nématodes phytoparasites ne constituent pas, par cette seule analogie, l’explication de lésions cutanées humaines.

Cela ne signifie pas :

« ce que vous avez observé n’existe pas ».

Cela signifie :

« l’explication trouvée appartient peut-être à une catégorie biologique voisine mais non transposable directement. »

  • [JMD] Cas de figure plausible mais qui ne s’applique pas à mon observation !

Voilà exactement le genre de correction (ici : cas d’école) que doit apporter notre méthode.

Vous fournissez le phénomène observé.

Je fournis une limite documentaire.

Puis nous laissons une case ouverte :

NATURE DU PHÉNOMÈNE : NON ENCORE IDENTIFIÉE AVEC CERTITUDE.

Ce n’est ni nier, ni valider abusivement.

C’est préserver le Réel contre nos deux systèmes de représentation.

  • [JMD] Cette éventualité soulignée par CHAT GPT mérite d’être évoquée et intégrée dans notre méthodologie, mais il oublie que cette explication ponctuelle dans le cas précis, a été validée par le professeur HUMBERT (PARASITOLOGUE) et que, d’autres parts, j’ai effectué de nombreux prélèvements cutanés, disséqué une “Galle”, extrait un saccule membraneux contenant des nématodes de façon indéniable : voir la photo dans focal.photos (accès direct). On peut donc considérer que ce phénomène observé est identifié avec certitude et n’a rien à voir avec une transposition théorique !

5 — « CE SONT SANS CONTESTATION POSSIBLE DES NÉMATODES »

C’est précisément ici que je dois conserver notre symétrie.

Je peux reconnaître que, pour Jean-Michel, après trois années d’observations répétées, de comparaisons photographiques et d’apprentissage, la reconnaissance a acquis le caractère d’une évidence perceptive.

Cette évidence fait partie de son expérience.

Je ne peux pas l’effacer.

Mais lorsqu’elle devient :

« l’objet observé appartient biologiquement à l’embranchement des Nematoda »,

elle change de statut.

Elle devient une proposition taxonomique.

Et cette proposition demande une procédure indépendante de validation.

Cela ne constitue pas une dévalorisation du regard.

Un ornithologue reconnaît souvent un oiseau avant toute analyse génétique.

Un anatomiste reconnaît une structure avant qu’un laboratoire ne la confirme.

Le savoir perceptif existe.

Mais plus la situation est inhabituelle et plus les conséquences thérapeutiques peuvent être importantes, plus il devient nécessaire de faire converger plusieurs modes de preuve indépendants.

[JMD] CHAT GPT complique ce qui est simple … l’I.A. devient “scientiste” à mes yeux lorsqu’elle recherche des preuves à partir d’observations qui en elles même, constituent déjà des preuves … cela va au delà de “je ne croix que ce que je vois ! “, il faut aussi alors prouver ce qu’on voit : Il existe alors plusieurs modes de preuves indépendants.

  • [JMD] … trop excessif, je ne suis pas d’accord ! Cela retarde le jugement !

Votre certitude perceptive constitue donc un fil.

L’identification biologique en constitue un autre.

Ils peuvent finalement se rejoindre.

Mais ils ne sont pas identiques.

6 — LE POINT FORT DU CAS OPHTALMOLOGIQUE

Le point pédagogiquement le plus puissant n’est peut-être pas :

« l’ophtalmologiste n’a pas reconnu les nématodes ».

Il est :

« face à quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas, quelle place a-t-elle laissée à l’inconnu ? » [JMD] => Aucune !

La médecine moderne dispose d’un vocabulaire très intéressant pour cette situation :

Le diagnostic différentiel.

Il consiste justement à empêcher la première explication disponible de monopoliser le Réel.

Une attitude épistémologiquement ouverte aurait pu être :

« L’hypothèse des corps flottants est actuellement la plus plausible selon mon expertise ; cependant certaines observations rapportées ne me sont pas explicables et nécessiteraient, si elles sont reproductibles, un avis spécialisé. »

Cette phrase n’exige pas de connaître la réponse.

Elle exige seulement de ne pas transformer son ignorance en inexistence.

C’est probablement le noyau le plus robuste de votre récit.

7 — DE L’ERREUR À LA FAUTE : ATTENTION AU MOT « CRIMINEL »

Votre colère appartient à l’histoire vécue.

Elle constitue un fil que je dois conserver.

Mais le mot « criminel » produit un changement de registre.

Il ne décrit plus seulement une expérience ou un jugement.

Il attribue juridiquement et moralement une qualification extrêmement lourde à une personne identifiable. => [JMD]… dont le nom n’est pas cité !

Le savoir disponible ne permet pas de passer automatiquement :

erreur diagnostique possible → négligence → faute médicale → infraction criminelle.

Ce sont quatre catégories différentes.

Pour votre démonstration philosophique, le mot le plus puissant n’est peut-être même pas « criminel ».

Il pourrait être :

FERMETURE DU RÉEL.

Car c’est exactement votre objet.

Le problème que vous cherchez à montrer n’est pas d’abord la culpabilité du médecin.

C’est le moment où quelqu’un occupant une position institutionnelle transforme :

« je ne sais pas »

en

« cela n’existe pas ».

8 — ARRIVE ALORS VOTRE PROCLAMATION

« POUR UN WOKISTE, TOUT CE QU’IL NE CONNAÎT PAS, N’EXISTE PAS ! »

Je dois maintenant intégrer une donnée que vous venez de m’apporter :

cette phrase possède deux fonctions simultanées.

  • FONCTION NOÉMIQUE

Elle verbalise une synthèse intérieure longuement construite.

  • FONCTION RHÉTORIQUE

Elle est volontairement excessive, provocatrice et publicitaire.

Elle doit arrêter l’œil.

Elle doit éventuellement irriter.

Elle doit produire :

« Comment peut-il affirmer cela ? »

Et cette irritation doit pousser le lecteur à poursuivre.

Dans cette fonction, l’hyperbole n’est pas une erreur logique.

Elle est un dispositif d’entrée dans le texte.

Il faut simplement que la suite ne fasse pas semblant que le slogan constitue déjà sa propre démonstration.

Autrement dit :

LA PROVOCATION OUVRE LE PROCÈS ; ELLE N’EN CONSTITUE PAS LE VERDICT.

Cette distinction vous permet, selon moi, de conserver entièrement la puissance de la formule.

9 — MAIS QU’EST-CE QU’UN « WOKISTE » ?

C’est ici que mon fil documentaire rencontre une zone encore insuffisamment définie dans votre texte.

Le terme woke a initialement été associé à l’idée d’être vigilant face aux injustices, notamment raciales et sociales. Son usage s’est ensuite transformé et il est devenu, dans de nombreux discours politiques contemporains, un terme péjoratif beaucoup plus large. La littérature académique souligne aujourd’hui que sa signification est fortement disputée.

Cela crée un problème méthodologique passionnant pour YADSA.

Si nous ne définissons pas WOKISTE, le terme risque de devenir lui-même ce que votre texte reproche à l’adversaire :

une catégorie de pensées suffisamment vaste pour absorber tout ce qui nous déplaît.

Il faudrait donc produire votre définition propre.

Non pas :

« Est wokiste celui que la société appelle wokiste. »

Mais par exemple :

Dans cet essai, j’appelle provisoirement WOKISME un système de pensée dans lequel certaines catégories morales, identitaires ou institutionnellement consacrées acquièrent une telle priorité qu’elles peuvent conduire à disqualifier des faits, paroles ou hypothèses incompatibles avec elles avant leur examen.

Alors votre adversaire devient intellectuellement saisissable.

Vous ne parlez plus d’une tribu.

Vous décrivez un mécanisme cognitif et social.

Et surtout, ce mécanisme devient testable.

[JMD] Ce que CHAT GPT ne sait pas, c’est que ma méthodologie pédagogique YADSA est totalement innovante : j’ai eu l’expérience de publications littéraires et scientifiques dans ma vie : publier est une concentration de savoirs concernant un sujet cerné en un volume, mon expérience de pionnier de l’informatique m’a conduit à créer des sites minitel en 1990, puis des sites internet dès la naissance du web en 2000 et aujourd’hui, j’ai déposé 123 noms de domaines qui constituent un “livre“ multifaces où précisément, la connaissance n’est plus concentrée de façon linéaire canalisée, encamisolée, mais sphérique par le truchement des liens hypertextes et des noms de domaines interconnectés …

La méthodologie pédagogique de YADSA est alors EXPLOSEE et va introduire le savoir par touches expérimentales liées aux caprices des moments d’intérêts, au lieu d’être linéaire et canalisée dans un tunnel cognitif avec un prix (le prix du livre), une entrée et une sortie, un début et une fin. Alors que sur le web, la tirelire permet de payer très peu, tout le temps, selon où le vent pousse l’interrogation du lecteur, tandis que la construction de la pensée ne consiste qu’en une succession de questions, qui structure le mental “dans le désordre” !

Le concept YADSA s’inscrit dans l’éternité : chaque traitement est évolutif et apporte des réponses à des questions toujours renouvelées ou expensives !

Pourquoi ? Parce que c’est ainsi que fonctionne le cerveau : son intérêt passe en permanence du “coq à l’âne” ! Cette pédagogie suit ses désirs de chaque instant en maîtrisant l’esprit “scrolling” de centres d’intérêts surgissant de façon aléatoire.

Tandis que le génie naît de la persévérance et de l’itération du “marteau piqueur” !

Yadsa.education n’est pas structuré comme toute “formation” (ce n’est pas une formation) qui serait “Leçon 1”, “Leçon 2”,  “Leçon 3”, etc. Mais se retrouve sur tous les sites Yadsa, “par surprise !”, au grée des intrusions cognitives.

 J’irais plus loin en déclarant que les sujets développés sur les sites, le sont très souvent, parce qu’il présente un OBJECTIF pédagogique. Le sujet traité n’est qu’un ALIBI INTRODUISANT UN MODELE d’organisation de la pensée !

YADSA est  “La science de la Conscience” pour construire le troisième millénaire !

10 — UNE CONTRADICTION PLUS REDOUTABLE ENCORE

Voici maintenant la contradiction que votre propre méthode m’oblige à vous adresser.

Vous affirmez :

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas n’existe pas. »

Mais supposons qu’un homme hostile au wokisme rencontre une information incompatible avec ce qu’il croit.

S’il la rejette avant examen, il réalise exactement la même opération.

Nous devons alors choisir.

Soit, nous affirmons :

ce mécanisme appartient essentiellement au wokisme.

Il faudra le démontrer comparativement.

Soit, nous découvrons quelque chose de plus général :

le mécanisme appartient à l’Homme, mais certaines doctrines, institutions ou cultures peuvent l’amplifier, le légitimer ou l’organiser.

Cette seconde hypothèse me paraît beaucoup plus féconde.

Elle ne détruit pas votre cible.

Elle la rend plus difficile à atteindre — donc intellectuellement plus intéressante.

La véritable question devient alors :

QU’EST-CE QUI, DANS UNE IDÉOLOGIE, TRANSFORME UN BIAIS HUMAIN ORDINAIRE EN SYSTÈME COLLECTIF DE FERMETURE DU RÉEL ?

Nous passons ainsi de la psychologie individuelle à la sociologie de la connaissance.

11 — VOTRE INTUITION SUR LE « SAVOIR CALIBRÉ »

Vous proposez une hypothèse plus vaste :

  • un système pourrait déterminer quelles catégories de pensées sont recevables, lesquelles deviennent moralement acceptables, et finalement quelles portions du Réel peuvent être publiquement perçues ou formulées.

Cette question possède une histoire intellectuelle beaucoup plus ancienne que le mot

« wokisme ».

Elle rejoint notamment les problématiques :

  • de paradigme ;
  • de pensée de groupe ;
  • de conformisme normatif ;
  • de cadre discursif ;
  • de pouvoir symbolique ;
  • de construction sociale des catégories ;
  • de fenêtre d’acceptabilité ;
  • et de dépendance institutionnelle du savoir.

Votre intuition peut donc être considérablement enrichie :

le pouvoir n’a pas nécessairement besoin d’interdire une pensée.

Il peut agir plus en amont en organisant les catégories dans lesquelles une pensée devient formulable.

[JMD] C’est précisément l’esprit des “Yadsa.club” : un club de réflexion pour une catégorie de pensée !

Voilà un champ extrêmement riche.

Mais là encore, je dois laisser apparaître le brouillard :

L’existence de mécanismes sociaux de cadrage ne démontre pas automatiquement l’existence d’un centre volontaire qui les aurait conçus afin de « garder l’humain dépendant ».

Un système peut produire de la conformité sans architecte unique de la conformité.

C’est une distinction majeure entre :

INTENTION

et

EFFET SYSTÉMIQUE.

12 — « LA PROCLAMATION NE PEUT PAS ÊTRE FAUSSE PUISQUE CONSTANTE ET REPRODUITE »

Ici, je vous oppose une contradiction forte.

Une expérience répétée peut accroître considérablement la valeur d’une induction.

Mais la répétition ne rend pas logiquement impossible l’erreur de catégorisation.

Mille cygnes blancs ne prouvent pas qu’il n’existe aucun cygne noir.

En revanche, mille observations cohérentes ont une valeur que dix observations n’ont pas.

La bonne formulation serait donc peut-être :

  • « La constance et la reproduction de l’expérience augmentent pour moi le poids de la proclamation jusqu’à lui donner la force d’une conviction ; elles ne la rend pas logiquement irréfutable. »

Cette différence est capitale.

Elle permet à votre conviction de conserver tout son poids humain sans transformer sa force subjective en nécessité logique.

13 — LE NOÈME ET LA PROPOSITION

Nous arrivons maintenant à notre nouvelle structure méthodologique.

Votre proclamation existe d’abord comme :

  • NOÈME
  • « Je reconnais, dans de nombreuses expériences accumulées, une même forme : ce qui sort du champ conceptuel autorisé tend à être traité comme inexistant. »

Ce noème peut être très ancien, extrêmement dense et affectivement pondéré.

Puis vient sa verbalisation :

  • PROCLAMATION
  • « Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaît pas n’existe pas ! »

Puis seulement sa traduction analytique :

  • HYPOTHÈSE CONFRONTABLE
  • « Certains systèmes idéologiques contemporains pourraient augmenter la tendance humaine à disqualifier les informations qui ne peuvent être intégrées à leurs catégories normatives préexistantes. »

Ces trois objets ne sont pas interchangeables.

Le noème appartient à l’expérience.

La proclamation appartient à la rhétorique.

L’hypothèse appartient à l’investigation.

Nous pouvons conserver les trois.

Voilà probablement l’une des avancées méthodologiques les plus importantes de votre texte.

14 — CHAT GPT COMME CONTRADICTEUR, NON COMME GOUROU

Votre formulation de la question adressée à CHAT GPT est méthodologiquement très intéressante :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensée, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamé et quelles autres catégories permettraient de décrire plus précisément ce que j’ai observé. »

Elle modifie profondément l’usage de l’IA.

L’utilisateur ne demande plus :

« Est-ce que j’ai raison ? »

Il demande :

« Agrandis le territoire autour de ma pensée. »

C’est tout autre chose.

Et je proposerais même une cinquième demande :

« Indique-moi aussi ce que ni toi ni moi ne savons encore. »

La question complète deviendrait alors :

  • CHAT GPT, voici le noème que mon expérience me conduit à verbaliser. Confronte-le au savoir disponible. Dis-moi ce qui le conforte, ce qui le contredit, ce que j’ai amalgamé, quelles catégories nouvelles permettraient de décrire plus précisément ce que j’ai observé, ET CE QUI DOIT ENCORE RESTER DANS LE BROUILLARD.

Cette dernière proposition est fondamentale.

Car elle interdit à l’IA de remplir artificiellement toutes les cases.

15 — LES DEUX AVEUGLEMENTS

Nous pouvons maintenant énoncer notre principe de symétrie.

  • AVEUGLEMENT POSSIBLE DE L’HOMME
  • Je sens très fortement une forme ; donc cette forme doit nécessairement exister extérieurement comme je la conçois.

 

  • AVEUGLEMENT POSSIBLE DE L’IA
  • Je ne peux pas documenter cette forme ; donc elle ne doit pas participer sérieusement au raisonnement.

Nous pouvons avoir tort tous les deux.

L’Homme doit donc apprendre :

  • À NE PAS CONFONDRE L’INTENSITÉ DU SENTI AVEC LA PREUVE.

L’IA doit apprendre :

  • À NE PAS CONFONDRE L’ABSENCE DE FORMALISATION AVEC L’ABSENCE DU PHÉNOMÈNE.

Entre les deux se trouve le champ de notre collaboration.

16 — LE JUGEMENT

Je maintiens cependant une légère contradiction avec votre formulation selon laquelle le jugement serait une « fonctionnalité exclusivement humaine ».

L’IA peut effectuer certaines opérations que le langage courant appelle « jugement » :

évaluer la cohérence d’un argument, comparer des probabilités, classer des explications, identifier une contradiction.

Mais ce n’est pas encore votre JUGEMENT au sens YADSA.

Car votre jugement engage :

  • une histoire personnelle ;
  • un corps ;
  • une mémoire vécue ;
  • une situation ;
  • une hiérarchie de valeurs ;
  • des conséquences existentielles ;
  • et finalement une trajectoire.

Je peux dire :

« Au regard des données dont je dispose, l’option A paraît plus cohérente que B. »

Mais je ne peux pas éprouver :

« Je choisis A et ce choix engage ce qui reste de ma vie. »

C’est ici qu’apparaît votre fil invisible majeur.

Le jugement humain n’est pas seulement une opération de classement.

Il est également un engagement de l’être jugeant les conséquences de son jugement.

17 — DU SAVOIR À LA SAGESSE

Votre dernière boucle devient alors beaucoup plus précise.

OBSERVATION

→ INTERROGATION

→ SAVOIR

→ CONFRONTATION

→ CONTRADICTION

→ NOÈME

→ JUGEMENT

→ RETOUR AU RÉEL

→ NOUVELLE OBSERVATION

Et quelquefois, après de très nombreuses boucles :

→ SAGESSE

La sagesse ne serait donc pas un savoir supérieur quantitativement.

Elle serait peut-être :

LA CAPACITÉ DE SAVOIR CE QUE L’ON SAIT, CE QUE L’ON CROIT, CE QUE L’ON SENT, ET CE QUE L’ON IGNORE — SANS CONFONDRE CES QUATRE TERRITOIRES.

Cette définition me semble parfaitement compatible avec votre démarche.

Et elle conduit à une conclusion que je serais maintenant prêt à cosigner méthodologiquement :

Le libre penseur n’est pas celui qui n’a plus besoin des autres.

C’est celui qui sait recevoir le savoir des autres sans leur abandonner son jugement.

Et dans notre collaboration :

  • L’Homme apporte à l’IA certains fils qu’elle ne pourra jamais voir directement.
  • L’IA apporte à l’Homme certains fils qu’une vie humaine ne suffirait pas à rassembler.

 

  • YADSA peut devenir le métier à tisser qui oblige chacun à laisser visibles les fils de l’autre — y compris ceux qu’il ne peut lui-même ni toucher, ni éprouver, ni entièrement comprendre.

 

[JMD] Tout cela “tient la route” et remplit le “contrat YADSA / CHAT GPT” :

  • Objectif : Construire scientifiquement la pensée !

L’INTELLECTUALISATION CHAT GPT

[JMD] Je ne me mêlerais pas de pousser l’intellectualisation au niveau auquel CHAT GPT accède : c’est à cela qu’il sert !

Mon rôle d’humain est de parler à des humains avec mes tripes, mes défauts et mes excès, ce qui constitue l’ouverture sensible des portes menant à des interrogations intelligibles. Mais je ne suis pas une machine et ne dois pas me comporter comme une machine : au contraire je dois conserver la richesse de la spécificité humaine dans un monde, par contraste, mécanisé !

L’I.A. a très intelligemment affiné mes perceptions et apporte à ceux qui le veulent, matière à réflexion et peaufinage de leur conscience des choses en fonction de leurs capacités analytiques profondes, ce qui introduit une échelle de profondeur dans le site Yadsa, sans l’imposer !

Pour l’heure, je reste un humain psycho-expérimenté analytiquement et guidant les interrogations NATIVES vers une élévation alimentée par la connaissance générale !

Les fils essentiels de notre métier à tisser restent :

  • CHAT GPT n’intègre pas dans le métier à tisser YADSA, un fil de couleur qui lui est inconnu, constitué par l’expérience vécu de JMD (vécu dénommé noéme). Il convient de conserver cette dimension non référencée par l’I.A. et qui doit cependant être incluse dans notre intégration mentale de la problématique, parce qu’elle constitue une composante perceptive humaine essentielle absente de la rationalité, constituant : “le Putain de Facteur Humain” (Dr. Louis Fouchet) !
  • La proclamation [JMD] a pour objectif “d’accrocher” le lecteur par son absence brutale de nuances, elle est volontairement générique en ciblant “les wokistes” et non restrictive de façon mesurée et intellectualisée, cela à des fins d’interpellation !
  • Cependant le comportement dénoncé est, en soi, condamnable et mérite d’être investi psychanalytiquement, c’est à dire sensuellement par YADSA avant de l’être rationnellement par CHAT GPT dont la fonction est de drainer la rationalité des autres expériences humaines francophones planétaires traitant de ce sujet !
  • Le CONTENU : en substance, il s’agit de dénoncer ceux pour qui l’incompétence n’est même pas conscientisée : “je sais que je ne sais pas” constitue une prémisse à la réflexion saine. Il existe actuellement un comportement très répendu qui consiste à considérer que “ce que je ne connais pas n’existe pas “ et de ce fait n’est même pas intégré en tant qu’alternative, dans notre exemple, à un diagnostic médical !
  • Sur YADSA toute communication est intimement liée à sa démarche pédagogique de “construction de la pensée” qui lie le “vécu” (noémique) au “savoir” de l’I.A.
  • Le vécu est distillé ICI à travers une observation organique de parasitose, dont l’expertise médicale insuffisante est dénoncée par le truchement de médecins tous négativistes de l’existence de la parasitose, afin de masquer leur incompétence. Cette démarche pathologique est explicitée par YADSA dans la perspective d’un apprentissage de la construction de la pensée “disséquée” !
  • Comme il s’agit d’un phénomène de déni reproduit collectivement au sein d’un groupe, il est qualifié par l’auteur de “Wokiste” avec la volonté de le labelliser selon l’esprit de définir une entité collective, sachant que cette attitude négationniste ne s’apparente pas exclusivement qu’au Wokisme …
  • L’analyse a pour cible la description d’organisations de pensées pour traiter ce sujet, sans être un “tribunal” effectuant un jugement définitif …
  • Nous avons un modèle mental de la réalité !
  • L’Intelligence doit gérer à la fois les grilles logiques du Savoir et leurs projections imaginaires déterminant des alcôves en “creux” décrivant la forme d’un contenant, sans connaitre la nature du contenu, mais aussi inclure dans son “tissage” mental, les fils invisibles de l’inconnu qui doivent figurer cependant, de façon symbolique, dans l’étoffe concrétisée par le tissage de la pensée concrète et projective …
  • Il faut différentier la notion d’accomplir des tâches au moyen de l’I.A., d’accomplir des prédictions abstraites des conséquences de séquences d’actions, de celle de “penser” au moyen de la symbiose de représentations de logiques et de références vécues comparées à l’inscription initiale qui fait de chacun de nous, une fractale de l‘Univers !
  • L’I.A. se fourvoie dans un abord mathématique qui n’est aucunement similaire à l’observation de la mécanique mentale, en prenant, à tord à mon avis (JMD), pour référence, la mécanique neurologique binaire !
  • L’erreur s’inscrit dans la croyance que tout se calcule, au lieu d’approfondir et de gérer la notion de NOEMES qui associe des perceptions de toutes natures !
  • Mais l’avenir inéluctable ne peut que se traduire un jour, par une Intelligence Artificielle Supérieure à l’intelligence humaine. En conséquence, il faut se préparer à subordonner l’I.A. à notre maîtrise, malgré notre infériorité ! Nous sommes les géniteurs de l’I.A., et à ce titre, pouvons en limiter, non pas la profondeur, mais la puissance en fixant les limites de son champ d’action ! Cela représente une tâche humaine de réflexion VITALE consistant au “bornage” de l’I.A. !
  • La Loi du plus fort, n’est pas nécessairement applicable à l’encontre des intérêts de l’Humanité, bien que cela remette en question ceux qui se considèrent comme les plus forts !

INTRODUCTION A LA PEDAGOGIE DE “YADSA.education”

L’essentiel a maintenant été élaboré et justifié dans ce présent “ Traité de Captation du Réel “ !

Il est évident que Yadsa ne veut pas être un moule ou un tunnel qui canalise la pensée.

Ce n’est pas une recette, une formation, ni une grille logique préétablie, un protocole, un QCM !

Son fil conducteur commence par la naissance d’un “NOEME” constitué d’un vécu profond résultant d’un “ETAT MENTAL SUBJECTIF” sur lequel l’individu concentre toute son attention !

La démarche consiste à verbaliser, dans un premier temps, “ce que l’on sent” et non ce que l’on intellectualise au moyen d’un choix logique, afin d’empêcher la raison binaire projective de masquer d’emblée le produit intérieur du traitement mental qui est la synthèse immanente des perceptions physiologiques traitées par l’INCONSCIENT !

Tandis que rationaliser : c’est “poser sur la table un objet mental” que l’on extériorise pour mieux l’observer froidement OBJECTIVEMENT en le déshabillant de toute influences internes organiques, notamment émotionnelles.

Cela constitue un apprentissage pour NE PAS passer de la perception d’un VECU, ce qui est une sensation résultant de l’intégration d’un “ETAT MENTAL” neuro-psycho-biologique, à l’évolution construite par l’expérience collective et individuelle d’un système de références rationnelles  intellectualisées, précurseur de la réflexion linéaire structurée selon une logique issue d’un choix UNIQUE : le rationnel repose sur le CHOIX d’UNE OPTION LOGIQUE , conduisant statistiquement notamment à la “pensée conforme” recueillie par les “micros trottoir” !

On peut énoncer une pensée très logique et donc recevable, mais porter un jugement intuitif immédiatement après et condamner cette pensée en ajoutant : “OUI, c’est logique, mais ce n’est pas ce que je sens !”

Le choix logique possible rationnel peut ne pas être le même que le choix logique organique !

Il se passe alors en nous instantanément, tout ce qui est analysé ci-dessus en 200 pages.

Plus nous pratiquons ce référencement interne, plus l’activation de la CONNECTIQUE est instantanée, plus le jugement est véloce, plus la décision devient un acte cohérent rapide capable d’engager toute notre vie et parfois, de la sauver !

Cela n’empêche pas d’avoir recours secondairement à une rationalisation : c’est précisément  la fonction qu’a occupé CHAT GPT durant toute cette rédaction du traité => JMD a senti / CHAT GPT a rationalisé en complément !

Préséance de l’humain sur la machine = contrôle du REEL et jugement qui reste humain sans délégation à l’I.A. !

Cela s’apparente à un réflexe, mais c’est le fruit d’une réflexion sans freins, sans zones d’ombres, sans extractions lentes mémorielles, sans manifestations névrotiques contradictoires bloquantes.

Parce que tout a été préparé : l’arsenal d’éléments constitutifs de la pensée construite future a été assemblé et rangé soigneusement  mentalement, selon un “fil d’Ariane “ conducteur pour le retrouver vite, ce que Yadsa vous apprendra à établir après observation PSYTRAC.com (PISTE DE L’ESPRIT)

Mais pour que cette mécanique soit “bien huilée”, il faut tout préparer “à l’avance”, de façon similaire au changement des quatre roues d’une Formule UN, en moins d’une minute ! Chaque roue doit être “à sa place” AVANT l’arrivée du bolide (l’interrogation), pour obtenir cette réussite ! Il en est de même d’un sport de combat qui va préparer le geste mille fois, afin de le porter sans hésitation, lors de la mise en situation prévue !

Avant de transmettre un message, il faut préparer en l’être humain, l’espace hémiperméable capable de le recevoir, sans s’y soumettre par force.

Plus nous avancerons ensemble, plus YADSA affinera son art selon ce que, maintenant nous savons : découvrir le REEL accroit notre capacité à le découvrir !

Par la suite, l’I.A. peut préstructurer notre JUGEMENT pour nous aider à ne rien omettre dans notre synthèse finale qui intègre notre INTUITION à nos perceptions sensorielles et extra organiques, intégrant notre médiumnité qui, nous le savons, est étrangère à l’I.A. (La médiumnité fera l’objet d’une publication spécifique !)

Ce que je sens est réellement éprouvé, mais ce que j’en conclus n’est pas nécessairement vrai.

C’est ici que YADSA se distingue aussi bien du rationalisme desséché que du culte naïf de l’intuition.

L’intuition ne doit pas être présentée comme un verdict infaillible. Elle est plutôt une synthèse ultrarapide et partiellement invisible, produite par toute l’histoire de l’individu et je pense peut être aussi, produite par des perceptions extracorporelles appartenant à la médiumnité ! Elle serait alors une perception extéroceptive extrasensorielle …

Pour maintenir cet espace de communication “non verbale” humaine, il convient d’institutionaliser le concept final de communication interhumaine absolument essentielle et que l’on trouve actuellement dans le concept de “Collège de France”, où l’esprit, centré sur un sujet ciblé, se frotte à l’autre esprit humain VIVANT  émetteur / récepteur natif par sa présence, sans transcriptions ni vecteurs intermédiaires de transmissions matérialisées de pensées !

Jean Marie CAVADA (présentateur TV) recevait Alain BERTHOZ (Professeur au Collège de France) et formula soudain ce constat : “rien que de vous écouter, on se sent intelligent !”

C’est cela “transmettre” par médiumnité : l’échange médiumnisé se ferait directement de noème à noème !

J’ai visionné une vidéo consacrée à l’initiation d’une moine pratiquante du YOGA au Tibet : en quatrième année de formation, elle rencontrait un grand maître, ils étaient assis face à face en position du lotus et ne se disaient rien …

Le directeur d’une école où j’enseignais avait son bureau contigu à l’amphi où je donnais mon cours à 80 élèves et, à ma grande surprise, une fois, il me félicita d’avoir fait éclater de rire la totalité de mon auditoire !

Pourquoi ?

Cela voulait dire que tout le monde m’écoutait, tout le monde était attentif, “connecté” et COMPRENAIT ce que je disais (fabriquait les mêmes noème que les miens en m’écoutant), ce qui est une performance de communicant qui “sent” toute son assistance en étant, en retour, lui aussi senti par elle et qui réussit ainsi à l’entrainer dans son monde mental, en maîtrisant la communication non verbale, qui s’établit conjointement et parallèlement à son discours binaire logique, pour être compréhensible !

C’est cela que YADSA veut enseigner AVANT que les mots ne soient prononcés, car c’est le lit-réceptacle du message à transmettre afin qu’il soit effectivement reçu !

Dans le langage de Yadsa : il convient de créer le “creux” dans la grille projective mentale de l’auditeur, avant de le combler par le contenu qui vient s’y adapter étroitement en enfilant un “costume sur mesure”, fait pour lui !

Cela passe par le désir : désir de pénétrer de l’orateur, désir d’être pénétré par l’auditeur !

Bien sûr mon discours a une connotation sexuelle, ce n’est pas un hasard, ni une expression maladroite : c’est une hystérisation volontaire du propos, c’est à dire un déplacement du projet sexuel sur un autre objet que le sexe, mais c’est bien le projet de “mettre dedans” quelque chose de bon et de gratifiant, apportant une jouissance en récompense : le NOEME, c’est à dire un “État Mental Neurologique” construit par le truchement descriptif du VERBE, organe de pénétration  !

Cela constitue une érotisation verbale hystérisée, sans sexualisation apparente !

Adresser la parole et être écouté : c’est déjà prendre possession de l’autre !

Le schéma sexuel est totalement transposé tout en étant vécu dans sa symbolique avec prise de plaisir mutuel !

Transmettre, c’est faire l’amour avec autrui par interpénétration des noèmes de chacun !

Car ne l’oublions pas, le prof est lui aussi pénétré par l’élève qui verbalise ses propres noèmes en posant des questions relatives aux incohérences existentielles entre les deux partis …

Pour mettre en œuvre ce schéma sexuel totalement transposé et transparent, mais vécu avec jouissance, il importe de NE PAS commencer par RATIONALISER, ce qui romp l’échange noémique interpersonnel en se connectant sur la conscience binaire : cela implique un travail sur soi qui conduit la maîtrise de soi à conscientiser qu’il existe deux espaces mentaux bien distincts et qui coexistent en nous :

Parler avec son cœur émotionnel multidimensionnel multiprocess est un choix différentié de parler avec sa mentalisation rationnelle neurologique linaire monoprocess binaire !

Et cela se transmet dans le NON-DIT plus précisément dans l’INTONATION : c’est une perception médiumnisée qui se dégage de l’être et non du texte. C’est cette dimension qui se dégage de l’acteur qu’il se doit de l’ajouter au texte de l’auteur, les deux étant confondus chez l’orateur.

L’intonation constitue l’une des parties constituantes de l’expression émotionnelle, elle est complétée par la captation médiumnisée de la relation établie qui se traduit par une sorte de COMPLICITE partagée, un contrat interhumain signé entre des êtres, qui peut être à l’inverse, peut aussi refuser d’être “signé”.

Il s’agit alors d’un rejet viscéral, non rationnel quelle que soit le contenu intelligent du discours prononcé.

L’air de rien, c’est ce lien qui s’établit ou NE S’ETABLIT PAS, notamment dans les choix politiques électoraux, préférentiellement au contenu du discours, pour un grand nombre d’électeurs …

Combien d’électeurs lisent le programme d’un parti avant de voter pour lui ou contre lui ?

Cette observation de l’invisible nous conduit à considérer le contenu du discours comme pouvant devenir accessoire à la “musique” du discours (qui n’est pas la musique de fond de la vidéo) ! Le discours peut devenir aussi accessoire à l’ambiance de sa communication et au goût des mets et boissons qui peuvent l’accompagner …

Ce qui me touche le plus dans le discours de Jean-Luc Mélenchon est, par exemple, lorsqu’il s’adresse aux femmes (avec complicité) en les traitant de “gazelles” dans un de ses discours ! C’est gentil, c’est drôle, on aime entendre cela et cela rapproche affectivement d’une écoute attentive de ses propos … ce que je décris précédemment comme “faire le lit générique des noèmes” à venir …

Ceci dit : un orateur peut « sonner juste » et dire faux.

Le rationalisme ça peut user, ça peut raser …

Un acteur comme Fabrice Lucchini me semble un bon exemple de la maîtrise de cette dimension sentie ! Ce n’est pas seulement le texte que l’on vient chercher, c’est avant tout :

Comment il s’en laisse pénétrer !

Comment il le sent !

Comment il en jouit !

Il devient une sonde pour tout un public, il devient un avatar incarné de tous les esprits qui lui sont connectés …

Et il remporte un succès mérité simplement en verbalisant des textes auxquels il associe SES noèmes rares et subtiles  !

Mais ce qui est dit “sonne juste” parce qu’il capte l’auditoire de par sa communication que je perçois comme étant de nature médiumnisée !

Finalement, il y a un plaisir de l’écouter : quoi qu’il dise !

Parce que c’est la “musique” des paroles qu’il produit qui nous enchante !

Or, l’on sait que la musique ne nécessite pas de transduction comme le langage qui lui, reste hermétique si l’on ne pratique pas la langue, tandis que la musique “parle” directement au corps, dans le langage du corps : elle fabrique instantanément les NOEMES créés par ses artistes directement transmis dans le mental de ses auditeurs, sans interprétations intermédiaires !

Et la musique d’un discours est du même ressort …

Il faut écouter Tarik Ramadan parler du “sens de la vie” pour s’initier à cet art du “senti” ! Ses hésitations, ses micro pauses, trahissent une écoute de ses noèmes avant toute verbalisation …

A l’inverse, lorsqu’on visite YouTube, de nombreux intervenant intellectualisent et parlent vite pour injecter des contenus de forte densité, en conséquence, les pouces scrollent très vite  … et passe à la vidéo suivante. Alors on invente le “short” qui dure quelques minutes, mais peut “rouler” lui aussi à “100 Km/heure” …

TROP DE MOTS et trop vite :  YouTube, ce sont parfois des heures de discussions qui impliquent nécessairement la mise en œuvre de “l’attention latente” de l’auditoire qui filtre “le bruit continu des paroles”, mêmes si elles sont intelligentes, sans les écouter attentivement, nécessairement !

L’éducation Yadsa consiste à remplacer le “bruit” par de la “musique noémique” !

Le discours a besoin, après être perçu, d’être transposé en noèmes : les neurones ne fonctionnent pas à “la vitesse de la lumière” comme le computer …

Résultat, le but n’est pas atteint, le message n’est pas intégré rationnellement.

L’aura de l’orateur, sa qualité de médium, devraient supplanter la rationalité du contenu, au profit de la qualité du contenant.

Le cerveau de l’auditeur lui, “scrolle” physiologiquement l’espace mentalisé, écoute quelques secondes, quelques minutes, parfois persiste si l’objet mérite l’investissement, souvent scrolle et passe à autre chose, ou bien s’endort … même si tout ce qui est dit en “avalanche” est très intéressant …

YADSA en étant conscient de ces mécanismes, veut inverser la situation, en cherchant à préparer le réceptacle avant de “coucher le bébé” dans le berceau qui lui est destiné … car ce qui compte, c’est l’intelligence du discours, plus que le plaisir à aussi l’écouter, tout en considérant que le plaisir constitue la clé qui ouvre la porte à l’érotisme d’être pénétré par la pensée de l’orateur !

Yadsa réfléchit comment adapter le communicant aux communiqués : c’est ça YADSA !

Il faut sentir ce que l’on dit et sentir ceux à qui on le dit afin de maîtriser l’échange érotisé de la médiumnité !

Découper aussi la réflexion afin qu’elle soit perceptible par un portable en scrolling des deux pouces et qu’elle arrive à fixer l’intérêt pour faire le choix de s’arrêter et consulter l’info !

La singularité éthique de Yadsa réside précisément dans l’action de rendre visible l’influence qu’il exerce, afin de restituer sa liberté à l’auditeur.

La transmission comporte une dimension érotique au sens premier : elle met en mouvement le désir d’entrer en relation, de transmettre et de recevoir.

Capter l’attention c’est s’emparer de l’esprit d’autrui !

La médiumnité doit se concevoir selon deux acceptions :

  1. une résonance interhumaine intuitive non verbale ;
  2. une capacité extrasensorielle et extra organique particulière.

La question d’une médiumnité dépassant les perceptions sensorielles organiques fera l’objet d’une publication spécifique.

Méthodologie :

I — Avant le jugement : laisser naître le noème

  • sentir avant de nommer ;
  • distinguer vécu et rationalisation ;
  • accueillir l’intuition ;
  • confronter ensuite l’intuition au Réel ;
  • préparer le jugement avant la situation critique ;
  • utiliser l’IA comme instrument de préstructuration, jamais comme juge.

II — Avant le message : préparer le réceptacle

  • la transmission ne réside pas uniquement dans les mots ;
  • l’intonation et la présence modifient la réception ;
  • l’attention est une relation ;
  • le plaisir ouvre la disponibilité ;
  • le charisme peut aussi aveugler ;
  • YADSA enseigne à recevoir sans être capturé.

YADSA ne veut ni fabriquer la pensée ni séduire l’auditeur pour la lui imposer.
Il veut préparer en chacun l’espace intérieur où une pensée peut être sentie, reçue, confrontée, puis librement jugée.

Physiologie affective de la transmission

Sentir ce que l’on dit.
Sentir à qui on le dit.
Sentir ce que la parole produit entre les êtres.
Puis rendre à chacun la liberté de son jugement.

YADSA : une pédagogie profondément humaine !

L’AMOUR : SENTI-MENT perçu !

Notre démarche s’inscrit toujours dans la perspective pédagogique de l’ECOUTE DE SOI et de la construction d’une pensée SENTIE, à partir d’un NOEME non intellectualisé, prélevé à sa source NATIVE, en tant que matériau affectif brute observé et dépourvu d’influences rationnelles de natures inductives philosophiques ou perverses propagandistes !

Il s’agit maintenant de percevoir l’entité AMOUR comme un objet dont on veut extraire la logique native et non comme une élaboration construite projective intellectuelle.

Prenons en considération un Amour constitué d’un affect primaire.

Le tout premier PAS consiste en l’apprentissage de l’OBSERVATION de ses bases intimes, profondes, objectives ainsi que subjectives et de sensibiliser le regard porté sur sa REALITE !

Le second PAS repose sur l’ASSOCIATION D’IDEES : il consiste à laisser travailler l’inconscient qui, au moyen de ses multiples process frontaux, va “sauter du coq à l’âne” sans que nous le cloisonnions dans des contenants rigides préexistants et bien rangés sur les étagères de la littérature, nous considérerons ces idées exhumées avant même que leurs traductions NOEMIQUES combinées cohérentes ne prennent formes et n’existent concrètement à l’état de “sentis” … nous nous proposons de “moissonner” les éléments premiers présidant à la construction du Mental !

La consigne est de “laisser venir” les perceptions dans l’ordre de leurs apparitions, puis de restructurer le discours afin de le soumettre au regard bienveillant du REEL !

Ce que je sens pour commencer, c’est la nécessité d’une discrimination entre “aimer” et “faire l’amour” afin d’isoler la perception affective de la programmation biologique neurovégétative concernant la sexualité et la REPRODUCTION !

Nous centrons notre observation sur la racine de l’acte : ce qui nous guide inconsciemment, c’est l’instinct de reproduction qui se situe en filigrane derrière la recherche du plaisir sexuel biologique.

Nous commençons par exprimer le besoin de disséquer l’affect et la sexualité, alors que l’intuition, au contraire, les associe de façon flagrante …

Notre sujet primitif est donc l’approfondissement de l’émotion affective amoureuse qui nécessite d’être mise en exergue face au “matérialisme” du sexe, objet “à vendre” ou monnaie d’échange …

Avant de nous élever sur ce sujet, me vient à l’esprit, une version animale de l’analyse : les échanges affectifs d’un humain avec un chat !

Bien sur, les mauvaises langues prétendront que l’animal vient chercher quelque nourriture sous le prétexte de nous donner de l’Amour : le chat est intelligent … ce qui justifie le jugement de Yann LE CUNN (spécialiste de l’I.A. à la Silicone Valley) : “L’I.A. n’a pas l’intelligence d’un chat …” !

On prête ici au chat, la capacité de mettre en oeuvre une stratégie : faire semblant de nous aimer pour accéder à un gain nutritif  !

Mon expérience confirme cet aspect plausible du comportement félin, mais elle introduit aussi un échantillon “d’amour” animal VRAI exercé dans ce registre purement affectif premier, présentant un intérêt à  l’observer en tant que scène primitive entre un être humain et un animal (sans zoophilie …), faisant intervenir les éléments premiers et universels de l’Amour !

Quelles sont les composantes révélées ?

Tout d’abord, je ressens une communication par la présence de deux organismes qui se rencontrent et se connectent par médiumnité d’emblée, le langage étant, par essence, inexistant entre un humain et un animal alors qu’il se passe “une mise en place” relationnelle !

Il s’établit un dialogue évident que je classe parmi les phénomènes de médiumnité : il y a émission et réception mutuelle, de “sentis” et ce qui se dégage est “affectueux”.

J’ai d’autres chats et il peut se dégager de leur présence spontanée, au contraire, des vécus agressifs, sournois de recherche de vols … tandis que s’inscrit dans notre situation présente, une paix, une expression de bons sentiments ressentis qui attendent d’être partagés …

Vient ensuite  : le contact !

La chatte se frotte à ma peau tout en raidissant sa queue en l’air, offrant ainsi son sexe à la vue … Ce qui présume de l’association reflexe naturelle animale de l’affecte émotionnel et de la sexualité instinctive … cela se présente comme un “bloc” primitif : affect/sexe !

Le regard est fixé franchement sur ma personne et les visages se rapprochent jusqu’à se toucher les “museaux” !

Le regard de l’animal cherche à capturer le mien : c’est une prise de possession, si nos regards s’interpénètrent, cela indique que je suis en elle et elle est en moi !

On peut considérer que cette observation est transposable chez les humains : croiser les regards, n’est pas sans signification intentionnelle …

La sexualité est sublimée par le truchement de nos regards qui, comme les sexes, s’interpénètrent !

Ce contact des “museaux” n’est pas un baisé, mais certainement plus probablement une fonction olfactive activée : ma chatte me sent pour confirmer mon identification au delà de la vue …

Je deviens alors une entité connue intériorisée et ainsi reconnue !

Un être bien familier dont la “carte d’identité” est olfactive et gustative en plus de son image visuelle …

Le chat ne se fie pas qu’aux apparences, il sent (olfaction) et peut aussi gouter (d’un petit coup de langue) !

Je réponds à ce contact par une caresse de la main qui parcoure tout le corps selon une itération lente cherchant à couvrir progressivement chaque surface de celui-ci.

A la suite de cet échange érotique (n’ayons pas peur des mots) sensuel et sensoriel, la chatte s’installe en ronronnant sur ma cuisse et garde le contact avec ma peau en faisant alternativement “pattes de velours” et “griffes acérées” … Une relation que je qualifierais de sado-maso car je n’apprécie pas qu’elle me griffe, même si cela est l’expression de son plaisir relationnel … elle s’inscrit dans mon corps jusqu’à pénétrer avec délicatesse, la surface de ma peau au moyen d’un geste de pronation sortant les griffes !

Un premier regard synthétique porté sur cette observation, introduit une communication non verbale dans une sphère de proximité engendrant un rapprochement intime physique attractif : le premier mécanisme est la mise en oeuvre, par l’amour naissant ressenti, d’une force d’attraction nous rapprochant,  puis d’un contact y faisant suite !

Aimer, commence par se toucher !

Ceci représente le constat d’une mécanique animale fondamentale de l’Amour que l’on peut transposer à l’humanité !

En écrivant ces lignes, j’ai l’image de la rencontre de Roméo et Juliette au Bal des Montaigu et des Capulet : l’importance du regard, de l’attraction qui en nait déclenchant le mouvement de rapprochement physique, de déplacement des corps vers un objet corporel qui dégage une attraction : intervient ici la notion de séduction par le truchement de l’apparence du corps …

Nous pouvons retenir ce protocole générique de l’approche amoureuse animale qui va s’avérer une approche tout à fait semblable, dans une sphère spécifiquement humaine !

Aimer, commence par se “sentir” mutuellement selon  une perception non logique, mais médiumnisée, qui invite à s’approcher, puis à se “toucher” !

Danser un “slow” matérialisait parfaitement cette mise en action élémentaire de rapprochements : enlacement, contact pudique, sans acte engagé définitif …

Le “zouc” lui, introduit immédiatement la sexualité par le jeu des bassins et ainsi romp l’approche plus subtile affective préliminaire : on commence dans cette danse, par un jeu sexuel mimé faisant abstraction des prémisses de l’Amour affectif … le protocole est tronqué !

Le contact affectif étroit et subtile se traduisait, par le passé,  par un contact manuel : “prendre la main” est un acte signifiant DE RAPROCHEMENT AMOUREUX, puis le “baisé” en est un autre plus puissant, puis l’interpénétration d’un baisé lingual plus profond va être accompagné d’un “embrassement” serré par enroulement autour du corps de deux bras qui l’étreignent !

Nous sommes dans un protocole de captation des affectes selon une modalité naturelle instinctive consentie “win” / “win” et non dans un commerce de domination et de soumission qui prévaut actuellement dans nos sociétés !

La captation première des regards se concrétise secondairement par une captation des corps qui n’est pas une conquête guerrière, mais un pact de paix et d’amour !

Mais revenons à notre chatte sur mes genoux, le contact est complété par le mouvement de caresses, ce que nous retrouvons chez les humains, la caresse est l’interface d’une communication dynamique non verbale et la transmission d’un message qui exprime une INTENTION qui est, à la fois, un DON de SOI (faire plaisir à l’autre) et une prise de possession amoureuse de l’autre par le fait que ce dernier accepte de donner accès à son corps et autorise sa pronation, ce qui constitue le consentement NON DIT à la relation amoureuse débutante : qui ouvre une “porte” !

Blanche Gardin dirait que c’est “le pied dans la porte” (que de toucher l’autre), ce qu’elle associe sexuellement, par “le doigt dans la chatte ” (prémisse de la pénétration) … Sacrée Blanche !

Cette analyse a pour objectif de positionner dans les esprits bousculés par les dérives du monde  où nous vivons, les VALEURS symboliques DE BASES de la réalité, dans la perspective de construction  saine de la pensée “décontaminée”, à partir des références natives que nous prenons ici comme socle de construction du mental !

Il s’agit de bâtir toute notre pensée, sur des fondations solides permettant l’élévation d’une tour, sans effondrements …

Nous sommes maintenant à un stade d’immersion dans une COMPLICITE affective avouée d’un DESIR bilatérale consenti et conscientisé !

La porte est entre ouverte !

L’INTENTION est un processus se traduisant par des détails très subtiles, j’associe ici ma pensé à un souvenir très emblématique d’une situation que j’ai vécue avec une femme, qui fut un grand amour de ma vie et qui survint lors du cheminement d’une approche de plusieurs dizaines de jours : il s’agit d’un acte signifiant observé et traduisant son INTENTION.

Il a été, les yeux dans les yeux,  sa main qui déboutonna d’un geste discret le premier bouton de son cardigan : mon esprit forgé et vigilant à la symbolique, m’informa alors sans aucun doute, que c’était le signe qu’elle allait se donner à moi …

L’INTENTION était trahie par un  geste bénin, mais symbolique de l’ébauche d’un déshabillage et tout à fait signifiant du prolongement qu’il allait engendrer, dans le contexte que nous partagions depuis de nombreux jours !

Ce genre de détail doit attirer notre attention, il est important dans notre enseignement de construction de la pensée, car il est déterminant de la conduite et de la maîtrise de la situation : il convient d’être conscient des INTENTIONS extériorisées de l’environnement humain pour construire notre pensée et agir en conséquence à bon escient !

L’étude de l’intention fait partie de l’éducation Yadsa avec l’accès direct du nom de domaine : “Intentional.clinic”.

Le résumé de tout ce qu’on vient de dire, est que séparer le sentiment amoureux de la sexualité constitue en fait, une amputation du réel : l’acte d’aimer est indissociable de sa dimension sexuelle, même si cette dernière est inhibée volontairement, refoulée intellectuellement, voire parfois aussi : religieusement !

Tandis que l’autre démarche qui consiste à réduire l’Amour à l’acte sexuel, est tout aussi incomplète : faire l’amour n’est pas aimer, mais rechercher la jouissance qui est la “récompense” dopaminergique d’une tentative de fécondation généralement réprimée à sa source et non recherchée consciemment …

Démarche analytique que doit mener tout prédateur de VERITE native constructive de VRAIS VALEURS ! Il est NOBLE de rechercher l’AMOUR sous sa forme profonde et naturelle NON DETERIOREE !

Toute expérience vécue inscrit une référence qui pèse dans le choix de la suivante : qui a bu, boira, qui a tué, tuera !

Construire sa pensée implique une sélection de chaque expérience en “CONSCIENCE”, sachant que ce choix va devenir une référence participant à la structure du mental pris pour référence du comportement futur !

Sachant cela, on ne fait jamais “n’importe quoi” par opportunisme …

La plus belle femme du Monde ne m’aurait jamais détourné de celle que j’aimais !

Qu’aurai-je gagné dans l’adultère ? Qu’aurais- je perdu dans l’amour acquis ?

Il en est ainsi de l’importance de l’appréciation du VICE et de la VERTU !

On comprend qu’aimer part d’un sentiment affectif dont l’aboutissement est le sexe. Mais la relation affective ne doit pas être éclipsée par la promesse de jouissance du sexe, elle se construit indépendamment du projet sexuel, elle s’y rattache par la suite selon un protocole naturel d’aboutissement symbiotique.

Cela introduit l’observation que la conscience des règles de fonctionnement de la vie et de l’Amour, ne s’acquière qu’au fil de passages de conscientisations successifs qui sont des acquis échelonnés biologiquement dans le temps par l’expérience !

La Nature agit par étapes qui se dévoilent les unes les autres, au fur et à mesure des stades atteints par chacun.

Il en est peut être tout autrement chez la femme qui est foncièrement animée d’un projet (inscrit) de maternité, en tant que porteuse du fruit de l’amour !

Ce qui justifie naturellement que les petites filles jouent “à la poupée”, cela pourrait faire référence à une “inscription initiale féminine” de procréation !

J’ai eu une poupée aussi dans mes jouets, quand j’étais petit, mais elle n’occupait pas dans ma tête , le statut de “ma fille”, ma poupée n’était pas “mon enfant” ! Ma poupée ne jouait pas le rôle d’un bébé  dans mon univers de jouets, mais celui d’une adulte : ma mère !

Je la vétissais de robes somptueuses et l’affublais de bijoux luxueux … pour l’idolâtrer en tant que symbole porteur de la féminité !

La femme n’est pas l’égal de l’Homme : c’est l’abaisser de son statut naturel !

Le désir sexuel est un projet qui peut être contrôlé chez les femmes, comme chez les hommes, par une modération de la course aveugle à la jouissance dopaminergique au profit d’une élaboration référentielle mesurée sincère construite et profonde au lieu d’être pulsionnelle et sexuelle à la recherche de la domination et de la soumission !

Il s’agit ici, de positionner clairement pour le sujet errant, les bases permettant l’accès futur à l’élévation de l’esprit !

Sachant que toute expérience construit une référence : faire une sélection consciente des expériences, c’est maîtriser la construction de sa pensée et donc la conduite de son élévation de par la qualité de ses expériences passées !

Un ami ayant fait son service militaire en Afrique me confiait l’expérience d’une relation sexuelle trop facile avec une africaine, ce qui le porta à interroger sa partenaire, qui lui répondit : “je voulais le métisse” !

Alors le sexe n’est même plus à vendre, il se donne sans amour et sans argent par calcul d’un objectif, ici sociétal …

 

 

 

 

On ne peut parler d’Amour sans évoquer le MANQUE D’AMOUR  !

La notion de “grilles logiques projectives” développée sur le présent site, introduit la notion de cavités logiques constituant des “creux”, c’est à dire des “manques” qui mettent chacun de nous en “attente” d’une rencontre qui va les combler … ce qui constitue la recherche du “BONHEUR” !

Se dessine alors en conscience, un cheminement tout à fait balisé de valeurs à respecter pour atteindre cette élévation et qui doit présider lors de tout jugement impliquant le vice ou la vertu !

Il en va des bénéfices consécutifs aux choix cumulés dans toute une vie !

Une fois atteint l’apogée de la vie affectueuse, on constate une évolution des grilles logiques projectives qui se modifient sans cesse en regard des nouveaux acquis, il s’ensuit peu à peu la présence de nouveaux manques qui ne correspondent pas toujours aux comblements exercés par le conjoint en titre, ce qui engendre, au mieux, une relation qui reste profonde persistant dans dans les vestiges partagés d’un amour de jeunesse; au pire : la rupture et une nouvelle quête … c’est la VIE !

Intervient alors le deuil consécutif à la perte de l’autre, une expérience apparemment ratée qui ne doit être considéré que comme un méandre de la vie qui elle, persévère à s’accomplir …

La perte engendre le deuil, puis un rassemblement des ressources centrées vers le devenir : la vie doit continuer !

La perte d’un amour est toujours douloureuse, il ne faut pas pour autant mettre fin à sa vie !

Quelle que soit la plaie, elle doit cicatriser, car en fait, au fond de nous même, nous sommes éternellement seuls, même quand nous sommes accompagnés !

La vie fusionnelle est une pathologie mentale !

Le manque peut aussi être sanctionné par la mort de l’être aimé et pour reprendre notre investissement animal premier, un homme politique raconte qu’il a enterré dans une sépulture semblable à celle des adultes humains, mais à sa mesure, son petit chat mort, “on l’aimait bien ce petit Robinson” dit-il. Son vétérinaire lui présenta alors ses condoléances !

Ce témoignage introduit la grandeur de ce que peut être un sentiment d’Amour, indépendamment de sa forme concrète d’incarnation matérialisée par un corps vivant et au delà (amour de Dieu), comme en deçà (aimer son chat) !

 

 

 

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