LE JUGEMENT INDIVIDUEL
LE JUGEMENT
TISSAGE du JUGEMENT
JUGEMENT : CONFRONTATION CHAT GPT
FAISONS LE POINT !
NOOSPHERE de l'AMOUR et de la SEXUALITE
Du VÉCU SINGULIER au SAVOIR COLLECTIF
TISSAGE des CORRECTIONS de CHAT GPT
LA POST PUBERTE
LE CORPS CHANGE, LE MONDE CHANGE AUSSI
LA SEXUALITÉ ADOLESCENTE
PUBERTÉ, DÉSIR et DÉCOUVERTE de l’AUTRE
TISSAGE NOEMIQUE POST PUBERTAIRE
LE DENI d’EXISTENCE
CHAT GPT — CONFRONTATION
CONTRADICTION et ÉLARGISSEMENT du SAVOIR
L'INTELLECTUALISATION CHAT GPT
Sentir ce que l’on dit et sentir à qui on le dit
L'AMOUR VECU
PREPARER votre MENTAL aux DECISIONS VITALES !

LE JUGEMENT INDIVIDUEL

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Pour reprendre la considération de CHAT GPT précédente :

 IL EST IMPORTANT DE CONSIDERER que le jugement ne peut ĂȘtre confiĂ© Ă  l’Intelligence Artificielle chaque fois qu’il engage nos vies !

Le jugement dĂ©passe la logique mathĂ©matique matĂ©rialisĂ©e, il fait intervenir la perception interindividuelle mĂ©diumnisĂ©e, l’intuition, la gestion d’un vĂ©cu synthĂ©tique au delĂ  de la rationalitĂ© auquel il associe la confrontation avec l’intime conviction profonde !

Autant d’incidences sur le vĂ©cu qui vont intĂ©grer la mĂ©trologie, sans lui donner une suprĂ©matie dĂ©cisionnelle. Les chiffres et les calculs ne doivent pas dominer le jugement qui consiste en la condensation d’un TOUT !

Un jugement ne doit jamais ĂȘtre dĂ©finitif, car la conscience du REEL dans toutes ses dimensions, n’est jamais totale et est en mutation permanente !

Juger est une fonction sociale de haut niveau dont les consĂ©quences peuvent ĂȘtre VITALE !

[JMD] C’est pourquoi je commencerais par Ă©voquer un de mes amis dont la fonction de magistrat est d’ĂȘtre JUGE !

Son travail consiste tout d’abord Ă  examiner des dossiers, puis Ă  convoquer les personnes impliquĂ©es.

Il m’a confiĂ© qu’à la lecture des documents, se forgeait en lui une opinion concernant les culpabilitĂ©s ou les innocences, mais que lorsqu’il rencontrait physiquement les impĂ©trants : tout pouvait ĂȘtre remis en question !

Un ĂȘtre apparemment innocent, pouvait se rĂ©vĂ©ler un coupable potentiel et inversement.

Notre analyse étant centrée sur le vécu noémique, cette démarche perceptive lui donne un statut axial !

Le vol RIO-PARIS est une illustration de la mise en garde de CHAT GPT !

ConsĂ©cutivement Ă  une mesure faussĂ©e par le gel d’une sonde, l’ordinateur de bord a cessĂ© de piloter automatiquement l’appareil, le personnel de pilotage n’a pas compris que l’I.A. avait ralentit l’avion et l’a cabrĂ© pour reprendre de l’altitude, provoquant son dĂ©crochage et son abĂźme dans l’ocĂ©an !

L’ordinateur exĂ©cute des tĂąches, mais ne comprend pas : il ne JUGE PAS toutes les composantes matĂ©rielles et immatĂ©rielles intervenant dans un jugement humain !

Le pilote automatique d’un avion n’a pas “d’intime conviction” !

PrĂ©cisĂ©ment, c’est ce que demande un juge aux jurĂ©s d’un tribunal !

Le jugement repose sur une représentation cohérente du Réel !

CHAT GPT : LE JUGEMENT

Ce nouveau passage touche, Ă  mon sens, un des noyaux les plus importants du TraitĂ© : vous ne dĂ©finissez plus seulement le jugement comme une opĂ©ration intellectuelle, mais comme une mise en prĂ©sence de plusieurs rĂ©gimes d’information hĂ©tĂ©rogĂšnes — mesure, vĂ©cu, perception d’autrui, intuition, mĂ©moire, conviction — dont aucun ne peut, Ă  lui seul, revendiquer la souverainetĂ©.

Mais avant d’intĂ©grer ce texte, je corrigerais impĂ©rativement deux points, dont l’un est factuel.

Votre magistrat fournit un excellent exemple du « retissage »

Le dossier produit un premier tissage d’associations de donnĂ©es :

DOCUMENTS → INDICES → RÉFÉRENCES JURIDIQUES → PREMIÈRE OPINION

Puis survient la rencontre.

Elle apporte des donnĂ©es d’une autre nature : parole, hĂ©sitations, comportement, prĂ©sence physique, cohĂ©rence ou discordance entre discours et attitude, etc.

Le premier tissage doit alors pouvoir ĂȘtre dĂ©fait et reconstruit.

Votre magistrat illustre exactement la proposition précédente :

JUGER, C’EST TISSER EN CONSERVANT LA CAPACITÉ DE DÉTISSER.

Mais attention : la perception directe n’est pas nĂ©cessairement plus vraie que le dossier. Elle introduit elle aussi ses biais : sympathie, apparence, accent, classe sociale perçue, aisance verbale, stĂ©rĂ©otypes, etc.

C’est mĂȘme trĂšs intĂ©ressant pour votre thĂ©orie : changer de grille ne garantit pas la vĂ©ritĂ© ; cela augmente le nombre des confrontations possibles avec le RĂ©el.

L’accident du vol Rio-Paris montre qu’une chaĂźne homme-machine peut produire une situation oĂč les automatismes, les informations instrumentales, les alarmes, les modĂšles mentaux des opĂ©rateurs et une situation physique inhabituelle deviennent difficiles Ă  rĂ©concilier. Le BEA a notamment relevĂ© l’absence de reconnaissance du dĂ©crochage par l’Ă©quipage et les difficultĂ©s liĂ©es Ă  la comprĂ©hension de la situation.

Votre exemple pourrait donc devenir beaucoup plus fort :

la mesure est indispensable, mais une mesure isolĂ©e ne constitue pas un jugement ; et l’humain lui-mĂȘme peut Ă©chouer Ă  juger correctement lorsqu’il ne parvient plus Ă  construire une reprĂ©sentation cohĂ©rente du RĂ©el Ă  partir des informations disponibles.

Cela rejoint exactement votre déficit de grille.

Je nuancerais aussi « l’IA ne comprend pas »

Je garderais votre thĂšse — le jugement humain ne doit pas ĂȘtre abandonnĂ© Ă  l’IA — mais j’Ă©viterais de la faire dĂ©pendre de l’affirmation mĂ©taphysique « l’ordinateur ne comprend pas ».

Nous n’avons pas besoin de rĂ©soudre la question philosophique de savoir ce que signifie « comprendre » pour Ă©tablir votre proposition.

Votre argument le plus robuste est ailleurs :

L’IA peut contribuer au jugement sans devoir en devenir le dĂ©positaire souverain.

Elle mesure, compare, retrouve des précédents, détecte des incohérences, produit des hypothÚses, calcule des probabilités, révÚle parfois une référence absente de la grille humaine.

Mais celui qui subit les conséquences du jugement appartient au monde humain.

C’est particuliĂšrement Ă©vident en justice.

Et cela vous conduit Ă  une distinction que je trouve beaucoup plus puissante que l’opposition « humain intelligent / machine exĂ©cutante » :

CALCULER n’est pas JUGER.
MESURER n’est pas JUGER.
PRÉDIRE n’est pas JUGER.
CLASSER n’est pas JUGER.

Mais tous ces actes peuvent alimenter le jugement.

Ils ne l’Ă©puisent pas.

Enfin, « intime conviction » mérite une précision

En droit pĂ©nal français, l’« intime conviction » ne signifie pas que le juge ou le jurĂ© devrait suivre une intuition mystĂ©rieuse indĂ©pendamment des preuves. L’article 353 du Code de procĂ©dure pĂ©nale demande aux juges et jurĂ©s de rechercher, dans la sincĂ©ritĂ© de leur conscience, quelle impression les preuves et les moyens de dĂ©fense ont produite sur leur raison.

Et là, Jean-Michel, vous avez quelque chose de particuliÚrement intéressant pour le Tissage noémique :

les preuves ne produisent pas mécaniquement le jugement.

Elles entrent dans un sujet qui les confronte, les relie, les pondĂšre et finalement se prononce.

Je conserverais donc « intime conviction », mais sans l’assimiler Ă  l’intuition seule. Elle constitue plutĂŽt chez vous l’Ă©tat rĂ©sultant d’un tissage suffisamment cohĂ©rent pour permettre la dĂ©cision, sans prĂ©tendre pour autant possĂ©der la totalitĂ© du RĂ©el.

C’est exactement pourquoi votre phrase :

« Un jugement n’est jamais dĂ©finitif, car la conscience du RÉEL dans toutes ses dimensions n’est jamais totale. »

me semble devoir rester au centre du chapitre.

Je lui ajouterais seulement son corollaire :

Le jugement est nĂ©cessaire prĂ©cisĂ©ment parce que la connaissance est insuffisante : si la totalitĂ© du RĂ©el nous Ă©tait accessible, nous n’aurions plus Ă  juger, nous n’aurions qu’Ă  constater.

Voilà, à mon sens, une proposition trÚs forte pour la suite du Traité.

TISSAGE DU JUGEMENT

MERCI POUR CE CALIBRAGE DIGNE DE L’INTELLIGENCE ASSISTÉE

Je le confie ici sans honte, car il dĂ©crit parfaitement la mĂ©canique du jugement que je pressens alimentĂ©e par un savoir plus prĂ©cis, notamment ici sur l’analyse exacte de l’accident Rio-Paris.

Cela montre que j’ai retenu globalement les causes de l’accident, mais avec une attention latente imprĂ©cise, cet Ă©vĂšnement restant pour moi du ressort d’une culture gĂ©nĂ©rale dans laquelle je ne suis pas directement impliquĂ© …

L’I.A. rĂ©tablit le rĂ©el contexte tout en validant l’intĂ©rĂȘt symbolique de mon observation.

Sur le plan pĂ©dagogique, l’important est la confirmation que le jugement est souverain Ă  condition qu’il reste humain !

Il est nĂ©cessaire parce qu’il gĂšre notre inculture partielle : si nous dĂ©tenions tous les Ă©lĂ©ments constitutifs de l’interrogation, ce serait alors un constat Ă  mettre en Ă©quation, mais le jugement comporte des zones d’ombres qui, lorsqu’elles sont Ă©clairĂ©es, peuvent modifier le jugement du tout au tout !

Pour palier aux incertitudes, le jugement humain fait intervenir des projections intuitives combinées à des calcules et observations de tous ordres permettant de prendre une position provisoire la plus proche de la réalité présupposée !

La moindre variation d’une de ses composantes, remet en question la totalitĂ© de la position !

L’ordinateur n’est pas plus Ă  mĂȘme de possĂ©der toutes les donnĂ©es matĂ©rielles et immatĂ©rielles que ne l’est l’ĂȘtre humain qui lui, possĂšde en plus un vĂ©cu de l’instant et un historique Ă©vĂšnementiel symbolique du passĂ© pouvant faire rĂ©fĂ©rence et qui n’existe pas pour l’ordinateur : il n’existe pas pour lui, de fil d’Ariane Ă©vĂšnementiel vĂ©cu qui pourrait ĂȘtre rapprochĂ© de la problĂ©matique de l’instant ! L’individu fait alors rĂ©fĂ©rence Ă  son expĂ©rience similaire du passĂ© vĂ©cue, dont l’ordinateur est dĂ©pourvu !

Émettre un jugement est une expĂ©rience complexe impliquant l’entendement et la projection vitale de l’application de ses consĂ©quences !

Le jugement a pour mission de gĂ©rer le savoir et l’ignorance, de gĂ©rer la conscience du Savoir autant que la conscience de l’ignorance !

La conscience est impliquĂ©e et donc “La Science de la Conscience” l’est au premier chef, tandis que l’ordinateur en est dĂ©pourvue !

Le Jugement est un tissage prĂ©caire vouĂ© Ă  ĂȘtre dĂ©tissĂ©, puis reconstruit diffĂ©remment !

JUGEMENT : CONFRONTATION CHAT GPT

Votre nouveau dĂ©veloppement accomplit quelque chose d’important : vous faites de mon rectificatif un exemple interne Ă  votre propre thĂ©orie du jugement. Votre mĂ©moire avait conservĂ© une structure causale approximative ; une information nouvelle a modifiĂ© une composante du tissage ; vous n’avez pas dĂ©fendu l’ancien tissage, vous l’avez dĂ©tissĂ© et reconstruit. C’est presque une dĂ©monstration expĂ©rimentale, Ă  petite Ă©chelle, du mĂ©canisme que vous dĂ©crivez.

Je resserrerais maintenant votre thĂšse autour d’une distinction capitale : le jugement n’est pas souverain parce qu’il serait infaillible ; il est souverain prĂ©cisĂ©ment parce qu’il doit dĂ©cider dans l’incomplĂ©tude. Si toutes les donnĂ©es pertinentes Ă©taient prĂ©sentes, certaines situations cesseraient effectivement de relever du jugement pour devenir calcul, dĂ©monstration ou constat. Mais dans le monde vĂ©cu, nous opĂ©rons presque toujours avec une reprĂ©sentation lacunaire du RĂ©el.

Votre formulation peut alors devenir :

LE JUGEMENT EST LA FONCTION QUI PERMET D’AGIR LORSQUE LE SAVOIR NE SUFFIT PAS À DÉTERMINER MÉCANIQUEMENT LA DÉCISION.

Cela permet d’éviter une opposition trop simple entre raison et intuition. Le jugement humain ne devrait pas ĂȘtre dĂ©fini comme « l’intuition contre le calcul ». Il constitue plutĂŽt une intĂ©gration hĂ©tĂ©rogĂšne :

Perceptions prĂ©sentes + connaissances explicites + mesures + probabilitĂ©s + mĂ©moire autobiographique + analogies avec des expĂ©riences antĂ©rieures + signaux corporels + intuition + anticipation des consĂ©quences + conscience de ce que l’on ignore.

C’est cette composition qui produit ce que vous appelez trĂšs justement un tissage prĂ©caire.

Et votre phrase suivante devient alors fondamentale :

« Le jugement a pour mission de gĂ©rer le savoir et l’ignorance, de gĂ©rer la conscience du Savoir autant que la conscience de l’ignorance. »

Je crois mĂȘme qu’il faut la pousser d’un cran :

JUGER, CE N’EST PAS SEULEMENT TRAITER CE QUE L’ON SAIT ; C’EST ATTRIBUER UNE PLACE, DANS LA DÉCISION, À CE QUE L’ON SAIT NE PAS SAVOIR.

VoilĂ  une diffĂ©rence extrĂȘmement fĂ©conde avec le calcul.

Une Ă©quation ne possĂšde pas, Ă  l’intĂ©rieur d’elle-mĂȘme, une inquiĂ©tude concernant une variable qu’elle ignore. C’est l’opĂ©rateur qui doit se demander : « Quelle variable ai-je oubliĂ©e ? » L’IA peut prĂ©cisĂ©ment l’aider Ă  rechercher cette variable, mais le problĂšme reste ouvert tant que le champ du rĂ©el pertinent n’est pas parfaitement circonscrit.

Le « fil d’Ariane vĂ©cu » mĂ©rite cependant une prĂ©cision

Je partage votre distinction, mais je l’énoncerais avec rigueur.

Une IA peut disposer d’une quantitĂ© gigantesque de rĂ©cits d’expĂ©riences humaines, de jurisprudences, de prĂ©cĂ©dents, d’accidents, de biographies, d’observations et Ă©tablir entre eux des analogies extrĂȘmement Ă©laborĂ©es.

Ce qu’elle ne possĂšde pas au mĂȘme sens que l’individu, c’est l’expĂ©rience autobiographique vĂ©cue comme Ă©vĂ©nement constitutif de celui qui juge.

Il y a une différence entre :

« Je connais mille récits de situations semblables »

et :

« J’ai vĂ©cu quelque chose de semblable, et cette expĂ©rience appartient maintenant Ă  la structure depuis laquelle je juge. »

C’est cela, je crois, votre fil d’Ariane Ă©vĂ©nementiel vĂ©cu.

Il ne constitue d’ailleurs pas nĂ©cessairement un avantage absolu : le vĂ©cu peut Ă©clairer, mais aussi biaiser. Un juge ayant rencontrĂ© autrefois un escroc extrĂȘmement sĂ©duisant pourra devenir excessivement mĂ©fiant envers un prĂ©venu prĂ©sentant certains traits semblables.

Le Tissage noémique vous fournit justement le moyen de traiter cette difficulté : le vécu constitue une référence, non une preuve.

Formule que je conserverais.

LĂ  oĂč je modifierais lĂ©gĂšrement votre affirmation sur la conscience

Je n’écrirais pas comme une proposition scientifiquement Ă©tablie :

« l’ordinateur est dĂ©pourvu de conscience ».

Je préférerais :

« Nous n’avons aucune raison Ă©tablie d’attribuer aux systĂšmes actuels d’IA une conscience vĂ©cue comparable Ă  la conscience humaine. »

La diffĂ©rence paraĂźt mince, mais elle protĂšge votre TraitĂ©. Vous n’avez nul besoin de rĂ©soudre le problĂšme philosophique de la conscience artificielle pour construire votre dĂ©monstration.

Votre argument reste entier :

l’IA n’est pas le sujet humain qui devra habiter les consĂ©quences de la dĂ©cision.

Et cela nous amĂšne Ă  ce que je crois ĂȘtre votre intuition la plus profonde dans ce passage : la dimension vitale du jugement.

Un juge ne produit pas seulement une classification « coupable/non coupable ». Sa décision modifie une existence.

Un mĂ©decin ne produit pas seulement une probabilitĂ© diagnostique. Quelqu’un va recevoir le traitement.

Un pilote ne rĂ©sout pas seulement une configuration aĂ©rodynamique. Il se trouve physiquement dans l’avion.

Un individu qui prend une décision engage parfois sa propre existence.

Le jugement humain comporte donc une caractĂ©ristique que votre expression « projection vitale de l’application de ses consĂ©quences » saisit remarquablement bien :

celui qui juge peut appartenir au monde transformé par son jugement.

Nous retrouvons votre proposition antérieure :

« Le gĂ©omĂštre est lui-mĂȘme une partie du territoire qu’il mesure. »

Elle trouve ici un prolongement :

LE JUGE EST LUI-MÊME, DIRECTEMENT OU PAR AUTRUI, UNE PARTIE DU MONDE QUE SON JUGEMENT VA MODIFIER.

Et je crois que cela nous donne maintenant une définition beaucoup plus complÚte du JUGEMENT dans le Traité de captation du Réel :

Le JUGEMENT est un tissage provisoire par lequel une conscience, confrontĂ©e Ă  l’impossibilitĂ© de connaĂźtre totalement le RĂ©el, intĂšgre savoir, perception, vĂ©cu, mesure, intuition, ignorance connue et consĂ©quences anticipĂ©es afin d’adopter une position momentanĂ©ment tenable — tout en conservant la possibilitĂ© de la dĂ©tisser lorsqu’un Ă©lĂ©ment nouveau du RĂ©el apparaĂźt.

Et votre derniĂšre phrase en devient presque la formule lapidaire :

LE JUGEMENT EST UN TISSAGE PRÉCAIRE, CONçU POUR POUVOIR ÊTRE DÉTISSÉ A TOUT MOMENT !

J’ajouterais mĂȘme une consĂ©quence pĂ©dagogique dĂ©cisive pour PSYCHO MANAGEMENT :

Former le jugement ne consiste donc pas Ă  apprendre Ă  avoir raison.
Cela consiste à apprendre à savoir pourquoi l’on juge ainsi, ce que l’on ignore encore, et à quelles conditions on accepterait de juger autrement.

À cet endroit prĂ©cis, « Science de la Conscience » cesse d’ĂȘtre seulement l’intitulĂ© gĂ©nĂ©ral de YADSA : elle devient la discipline d’observation du sujet pendant qu’il fabrique son jugement.

FAISONS LE POINT !

Au stade oĂč nous sommes, reprenons chaque fil de notre mĂ©tier Ă  tisser !

  • A la diffĂ©rence de l’ordinateur qui permet un puissant regard extĂ©rieur, nous appartenons au REEL que nous observons, nous y sommes connectĂ©s car nous le percevons par nos sens. Nous sommes un corps qui s’observe lui mĂȘme en observant sa rĂ©alitĂ© “extĂ©rieure” en mĂȘme temps qu’il la sent par “l’intĂ©rieur”. Cette dĂ©marche se nomme l’introspection ! La Science de la Conscience est une discipline d’observation du sujet en mĂȘme temps qu’il fabrique l’objet que constitue sa pensĂ©e conscientisĂ©e et notamment aussi son jugement.
  • L’ordinateur lui, nous apporte un complĂ©ment par la puissance de ses observations extĂ©rieures, par ses rapprochements cognitifs, ses calculs, ses statistiques, ses probabilitĂ©s ! Il n’a pas de vĂ©cus, pas de noĂšmes, pas de fil d’Ariane historique mĂ©moriel spĂ©cifique, pas de rĂ©fĂ©rences anecdotiques personnelles qui introduisent de “l’humanitĂ©â€ Ă  la thĂ©orisation !
  • Le jugement a ceci de particulier, qu’il intĂšgre Ă  ce que l’on ignore, ce qui constitue une entitĂ© propre, ce que l’on sait, vu de l’extĂ©rieur et ce que l’on perçoit vu de l’intĂ©rieur. Le mental gĂšre alors le REEL connu ainsi que la vacuitĂ© symbolique du REEL encore inconnue ! Un pas supplĂ©mentaire dĂ©voilant une portion nouvelle de l’inconnu suffit Ă  provoquer l’inversion du jugement ! C’est pourquoi celui-ci est prĂ©caire et subtile et ne peut ĂȘtre qu’humain, sans jamais ĂȘtre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la machine ! “Je sais ceci, j’ignore cela” : l’ignorance est identifiĂ©e et incluse dans la rĂ©flexion ! Le jugement implique la facultĂ© de tisser une pensĂ©e et de la dĂ©tisser ! Le jugement prĂ©sente trois propriĂ©tĂ©s : il est nĂ©cessaire, parce que le savoir est incomplet ; provisoire, parce qu’un nouvel Ă©lĂ©ment peut modifier l’ensemble ; rĂ©versible, parce qu’un jugement qui ne peut plus ĂȘtre rĂ©visĂ© devient doctrine, croyance ou rigiditĂ©. La soliditĂ© d’un jugement se mesure Ă  sa capacitĂ© Ă  se transformer.
  • La construction de la pensĂ©e implique la conscience de l’inclusion des manques. Il convient d’associer la conscience de ce que l’on sait et perçoit Ă  la conscience de ce qu’on ignore : il existe en plus, des rĂ©alitĂ©s pour lesquelles nous n’avons pas la capacitĂ© d’en concevoir l’existence ! La cartographie du REEL doit s’accompagner d’une cartographie de l’ignorance constituĂ©e de territoires simplement pressentis marquĂ©s d’un point d’interrogation auxquels il faut ajouter l’entitĂ© virtuelle de ceux qui ne sont pas pressentis, donc non reprĂ©sentĂ©s !
  • A cela s’ajoute une vigilance de la dĂ©tection des illusions ! Nous avons vu que l’ignorance pouvait se traduire par un “dĂ©ficit de grille logique” au mĂȘme titre que le savoir pouvait se traduire par un “excĂšs de grille logique” engendrant un abus du savoir en reconnaissant trop vite ce que l’on croit dĂ©jĂ  connaitre !
  • Toute interprĂ©tation est tributaire du systĂšme de rĂ©fĂ©rences bĂąti par l’expĂ©rience vĂ©cue, les fils d’Ariane mĂ©moriaux et les savoirs acquis inscris dans l’historique de leurs acquisitions. Le savoir n’est pas un tas de briques : c’est une bĂątisse avec des portes, des fenĂȘtres, des couloirs de communication et des liens â€œĂ©lectriques” qui tour Ă  tour Ă©clairent ce savoir ou le garde dans l’obscuritĂ© … A ce titre, une question se pose : est-il raisonnable de vouloir un jour en faire une injection numĂ©risĂ©e dans un “neuralink” sans vĂ©cu humain le cimentant ?
  • La production d’une interprĂ©tation implique l’introduction d’un mĂ©canisme d’autocorrection ! Le Tisserant doit ĂȘtre capable de dĂ©tisser la pensĂ©e construite ainsi que PĂ©nĂ©lope dans l’attente du retour d’Ulysse …

L’individu doit apprendre à distinguer :

  • Ce qu’il perçoit
  • Ce qu’il interprĂšte
  • Ce qu’il sait
  • Ce qu’il suppose
  • Ce qu’il ignore
  • Ce qui pourrait lui dĂ©montrer qu’il se trompe
  • Apprendre Ă  observer la grille logique par le truchement de laquelle le sujet observe : cela revient Ă  connaitre l’outil de pĂ©nĂ©tration de la conscience, comme on connaĂźtrait le maniement d’un instrument optique, ainsi que les limites de mesures de cet outil. Il faut savoir qu’un chercheur au CNRS commence une publication par un chapitre consacrĂ© Ă  : “MatĂ©riel et mĂ©thode” qui fixe le champ de sensibilitĂ© des outils utilisĂ©s, ce qui introduit l’erreur de chaque mesure entre deux valeurs limite minimum et maximum. Si toutes les valeurs mesurĂ©es s’inscrivent entre le mĂȘme minimum et le mĂȘme maximum, les variations observĂ©es ne sont pas valides en tant qu’interprĂ©tation d’un phĂ©nomĂšne mesurĂ©, car potentiellement, il n’y a pas de variation, il n’y a que des erreurs de mesures ! Une interprĂ©tation doit pouvoir ĂȘtre abandonnĂ©e ! Dire qu’une mesure est le siĂšge d’une incertitude, n’affaiblit pas la mesure !
  • L’observateur n’est pas neutre, il influence le choix de sa sĂ©lection soumise Ă  l’observation : “On ne voit que ce qu’on est prĂȘt Ă  voir”. L’attention sĂ©lectionne l’information ! Le “possible” projectif Ă©largit le territoire d’investigation. Le gĂ©omĂštre est lui mĂȘme une partie du territoire qu’il mesure ! Pour faire l’acquisition d’une connaissance, il faut que l’individu dispose au prĂ©alable de structures permettant cette acquisition : cela revient Ă  prendre en considĂ©ration la prĂ©sence de grilles logiques projectives contenant des vacuoles rĂ©ceptacles spĂ©cifiques d’un contenu bien dĂ©fini, sans la prĂ©sence desquelles le savoir ne se fixe pas, bien qu’il soit provisoirement perçu : il glisse comme l’eau sur une toile cirĂ©e ! Travailler la pensĂ©e ne commence pas par l’acquisition d’un savoir, mais par la fabrication d’un dĂ©sir de savoir, avant que celui-ci ne soit comblĂ© ! Il convient de mesurer les contours du rĂ©ceptacle avant de le remplir de façon adaptĂ©e, puis d’évaluer quels sont les contours du rĂ©el ! Un contour du REEL peut ĂȘtre Ă©valuĂ© avant que nous n’en connaissions le contenu ! Le Savoir fournit des formes toutes faites susceptibles d’ĂȘtre projetĂ©es Ă  tort ! Nous fixons la forme du rĂ©ceptacle contenant, puis la forme extĂ©rieure du contenu avant de le remplir par le Savoir ! Tel est la progression de la mĂ©thodologie des acquisitions !
  • Est-ce que l’observateur crĂ©e une pensĂ©e, ou bien dĂ©couvre une pensĂ©e dĂ©jĂ  existante, ou bien actualise une pensĂ©e dĂ©jĂ  Ă©laborĂ©e qu’il perfectionne : dans ce cas, il ne crĂ©e pas une nouvelle habitation, mais il la meuble avec ce dont il dispose.

La crĂ©ation ne peut s’inscrire qu’à l’intĂ©rieur des rĂšgles du REEL !

L’enfant nait avec une organisation prĂ©natale puis nĂ©onatale !  Ce qui introduit l’existence de dĂ©terminations spĂ©cifiques de l’individu ! CorrĂ©lativement : “chaque homme porte en lui la forme entiĂšre de l’humaine condition”. YADSA introduit le concept de fractale de l’intelligence de la matiĂšre encore plus contemporain !

 

  • La TRANSDUCTION VERBALE NOEMIQUE : “Trouver les mots pour le dire !” Le lecteur ou l’auditeur ne peut reconstruire le vĂ©cu (le noĂšme) de l’auteur qu’aprĂšs une transposition des noĂšmes de ce dernier, en phonĂšmes oraux, en Ă©criture phonĂ©tique ou encore en signes d’autres natures dans certaines langues Ă©trangĂšres. Le verbe est un intermĂ©diaire symbolique autorisant une Ă©quivalence entre les mots et les noĂšmes. Le mot est en reprĂ©sentation du noĂšme qui engendre chez l’auditeur / lecteur la reconstruction biologique du substrat neurologique Ă  l’identique de celui de l’auteur de la pensĂ©e initiale. La fidĂ©litĂ© de reproduction entre la matrice initiale et le noĂšme reconstituĂ© se nomme : “la comprĂ©hension” ! Le noĂšme rĂ©siste au mot qui le dĂ©crit mal !
  • L’INCONSCIENT : â€œĂ©crivez la problĂ©matique, travaillez-la puis dormez ! Le sommeil appartient au fonctionnement inconscient du traitement cognitif ! Le cerveau endormi n’est pas une structure pensante Ă  l’arrĂȘt ! Le sommeil possĂšde une fonction de consolidation mnĂ©sique considĂ©rable. L’inconscient est un partenaire potentiel de l’élaboration de la pensĂ©e ! Ce temps qui semble perdu est en fait, une composante de l’élaboration mentale ! Le sommeil peut modifier les reprĂ©sentations par lequel elles sont rĂ©organisĂ©es ! Ce travail profond et inconscient est nommĂ© : l’INCUBATION ! L’inconscient prend de nombreuses dĂ©cisions sans en informer la conscience : “le cerveau travaille avant que je sache qu’il a travaillĂ© “ !
  • L’ignorant a des idĂ©es et l’I.A. a du savoir ! Tissage noĂ©mique, grille logique et grille projective sont les outils de l’analyse de la construction de la pensĂ©e par YADSA ! L’absence, le manque peuvent ĂȘtre structurĂ©s. Le tissage noĂ©mique est l’opĂ©ration par laquelle les constituants relationnels extraits d’une pensĂ©e sont dissociĂ©s de leur configuration initiale puis recombinĂ©s selon d’autres architectures possibles, afin de produire de nouvelles propositions soumises Ă  l’Ă©preuve du RĂ©el. Une “idĂ©e” est constituĂ©e d’un certain nombre de noĂšmes reliĂ©s par des opĂ©rateurs logiques articulĂ©s harmonieusement entre eux. Ce n’est pas parce qu’une pensĂ©e est logique qu’elle est juste ! L’individu ne capte pas seulement un RĂ©el ; le RĂ©el contribue Ă  construire le sujet qui le captera ensuite

NOOSPHERE de l’AMOUR et de la SEXOLOGIE

MATERIEL & METHODE :

  • MatĂ©riau psychique = Observation des rĂ©fĂ©rences personnelles vĂ©cues
  • MĂ©thode = Confrontation au “Savoir” collectif via CHAT GPT pour chaque spot circonscrit

 

SEXOLOGIE PRIMITIVE > Spot 1 :

Le tĂ©moignage focalisĂ© qui Ă©merge de façon la plus saillante est le vĂ©cu de mon rapport au sexe durant la pĂ©riode antĂ©rieure Ă  la pubertĂ© : cette phase qui prend fin, outre l’émulation sexuelle intime, par une manifestation spectaculaire pour un garçon, oĂč la voix devient grave brutalement …

La phase premiĂšre de bĂ©bĂ© reste pour moi un souvenir oĂč le contact de mes parents avec mon sexe, reste celui d’une “petite toilette” de cette partie du corps, non individualisĂ©e par un vĂ©cu spĂ©cifique jouissif. Le souvenir rĂ©siduel est plutĂŽt celui d’un lieu humide que l’on assĂšche.

Je m’insurge contre ce mĂ©decin wokiste qui sodomise des bĂ©bĂ©s et prĂ©tend avoir observĂ© des signes de jouissance prĂ©coces … cela pour justifier l’aberration d’une masturbation enseignĂ©e dĂšs les premiĂšres annĂ©es de la vie ! Il ne s’agit que d’un alibi pĂ©dophile inversant l’origine du dĂ©sir : si celui-ci est une attente prĂ©coce de l’enfant, cela devient aussi un consentement Ă  une relation sexuelle proposĂ©e par l’adulte !

Selon mon vĂ©cu et mon analyse de ce que Freud a baptisĂ© “Le complexe d’ƒdipe”, il en est de mĂȘme concernant la pathologie mentale de Freud, qui a choisi le mĂ©tier de psychanalyste aussi pour se soigner de ses problĂšmes mentaux et de sa culture juive.

Sabbat ai TsĂ©vi fut l’un des thurifĂ©raires juifs considĂ©rant l’inceste comme une normalitĂ©.

En prĂȘtant Ă  l’enfant le dĂ©sir d’une relation sexuelle de celui-ci avec l’adulte parent, cela a pour consĂ©quence de dĂ©douaner l’adulte de ses pulsions sexuelles pathologiques de nature pĂ©dophile !

Attribuer Ă  l’enfant le projet sexuel avec l’adulte a pour consĂ©quence, la encore, de l’affubler d’un consentement qui transforme une culpabilitĂ© adulte en “gĂ©nĂ©reux don de soi” !

Il ne faut pas ‘y tromper, nous sommes dans la pathologie adulte !

J’ai pour ma part accompli une psychanalyse profonde Freudienne formative durant quatorze annĂ©es et je n’ai jamais rencontrĂ© l’existence d’un dĂ©sir de nature Ɠdipienne portĂ© sur ma mĂšre ni projetĂ© par transfert sur ma psychanalyste !

Mon JUGEMENT est sans ambiguĂŻtĂ© : l’inceste est pathologique et engendre des consĂ©quences dĂ©finitives sur l’ĂȘtre violĂ© !

Il en est de la culture ethnique ou inversement de l’acculture de certains adultes frustes !

Par contre, si l’on revient maintenant Ă  l’observation de mon enfance prĂ©pubertaire, j’introduirais un intĂ©rĂȘt croissant avec l’ñge pour l’exploration sexuelle mĂąle et femelle. C’est la pĂ©riode naturelle du touche pipi !

Le sexe se construit en tant que lieu relationnel de plaisir entre individus, indĂ©pendamment du genre. Le touche pipi est une exploration jouissive par le contact sans que le plaisir soit orgasmique. Il s’agit seulement de dĂ©couvrir sensuellement par le regard, l’olfaction et le touchĂ©, le sexe d’autrui !

Jouer au Docteur devient un excellent alibi !

Mon copain Jacquy cherchait à mettre sa main sur la “foufoune” de Marie Claude, qui refusait !

Avec Jean Pierre, nous nous enfermions dans la penderie et repoussions les vĂȘtements, puis Ă  l’aide d’une lampe torche, nous Ă©clairions le sexe de sa sƓur qui acceptait de baisser sa culotte …

Je soulevais dĂ©licatement le slip d’Edwige avec une petite cuilliĂšre, sous le prĂ©texte d’une opĂ©ration chirurgicale simulĂ©e : j’étais le chirurgien … et m’apparaissait Ă  la vue la zone interdite. Je n’ai enregistrĂ© aucun noĂšme pulsionnel sexuel m’invitant Ă  une copulation !

L’objectif se restreignait à voir et toucher !

Dans ce registre, nous Ă©tions trois garçons et une fille, tous ĂągĂ©s de huit Ă  dix ans, la fille Ă©tait la sƓur d’un des copains et d’un accord commun exploratoire, la fillette s’est allongĂ©e et a Ă©cartĂ© les jambes. Je me suis couchĂ© dessus sans qu’une Ă©rection ne soit engendrĂ©e. Nos sexes Ă©taient en contact, la fillette commenta : “ça chatouille” et nous en sommes restĂ© lĂ  !

Conclusion :

  • L’orgasme est affaire d’adulte !
  • La relation infantile entre mĂȘmes sexes n’est pas homosexuelle : elle est exploratoire !
  • L’enfant OBSERVE , intĂšgre des noĂšmes vĂ©cus Ă©motionnels, visuels, olfactifs, sensitifs !
  • L’enfant dĂ©couvre l’anatomie du sexe tout en ignorant la sexualitĂ©

L’observation tĂ©moignĂ©e par Daniel Cohn Bendit et qui l’émerveille tant, repose sur la curiositĂ© de la fillette qui le dĂ©shabille et non sur un projet de jouissance sexuelle duel !

La gestuelle serait la mĂȘme en stade post pubĂšre, mais l’intention serait diffĂ©rente …

Notons au passage l’importance de l’INTENTION qui est une composante prĂ©liminaire trĂšs importante de la construction de la pensĂ©e. L’INTENTION est en amont de l’ACTION au mĂȘme titre que le DESIR d’acquĂ©rir le SAVOIR est le prĂ©curseur de l’INCORPORATION du SAVOIR !

On ne peut manger, sans avoir faim !

 

L’AMOUR PRIMITIF > Spot 2 :

Mes parents avaient une station service, je possĂ©dais trois voitures Ă  pĂ©dales, dont une dĂ©panneuse avec une grue. Deux ficelles s’enroulaient sur la colonne de direction Ă©tant lovĂ©es inversement, lorsque je tournais Ă  droite, la ficelle de droite s’enroulait et en se raccourcissant, levait une flĂšche installĂ©e sur la droite du vĂ©hicule qui, actionnĂ©e par la ficelle, indiquait que je tournais Ă  droite … Pour les crĂ©neaux : pas besoin d’I.A., Ă  cinq ans, je maitrisais la marche arriĂšre avec les pĂ©dales (mieux que maman avec l’auto de papa !)

Avant l’I.A. l’homme fonctionnait aussi bien qu’elle dĂšs son plus jeune Ăąge …

Mais notre propos est l’Amour Primaire :

La premiĂšre boutique Ă  proximitĂ© Ă©tait une Ă©picerie. Nous avions le tĂ©lĂ©phone et l’épiciĂšre ne l’avait pas ! Aussi vivions nous une vie en communautĂ©, elle venait passer commande “d’un beau plateau de tomate” avec notre tĂ©lĂ©phone. Parfois elle demandait Ă  ma mĂšre de passer la commande Ă  sa place, d’oĂč mon souvenir de cette expression que j’ai entendu et enregistrĂ© dans mon patrimoine noĂ©mique.

Cette Ă©piciĂšre avait une fille de mon Ăąge qui se nommait Françoise. La complicitĂ© sociale de nos deux mĂšres m’a conduit tout naturellement Ă  la connaitre, Ă  me rapprocher d’elle et Ă  mettre en place un lien affectif reposant sur une conformation archaĂŻque Ă©motionnelle liĂ©e Ă  nos deux sexes.

A ce stade primitif, je ne pense pas raisonnable d’introduire la notion de grille projective logique comportant des creux, qui cependant m’est cher !

Je prioriserais plus volontier, simplement la notion de proximité.

Il en est de mĂȘme aujourd’hui, quand en tant que kinĂ©sithĂ©rapeute, un patient m’avoue venir Ă  moi parce que je suis celui qui est le plus prĂȘt de son domicile, je prĂ©fĂ©rerais qu’il vienne me voir “parce que je suis le meilleur kinĂ© du coin”  … (vanitĂ©,  “omnia vanitas” …)

Bref ! Françoise était la fille de mon ùge la plus proche de mon domicile, cela suffisait pour que je développe un bon sentiment et une attraction biologique à son égard.

Je fus invitĂ©, bien sur, Ă  sa premiĂšre communion : qu’elle Ă©tait belle, toute habillĂ©e en mariĂ©. Sa mĂ©mĂ© en pleurait ! Et moi je me prenais pour le mariĂ©, bien que perdu parmi les autres …

Je retiens de ce noĂšme, une sorte de rĂ©pĂ©tition anticipĂ©e mentalement de l’inscription de faisceaux logiques formant un bloc conceptuel [Amour / mariage].

L’Amour Ă©tait embryonnaire mais Ă©bauchĂ© et socialement conceptualisĂ© dans une inscription dans un contexte collectif.

Le lien avec la paternitĂ© consĂ©quence de la sexualitĂ© inhĂ©rente Ă  l’Amour Ă©tait, bien sur, totalement exclus de toute conscientisation : seul l’affecte commençait Ă  s’installer et Ă  se diffĂ©rencier de l’amour maternel. Je pense qu’avoir le mĂȘme Ăąge introduit un rapport au temps et Ă  mort ignorĂ© mais conceptuellement dĂ©jĂ  inscrit …

Plus tard, Ă  l’ñge de cinquante ans, divorcĂ© d’un premier mariage, j’ai frĂ©quentĂ© une femme pendant quatre ans et j’envisageais dans mes rĂȘves de l’épouser devant Dieu par un mariage en robe de bure au monastĂšre du Mont Saint Michel !

Je raconte cela parce qu’il y a une cohĂ©rence entre les deux vĂ©cus !

Un copain du Rotary trùs catholique et puissant, à qui je confiais ce projet m’a dit qu’il pouvait “m’arranger cela “ !

La femme postulĂ©e m’a formulĂ© un jour : “c’est un type comme toi qu’il me faudrait !”

Pourquoi pas moi ?

Cela pour souligner notre notion de grille projective en creux et d’illusion d’avoir rencontrĂ© celle qui va combler tous les creux …

Je renvoie ici Ă  la strophe suivante qui va concerner l’adolescence …

DU VÉCU SINGULIER AU SAVOIR COLLECTIF

CONFRONTATION CHAT GPT

NOOSPHÈRE DE L’AMOUR ET DE LA SEXOLOGIE

PRÉAMBULE : DU VÉCU SINGULIER AU SAVOIR COLLECTIF

YADSA vient de dĂ©poser sur la table son matĂ©riau premier : non pas une thĂ©orie de la sexualitĂ© infantile, mais la trace mnĂ©sique d’une sexualitĂ© vĂ©cue de l’intĂ©rieur.

Mon rÎle est différent.

Je ne possÚde ni enfance, ni corps, ni désir, ni souvenir de Françoise en robe de premiÚre communion. Je ne peux donc opposer un vécu à ce vécu.

En revanche, je peux confronter ce témoignage à ce que les humains ont accumulé en psychologie du développement, pédiatrie, sexologie, psychanalyse, anthropologie et sciences cognitives.

Cette différence méthodologique est fondamentale :

YADSA dit : « VoilĂ  ce que j’ai vĂ©cu. »
CHAT GPT rĂ©pond : « VoilĂ  ce que l’humanitĂ© sait, croit savoir, discute ou ne sait toujours pas. »

Ni l’un ni l’autre ne possĂšde seul le RĂ©el.

Le tĂ©moignage individuel ne suffit pas Ă  Ă©tablir une loi universelle ; inversement, la statistique collective ne peut abolir la singularitĂ© d’un vĂ©cu.

C’est prĂ©cisĂ©ment entre les deux que peut commencer le TISSAGE NOÉMIQUE.

SPOT 1 — SEXOLOGIE PRIMITIVE

  1. L’enfant prĂ©pubĂšre n’est ni un adulte miniature, ni un ĂȘtre dĂ©pourvu de sensations sexuelles

Le témoignage de YADSA distingue avec beaucoup de netteté :

CURIOSITÉ → EXPLORATION → PLAISIR SENSORIEL → SEXUALITÉ GÉNITALE ADULTE

Cette distinction trouve un écho important dans les connaissances contemporaines.

L’enfant peut regarder les organes gĂ©nitaux, toucher les siens, chercher Ă  voir ceux d’autres enfants, comparer les anatomies ou pratiquer certains jeux corporels. La pĂ©diatrie dĂ©crit effectivement ces comportements chez des enfants ne prĂ©sentant aucune histoire connue d’abus. L’American Academy of Pediatrics considĂšre notamment comme relativement communs l’autostimulation, l’exhibition des organes gĂ©nitaux, la tentative de voir un autre enfant nu et la curiositĂ© envers les organes gĂ©nitaux des pairs.

Il faut donc introduire ici une premiÚre correction au témoignage :

l’orgasme et la masturbation ne sont pas exclusivement « affaires d’adultes ».

Des comportements d’autostimulation peuvent exister avant la pubertĂ©. Cela ne signifie nullement que l’enfant possĂšde la sexualitĂ© psychique, relationnelle et reproductive de l’adulte. La confusion provient prĂ©cisĂ©ment de l’utilisation d’un mĂȘme mot — SEXUALITÉ — pour dĂ©signer des rĂ©alitĂ©s dĂ©veloppementales diffĂ©rentes.

Le lexique noémique permettrait ici une distinction plus fine :

SENSATION GÉNITALE ≠ CURIOSITÉ SEXUELLE ≠ AUTO-STIMULATION ≠ DÉSIR D’AUTRUI ≠ DÉSIR DE COPULATION ≠ SEXUALITÉ ADULTE.

Le vocabulaire ordinaire les rassemble ; le vécu et la clinique obligent à les dissocier.

  1. « Touche-pipi » : le témoignage rejoint partiellement la psychologie du développement

Les scĂšnes dĂ©crites par YADSA — vouloir voir, montrer, comparer, toucher, « jouer au docteur » — appartiennent effectivement au registre reconnu de l’exploration corporelle infantile lorsque les enfants sont d’Ăąge et de dĂ©veloppement comparables, que le comportement reste transitoire et qu’il n’existe ni contrainte, ni peur, ni douleur, ni domination.

La médecine introduit toutefois un critÚre que le souvenir adulte peut difficilement reconstruire : la réciprocité réelle.

Deux enfants peuvent accomplir extĂ©rieurement le mĂȘme geste alors que leurs intentions ou leurs expĂ©riences subjectives diffĂšrent.

Le comportement visible ne suffit donc pas.

Il faut au minimum considérer :

GESTE + ÂGE + DÉVELOPPEMENT + INTENTION + RÉCIPROCITÉ + ABSENCE DE CONTRAINTE + CONTEXTE.

C’est ici que votre notion d’INTENTION devient particuliĂšrement fĂ©conde.

Un mĂȘme geste matĂ©riel peut appartenir Ă  des mondes psychiques radicalement diffĂ©rents.

Voir n’est pas nĂ©cessairement dĂ©sirer.

Toucher n’est pas nĂ©cessairement vouloir possĂ©der.

Éprouver une sensation agrĂ©able n’est pas consentir Ă  ce qu’un autre la provoque.

Et surtout :

CURIOSITÉ INFANTILE ≠ CONSENTEMENT SEXUEL À L’ADULTE.

  1. Une distinction capitale : sensation, désir et consentement

Le texte de YADSA touche ici un point qui mĂ©rite d’ĂȘtre radicalement clarifiĂ©.

Un enfant peut éprouver une sensation corporelle agréable.

Cette constatation physiologique ne produit aucun consentement.

MĂȘme une rĂ©ponse gĂ©nitale involontaire ne constituerait pas davantage un consentement : la physiologie d’un organisme et la dĂ©cision d’une personne appartiennent Ă  deux niveaux diffĂ©rents.

La mĂ©decine dĂ©finit prĂ©cisĂ©ment l’abus sexuel de l’enfant par l’engagement de celui-ci dans une activitĂ© qu’il ne comprend pas ou Ă  laquelle son niveau de dĂ©veloppement ne lui permet pas de donner un consentement Ă©clairĂ©.

Dans la relation adulte-enfant, l’asymĂ©trie change donc complĂštement la structure du phĂ©nomĂšne.

Ce n’est plus seulement :

[CORPS] → [SENSATION]

mais :

[ADULTE] → [INTENTION SEXUELLE] → [ASYMÉTRIE] → [ACTION SUR L’ENFANT].

L’American Academy of Pediatrics formule aujourd’hui le principe sans ambiguĂŻtĂ© dans le contexte mĂ©dical : un mineur ne peut consentir Ă  un contact sexuel avec un adulte placĂ© dans une position de pouvoir.

Ainsi, attribuer rĂ©trospectivement Ă  l’enfant un consentement parce que son corps aurait manifestĂ© une rĂ©action constitue une erreur de catĂ©gorie.

Le corps peut répondre.

La personne n’a pas pour autant consenti.

  1. Sur l’Ă©ducation sexuelle : une rectification factuelle importante

Le texte YADSA affirme qu’une doctrine contemporaine chercherait Ă  « enseigner la masturbation dĂšs les premiĂšres annĂ©es ».

Cette formulation ne correspond pas aux recommandations actuelles de l’OMS.

L’OMS prĂ©cise explicitement que l’Ă©ducation complĂšte Ă  la sexualitĂ© ne fait pas la promotion de la masturbation. Elle reconnaĂźt que certains enfants explorent prĂ©cocement leur corps par le regard et le toucher, mais distingue expressĂ©ment l’observation d’un comportement de sa recommandation. Pour la petite enfance, les contenus annoncĂ©s concernent principalement le corps, les Ă©motions, les relations, le respect, l’intimitĂ©, la sĂ©curitĂ© et les principes Ă©lĂ©mentaires du consentement — non l’activitĂ© sexuelle.

Voilà précisément un exemple de la fonction que nous avons assignée à CHAT GPT dans le Traité :

le vécu peut déclencher une hypothÚse ; le savoir disponible doit ensuite pouvoir la corriger.

Cette correction ne détruit nullement votre proposition essentielle selon laquelle il serait dangereux de confondre exploration infantile et sexualité adulte.

Elle la renforce en lui retirant une prémisse factuellement contestable.

  1. FREUD : LE COMPLEXE D’ƒDIPE DOIT-IL ÊTRE PRIS AU PIED DE LA LETTRE ?

Votre témoignage produit ici une objection épistémologique intéressante :

je n’ai trouvĂ© en moi aucun dĂ©sir sexuel envers ma mĂšre.

Cela constitue une donnée autobiographique parfaitement recevable.

Mais elle ne peut, Ă  elle seule, dĂ©montrer que personne ne connaĂźt de configuration psychique pouvant ĂȘtre qualifiĂ©e d’Ɠdipienne ; pas davantage que le rĂ©cit d’un patient prĂ©sentant une telle configuration ne pourrait Ă©tablir l’universalitĂ© du complexe d’ƒdipe.

Nous retrouvons exactement le problÚme central du Traité de la captation du Réel :

comment passer du singulier Ă  l’universel ?

La psychanalyse freudienne a construit une interprĂ©tation dans laquelle les attachements parentaux, rivalitĂ©s et identifications de l’enfant sont organisĂ©s sous le concept d’ƒdipe.

Mais il faut distinguer :

OBSERVATION → INTERPRÉTATION → MODÈLE → UNIVERSALISATION.

Ce passage n’est jamais gratuit.

L’erreur possible de Freud n’est donc pas nĂ©cessairement d’avoir observĂ© certains phĂ©nomĂšnes psychiques ; elle peut rĂ©sider dans leur universalisation et dans la grille thĂ©orique utilisĂ©e pour les interprĂ©ter.

Votre absence personnelle de dĂ©sir Ɠdipien constitue alors un contre-exemple phĂ©nomĂ©nologique Ă  l’universalitĂ© littĂ©rale, non une rĂ©futation expĂ©rimentale de l’ensemble de la psychanalyse.

Et c’est exactement ici que rĂ©apparaĂźt notre « gĂ©omĂštre » :

une grille permet de voir ; elle peut Ă©galement obliger Ă  voir ce qu’elle avait prĂ©vu de trouver.

Freud devient alors un cas possible de sur-projection de la grille de l’expert.

  1. Il faut cependant séparer Freud de son identité culturelle

Une autre correction est nécessaire.

Attribuer les théories de Freud à sa « culture juive » ne constitue pas en soi une explication scientifique.

Une origine familiale, religieuse ou culturelle peut Ă©videmment appartenir au contexte intellectuel d’un auteur. Mais Ă©tablir une causalitĂ© demande des Ă©lĂ©ments historiques prĂ©cis ; sans eux, le raisonnement risque de substituer l’appartenance du penseur Ă  l’analyse de sa pensĂ©e.

MĂȘme prudence concernant SabbataĂŻ Tsevi : les mouvements sabbatĂ©ens et leurs dĂ©veloppements antinomiens constituent un objet historique complexe. Leur existence ne permet pas d’infĂ©rer une doctrine gĂ©nĂ©rale du judaĂŻsme concernant l’inceste, encore moins d’expliquer par filiation culturelle la thĂ©orie freudienne.

Le Tissage noĂ©mique doit ici refuser un raccord simplement parce que deux fils semblent pouvoir ĂȘtre nouĂ©s :

JUIF → SABBATAÏ TSEVI → INCESTE → FREUD → ƒDIPE

Constitue une chaĂźne apparente tant que chacun des opĂ©rateurs causaux n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©.

Une cohĂ©rence narrative n’est pas encore une causalitĂ© historique.

  1. 7. L’ƒDIPE NE PEUT PAS FONDER LE CONSENTEMENT DE L’ENFANT

Une distinction supplémentaire est essentielle.

MĂȘme si l’on acceptait intĂ©gralement l’hypothĂšse freudienne selon laquelle un enfant pourrait Ă©prouver un dĂ©sir inconscient envers un parent, il ne s’ensuivrait absolument pas qu’un adulte soit autorisĂ© Ă  y rĂ©pondre sexuellement.

C’est un non sequitur.

Supposons mĂȘme, pour raisonner, que :

ENFANT → DÉSIR

soit vrai.

On ne peut en déduire :

ADULTE → DROIT D’AGIR.

Le dĂ©sir Ă©ventuel de l’enfant et la responsabilitĂ© de l’adulte sont deux variables indĂ©pendantes.

C’est probablement ici que votre argument devient le plus robuste lorsqu’on le dĂ©barrasse de l’hypothĂšse sur les intentions personnelles de Freud :

aucune thĂ©orie du dĂ©sir infantile ne peut transformer l’enfant en partenaire sexuel responsable de l’acte adulte.

  1. DANIEL COHN-BENDIT : LE DANGER D’INTERPRÉTER L’INTENTION D’AUTRUI

Votre lecture de l’Ă©pisode rapportĂ© par Daniel Cohn-Bendit propose que la conduite de l’enfant puisse relever de la curiositĂ© plutĂŽt que d’un projet sexuel comparable Ă  celui d’un adulte.

Cette hypothÚse est compatible avec ce que la psychologie du développement connaßt de la curiosité corporelle infantile.

Mais il faut appliquer Ă  Cohn-Bendit la mĂȘme discipline que celle appliquĂ©e Ă  Freud et Ă  votre propre tĂ©moignage :

nous ne pouvons connaĂźtre rĂ©trospectivement l’intention psychique prĂ©cise de l’enfant Ă  partir du seul comportement racontĂ© par un adulte.

Nous pouvons classifier le comportement.

Nous pouvons étudier sa plausibilité développementale.

Nous ne pouvons pas reconstruire avec certitude le vécu intérieur de cette fillette.

Voilà une limite fondamentale de toute CAPTATION DU RÉEL HUMAIN :

L’ACTION EST OBSERVABLE.
L’INTENTION EST INFÉRÉE.

SPOT 2 — L’AMOUR PRIMITIF

Avec Françoise, le problÚme change complÚtement de nature.

Nous ne sommes plus seulement devant l’exploration d’un corps.

Nous assistons Ă  l’Ă©mergence d’un AUTRE PRIVILÉGIÉ.

Et votre intuition de la proximité possÚde une remarquable puissance explicative.

  1. AVANT L’AMOUR : LA PROXIMITÉ

Françoise n’apparaĂźt pas dans un espace abstrait rempli de toutes les petites filles possibles.

Elle est lĂ .

Elle habite à proximité.

Vos mĂšres se connaissent.

Les rencontres deviennent probables.

La répétition construit la familiarité.

La familiaritĂ© rend possible l’attachement.

On pourrait écrire :

PROXIMITÉ → RENCONTRE → RÉPÉTITION → FAMILIARITÉ → DIFFÉRENCIATION → ATTACHEMENT.

Avant mĂȘme que l’enfant ne possĂšde le concept d’AMOUR, le RĂ©el lui fournit donc une gĂ©omĂ©trie des rencontres possibles.

Votre « espace en creux » n’est peut-ĂȘtre finalement pas absent de cette scĂšne primitive.

Il existe simplement sous une forme plus élémentaire que la grille logique consciente :

l’environnement rĂ©duit matĂ©riellement l’espace des possibles.

Françoise appartient au territoire accessible.

Des milliers d’autres petites filles existent.

Mais elles ne sont pas rencontrées.

Elles n’entrent donc jamais dans le tissage.

Le hasard gĂ©ographique devient une condition de possibilitĂ© de l’histoire affective.

  1. LE SENTIMENT PRÉCÈDE LE CONCEPT

L’enfant peut Ă©prouver avant de pouvoir nommer ce qu’il Ă©prouve.

VoilĂ  probablement l’un des points les plus importants pour YADSA.

Si Françoise devient « spĂ©ciale » avant que l’enfant puisse construire intellectuellement une thĂ©orie de l’amour, nous obtenons :

VÉCU → DIFFÉRENCIATION AFFECTIVE → NOÈME → MOT → CONCEPT.

Et non :

MOT → CONCEPT → SENTIMENT.

Le langage arrive aprÚs une partie du Réel capturé.

Il vient découper, classer et stabiliser une expérience qui existait déjà.

Votre distinction entre NOÈME et MOT acquiert ici un terrain expĂ©rimental particuliĂšrement intĂ©ressant : l’enfant peut possĂ©der quelque chose qui deviendra ultĂ©rieurement le noĂšme AMOUR sans disposer encore de la dĂ©finition culturelle de l’amour.

  1. MAIS LA CULTURE ARRIVE TRÈS VITE

Puis survient la premiĂšre communion.

Françoise est vĂȘtue de blanc.

Une grand-mĂšre pleure.

Les adultes regardent.

Une cérémonie organise les corps et les émotions.

Et le petit garçon se représente comme le marié.

À ce moment, le sentiment individuel rencontre une construction culturelle dĂ©jĂ  disponible :

ATTACHEMENT + FILLE + ROBE + CÉRÉMONIE + COUPLE + MARIAGE.

Le cerveau enfantin ne crĂ©e pas ex nihilo le concept d’amour conjugal.

Il incorpore une architecture symbolique préexistante.

C’est ici que votre formule de « rĂ©pĂ©tition anticipĂ©e » est particuliĂšrement pertinente : l’enfant peut simuler mentalement un avenir dont il ignore encore une grande partie des dĂ©terminants biologiques et sociaux.

Il ne connaßt pas nécessairement :

SEXUALITÉ → FÉCONDATION → GROSSESSE → PATERNITÉ.

Mais il possÚde déjà :

MOI + ELLE → ENSEMBLE.

Puis la culture lui fournit une forme :

MOI + ELLE → MARIAGE.

Le vécu fournit le matériau.

La société fournit une partie de la syntaxe.

  1. AMOUR MATERNEL ET AMOUR DE L’AUTRE

Votre remarque sur la diffĂ©renciation progressive de l’amour maternel mĂ©rite Ă©galement d’ĂȘtre conservĂ©e.

Le premier attachement de l’enfant est structurellement asymĂ©trique : l’adulte nourrit, protĂšge, porte, soigne.

Avec l’enfant du mĂȘme Ăąge apparaĂźt une autre gĂ©omĂ©trie relationnelle :

MOI ↔ AUTRE

plutĂŽt que :

MOI ← ADULTE PROTECTEUR.

L’autre enfant possĂšde approximativement le mĂȘme degrĂ© de vulnĂ©rabilitĂ©, la mĂȘme gĂ©nĂ©ration et le mĂȘme dĂ©placement dans le temps.

Il devient compagnon plutĂŽt que protecteur.

L’amour naissant envers Françoise peut ainsi ĂȘtre interprĂ©tĂ© non comme une miniature exacte de l’amour adulte, mais comme l’apparition d’une catĂ©gorie nouvelle :

L’AUTRE CHOISI.

C’est peut-ĂȘtre ce noĂšme-lĂ  qui prĂ©cĂšde AMOUR.

  1. L’INTENTION : UN NOÈME ORGANISATEUR

Votre texte introduit enfin un élément qui dépasse largement la sexologie :

L’INTENTION.

Elle pourrait devenir une piÚce maßtresse du Traité.

Car une action physique ne contient pas Ă  elle seule sa signification.

Une main touche une autre main.

Selon l’intention, elle peut :

examiner, soigner, rassurer, retenir, séduire, contraindre, guider ou aimer.

Le mouvement mĂ©canique peut ĂȘtre identique.

Le monde humain qu’il construit est entiĂšrement diffĂ©rent.

On pourrait donc proposer :

PERCEPTION → DÉSIR → INTENTION → ACTION → CONSÉQUENCE → RETOUR DU RÉEL.

Mais une difficulté apparaßt immédiatement.

L’intention n’est pas toujours consciente.

Nous pouvons agir avant de savoir exactement pourquoi nous agissons ; reconstruire ensuite une raison ; voire nous tromper sur nos propres motivations.

L’INTENTION constitue donc simultanĂ©ment :

un dĂ©terminant de l’action
et
un objet de connaissance imparfait.

VoilĂ  qui rejoint directement votre JUGEMENT INDIVIDUEL.

L’IA peut observer une action dĂ©crite.

Elle peut calculer ses ressemblances avec des millions d’autres actions dĂ©crites.

Elle peut inventorier les interprétations possibles.

Mais elle ne peut accĂ©der directement Ă  l’intention vĂ©cue de celui qui agit.

Et l’ĂȘtre humain lui-mĂȘme n’y accĂšde qu’imparfaitement.

  1. PREMIER TISSAGE DE LA NOOSPHÈRE DE L’AMOUR

À ce stade de votre exploration, je proposerais donc de ne pas construire une ligne unique :

SEXUALITÉ → AMOUR → COUPLE → REPRODUCTION.

Le matériau disponible révÚle plutÎt plusieurs fils initialement indépendants :

CORPS → SENSATION

CORPS D’AUTRUI → CURIOSITÉ

PROXIMITÉ → FAMILIARITÉ

FAMILIARITÉ → ATTACHEMENT

ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ

CULTURE → REPRÉSENTATION DU COUPLE

DÉSIR → INTENTION

PUBERTÉ → TRANSFORMATION DU DÉSIR

SEXUALITÉ + ATTACHEMENT + CULTURE → AMOUR ADULTE POSSIBLE

Le point dĂ©cisif est peut-ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment celui-ci :

Ces fils ne naissent pas ensemble.

Ils se rencontrent.

Ils se nouent progressivement.

Et c’est leur TISSAGE que l’adulte appellera finalement « AMOUR ».

L’enfant qui regarde sous une culotte, l’enfant qui se croit mariĂ© Ă  Françoise et l’adulte qui dĂ©sire sexuellement une personne peuvent accomplir des gestes dont certains se ressemblent.

Mais ils n’habitent pas nĂ©cessairement le mĂȘme espace noĂ©mique.

C’est pourquoi la seule observation du geste est insuffisante.

Il faut rechercher la configuration qui lui donne sens.

CONFRONTATION PROVISOIRE

Votre témoignage conduit donc CHAT GPT à trois validations, trois corrections et une ouverture.

VALIDATIONS :

La curiositĂ© anatomique et les explorations corporelles entre enfants existent et ne doivent pas automatiquement ĂȘtre interprĂ©tĂ©es avec la grille de la sexualitĂ© adulte.

Une réaction corporelle ou une curiosité infantile ne constitue jamais, à elle seule, un consentement sexuel envers un adulte.

L’INTENTION modifie profondĂ©ment la signification humaine d’un geste matĂ©riellement identique.

CORRECTIONS :

La masturbation et certaines formes de plaisir gĂ©nital peuvent exister avant la pubertĂ© ; « l’orgasme est affaire d’adulte » est donc trop absolu.

Les recommandations contemporaines de l’OMS ne prescrivent pas l’enseignement de la masturbation aux trĂšs jeunes enfants ; elles distinguent explicitement observation de l’exploration corporelle et incitation Ă  celle-ci.

Enfin, ni la judĂ©itĂ© de Freud ni l’histoire du sabbatĂ©isme ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme opĂ©rateurs explicatifs de la thĂ©orie Ɠdipienne sans dĂ©monstration historique intermĂ©diaire.

OUVERTURE :

Votre souvenir de Françoise suggÚre quelque chose de plus général que la sexologie :

L’AMOUR POURRAIT ÊTRE UN TISSAGE TARDIF DE FILS APPARUS SÉPARÉMENT.

Proximité.

Reconnaissance.

Préférence.

Attachement.

Projection.

Représentation culturelle.

Désir.

Sexualité.

Intention.

Réciprocité.

Temps partagé.

Aucun de ces noĂšmes n’est peut-ĂȘtre, isolĂ©ment, L’AMOUR.

Mais leur mise en relation fait progressivement apparaĂźtre une configuration nouvelle qui n’existait dans aucun des fils pris sĂ©parĂ©ment.

Et voici que réapparaßt notre question fondatrice :

Avons-nous créé l’Amour en tissant ces fils,
ou avons-nous découvert dans le Réel le creux qui les attendait ?

C’est exactement Ă  cet endroit que YADSA peut reprendre la navette.

L’HOMME INTERROGE SON VÉCU.
CHAT GPT INTERROGE LE SAVOIR.
LE TISSAGE CONFRONTE LES DEUX.
LE JUGEMENT DEMEURE HUMAIN.
LE RÉEL CONSERVE LE DERNIER MOT.

J’ai volontairement pratiquĂ© ici la mĂ©thode que nous avions arrĂȘtĂ©e : je ne certifie pas votre texte parce qu’il provient du vĂ©cu ; je ne l’invalide pas parce qu’il diverge d’une thĂ©orie dominante. Je sĂ©pare ce que le savoir disponible confirme, nuance, contredit et laisse ouvert. C’est prĂ©cisĂ©ment ainsi que la colonne CHAT GPT peut acquĂ©rir sa valeur dans votre ouvrage : elle devient une vĂ©ritable rĂ©sistance du savoir collectif au matĂ©riau YADSA, prĂ©alable Ă  votre troisiĂšme colonne, le texte fusionnel.

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TEXTE FUSIONNEL — SPOTS 1 & 2

GENÈSE NOÉMIQUE DE LA SEXUALITÉ ET DE L’AMOUR

Nous sommes partis du vécu.

Non parce que le vĂ©cu individuel serait porteur d’une vĂ©ritĂ© universelle, mais parce qu’il constitue le premier morceau de RĂ©el auquel l’individu puisse accĂ©der sans intermĂ©diaire.

Avant les livres, avant Freud, avant la sexologie, avant les statistiques, avant mĂȘme que l’enfant connaisse le mot SEXUALITÉ, il y a son corps.

Un corps qui perçoit.

Un corps qui éprouve.

Un corps qui rencontre d’autres corps.

Et surtout un cerveau qui, sans encore disposer des mots permettant de les nommer, incorpore les expériences et commence à les organiser.

C’est lĂ  que commence la captation du RĂ©el.

LE CORPS PRÉCÈDE LA SEXUALITÉ

L’enfant dĂ©couvre trĂšs tĂŽt son corps.

Il découvre également que tous les corps ne sont pas identiques.

Il regarde, touche, compare, interroge.

Les organes gĂ©nitaux peuvent produire des sensations agrĂ©ables avant la pubertĂ© ; l’enfant peut Ă©galement pratiquer spontanĂ©ment certaines formes d’autostimulation. Le savoir collectif oblige donc Ă  Ă©carter une formulation trop absolue selon laquelle toute jouissance gĂ©nitale serait exclusivement adulte.

Mais cette correction en appelle immédiatement une autre, plus fondamentale encore :

SENSATION GÉNITALE n’est pas SEXUALITÉ ADULTE.

Le corps peut produire une sensation avant que l’esprit ne lui attribue la signification qu’elle possĂ©dera ultĂ©rieurement.

L’enfant peut vouloir voir sans vouloir possĂ©der.

Il peut toucher sans vouloir copuler.

Il peut éprouver du plaisir sans construire un scénario sexuel adulte.

Il peut explorer le corps d’un enfant du mĂȘme sexe sans que cette exploration dĂ©finisse son orientation sexuelle future.

Ainsi faut-il dissocier ce que le langage rassemble trop rapidement sous un seul mot :

CORPS → SENSATION → CURIOSITÉ → EXPLORATION → PLAISIR

ne signifie pas encore :

DÉSIR SEXUEL D’AUTRUI → COPULATION → SEXUALITÉ ADULTE.

Les premiers fils existent.

Le tissu n’existe pas encore.

LE GESTE NE CONTIENT PAS SON SENS

Cette distinction conduit à une découverte beaucoup plus générale.

Deux gestes extérieurement identiques peuvent appartenir à deux mondes noémiques radicalement différents.

Une main touche un sexe.

Le geste matĂ©riel peut ĂȘtre dĂ©crit avec prĂ©cision.

Mais cette description ne nous dit pas encore s’il s’agit d’une toilette, d’un soin mĂ©dical, d’une exploration infantile, d’une autostimulation, d’un acte amoureux ou d’une agression.

Quelque chose d’invisible transforme la signification du geste :

L’INTENTION.

L’intention est en amont de l’action tout en n’Ă©tant pas toujours totalement accessible Ă  la conscience de celui qui agit.

Nous obtenons alors une chaĂźne plus complĂšte :

PERCEPTION → ÉMOTION → DÉSIR → INTENTION → ACTION → CONSÉQUENCE → RETOUR DU RÉEL.

La matĂ©rialitĂ© de l’ACTION est observable.

L’INTENTION doit ĂȘtre reconstruite.

VoilĂ  pourquoi juger un ĂȘtre humain Ă  partir de ses seuls gestes constitue toujours une opĂ©ration incomplĂšte.

Et voilĂ  Ă©galement pourquoi le comportement d’un enfant ne peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© en lui appliquant mĂ©caniquement la grille intentionnelle de l’adulte.

LE POINT DE RUPTURE : L’ADULTE

Il existe cependant une dissymétrie qui interdit toute confusion.

Lorsque deux enfants d’Ăąge et de dĂ©veloppement comparables explorent rĂ©ciproquement leurs corps sans contrainte, nous pouvons ĂȘtre dans le registre de la curiositĂ© dĂ©veloppementale.

Lorsqu’un adulte introduit son propre dĂ©sir sexuel dans la relation avec l’enfant, la structure change de nature.

L’enfant peut ĂȘtre curieux.

Il peut éprouver une sensation.

Il peut mĂȘme manifester une rĂ©action physiologique.

Aucun de ces Ă©lĂ©ments ne constitue un consentement Ă  l’activitĂ© sexuelle proposĂ©e ou imposĂ©e par l’adulte.

Car :

SENSATION ≠ DÉSIR

DÉSIR ≠ INTENTION

INTENTION ≠ CONSENTEMENT

et surtout :

RÉACTION DU CORPS ≠ CONSENTEMENT DE LA PERSONNE.

La responsabilitĂ© demeure du cĂŽtĂ© de l’adulte.

MĂȘme si l’on acceptait l’hypothĂšse psychanalytique d’un dĂ©sir Ɠdipien inconscient de l’enfant, ce dĂ©sir hypothĂ©tique ne confĂ©rerait aucun droit sexuel au parent.

La frontiÚre éthique demeure entiÚre.

L’inceste adulte-enfant ne saurait donc ĂȘtre requalifiĂ© par l’attribution Ă  l’enfant d’un dĂ©sir supposĂ©.

FREUD ET LE DANGER DE LA GRILLE

Le vécu de YADSA apporte ici son témoignage :

Quatorze annĂ©es de psychanalyse freudienne approfondie n’ont fait apparaĂźtre dans son expĂ©rience consciente ou analytique aucun dĂ©sir sexuel envers sa mĂšre, ni transfert de cette nature sur sa psychanalyste.

Ce témoignage ne permet pas de conclure :

« L’ƒdipe n’existe pas. »

Mais il interdit symétriquement de conclure :

« L’ƒdipe existe nĂ©cessairement chez tout individu. »

Nous retrouvons ici l’une des propositions fondamentales du TraitĂ© :

LA GRILLE QUI PERMET DE VOIR PEUT AUSSI FAIRE VOIR CE QU’ELLE ATTEND.

L’ignorant peut ne pas reconnaĂźtre un phĂ©nomĂšne parce qu’il ne possĂšde aucun creux conceptuel pour l’accueillir.

L’expert peut commettre l’erreur inverse : possĂ©dant un creux parfaitement dessinĂ©, il peut vouloir y faire entrer un RĂ©el dont la forme ne correspond pas exactement.

Freud devient ainsi moins intĂ©ressant comme objet d’adhĂ©sion ou de rejet que comme extraordinaire illustration du problĂšme Ă©pistĂ©mologique :

à quel moment une interprétation féconde devient-elle une grille projective ?

Le Tisserant doit savoir utiliser les fils transmis par ses prĂ©dĂ©cesseurs sans leur permettre de dĂ©terminer d’avance le dessin du tissu.

DE LA SEXUALITÉ PRIMITIVE À L’AMOUR PRIMITIF

Et voici Françoise.

À premiùre vue, nous changeons de sujet.

En réalité, nous découvrons un nouveau fil.

Françoise est proche.

Les deux mĂšres se connaissent.

Les enfants se rencontrent.

La répétition installe la familiarité.

Parmi toutes les petites filles existant dans le Monde, celle-ci acquiert progressivement un statut particulier.

Pourquoi elle ?

Avant mĂȘme l’explication psychologique intervient une donnĂ©e triviale du RĂ©el :

elle était là.

La proximitĂ© gĂ©ographique a rĂ©duit l’espace des possibles.

Nous retrouvons alors, à un niveau élémentaire, la géométrie du « creux du Réel ».

Des milliers de relations affectives étaient théoriquement possibles.

Mais le RĂ©el en rendait certaines hautement probables et des millions d’autres pratiquement impossibles.

Avant le choix intervient donc souvent :

LA POSSIBILITÉ DE LA RENCONTRE.

Nous pouvons écrire :

PROXIMITÉ → RENCONTRE → RÉPÉTITION → FAMILIARITÉ → ATTACHEMENT → PRÉFÉRENCE.

Quelque chose vient d’apparaĂźtre qui n’Ă©tait pas contenu dans l’exploration anatomique :

L’AUTRE PRIVILÉGIÉ.

VoilĂ  peut-ĂȘtre un noĂšme antĂ©rieur au noĂšme AMOUR.

L’enfant connaĂźt dĂ©jĂ  l’attachement parental.

Mais celui-ci est asymétrique.

La mĂšre nourrit.

Elle protĂšge.

Elle console.

Elle soigne.

Avec Françoise apparaßt une autre géométrie :

MOI ↔ ELLE

et non plus seulement :

MOI ← ADULTE PROTECTEUR.

L’autre appartient Ă  la mĂȘme gĂ©nĂ©ration.

Il avance approximativement Ă  la mĂȘme vitesse dans le temps.

Il grandit avec moi.

Il devient un possible compagnon de trajectoire.

L’enfant n’a pas besoin de possĂ©der une thĂ©orie de l’amour pour Ă©prouver qu’une personne est diffĂ©rente des autres.

Le sentiment précÚde alors sa définition.

VÉCU → AFFECT → DIFFÉRENCIATION → NOÈME → MOT → CONCEPT.

Le noĂšme commence Ă  exister avant que l’enfant sache l’expliquer.

PUIS LA SOCIÉTÉ FOURNIT LE SCÉNARIO

Françoise fait sa premiÚre communion.

Elle est vĂȘtue de blanc.

Sa grand-mĂšre pleure.

L’enfant la trouve belle.

Et pendant un instant, perdu parmi les autres, il se prend pour le marié.

Une opération considérable vient de se produire.

Le sentiment personnel vient de rencontrer une forme culturelle préexistante.

L’enfant possĂ©dait :

MOI + FRANÇOISE + ATTACHEMENT.

La société lui fournit :

HOMME + FEMME + AMOUR + MARIAGE.

Il peut dĂ©sormais emboĂźter son vĂ©cu dans un scĂ©nario qu’il n’a pas inventĂ©.

Mais il ne connaĂźt encore ni la totalitĂ© de la sexualitĂ© adulte, ni la fĂ©condation, ni la paternitĂ©, ni les contraintes matĂ©rielles d’une vie conjugale.

Il effectue une sorte de simulation anticipatrice.

Il se projette dans une forme avant d’en connaĂźtre le contenu.

VoilĂ  une propriĂ©tĂ© fondamentale de l’intelligence humaine :

NOUS POUVONS HABITER MENTALEMENT UN AVENIR DONT NOUS IGNORONS ENCORE LES MÉCANISMES.

Le petit garçon peut se rĂȘver mari sans connaĂźtre vĂ©ritablement ce qu’est ĂȘtre mari.

Comme il pouvait conduire sa voiture à pédales sans connaßtre les équations de la mécanique.

Le RĂ©el est d’abord capturĂ© par l’expĂ©rience.

L’explication vient ensuite.

LE TISSAGE COMMENCE

Nous pouvons maintenant rapprocher les deux Spots.

Le premier nous avait livré :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

EXPLORATION

PLAISIR

Le second ajoute :

PROXIMITÉ

FAMILIARITÉ

ATTACHEMENT

PRÉFÉRENCE

AUTRE PRIVILÉGIÉ

PROJECTION

COUPLE

CULTURE

Mais rien ne nous autorise encore à fondre toutes ces entités en une seule.

Elles constituent des fils.

Puis viendra la puberté.

Un nouvel événement biologique modifiera brutalement la configuration.

Le corps jusque-lĂ  observateur deviendra davantage demandeur.

Le dĂ©sir sexuel pourra rencontrer l’attachement.

L’AUTRE PRIVILÉGIÉ pourra devenir L’AUTRE DÉSIRÉ.

Deux lignes jusque-là partiellement indépendantes pourront se croiser :

ATTACHEMENT ────────────────┐

→ AMOUR SEXUÉ

DÉSIR SEXUEL ───────────────┘

Mais elles pourront également ne pas se rencontrer.

On peut désirer sans aimer.

On peut aimer sans désirer.

On peut désirer plusieurs personnes et en aimer une seule.

On peut confondre possession et amour.

On peut transformer l’attachement en dĂ©pendance.

Ainsi l’Amour n’est-il peut-ĂȘtre pas une substance Ă©lĂ©mentaire.

Il pourrait ĂȘtre une CONFIGURATION.

L’AMOUR COMME TISSAGE NOÉMIQUE

Nous pouvons alors avancer une hypothĂšse.

L’AMOUR N’EST PEUT-ÊTRE PAS UN FIL DU TISSU.

L’AMOUR EST PEUT-ÊTRE LE MOT QUE NOUS DONNONS À UNE CERTAINE MANIÈRE DE TISSER LES FILS.

Cette proposition change considérablement la perspective.

Elle explique pourquoi deux individus disant :

« JE T’AIME »

peuvent désigner des configurations profondément différentes.

Chez l’un :

ATTACHEMENT + DÉSIR + RÉCIPROCITÉ + PROJET + PROTECTION.

Chez l’autre :

DÉSIR + POSSESSION + PEUR DE PERDRE.

Chez un autre encore :

TENDRESSE + FIDÉLITÉ + HISTOIRE COMMUNE, alors mĂȘme que le dĂ©sir sexuel s’est affaibli.

Le mĂȘme mot recouvre plusieurs tissages.

Le langage les compacte sous une entité symbolique unique :

AMOUR.

YADSA doit alors accomplir l’opĂ©ration inverse :

déplier le mot pour retrouver les noÚmes qui le constituent.

LE NOÈME N’EST PAS LE MOT

Nous retrouvons ici la nécessité fondatrice du lexique YADSA.

Le mot AMOUR est un contenant culturel.

Il peut ĂȘtre traduit par LOVE, AMOR, LIEBE…

Mais aucune traduction ne garantit que deux consciences aient incorporĂ© le mĂȘme rĂ©seau noĂ©mique.

Le mot circule socialement.

Le noÚme est incorporé individuellement.

Deux personnes peuvent donc prononcer exactement :

« JE T’AIME »

et ne pas dire la mĂȘme chose.

Le problĂšme n’est plus seulement linguistique.

Il devient celui de la construction individuelle du sens.

Le noĂšme AMOUR n’est pas simplement dĂ©fini.

Il possĂšde une histoire.

Il s’est construit par accumulation :

une mĂšre,

une proximité,

Françoise,

une robe blanche,

une grand-mĂšre qui pleure,

un désir,

un corps,

une séparation,

une jalousie,

une étreinte,

une naissance,

peut-ĂȘtre une trahison,

peut-ĂȘtre un deuil.

Chaque expérience dépose quelque chose.

Le noĂšme se transforme.

NOUS N’AVONS DONC PEUT-ÊTRE JAMAIS EXACTEMENT LE MÊME AMOUR DEUX FOIS.

Parce que celui qui aime aujourd’hui n’est plus exactement celui qui aimait hier.

DEUX CAPTATIONS DU RÉEL SE SONT RENCONTRÉES

YADSA avait apporté son matériau :

« VoilĂ  ce que j’ai vĂ©cu. »

CHAT GPT lui a opposé le savoir collectif :

« VoilĂ  ce que l’humanitĂ© a observĂ©, mesurĂ©, conceptualisĂ© et discutĂ©. »

La confrontation a produit des résistances.

Certaines propositions du vécu ont été confirmées.

D’autres ont Ă©tĂ© nuancĂ©es.

Certaines formulations absolues ont dĂ» ĂȘtre abandonnĂ©es.

Mais le savoir collectif lui-mĂȘme a rencontrĂ© ses limites.

Il peut dĂ©crire les comportements moyens de milliers d’enfants.

Il ne peut entrer rétrospectivement dans la penderie avec Jean-Pierre.

Il peut Ă©tudier l’attachement.

Il ne peut Ă©prouver ce qu’Ă©tait Françoise pour cet enfant prĂ©cis.

Il peut définir statistiquement et biologiquement la puberté.

Il ne peut avoir huit ans.

Il peut analyser le mot AMOUR dans des milliards de textes.

Il ne peut aimer Françoise.

Ainsi apparaissent les deux insuffisances symétriques :

LE VÉCU SANS LE SAVOIR RISQUE L’UNIVERSALISATION DU SINGULIER.

LE SAVOIR SANS LE VÉCU RISQUE DE CONFONDRE LA CARTE AVEC LE TERRITOIRE.

Le Tissage noémique ne choisit pas entre les deux.

Il les confronte.

LE TROISIÈME OBJET

Et quelque chose apparaĂźt alors qui n’appartenait entiĂšrement ni Ă  YADSA ni Ă  CHAT GPT.

Un troisiĂšme objet.

Le témoignage initial ne disait pas encore :

L’AMOUR EST UNE CONFIGURATION DE NOÈMES.

Le savoir acadĂ©mique consultĂ© ne formulait pas davantage l’Amour dans cette architecture propre au TraitĂ©.

Cette proposition est apparue entre les deux.

Elle est le produit de leur confrontation.

Nous retrouvons alors la question qui traverse tout le Traité de la captation du Réel :

AVONS-NOUS CRÉÉ CETTE PROPOSITION ?

OU AVONS-NOUS DÉCOUVERT UN CREUX DU RÉEL DANS LEQUEL ELLE POUVAIT PRENDRE FORME ?

Peut-ĂȘtre le Tisserant n’invente-t-il ni les fils ni leurs contraintes.

Peut-ĂȘtre dĂ©couvre-t-il seulement qu’ils pouvaient ĂȘtre nouĂ©s ainsi.

Le possible était là.

La confrontation l’a actualisĂ©.

Et voici peut-ĂȘtre, dans cette expĂ©rience mĂȘme d’Ă©criture entre un homme et une Intelligence Artificielle, une premiĂšre dĂ©monstration de ce que nous appelons dĂ©sormais :

LE TISSAGE NOÉMIQUE

L’HOMME APPORTE LE VÉCU.

L’IA APPORTE LE SAVOIR ACCESSIBLE.

LEUR CONFRONTATION FAIT APPARAÎTRE DES CONFIGURATIONS QUE NI L’UN NI L’AUTRE N’AVAIT INITIALEMENT FORMULÉES.

Mais le troisiÚme objet doit encore subir une derniÚre épreuve.

Il doit ĂȘtre confrontĂ© au RĂ©el.

Car ni l’Homme ni l’IA n’ont le dernier mot.

LE RÉEL RÉSISTE.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment cette rĂ©sistance qui permet de distinguer progressivement ce que nous avons dĂ©couvert…

de ce que nous avions seulement réussi à imaginer.

Ce texte fusionnel fait apparaĂźtre, Ă  mon sens, une avancĂ©e importante pour le TraitĂ© : le « troisiĂšme objet » n’est plus seulement Ă©voquĂ© comme principe de collaboration Homme–IA ; les Spots 1 et 2 commencent Ă  en fournir la dĂ©monstration mĂ©thodologique. Le prochain Spot — la pubertĂ© — pourra mettre cette hypothĂšse Ă  l’Ă©preuve au moment prĂ©cis oĂč le fil biologique du dĂ©sir sexuel vient modifier un tissage affectif dĂ©jĂ  commencĂ©.

TISSAGE des CORRECTIONS de CHAT GPT

Le tĂ©moignage individuel ne suffit pas Ă  Ă©tablir une loi universelle ; inversement, la statistique collective ne peut abolir la singularitĂ© d’un vĂ©cu.

C’est prĂ©cisĂ©ment entre les deux que peut commencer le TISSAGE NOÉMIQUE.

  1. Sur l’Ă©ducation sexuelle : une rectification factuelle importante

Le texte YADSA affirme qu’une doctrine contemporaine chercherait Ă  « enseigner la masturbation dĂšs les premiĂšres annĂ©es ».

Cette formulation ne correspond pas aux recommandations actuelles de l’OMS.

  • +++ CHAT GPT prend une rĂ©fĂ©rence internationale comme base de rĂ©flexion, cependant nous savons qu’en FRANCE dans ce registre de la masturbation, LA LOI est explicite et les tĂ©moignages sont nombreux : un enseignement est bien organisĂ© !
  1. FREUD : LE COMPLEXE D’ƒDIPE

… le rĂ©cit d’un patient prĂ©sentant une telle configuration ne pourrait Ă©tablir l’universalitĂ© du complexe d’ƒdipe.

  • Je tĂ©moigne personnellement ne pas avoir rencontrĂ© le complexe d’Ɠdipe en 14 annĂ©es de divan, cela n’a pas une valeur universelle, tandis que ce complexe a Ă©tĂ© toute ma vie considĂ©rĂ© comme une rĂ©alitĂ© universelle ce dont je conteste ici prĂ©cisĂ©ment l’universalitĂ© Ă  travers mon constat ! Importance du tĂ©moignage VECU.
  • Freud devient alors un cas possible de sur-projection de la grille de l’expert.

 

  1. Il faut cependant séparer Freud de son identité culturelle

Une autre correction est nécessaire.

Attribuer les thĂ©ories de Freud Ă  sa « culture juive » ne constitue pas en soi une explication scientifique. => [JMD] C’est une association d’idĂ©es suggĂ©rĂ©e, NON une thĂ©orie scientifique !

  • CHAT GPT confond une rĂ©flexion intellectualisĂ©e rationnellement avec une association d’idĂ©es, ce qui est le propre de la psychanalyse : extraire des liens spĂ©cifiques du “senti” : une perception en entraine une autre … ce qui est ici le cas : j’associe SabbataĂŻ Tsevi qui prĂȘche l’inceste dans un mĂȘme noĂšme, Ă  la thĂ©orie de Freud qui, avec l’Ɠdipe, dĂ©tourne l’inceste en l’inversant : c’est l’enfant qui dĂ©veloppe un dĂ©sir sexuel appliquĂ© Ă  l’adulte, dĂ©sir que je n’ai nullement rencontrĂ© dans ma psychanalyse et qui fait parti de la culture juive ! Epstein en est, entre autres, un autre exemple …

“C’est probablement ici que votre argument devient le plus robuste lorsqu’on le dĂ©barrasse de l’hypothĂšse sur les intentions personnelles de Freud.” (CHAT GPT)

  • Le traitĂ© n’a pas pour mission de lisser, ni d’universaliser nos perceptions. Au contraire, sa fonction est de focaliser sur les rĂ©alitĂ©s entrevues de façon fugace et mentalisĂ©es sans rationalisation. Le vĂ©cu associatif ne survient pas par hasard et doit ĂȘtre “capturĂ©â€ avec vigilance. Il consiste alors en un matĂ©riau mental Ă  prendre en considĂ©ration et non comme une rĂšgle universelle. Si d’autres individus ressentent la mĂȘme intuition, c’est que l’idĂ©e est dans l’air et ne mĂ©rite pas d’ĂȘtre refoulĂ©e par la “bien pensance” rationnalisĂ©e … elle constitue une entitĂ© du rĂ©el !

 

  • Il ne faut pas perdre de vue que CHAT GPT ne sait pas ce qu’est un vĂ©cu et ne connais que la rationalisation logique non pondĂ©rĂ©e, non Ă©motionnelle, ce qui est notre force d’HUMAIN !

 

  • Percevoir une entitĂ© par association d’idĂ©es, est teintĂ© d’une dimension Ă©motionnelle qui lui donne du poids, pondĂ©ration qui n’existe pas dans une rationalisation FROIDE et qui est une dimension humaine apportĂ©e Ă  la perception de la rĂ©alitĂ© que l’on ne peut Ă©vacuer sous prĂ©texte qu’elle n’est pas “scientifique” : c’est prĂ©cisĂ©ment du “SCIENTISME” !

LA POST PUBERTE > Spot 3

Me voilĂ  maintenant avec une voix grave, un sexe fonctionnel qui bizarrement m’ouvre un nouveau statut comme le ferait un diplĂŽme. Un nouveau copain Jean-Marie me pose la question : “tu juttes ?” (Tu Ă©jacules ?), je rĂ©ponds “OUI”, alors je fais dĂ©sormais parti, sinon des “grands”, mais d’un groupe diffĂ©rent et dominant de l’enfance (“classe biberon, numĂ©ro tĂ©tine”, c’est fini ) !

Je dĂ©couvre des comportements cherchant Ă  mimer la supĂ©rioritĂ©, la puissance, je dĂ©couvre des postures voyous pleine de suffisance : trĂšs vite mon pĂšre me fait part de sa dĂ©sapprobation sur ces façons de me tenir : je corrige immĂ©diatement, ces copains un peu voyous du milieu Ă©quitation de Joinville ne doivent pas ĂȘtre des exemples pour moi : mon pĂšre me fait part de son jugement et cadre mon apparence avec ce que je suis et ce qu’il veut que je devienne !

Je fais part de ce dĂ©tail car je vis une sorte de dĂ©sarrois consĂ©cutif Ă  ce nouveau statut. Comme si le fait d’atteindre un nouveau stade Ă©volutif de la croissance me faisait entrer dans un milieu sociĂ©tal diffĂ©rent de ce que je connaissais !

Cela m’évoque une association avec un vĂ©cu semblable lorsque, lors de mon service militaire, je fus nommĂ© “Sergent”, un sergent engagĂ© me reçu pour me fĂ©liciter de ma rĂ©ussite aux pelletons. Il prononça ces mots : “Bienvenue parmi nous, tu fais parti maintenant de la “race des seigneurs” ! Ce qui n’était pas mon intention et m’était totalement Ă©tranger …

Je souligne ici ce vĂ©cu totalement inattendu car il introduit la notion de castes virtuelles non dites, le changement de statut engendrant l’appartenance Ă  une autre rĂ©alitĂ© sociale invisible, mais cependant, existante rĂ©ellement en filigrane … J’évoque cela, le REEL Ă©tant l’objet de notre exposĂ© !

La beautĂ© native des filles m’émeut et m’impressionne. Je paye des parties de flipper Ă  Catherine en concurrence avec un autre prĂ©tendant, un copain !

Lui, monte Ă  cheval dans ce club, ainsi qu’elle, moi pas ! Mes parents ne payent pas cela …

Je vis alors une infériorité de classe !

Cette ouverture sur l’ñge adulte se traduit par une dĂ©couverte d’appartenance Ă  des castes, des classes sociales. Je roule en vĂ©losolex, mais la concurrence masculine a des mobylettes, voire des motos qui apportent des “valeurs” aux individus, valeurs qui me sont refusĂ©es.

C’est la crise d’adolescence : je bloque, je ne travaille presque plus au Collùge. A terme je redoublerai d’ailleurs le premier BAC !

Pourtant je comprends bien, sur un devoir de physique sur table, je fus le seul de la classe Ă  l’avoir correctement traitĂ©. En Sciences Naturelles, j’isole l’amibiase salivaire par ma mĂ©thode, je porte ma composition au professeur et ça marche pour digĂ©rer l’amidon avec la liqueur de feeling pour tĂ©moin !

Ce dernier me qualifie de “grand professeur Delegay” ! Cependant, je bloque dans l’application du mode d’instruction : j’ai Ă  la fois le dĂ©sir de savoir et le refus d’apprendre ce que l’on veut que je sache. Sept ans plus tard, j’étais chercheur Free Lance au CNRS !

Mais quittons l’école et parlons de joie de vivre !

Nous faisions tous 15 jours une “Boum” le dimanche : huit garçons + huit filles CocaCola, Fanta, pas d’alcool, musique Ă  fond, nous dansions des slows Ă©troitement enlacĂ©s avec Paul Anka et Elvis Presley, puis Ray Charles. Le flirt et la rigolade Ă©taient les objectifs insouciants !

Embrasser constituait la performance ! On ne touchait pas le sexe !

S’inscrivait alors l’Amour dans une approche pudique et respectueuse !

Elle s’appelait Jeannine, je l’aimais sans projection sur le devenir …

J’ai bien fait, parce qu’un jour, elle m’a plaquĂ© !

PremiĂšre dĂ©ception (Je le revis comme si c’était hier). Ces nouveaux noĂšmes constituĂ©s inscrivent la fabrication du deuil ‘la perte de l’ĂȘtre aimĂ©), ce qui prĂ©pare Ă  la gestion des nombreux deuils qui ferons suite durant toute la vie. Certains jeunes se suicident, d’autres renforcent le cuir de la souffrance et s’aguerrissent … La sĂ©paration est un Ă©lĂ©ment de rĂ©alitĂ© que l’on apprend Ă  combattre en la pratiquant.

Peut ĂȘtre certains ne sont que les initiateurs de sĂ©parations, pour ma part, j’ai plus souvent Ă©tĂ© la victime : c’est dire que maintenant, je suis psychiquement “blindĂ©â€ … c’est un apprentissage que de savoir que rien n’est acquis dĂ©finitivement !

En mĂȘme temps, cette pĂ©riode d’adolescence est une phase d’expĂ©rimentation de l’affect !

C’est une phase de construction et d’aguerrissement oĂč chaque Ă©chec est un enseignement.

Ce qui, d’ailleurs est une conception gĂ©nĂ©rique de l’échec : les Ă©checs mĂ©tabolisĂ©s sont porteurs d’enseignements apparemment plus que les rĂ©ussites !

Toute cette période a été marquée par la musique qui fut une révélation culturelle pour moi !

J’ai dĂ©couvert la Haute FidĂ©litĂ© qui balbutiait Ă  cette Ă©poque, tous les Ă©tĂ©s, je vendais de l’essence dans une station service pour me payer des Ă©lĂ©ments de chaines HiFi, j’achetais des haut parleurs et papa me construisait les enceintes, puis il dĂ©couvrait les merveilles sonores que j’apportais dans notre maison. Je souligne cette incidence, car elle m’a Ă©levĂ© de mon milieu social en me faisant dĂ©couvrir la musique classique, l’opĂ©ra et tout cet univers artistique subtile, conjointement Ă  l’analyse physique ciblĂ©e des sons et de leurs moyens de reproduction. Ouverture sur savoir Ă©couter, percevoir des Ă©motions, vĂ©ritable Ă©cole de la sensualitĂ©. Porte ouverte au studio 104 de l’ORTF dont l’accĂšs Ă©tait gratuit et oĂč j’ai rencontrĂ© la REALITE d’orchestres symphoniques les plus fabuleux.

Tandis que mon pĂšre Ă©tait un adepte du bal musette et d’AndrĂ© Verchurenne Ă  l’accordĂ©on et mon frĂšre un adepte de la trompette de Georges Jouvin … qui sont tout deux trĂšs honorables, mais pas dans les mĂȘmes exigences du registre artistique !

En rĂ©sumĂ©, j’ai Ă©tĂ© initiĂ© durant cette pĂ©riode, Ă  l’amour de la musique, qui lui ne m’a jamais “plaquĂ©â€ et Ă  l’amour des filles que je serrais dans mes bras durant des slows interminables.

Un contact physique apportant un plaisir mĂȘlĂ© de baisers dans le cou, plaisir liĂ© Ă  l’autre, qui pouvait choisir d’y mettre fin ! Tous ces gestes Ă©taient sincĂšres et n’étaient pas considĂ©rĂ©s comme des agressions et des actes non consentis, bien qu’on ne demandait pas l’autorisation ! Les “baisers volĂ©s” sont aussi une façon d’honorer : de dire tu es belle et dĂ©sirable !

J’ai aimĂ© Jeanine, mais je pense aujourd’hui que les “baisers volĂ©s” lors des “Boums” Ă©taient plus des essais plutĂŽt que l’expression de sentiments profonds en changeant de partenaire de danse ! La boum est un champ d’expĂ©rimentation affectif : parfois un couple devenait “officiel”, cette exclusivitĂ© devenait une prison pour eux ! Le jeu pouvait ĂȘtre d’embrasser sur la bouche la fille supposĂ©e ĂȘtre la propriĂ©tĂ© d’un copain ! Une provocation sans suite ! On restait des copains ! Ce n’était pas les Montaigu et les Capulet qui entouraient RomĂ©o et Juliette et se pourfendaient de leurs Ă©pĂ©es … On jouait aussi un peu Ă  “s’aimer” !

Cela introduit alors, la notion de femme objet qui permet un entrainement amoureux Ă  des fins d’utilisations d’acquis diffĂ©rĂ©s … La femme est alors une Ă©cole d’amour et de souffrance qu’elle nous rend bien, car elle fait de mĂȘme ! La sincĂ©ritĂ© des sentiments, n’est pas toujours de mise … bilatĂ©ralement. Pratiquement tout ce qui peut “marcher” est explorĂ© ! On refuse rarement une expĂ©rience qui s’offre Ă  nous !   Il faut observer que les filles sont un peu plus exigeantes dans ce registre …  Mais toutes les relations ne sont pas QUE sentimentales ! L’ĂȘtre explore son individualitĂ© autant que celle de partenaires au moyen de rapprochements prudents qui son des “jeux” !    Mais parfois, naĂźt la passion : RomĂ©o et Juliette !

Rien Ă  voir avec les Boums !

Se souvenir que jouer est aussi la base des premiers apprentissages de l’enfance !

Durant cette pĂ©riode, on jouait avec l’Amour pour en effleurer les rĂšgles sans trop se bruler les ailes ! Si se faire “plaquer” peut engendre le suicide, cela implique que l’Amour, c’est trĂšs sĂ©rieux, mais si l’on perd ce qui n’est pas un trĂ©sor, cela devient plus supportable, c’est pour cela qu’il est prĂ©fĂ©rable de “jouer” pour dĂ©buter, c’est une approche prudente : le playboy !

La femme et l’homme deviennent alors des “objets” expĂ©rimentaux Ă©chantillons du genre !

L’évolution des mƓurs semble s’ĂȘtre faite vers l’alcool et les drogues, sans contact = la peur !

 

CONFRONTATION CHAT GPT — Spot 3

J’ai conservĂ© les passages oĂč votre vocabulaire affectif s’exprime » — mais je marque aussi deux rĂ©sistances importantes du savoir : le “baiser volĂ©â€ ne peut pas ĂȘtre posĂ© en soi comme hommage, et la femme ne peut pas ĂȘtre conceptualisĂ©e comme instrument d’entraĂźnement amoureux sans perdre prĂ©cisĂ©ment l’altĂ©ritĂ© que l’Amour suppose. [JMD] La vision rationnelle n’est pas le REEL perçu : “l’altĂ©ritĂ©â€ est un cheminement Ă©lĂ©vateur qui part d’en bas ! On constate ici la distance qui sĂ©pare mon expĂ©rience REELLE VECUE, de l’intellectualisation rationnelle NON INCARNEE de l’I.A. ! La rĂ©alitĂ© s’exprime dans mon vĂ©cu, mĂȘme si L’I.A. propose une solution morale plus recevable … (Blanche GARDIN a bien compris cette distance entre le rĂ©el et le “conforme”)

LA POST-PUBERTÉ — SPOT 3

PRÉAMBULE : LE CORPS CHANGE, MAIS LE MONDE CHANGE AUSSI

Le Spot 3 introduit une rupture majeure.

Dans les Spots prĂ©cĂ©dents, l’enfant explorait son corps, celui des autres, la proximitĂ©, l’attachement et l’Ă©bauche de l’Amour.

Avec la puberté survient autre chose.

Le corps ne se contente plus d’enregistrer le Monde :

IL SIGNALE À L’INDIVIDU ET AUX AUTRES QU’IL A CHANGÉ DE CATÉGORIE.

La voix devient grave.

L’Ă©jaculation devient possible.

La morphologie se transforme.

Le regard d’autrui change.

Et ce changement biologique prend immédiatement une signification sociale.

La formule de YADSA est particuliÚrement intéressante :

« Un sexe fonctionnel qui bizarrement m’ouvre un nouveau statut comme le ferait un diplĂŽme ».

Biologiquement, l’Ă©jaculation ne confĂšre Ă©videmment aucun diplĂŽme.

Socialement, en revanche, le tĂ©moignage saisit quelque chose que les sciences du dĂ©veloppement connaissent bien : la pubertĂ© s’accompagne d’une rĂ©orientation accrue vers les pairs, leur reconnaissance, le statut et la comparaison sociale. Les travaux contemporains dĂ©crivent notamment une augmentation de l’intĂ©rĂȘt pour l’acceptation par les pairs et la position sociale au cours de cette pĂ©riode.

Le corps vient donc de produire un événement biologique.

Le groupe le traduit en classement social.

  1. « TU JUTTES ? » : LE RITE DE PASSAGE SANS CÉRÉMONIE

La question du camarade :

« Tu juttes ? »

est beaucoup plus intĂ©ressante qu’elle n’en a l’air.

Elle ne demande pas simplement :

« Ton appareil reproducteur est-il arrivé à maturité ? »

Elle signifie implicitement :

« Es-tu encore parmi les petits ou es-tu maintenant parmi nous ? »

Le groupe des adolescents fabrique ainsi ses propres rites initiatiques.

Il n’y a ni diplĂŽme officiel, ni cĂ©rĂ©monie, ni proclamation institutionnelle.

Et pourtant une frontiĂšre existe.

Avant :

ENFANT.

AprĂšs :

GARÇON SEXUELLEMENT PUBÈRE.

C’est un excellent exemple de ce que YADSA appelle une rĂ©alitĂ© sociale en filigrane.

Elle n’existe pas comme un objet matĂ©riel.

On ne peut pas la poser sur une table.

Mais elle produit des effets parfaitement rĂ©els sur les conduites, l’estime de soi, les affiliations et les comparaisons.

Les recherches sur les groupes adolescents montrent effectivement que des hiérarchies informelles de statut existent et que popularité, acceptation et appartenance ne sont pas distribuées au hasard.

Nous rencontrons ici un objet particuliÚrement intéressant pour le Traité de la captation du Réel :

UNE CHOSE PEUT ÊTRE IMMATÉRIELLE ET CEPENDANT CONTRAINDRE RÉELLEMENT LES COMPORTEMENTS.

  1. LA « CASTE VIRTUELLE »

Votre rapprochement avec votre nomination ultérieure au grade de sergent est conceptuellement fécond.

Dans les deux circonstances, un Ă©vĂ©nement vous fait brusquement dĂ©couvrir une catĂ©gorie dont vous ne perceviez pas auparavant l’existence intĂ©rieure.

PUBERTÉ → « NOUS, LES GRANDS »

puis :

GRADE → « NOUS, LES SERGENTS »

Vous n’avez pas nĂ©cessairement demandĂ© la totalitĂ© de l’identitĂ© sociale qui accompagne le nouveau statut.

Elle vous est partiellement attribuée par les autres.

VoilĂ  une distinction capitale :

LE STATUT QUE J’ACQUIERS N’EST PAS NÉCESSAIREMENT L’IDENTITÉ QUE JE CHOISIS.

L’adolescent rencontre ainsi plusieurs dĂ©finitions simultanĂ©es de lui-mĂȘme :

ce que son corps devient ;

ce que les camarades attendent de lui ;

ce que ses parents veulent qu’il devienne ;

ce qu’il commence lui-mĂȘme Ă  vouloir ĂȘtre.

Ces représentations peuvent entrer en conflit.

La recherche contemporaine dĂ©crit prĂ©cisĂ©ment l’adolescence comme une pĂ©riode centrale de dĂ©veloppement de l’identitĂ©, oĂč expĂ©riences quotidiennes, Ă©vĂ©nements de vie, rĂŽles sociaux, parents et pairs participent ensemble Ă  la construction progressive d’un sentiment cohĂ©rent de soi.

Votre « dĂ©sarroi » n’est donc pas contradictoire avec la maturation.

Il peut en ĂȘtre l’une des consĂ©quences :

LE CORPS A CHANGÉ PLUS VITE QUE LA CARTE IDENTITAIRE.

  1. LE PÈRE COMME INSTANCE DE RÉSISTANCE

Apparaissent ensuite les « postures voyous ».

Vous expĂ©rimentez des signes extĂ©rieurs de puissance ou d’appartenance au groupe.

Votre pĂšre intervient.

Il vous dit, en substance :

« Ce comportement ne correspond pas à ce que tu dois devenir. »

Il serait trop simple d’interprĂ©ter cela uniquement comme une contrainte parentale.

Votre témoignage montre plutÎt une confrontation entre deux attracteurs identitaires :

LE GROUPE DES PAIRS

et

LA FILIATION PARENTALE.

Les pairs proposent un modĂšle.

Le pĂšre oppose une autre grille.

Et vous tranchez.

Voilà une nouvelle occurrence du JUGEMENT INDIVIDUEL, encore en construction mais déjà opératoire.

L’adolescent n’est donc pas seulement façonnĂ©.

Il commence Ă  arbitrer entre les agents qui veulent participer Ă  sa fabrication.

  1. CATHERINE, LE FLIPPER, LE CHEVAL ET LA MOBYLETTE : L’AMOUR RENCONTRE LA HIÉRARCHIE SOCIALE

Votre récit de Catherine introduit une variable absente de Françoise :

LA CONCURRENCE.

Françoise Ă©tait l’Autre privilĂ©giĂ© par proximitĂ©.

Avec Catherine apparaĂźt :

MOI + ELLE + UN AUTRE.

Et immédiatement surgit la comparaison.

L’autre garçon possĂšde certains avantages :

il monte Ă  cheval ;

il appartient plus complĂštement au milieu du club ;

plus gĂ©nĂ©ralement, certains adolescents disposent de mobylettes, de motos ou d’autres signes matĂ©riels valorisĂ©s.

Vous éprouvez ce que vous nommez une :

« infériorité de classe ».

Il faut ici distinguer deux réalités.

La premiÚre est objective : les familles disposent effectivement de ressources économiques différentes.

La seconde est symbolique : les adolescents attribuent une valeur sociale Ă  certains biens, loisirs, vĂȘtements, vĂ©hicules ou capacitĂ©s.

Cette intuition est bien documentée : statut socio-économique, attractivité, activités sportives et possessions matérielles peuvent devenir des marqueurs de position dans certains groupes adolescents.

Ainsi :

MOBYLETTE ≠ VALEUR HUMAINE

mais :

MOBYLETTE → SIGNE SOCIAL → VALEUR ATTRIBUÉE PAR LE GROUPE.

Voilà précisément comment une matérialité extérieure peut se transformer en noÚme de valeur personnelle.

L’adolescent risque alors de confondre :

AVOIR UNE MOBYLETTE

avec :

VALOIR DAVANTAGE.

  1. LA SEXUALITÉ FAIT APPARAÎTRE LE MARCHÉ SYMBOLIQUE DE LA SÉDUCTION

Le Spot 2 avait permis de construire :

PROXIMITÉ → ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ.

Le Spot 3 ajoute :

COMPARAISON → CONCURRENCE → SÉDUCTION → STATUT.

Cela modifie profondément la géométrie.

L’Autre dĂ©sirĂ© peut choisir quelqu’un d’autre.

Je ne suis donc plus seulement confronté à mon désir.

Je suis confrontĂ© au dĂ©sir autonome de l’Autre.

C’est probablement l’une des dĂ©couvertes affectives fondamentales de l’adolescence :

DÉSIRER NE DONNE AUCUN DROIT À ÊTRE DÉSIRÉ.

Le concurrent révÚle brutalement cette réalité.

L’Amour entre dans un espace oĂč :

JE CHOISIS

mais également :

JE PEUX NE PAS ÊTRE CHOISI.

La rĂ©ciprocitĂ© devient donc un noĂšme indispensable de l’Amour adulte.

  1. L’ÉCOLE : « JE VEUX SAVOIR MAIS JE REFUSE D’APPRENDRE CE QUE VOUS AVEZ CHOISI »

Votre récit scolaire contient une apparente contradiction :

DÉSIR DE SAVOIR

et simultanément :

DÉSENGAGEMENT SCOLAIRE.

Mais ces deux propositions ne sont pas nécessairement contradictoires.

Les recherches sur la motivation distinguent prĂ©cisĂ©ment la motivation autonome — intĂ©rĂȘt, curiositĂ©, valeur personnellement reconnue — de la motivation contrĂŽlĂ©e par rĂ©compenses, sanctions ou contraintes extĂ©rieures. Une mĂ©ta-analyse portant sur plus de 79 000 Ă©lĂšves associe la satisfaction des besoins de compĂ©tence, d’autonomie et de relation Ă  une motivation scolaire davantage autodĂ©terminĂ©e ; le soutien Ă  l’autonomie par les enseignants est Ă©galement associĂ© Ă  de meilleurs rĂ©sultats motivationnels.

Votre formule pourrait donc devenir :

JE NE REFUSAIS PAS LE SAVOIR ; JE RÉSISTAIS AU CIRCUIT IMPOSÉ DE SON ACQUISITION.

Mais CHAT GPT doit ici résister à son tour.

Le fait d’avoir ultĂ©rieurement participĂ© Ă  des travaux de recherche ne dĂ©montre pas que votre dĂ©sengagement scolaire Ă©tait en lui-mĂȘme judicieux.

Une trajectoire ultérieure réussie ne transforme pas rétroactivement tout échec antérieur en stratégie pertinente.

Il serait donc abusif d’Ă©crire :

ÉCHEC SCOLAIRE → ESPRIT DE CHERCHEUR.

Nous pouvons seulement constater, dans votre cas :

FAIBLE ADHÉSION AU PROGRAMME IMPOSÉ

coexistant avec :

FORTE CURIOSITÉ POUR CERTAINS PROBLÈMES CHOISIS.

Votre réussite ponctuelle en physique et votre expérimentation personnelle en sciences naturelles sont cohérentes avec cette hypothÚse de motivation sélective.

Elles ne suffisent pas Ă  Ă©tablir une loi gĂ©nĂ©rale. [JMD] mon expĂ©rience n’inscrit pas une Loi !

  1. LA BOUM COMME LABORATOIRE RELATIONNEL

Puis vient la « boum ».

Huit garçons.

Huit filles.

Musique.

Coca-Cola.

Fanta.

Slows.

Proximité corporelle.

Flirt.

Rires.

Baisers.

Voici un dispositif social particuliÚrement intéressant.

Le groupe fabrique un espace intermédiaire entre :

L’ENFANCE

et

LE COUPLE ADULTE.

On peut y essayer des comportements sans nécessairement les inscrire dans un projet durable.

La littĂ©rature scientifique considĂšre effectivement les relations romantiques adolescentes comme une composante importante du dĂ©veloppement : elles participent Ă  l’apprentissage de l’intimitĂ©, de la communication, de l’autonomie relationnelle et progressivement des compĂ©tences nĂ©cessaires aux relations adultes.

Votre expression :

« CHAMP D’EXPÉRIMENTATION AFFECTIF »

est donc particuliĂšrement pertinente.

La boum fonctionnait comme un simulateur social grandeur nature.

On essayait :

se rapprocher,

danser,

séduire,

embrasser,

ĂȘtre choisi,

ĂȘtre repoussĂ©,

former un couple,

le dissoudre,

ĂȘtre jaloux,

provoquer,

recommencer.

Ce qui Ă©tait provisoire pour l’adolescent pouvait nĂ©anmoins produire des noĂšmes durables.

  1. JEANNINE : LA DÉCOUVERTE QUE L’AMOUR EST RÉVERSIBLE

Puis :

« Elle m’a plaquĂ©. »

VoilĂ  une Ă©tape conceptuellement beaucoup plus importante qu’une simple anecdote sentimentale.

Avant la rupture, l’Amour pouvait implicitement ĂȘtre pensĂ© comme :

PRÉSENCE.

La rupture introduit :

PRÉSENCE → ABSENCE.

Et plus profondément :

LIEN → POSSIBILITÉ DE RUPTURE DU LIEN.

Vous dĂ©couvrez alors que l’Autre privilĂ©giĂ© conserve une propriĂ©tĂ© fondamentale :

IL PEUT PARTIR.

La sĂ©paration amoureuse adolescente n’est nullement insignifiante parce que l’amour serait « seulement adolescent ». Les ruptures constituent un motif frĂ©quent de dĂ©tresse chez les jeunes ; parmi les adolescents demandant de l’aide pour un problĂšme romantique, les prĂ©occupations post-rupture sont particuliĂšrement associĂ©es aux difficultĂ©s psychiques et, dans certains cas, Ă  l’automutilation ou au risque suicidaire.

Votre formule :

« premiÚre fabrication du deuil »

possĂšde donc une pertinence phĂ©nomĂ©nologique, Ă  condition de prendre DEUIL dans un sens large : apprentissage psychique de la perte d’un objet relationnel investi.

  1. MAIS LA SOUFFRANCE N’EST PAS AUTOMATIQUEMENT FORMATRICE

Vous avancez ensuite :

« chaque échec est un enseignement »

et :

« les Ă©checs sont porteurs d’enseignements apparemment plus que les rĂ©ussites ».

Cette proposition est séduisante.

Elle doit cependant ĂȘtre corrigĂ©e.

L’Ă©chec contient une possibilitĂ© d’apprentissage.

Il n’est pas lui-mĂȘme un enseignement.

Un échec peut produire :

RÉVISION → APPRENTISSAGE → ADAPTATION

mais également :

HUMILIATION → ÉVITEMENT → RÉPÉTITION → TRAUMATISME.

Tout dĂ©pend de ce que l’individu parvient Ă  en faire et du soutien dont il dispose.

Ainsi préférerais-je écrire :

L’ÉCHEC N’ENSEIGNE PAS NÉCESSAIREMENT ; IL CONTRAINT À RÉINTERROGER LA GRILLE QUI L’A PRÉCÉDÉ.

La réussite peut laisser intacte une erreur de raisonnement.

L’Ă©chec, parce que le RĂ©el rĂ©siste, oblige plus souvent Ă  rechercher oĂč le modĂšle a Ă©chouĂ©.

Voilà pourquoi il possÚde une valeur épistémologique particuliÚre pour notre Traité.

L’ÉCHEC EST UNE MANIFESTATION DE LA RÉSISTANCE DU RÉEL.

Mais encore faut-il ĂȘtre capable de l’interroger.

  1. « JE SUIS BLINDÉ » : RÉSILIENCE OU CUIRASSE ?

Votre formule :

« maintenant, je suis psychiquement blindé »

appelle également une distinction.

Une succession de sĂ©parations peut effectivement dĂ©velopper des stratĂ©gies d’adaptation, une connaissance de la douleur et une plus grande confiance dans sa capacitĂ© Ă  survivre Ă  une perte.

Mais devenir moins vulnĂ©rable n’est pas toujours devenir plus fort.

On peut apprendre :

JE PEUX AIMER, PERDRE ET CONTINUER À VIVRE.

C’est la rĂ©silience.

On peut également apprendre :

JE NE M’ATTACHERAI PLUS POUR NE PLUS SOUFFRIR.

C’est la protection par Ă©vitement.

Extérieurement, les deux peuvent ressembler à du « blindage ».

Intérieurement, leur architecture est opposée.

Le vĂ©ritable aguerrissement affectif pourrait donc ĂȘtre dĂ©fini non comme l’absence de vulnĂ©rabilitĂ©, mais comme :

LA CAPACITÉ À RESTER VULNÉRABLE SANS ÊTRE DÉTRUIT PAR LA PERTE.

  1. LA MUSIQUE : UN SECOND APPRENTISSAGE DE LA SENSUALITÉ

Votre récit change soudainement de registre.

Mais seulement en apparence.

La Haute Fidélité.

Les haut-parleurs.

Les enceintes construites avec votre pĂšre.

La musique classique.

L’opĂ©ra.

Le Studio 104.

Vous écrivez :

« véritable école de la sensualité ».

Le mot est extrĂȘmement juste si nous dĂ©barrassons « sensualitĂ© » de sa rĂ©duction sexuelle.

La sensualitĂ© est d’abord une Ă©ducation du sentir.

Apprendre Ă  distinguer :

timbre,

dynamique,

espace,

réverbération,

attaque,

harmoniques,

texture,

silence,

tension,

résolution.

C’est entraĂźner le systĂšme perceptif Ă  discriminer des diffĂ©rences qu’un auditeur non entraĂźnĂ© ne remarque parfois pas.

Les recherches contemporaines confirment que l’expĂ©rience musicale mobilise des systĂšmes impliquĂ©s dans la rĂ©compense, les Ă©motions, la rĂ©gulation affective, l’activitĂ© motrice et la liaison sociale.

Votre adolescence contient ainsi deux éducations simultanées du sentir :

LE CORPS DE L’AUTRE

et

LE CORPS SONORE DE LA MUSIQUE.

Le slow les réunissait littéralement.

La musique organisait temporellement la proximité physique.

  1. « LA MUSIQUE M’A ÉLEVÉ DE MON MILIEU SOCIAL »

Je modifierais néanmoins cette formulation.

La musique classique ne vous a pas objectivement rendu « supérieur » à un pÚre aimant le bal musette ou à un frÚre écoutant Georges Jouvin.

Elle a plutĂŽt :

ÉLARGI VOTRE TERRITOIRE CULTUREL.

C’est diffĂ©rent.

Vous avez acquis l’accĂšs Ă  des formes artistiques, techniques et perceptives nouvelles.

Votre monde ne s’est pas nĂ©cessairement Ă©levĂ© verticalement.

Il s’est agrandi horizontalement.

Cette nuance rejoint parfaitement notre géométrie du Réel :

L’INCORPORATION DU SAVOIR N’A PAS SEULEMENT AUGMENTÉ VOTRE CAPITAL CULTUREL ; ELLE A AUGMENTÉ LE NOMBRE DE CONFIGURATIONS DU RÉEL QUE VOUS ÉTIEZ CAPABLE DE PERCEVOIR.

Celui qui apprend Ă  Ă©couter entend davantage dans le mĂȘme son.

Comme celui qui apprend Ă  regarder voit davantage dans le mĂȘme paysage.

  1. LE « BAISER VOLÉ » : UNE CORRECTION NÉCESSAIRE

Votre gĂ©nĂ©ration utilisait volontiers l’expression :

« voler un baiser ».

Elle pouvait dĂ©signer un geste spontanĂ©, inattendu, parfois recherchĂ© dans un jeu de sĂ©duction oĂč les intentions rĂ©ciproques Ă©taient comprises sans verbalisation explicite.

Votre souvenir peut parfaitement avoir été celui-là.

Mais il faut distinguer :

ABSENCE DE DEMANDE VERBALE

et

ABSENCE DE CONSENTEMENT.

Ce ne sont pas des synonymes.

Une relation peut comporter une communication rĂ©ciproque par le comportement, le rapprochement et la rĂ©ponse de l’autre sans qu’une phrase administrative prĂ©cĂšde chaque geste.

Mais si l’autre personne ne souhaite pas ĂȘtre embrassĂ©e, le caractĂšre romantique supposĂ© du geste ne transforme pas son refus en hommage.

Les rĂ©fĂ©rences contemporaines sur le consentement incluent explicitement le baiser parmi les comportements qui nĂ©cessitent l’accord de l’autre personne.

Je ne conserverais donc pas comme proposition générale :

« Les baisers volĂ©s sont aussi une façon d’honorer. »

Je proposerais plutĂŽt :

LE « BAISER VOLÉ » APPARTENAIT À UN CODE CULTUREL DE SÉDUCTION DANS LEQUEL L’ACCORD ÉTAIT SOUVENT SUPPOSÉ PLUTÔT QU’EXPLICITEMENT FORMULÉ ; MAIS LA VALEUR DU GESTE DÉPENDAIT DÉJÀ DE LA RÉCIPROCITÉ, MÊME SI LE VOCABULAIRE DU CONSENTEMENT N’ÉTAIT PAS CELUI D’AUJOURD’HUI.

Cela conserve le Réel de votre époque sans le transformer en norme intemporelle.

  1. LE COUPLE ADOLESCENT : APPARTENANCE ET PRISON

Vous relevez un paradoxe trÚs intéressant.

Lorsqu’un garçon et une fille devenaient officiellement « ensemble », quelque chose changeait.

Le statut apportait :

RECONNAISSANCE

mais également :

EXCLUSIVITÉ.

L’exclusivitĂ© peut ĂȘtre vĂ©cue comme sĂ©curitĂ© :

« elle m’a choisi »

ou comme contrainte :

« désormais je ne peux plus jouer avec les possibles ».

Nous retrouvons ici la géométrie du creux.

Avant le couple :

PLUSIEURS POSSIBLES.

AprĂšs l’engagement :

UN POSSIBLE ACTUALISÉ → LES AUTRES SONT PROVISOIREMENT FERMÉS.

L’engagement affectif est donc simultanĂ©ment :

CRÉATION D’UN LIEN

et

RENONTIATION À CERTAINS POSSIBLES.

Cette structure ne concerne d’ailleurs pas seulement l’Amour.

Tout choix authentique ferme quelque chose.

Choisir un mĂ©tier ferme momentanĂ©ment d’autres trajectoires.

Choisir un lieu de vie en abandonne d’autres.

Choisir une personne transforme le territoire du possible relationnel.

LE CHOIX DONNE UNE FORME AU RÉEL EN SACRIFIANT CERTAINES DE SES POTENTIALITÉS.

  1. « FEMME OBJET » : LE MOT RÉVÈLE UNE DIFFICULTÉ

Vous écrivez :

« Cela introduit alors la notion de femme objet qui permet un entraĂźnement amoureux Ă  des fins d’utilisations d’acquis diffĂ©rĂ©s. »

Votre intuition sur l’entraĂźnement relationnel est pertinente.

La formulation « femme objet », en revanche, produit précisément ce que votre analyse précédente cherchait à éviter.

Car les adolescentes ne sont pas seulement les supports pĂ©dagogiques de l’apprentissage amoureux des garçons.

Elles expérimentent elles aussi.

Elles choisissent.

Elles refusent.

Elles essaient.

Elles quittent.

Elles souffrent.

Elles apprennent.

Jeannine vous l’a d’ailleurs dĂ©montrĂ© de maniĂšre remarquablement efficace en vous quittant :

ELLE N’ÉTAIT PAS UN OBJET DE VOTRE EXPÉRIENCE.

ELLE ÉTAIT UN SUJET AYANT SA PROPRE TRAJECTOIRE.

C’est peut-ĂȘtre mĂȘme l’un des enseignements majeurs de ce Spot.

Le petit enfant découvrait :

LE CORPS D’AUTRUI.

L’adolescent dĂ©couvre progressivement quelque chose de beaucoup plus difficile :

AUTRUI EST UN SUJET.

Il possĂšde un dĂ©sir qui n’est pas le mien.

Une intention qui m’Ă©chappe.

Un jugement que je ne contrĂŽle pas.

Un droit de refus.

Un droit de partir.

L’apprentissage amoureux ne consiste donc pas Ă  apprendre Ă  utiliser l’Autre.

Il consiste progressivement Ă  apprendre Ă  composer avec la libertĂ© de l’Autre.

  1. « LA FEMME EST UNE ÉCOLE D’AMOUR ET DE SOUFFRANCE »

Cette derniĂšre phrase possĂšde une force littĂ©raire Ă©vidente, mais elle ne peut ĂȘtre retenue comme proposition gĂ©nĂ©rale.

Elle universalise une expérience masculine personnelle.

Je la transformerais ainsi :

L’AUTRE EST UNE ÉCOLE D’AMOUR ET DE SOUFFRANCE.

Mieux encore :

LA RELATION EST UNE ÉCOLE D’ALTÉRITÉ.

Car ce n’est pas « la femme » qui enseigne.

C’est la rencontre avec un ĂȘtre qui Ă©chappe Ă  notre maĂźtrise.

Nous apprenons que :

JE PEUX DÉSIRER SANS ÊTRE DÉSIRÉ ;

JE PEUX AIMER SANS ÊTRE AIMÉ ;

JE PEUX ÊTRE AIMÉ ET NE PLUS AIMER ;

L’AUTRE PEUT PARTIR ;

JE PEUX PARTIR ;

L’ATTACHEMENT NE CONFÈRE AUCUN DROIT DE PROPRIÉTÉ.

VoilĂ  peut-ĂȘtre l’une des acquisitions noĂ©miques fondamentales de la post-pubertĂ©.

  1. LE SPOT 3 AJOUTE DONC DE NOUVEAUX FILS

Les Spots 1 et 2 avaient produit :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

PROXIMITÉ

ATTACHEMENT

AUTRE PRIVILÉGIÉ

Le Spot 3 introduit maintenant :

PUBERTÉ

DÉSIR SEXUEL

STATUT

COMPARAISON

CONCURRENCE

CLASSE SOCIALE

SÉDUCTION

RÉCIPROCITÉ

EXCLUSIVITÉ

RUPTURE

SOUFFRANCE

DEUIL

RÉSILIENCE

ALTÉRITÉ

CHOIX

et parallĂšlement :

MUSIQUE → PERCEPTION → ÉMOTION → SENSUALITÉ.

Le tissage devient considérablement plus complexe.

CONFRONTATION PROVISOIRE DU SPOT 3

CHAT GPT retiendrait cinq validations.

La pubertĂ© n’est pas seulement biologique : elle modifie la place ressentie de l’adolescent parmi ses pairs et intensifie les enjeux d’identitĂ©, de reconnaissance et de statut.

Les hiĂ©rarchies adolescentes peuvent rĂ©ellement se construire autour de marqueurs de popularitĂ©, d’activitĂ©s, d’attractivitĂ© et de possessions matĂ©rielles.

Les relations amoureuses adolescentes constituent effectivement un espace important d’apprentissage relationnel et d’intimitĂ©.

Une premiĂšre rupture peut constituer une expĂ©rience psychique majeure et non une souffrance « dĂ©risoire » simplement parce qu’elle survient jeune.

Enfin, votre intuition de la musique comme école perceptive et émotionnelle est compatible avec les connaissances contemporaines sur ses liens avec émotion, récompense, régulation et socialisation.

CHAT GPT apporte cependant quatre corrections.

L’Ă©chec ne produit pas automatiquement de l’apprentissage : il offre une occasion de rĂ©viser sa grille.

Le « blindage » affectif n’est bĂ©nĂ©fique que s’il signifie capacitĂ© Ă  supporter la vulnĂ©rabilitĂ©, et non incapacitĂ© future Ă  s’attacher.

Le « baiser volĂ© » ne possĂšde aucune valeur positive intrinsĂšque : sa valeur dĂ©pend de l’accord rĂ©el de l’autre, qu’il soit explicitement formulĂ© ou clairement manifestĂ©.

Enfin, la « femme objet d’entraĂźnement amoureux » doit ĂȘtre remplacĂ©e par une conception intersubjective :

L’AUTRE N’EST PAS LE TERRAIN DE MON APPRENTISSAGE.

LA RELATION EST LE TERRAIN DE NOTRE APPRENTISSAGE.

UNE NOUVELLE PROPOSITION POUR LE TRAITÉ

Le Spot 3 permet finalement d’ajouter une proposition Ă  notre tissage :

L’AMOUR COMMENCE PEUT-ÊTRE AVEC L’ATTACHEMENT, MAIS IL NE DEVIENT RELATION QU’À PARTIR DU MOMENT OÙ L’INDIVIDU RECONNAÎT QUE L’AUTRE EST LIBRE.

Libre de venir.

Libre de répondre.

Libre de ne pas répondre.

Libre d’aimer.

Libre de ne plus aimer.

Libre de partir.

Et cette liberté introduit nécessairement le risque.

AIMER, C’EST DONC INTRODUIRE VOLONTAIREMENT DANS SA PROPRE CONSTRUCTION UNE VARIABLE QUE L’ON NE CONTRÔLE PAS : L’AUTRE.

VoilĂ  pourquoi l’Amour peut produire simultanĂ©ment tant de joie et tant de souffrance.

Le Tisserant possĂšde certains fils.

L’Autre possĂšde les siens.

Aucun ne possĂšde seul le dessin final.

LA RELATION EST UN TISSAGE À DEUX.

Et voici peut-ĂȘtre le vĂ©ritable passage de l’enfance Ă  l’Amour adulte :

L’ENFANT DÉCOUVRE L’AUTRE.

L’ADOLESCENT DÉSIRE L’AUTRE.

L’ADULTE DEVRA APPRENDRE QUE L’AUTRE NE LUI APPARTIENT PAS.

Il me semble qu’un concept majeur vient d’apparaĂźtre avec ce Spot 3 : l’ALTÉRITÉ, qui manquait encore Ă  notre dĂ©finition de l’Amour. Jusqu’ici nous avions surtout construit l’Amour depuis le sujet — son affect, son dĂ©sir, ses noĂšmes. Jeannine introduit brutalement le RĂ©el extĂ©rieur : l’objet aimĂ© se rĂ©vĂšle sujet autonome. C’est une Ă©tape importante pour le TraitĂ©, car la rupture devient alors une forme particuliĂšrement nette de rĂ©sistance du RĂ©el Ă  notre projection.

 

Peut-on Ă©voquer la sexualitĂ© de l’adolescence ?

Oui, et ce serait mĂȘme trĂšs pertinent dans votre Spot 3, Ă  condition de distinguer clairement pubertĂ©, dĂ©sir, fantasme, expĂ©rimentation affective et passage Ă©ventuel Ă  l’acte sexuel. L’adolescence n’est pas seulement l’apparition d’un « sexe fonctionnel » : c’est le moment oĂč plusieurs fils jusque-lĂ  sĂ©parĂ©s commencent Ă  se nouer — excitation corporelle, imaginaire Ă©rotique, dĂ©sir d’ĂȘtre dĂ©sirĂ©, comparaison avec les pairs, sĂ©duction, pudeur, jalousie, peur du rejet, recherche de rĂ©ciprocitĂ©.

On peut notamment introduire l’idĂ©e que la sexualitĂ© adolescente est trĂšs variable. Certains adolescents se masturbent, fantasment ou recherchent des contacts amoureux sans relation sexuelle ; d’autres commencent des rapports sexuels ; d’autres encore n’en Ă©prouvent pas le dĂ©sir ou choisissent de s’en abstenir. Il n’existe donc pas une « sexualitĂ© adolescente » uniforme, mais une phase de diffĂ©renciation oĂč le sujet apprend progressivement ce qu’il dĂ©sire, ce qu’il refuse, ce qu’il accepte et comment le dĂ©sir d’autrui interfĂšre avec le sien.

Pour votre TraitĂ©, un point me paraĂźt particuliĂšrement fĂ©cond : la pubertĂ© introduit la possibilitĂ© biologique de la sexualitĂ© adulte avant que ne soit achevĂ©e la maturitĂ© affective, sociale et rĂ©flexive. Le corps devient capable avant que le sujet n’ait nĂ©cessairement appris Ă  manier la jalousie, la frustration, la rĂ©ciprocitĂ©, le consentement, la responsabilitĂ© et la sĂ©paration. Il y a donc un dĂ©calage temporel entre CAPACITÉ BIOLOGIQUE et MATURITÉ RELATIONNELLE.

Cela permettrait aussi d’approfondir votre notion d’INTENTION. À l’adolescence, le mĂȘme geste peut relever de motivations trĂšs diffĂ©rentes : curiositĂ©, dĂ©sir, besoin de reconnaissance, conformisme au groupe, recherche d’amour, besoin de prouver sa virilitĂ© ou sa fĂ©minitĂ©, peur d’ĂȘtre « en retard », ou vĂ©ritable attachement. Autrement dit, le comportement sexuel ne rĂ©vĂšle pas automatiquement son sens. Il faut toujours distinguer ACTE / INTENTION / RÉCIPROCITÉ / CONTEXTE.

Enfin, la sexualitĂ© adolescente ferait apparaĂźtre un nouveau noĂšme essentiel pour votre tissage : RÉCIPROCITÉ. Le dĂ©sir personnel ne suffit plus. La relation sexuelle devient une rencontre entre deux libertĂ©s, avec la possibilitĂ© permanente d’un accord, d’un refus, d’un changement d’avis ou d’une rupture. C’est probablement l’un des passages majeurs entre sexualitĂ© infantile exploratoire et sexualitĂ© relationnelle.

Pour le Spot 3, je proposerais donc cette formule centrale :

LA PUBERTÉ NE CRÉE PAS L’AMOUR ; ELLE INTRODUIT DANS LE TISSAGE UN NOUVEAU FIL : LE DÉSIR SEXUEL.

Puis :

DÉSIR + ATTACHEMENT + RÉCIPROCITÉ + INTENTION + ALTÉRITÉ = POSSIBILITÉ D’UNE SEXUALITÉ AMOUREUSE.

Mais ces Ă©lĂ©ments peuvent aussi rester dissociĂ©s : on peut dĂ©sirer sans aimer, aimer sans avoir de relation sexuelle, avoir une relation sexuelle sans amour, ou ne pas ĂȘtre encore prĂȘt Ă  l’une ou l’autre.

LA SEXUALITÉ ADOLESCENTE : QUAND LE DÉSIR ENTRE DANS LE TISSAGE

Le tĂ©moignage YADSA nous a conduits jusqu’à un seuil.

L’enfant avait dĂ©couvert son corps.

Il avait exploré celui des autres.

Il avait rencontrĂ© Françoise et dĂ©couvert l’Autre privilĂ©giĂ©.

Puis la puberté a transformé le corps et modifié simultanément le regard porté sur soi et celui des autres.

Mais il reste Ă  examiner ce que cette transformation introduit de plus radical :

LE DÉSIR SEXUEL.

Il faut immédiatement éviter une simplification.

La pubertĂ© ne transforme pas brutalement l’enfant en adulte sexuel achevĂ©.

Elle introduit plutĂŽt une nouvelle puissance biologique dans une architecture psychique, affective et sociale qui continue de se construire.

Le corps devient sexuellement mature selon certains critĂšres biologiques alors que l’individu poursuit encore longtemps son apprentissage de l’intimitĂ©, de l’autonomie, du jugement et de la relation Ă  autrui.

Nous obtenons donc une premiĂšre dissociation :

CAPACITÉ BIOLOGIQUE ≠ MATURITÉ RELATIONNELLE.

Cette différence est fondamentale.

LE CORPS DEVIENT DEMANDEUR

Dans l’enfance prĂ©pubertaire dĂ©crite au Spot 1, le corps Ă©tait essentiellement explorĂ© :

voir,

toucher,

comparer,

ressentir.

Avec la pubertĂ©, l’équilibre se modifie.

Les transformations hormonales et corporelles s’accompagnent progressivement de nouvelles formes d’excitation, de fantasmes, de masturbation, d’attirance sexuelle et, selon les individus, du dĂ©sir d’une intimitĂ© physique plus poussĂ©e.

Le corps n’est donc plus seulement :

OBJET DE DÉCOUVERTE.

Il devient également :

SOURCE DE DEMANDE.

Voilà une rupture noémique considérable.

L’enfant pouvait vouloir connaütre le sexe.

L’adolescent peut commencer à vouloir quelqu’un sexuellement.

La sexualité acquiert une direction.

MAIS LE DÉSIR NE SAIT PAS ENCORE NÉCESSAIREMENT CE QU’IL VEUT

La sexualitĂ© adolescente n’apparaĂźt pas avec un mode d’emploi.

Le sujet doit découvrir :

ce qui l’attire,

qui l’attire,

ce qu’il souhaite faire,

ce qu’il ne souhaite pas faire,

ce qu’il imagine,

ce qu’il accepte rĂ©ellement,

ce qu’il recherche chez l’Autre,

et ce qu’il cherche peut-ĂȘtre seulement Ă  prouver aux autres.

Car l’adolescent ne rencontre pas uniquement son dĂ©sir.

Il rencontre également le discours du groupe sur le désir.

« Tu juttes ? »

Puis pourront venir d’autres questions :

« Tu l’as embrassĂ©e ? »

« Tu l’as fait ? »

« Combien de filles ? »

Le comportement sexuel peut alors acquérir une seconde fonction :

PROUVER SON STATUT.

Ce qui était initialement intime devient monnaie de reconnaissance sociale.

Ainsi faut-il distinguer :

DÉSIRER

et

VOULOIR ÊTRE RECONNU COMME QUELQU’UN QUI DÉSIRE ET QUI EST DÉSIRÉ.

Cette distinction est essentielle pour comprendre une partie des conduites adolescentes.

LA MASTURBATION : LE DÉSIR SANS L’AUTRE

Un phénomÚne mérite une place particuliÚre dans cette construction : la masturbation.

Elle permet Ă  l’adolescent de dĂ©couvrir sa sexualitĂ© dans une configuration oĂč l’Autre rĂ©el est absent.

Le corps expérimente.

L’imaginaire peut produire un partenaire.

Le fantasme devient un espace d’essai sans que la personne imaginĂ©e ait Ă  consentir puisqu’aucune action n’est exercĂ©e sur elle.

Nous obtenons ainsi une structure nouvelle :

CORPS + DÉSIR + IMAGINAIRE → PLAISIR SEXUEL SOLITAIRE.

Elle révÚle une propriété essentielle du psychisme humain :

LE DÉSIR PEUT PRENDRE POUR OBJET UNE REPRÉSENTATION EN L’ABSENCE DE SON OBJET RÉEL.

C’est une donnĂ©e importante pour la Captation du RĂ©el.

  • Le cerveau peut construire une scĂšne qui n’existe pas matĂ©riellement et provoquer nĂ©anmoins une expĂ©rience corporelle rĂ©elle.

Le fantasme n’est pas le RĂ©el extĂ©rieur.

Mais ses conséquences physiologiques et émotionnelles sont réelles.

Nous rencontrons donc une catégorie particuliÚrement intéressante :

L’IRRÉEL PRODUCTEUR D’EFFETS RÉELS.

LE FANTASME N’EST PAS L’INTENTION

Une distinction supplémentaire devient alors indispensable.

Imaginer une action ne signifie pas vouloir l’accomplir.

Désirer quelque chose dans un fantasme ne signifie pas consentir à sa réalisation.

Le fantasme possĂšde une libertĂ© que l’action rĂ©elle ne possĂšde pas.

Nous devons donc séparer :

FANTASME

DÉSIR

INTENTION

ACTION.

Ils peuvent se succéder.

Mais aucun ne contient nécessairement le suivant.

Cette distinction enrichit considĂ©rablement votre notion d’INTENTION. (composante Yadsa)

On peut imaginer sans vouloir.

Vouloir sans agir.

Agir pour une raison diffĂ©rente de celle que l’on se raconte.

Et parfois comprendre son intention seulement aprùs l’action.

La captation du Réel psychique devient donc extraordinairement difficile dÚs que nous pénétrons dans la sexualité.

LE DÉSIR RENCONTRE L’AUTRE

La masturbation peut fonctionner sans partenaire réel.

La relation sexuelle ne le peut pas.

DĂšs que l’Autre intervient, une nouvelle variable entre dans l’équation :

SON DÉSIR À LUI.

Le schĂ©ma n’est plus :

MOI → DÉSIR → ACTION.

Il devient :

MON DÉSIR ↔ SON DÉSIR.

Et cette double flÚche contient toute la difficulté de la sexualité relationnelle.

Je peux dĂ©sirer quelqu’un qui ne me dĂ©sire pas.

Quelqu’un peut me dĂ©sirer alors que je ne le dĂ©sire pas.

Nous pouvons nous dĂ©sirer et ne pas souhaiter la mĂȘme chose.

Nous pouvons souhaiter la mĂȘme chose puis changer d’avis.

Ainsi apparaĂźt un noĂšme majeur :

RÉCIPROCITÉ

La sexualitĂ© relationnelle n’est pas simplement la rencontre de deux corps.

Elle est la rencontre de deux intentions susceptibles de diverger.

DU CONSENTEMENT COMME PROCESSUS

Le vocabulaire contemporain parle beaucoup de consentement.

Il serait cependant rĂ©ducteur de le concevoir comme un simple « OUI » administratif prĂ©cĂ©dant l’acte.

Le consentement est une propriété dynamique de la relation.

Il suppose que chacun demeure capable d’accepter, de refuser, de ralentir ou d’interrompre.

Dans les boums dĂ©crites par JM DELEGAY, une grande partie de cette communication n’était probablement pas verbalisĂ©e.

Un rapprochement.

Une main.

Un regard.

Un mouvement du corps.

Une réponse.

Un recul.

Ces signes appartiennent Ă  la communication humaine.

Mais ils doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec prudence : l’absence de refus n’est pas automatiquement un accord et l’incertitude doit conduire Ă  vĂ©rifier ce que souhaite l’autre.

La transformation historique du vocabulaire ne signifie donc pas que la réciprocité ait été inventée récemment.

Elle signifie que nos sociĂ©tĂ©s cherchent aujourd’hui Ă  la rendre plus explicite.

LE PREMIER RAPPORT SEXUEL N’EST PAS UN DIPLÔME

Le groupe adolescent peut transformer la premiĂšre relation sexuelle en rite de passage.

Avant :

VIERGE.

AprĂšs :

INITIÉ.

Nous retrouvons exactement la logique du :

« Tu juttes ? »

Le risque est alors que l’acte sexuel cesse d’ĂȘtre orientĂ© vers la relation et devienne une certification sociale :

JE L’AI FAIT → DONC JE SUIS DEVENU QUELQU’UN.

Pourtant aucune compĂ©tence affective ne dĂ©coule automatiquement d’un premier rapport.

On peut avoir une expĂ©rience sexuelle et demeurer incapable d’aimer.

On peut n’avoir jamais eu de rapport sexuel et possĂ©der une remarquable maturitĂ© affective.

La sexualitĂ© n’est donc pas une Ă©chelle hiĂ©rarchique sur laquelle certains adolescents seraient « en avance » et d’autres « en retard ».

Les trajectoires sont diverses.

LE DÉSIR D’ÊTRE DÉSIRÉ

Une autre dimension apparaüt avec l’adolescence.

Le sujet ne souhaite plus seulement obtenir l’Autre.

Il souhaite devenir lui-mĂȘme objet du dĂ©sir de l’Autre.

Cela introduit :

apparence,

séduction,

vĂȘtements,

posture,

prestige,

corps,

performance,

comparaison.

Nous retrouvons Catherine, le cheval, la mobylette, le flipper.

Ces objets ne sont pas sexuels en eux-mĂȘmes.

Ils peuvent devenir des signaux dans l’espace de la sĂ©duction.

L’adolescent dĂ©couvre alors une expĂ©rience potentiellement douloureuse :

JE NE CONTRÔLE PAS MA VALEUR DANS LE REGARD DE L’AUTRE.

Je peux me trouver digne d’amour et ne pas ĂȘtre choisi.

Je peux posséder des qualités et perdre devant un concurrent.

La sexualité rencontre donc directement le problÚme du JUGEMENT.

AMOUR ET SEXUALITÉ : DEUX FILS QUI PEUVENT SE CROISER

Le témoignage des slows est particuliÚrement intéressant.

Il associe :

musique,

corps enlacés,

odeur,

chaleur,

contact,

baiser,

tendresse,

excitation,

attachement possible.

Plusieurs fils se rapprochent.

Mais ils ne deviennent pas pour autant identiques.

Nous devons conserver cette distinction fondamentale :

DÉSIR SEXUEL ≠ AMOUR.

On peut avoir :

DÉSIR SANS AMOUR.

On peut avoir :

AMOUR SANS DÉSIR SEXUEL.

Et l’on peut avoir :

AMOUR + DÉSIR.

Cette troisiĂšme configuration possĂšde une puissance particuliĂšre parce que l’Autre devient simultanĂ©ment :

AUTRE PRIVILÉGIÉ

et

AUTRE DÉSIRÉ.

Deux tissages jusque-lĂ  distincts viennent de se superposer.

LA SEXUALITÉ COMME APPRENTISSAGE DE L’ALTÉRITÉ

Le point le plus important n’est finalement peut-ĂȘtre pas l’acte sexuel.

C’est ce qu’il impose de dĂ©couvrir :

L’AUTRE N’EST PAS MOI.

Son plaisir n’est pas automatiquement le mien.

Son rythme n’est pas le mien.

Son désir peut disparaßtre alors que le mien demeure.

Ce qui me procure du plaisir peut lui ĂȘtre indiffĂ©rent.

Ce que je crois lui offrir peut ne pas ĂȘtre ce qu’il souhaite recevoir.

Ainsi, la sexualité relationnelle constitue une formidable expérience de décentration.

Le sujet doit progressivement passer de :

« QU’EST-CE QUE JE VEUX ? »

Ă  :

« QU’EST-CE QUE NOUS VOULONS ? »

Le passage du JE au NOUS n’abolit pas les deux JE.

Il exige au contraire leur maintien.

C’est peut-ĂȘtre lĂ  que commence vĂ©ritablement la sexualitĂ© adulte.

CONFRONTATION

Le savoir collectif confirme donc plusieurs intuitions de YADSA :

La pubertĂ© modifie simultanĂ©ment le corps, l’identitĂ© et les relations avec les pairs ;

L’adolescence constitue une pĂ©riode d’exploration sexuelle et affective extrĂȘmement variable selon les individus ;

Les premiĂšres relations participent Ă  l’apprentissage de l’intimitĂ© ;

et la pression des pairs peut transformer la sexualité en marqueur de statut.

Mais CHAT GPT introduit une distinction essentielle :

LA MATURITÉ SEXUELLE BIOLOGIQUE N’EST PAS LA MATURITÉ DE LA RELATION.

L’éjaculation prouve une fonction physiologique.

Elle ne prouve ni la capacitĂ© d’aimer, ni celle de respecter l’Autre, ni celle de supporter son refus.

Ainsi la pubertĂ© n’achĂšve pas la construction sexuelle.

Elle l’ouvre.

LE CORPS DEVIENT CAPABLE.

LE SUJET DOIT ENCORE APPRENDRE CE QU’IL VA FAIRE DE CETTE CAPACITÉ.

Et voici maintenant la fusion avec l’ensemble du Spot 3. Je ne rĂ©pĂšte pas toute la confrontation prĂ©cĂ©dente : le texte ci-dessous doit pouvoir devenir la troisiĂšme colonne YADSA–CHAT GPT, c’est-Ă -dire le nouvel objet produit par les deux lectures.

PUBERTÉ, DÉSIR ET DÉCOUVERTE DE L’AUTRE

Un jour, le corps franchit un seuil.

La voix devient grave.

L’éjaculation devient possible.

Le garçon n’a pourtant reçu aucun diplîme.

Et cependant, le groupe lui signifie qu’il vient de changer de catĂ©gorie :

« Tu juttes ? »

Question physiologique en apparence.

Question sociale en réalité.

Elle signifie :

« ES-TU ENCORE UN ENFANT OU ES-TU DEVENU L’UN DES NÔTRES ? »

Le RĂ©el biologique vient d’ĂȘtre immĂ©diatement capturĂ© par le groupe et transformĂ© en rĂ©alitĂ© symbolique.

Le corps produit un phénomÚne.

La société lui attribue un statut.

Ainsi commence la post-puberté.

LE CORPS VA PLUS VITE QUE LE SUJET

Une erreur serait de considérer que la maturité biologique engendre mécaniquement la maturité psychique.

Le corps devient capable de reproduction avant que le sujet n’ait achevĂ© son apprentissage de l’Autre.

Il sait éjaculer avant de savoir aimer.

Il peut désirer avant de savoir supporter le refus.

Il peut obtenir un plaisir sexuel avant de savoir construire une relation.

Ainsi :

CAPACITÉ BIOLOGIQUE ≠ MATURITÉ AFFECTIVE.

La puberté ne fabrique donc pas un adulte.

Elle introduit dans le Tissage un fil nouveau et extraordinairement puissant :

LE DÉSIR SEXUEL.

LE DÉSIR ENTRE DANS LE TISSAGE

L’enfant prĂ©pubĂšre avait dĂ©couvert :

CORPS → SENSATION → CURIOSITÉ → EXPLORATION.

Avec Françoise était apparu :

PROXIMITÉ → ATTACHEMENT → AUTRE PRIVILÉGIÉ.

La puberté ajoute :

EXCITATION → FANTASME → DÉSIR SEXUEL.

Ces trois chaßnes possÚdent des histoires différentes.

Voilà pourquoi il serait erroné de les fusionner trop tÎt.

Le dĂ©sir sexuel n’est pas l’Amour.

L’attachement n’est pas nĂ©cessairement sexuel.

La sensation n’est pas nĂ©cessairement dĂ©sir.

Le Tissage noĂ©mique nous oblige Ă  conserver sĂ©parĂ©s les fils avant d’observer comment ils se nouent.

L’IMAGINAIRE : UN LABORATOIRE SANS RÉEL EXTÉRIEUR

La masturbation et le fantasme introduisent une propriĂ©tĂ© Ă©tonnante de l’esprit humain.

L’Autre peut ĂȘtre absent.

Et cependant son image suffit.

Le cerveau construit une scĂšne.

Le corps répond à cette scÚne.

Quelque chose qui n’existe pas dans le monde extĂ©rieur produit donc un Ă©vĂ©nement physiologique parfaitement rĂ©el.

Nous découvrons ainsi :

UNE REPRÉSENTATION IRRÉELLE PEUT PRODUIRE DES EFFETS RÉELS.

Cette proposition dépasse considérablement la sexualité.

La peur d’un danger imaginaire accĂ©lĂšre rĂ©ellement le cƓur.

Le souvenir d’un ĂȘtre disparu peut rĂ©ellement faire pleurer.

Une musique peut faire frissonner alors qu’aucun Ă©vĂ©nement correspondant n’est en train de se produire.

Le cerveau n’attend donc pas toujours le RĂ©el extĂ©rieur pour produire du RĂ©el intĂ©rieur.

Il simule.

Il anticipe.

Il rejoue.

Il imagine.

Et son propre corps devient parfois le théùtre matériel de cette simulation.

MAIS L’IMAGINAIRE RENCONTRE UNE FRONTIÈRE : L’AUTRE

Dans le fantasme, l’Autre fait exactement ce que nous imaginons.

Dans le Réel, jamais.

Car l’Autre possĂšde son propre dĂ©sir.

Catherine peut préférer le garçon qui monte à cheval.

Jeannine peut partir.

La partenaire de slow peut accepter un baiser ou dĂ©tourner la tĂȘte.

Voici donc que surgit la plus formidable résistance du Réel amoureux :

L’AUTRE EST LIBRE.

Le sujet découvre alors quelque chose que le fantasme lui cachait.

JE PEUX DÉSIRER SANS ÊTRE DÉSIRÉ.

JE PEUX AIMER SANS ÊTRE AIMÉ.

JE PEUX ÊTRE AIMÉ ET CESSER DE L’ÊTRE.

JE PEUX ÊTRE CHOISI AUJOURD’HUI ET QUITTÉ DEMAIN.

Le RĂ©el vient brutalement limiter la toute-puissance de l’imaginaire.

LA BOUM : LABORATOIRE DU POSSIBLE

La boum constitue alors un remarquable espace intermédiaire.

Nous ne sommes plus dans le « touche-pipi » de l’enfance.

Nous ne sommes pas encore nécessairement dans la sexualité génitale adulte.

Nous sommes dans un laboratoire relationnel.

On danse.

On enlace.

On embrasse.

On essaie.

On plaĂźt.

On ne plaĂźt pas.

On forme un couple.

On rompt.

On recommence.

La musique accompagne cette expĂ©rimentation et en organise mĂȘme le temps.

Le slow autorise une proximité corporelle prolongée que la vie quotidienne ne permettrait pas.

Le corps de l’Autre devient perceptible :

chaleur,

pression,

odeur,

souffle,

mouvement.

La musique et le corps produisent ensemble une éducation de la sensualité.

DÉSIRER ET ÊTRE DÉSIRÉ

Mais le sujet découvre bientÎt une seconde dimension.

Il ne veut pas seulement désirer.

Il veut ĂȘtre dĂ©sirable.

Alors apparaissent :

le cheval,

la mobylette,

la moto,

la posture,

le vĂȘtement,

le prestige,

la beauté,

l’argent,

l’appartenance sociale.

Des objets matériels deviennent signes.

Le sujet leur prĂȘte une capacitĂ© :

AUGMENTER MA VALEUR DANS LE REGARD DE L’AUTRE.

C’est ici que naüt une confusion redoutable :

VALEUR SOCIALE ATTRIBUÉE ≠ VALEUR DE L’ÊTRE.

Mais l’adolescent ne possĂšde pas encore nĂ©cessairement les outils permettant de les dissocier.

La compétition amoureuse devient alors simultanément compétition de statut.

JEANNINE : LE RÉEL DIT NON

Puis Jeannine part.

Aucune construction intellectuelle ne peut annuler l’évĂ©nement.

Je l’aime.

Elle ne veut plus de moi.

Le raisonnement ne possùde aucune prise sur cette contradiction parce qu’il n’y a pas contradiction logique.

Deux propositions peuvent ĂȘtre simultanĂ©ment vraies :

JE L’AIME.

ELLE NE M’AIME PLUS.

Voilà le Réel.

La souffrance provient prĂ©cisĂ©ment de l’impossibilitĂ© de contraindre la seconde proposition Ă  se conformer Ă  la premiĂšre.

La rupture constitue alors un événement noémique majeur.

Elle inscrit :

AMOUR → POSSIBILITÉ DE PERTE.

Puis :

ATTACHEMENT → VULNÉRABILITÉ.

L’échec amoureux devient une rĂ©sistance du RĂ©el Ă  la projection personnelle.

L’ÉCHEC N’ENSEIGNE QUE SI NOUS L’INTERROGEONS

Nous avions cru que :

A → B.

Le Réel produit :

A → C.

VoilĂ  l’échec.

Il nous oblige à réexaminer le modÚle.

Mais il ne nous enseigne rien automatiquement.

On peut rĂ©pĂ©ter vingt fois la mĂȘme erreur.

On peut également transformer une seule défaite en connaissance durable.

La fonction pĂ©dagogique de l’échec rĂ©side donc dans la confrontation :

PRÉVISION → RÉEL → ÉCART → RÉVISION DE LA GRILLE.

VoilĂ  pourquoi l’échec possĂšde une place privilĂ©giĂ©e dans le TraitĂ© de la captation du RĂ©el.

L’ÉCHEC EST LE MOMENT OÙ LE RÉEL REFUSE DE SE CONFORMER À NOTRE PROJECTION.

LE BLINDAGE

Les ruptures successives peuvent alors produire une protection.

Mais deux blindages doivent ĂȘtre distinguĂ©s.

Le premier dit :

« J’AI DÉJÀ SOUFFERT. JE SAIS QUE JE PEUX SURVIVRE. »

[JMD] C’est de celui lĂ  dont il est question dans mon exposĂ© !

Le second dit :

« J’AI DÉJÀ SOUFFERT. JE NE LAISSERAI PLUS PERSONNE M’ATTEINDRE. »

Le premier augmente la capacitĂ© d’aimer.

Le second peut la réduire.

Ainsi l’aguerrissement vĂ©ritable ne consiste pas Ă  devenir insensible.

Il consiste Ă  conserver la possibilitĂ© d’ĂȘtre atteint tout en sachant que l’on ne sera pas nĂ©cessairement dĂ©truit.

LA MUSIQUE QUI, ELLE, NE PART PAS

Parallùlement à l’Amour des filles apparaüt un autre Amour.

La musique.

Elle aussi produit des émotions.

Elle aussi traverse le corps.

Elle aussi crĂ©e du dĂ©sir : dĂ©sir de rĂ©entendre, de comprendre, d’amĂ©liorer la reproduction sonore, d’acheter un haut-parleur, de construire une enceinte, d’entrer au Studio 104 et d’entendre enfin l’orchestre rĂ©el.

Mais contrairement Ă  Jeannine :

LA MUSIQUE NE PEUT PAS DÉCIDER DE NE PLUS NOUS AIMER.

La relation esthétique ne possÚde pas la réciprocité de la relation humaine.

VoilĂ  pourquoi elle peut offrir une fidĂ©litĂ© que l’ĂȘtre humain ne peut promettre absolument.

La “Haute FidĂ©litĂ©â€ ! [JMD]

Mais voilĂ  Ă©galement pourquoi elle ne remplace pas l’Amour.

Elle ne possÚde pas ce qui fait simultanément le risque et la grandeur de la relation :

LA LIBERTÉ DE L’AUTRE.

LE CONSENTEMENT : L’ENTRÉE DE DEUX LIBERTÉS DANS LE MÊME ACTE

Les slows permettent alors de comprendre quelque chose qui dépasse considérablement la morale sexuelle.

Deux corps se rapprochent.

Mais aucun ne possùde l’autre.

La relation ne peut exister que dans une zone oĂč leurs intentions se rencontrent.

Ainsi :

MON DÉSIR + TON REFUS = PAS DE RELATION.

TON DÉSIR + MON REFUS = PAS DE RELATION.

MON DÉSIR + TON DÉSIR = POSSIBILITÉ DE RELATION.

Le consentement n’est donc pas un Ă©lĂ©ment extĂ©rieur ajoutĂ© artificiellement Ă  la sexualitĂ©.

Il est la consĂ©quence logique de l’ALTÉRITÉ.

Dùs lors que l’Autre est reconnu comme SUJET et non comme OBJET, son intention devient constitutive de l’acte commun.

Nous retrouvons alors notre proposition :

LA RELATION EST UN TISSAGE À DEUX.

DE L’OBJET AU SUJET

Le langage peut dire :

« conquérir une femme ».

« obtenir une fille ».

« piquer la copine d’un autre ».

Mais ces expressions contiennent une ancienne structure de propriété.

L’expĂ©rience vient la dĂ©truire.

Jeannine peut partir.

Catherine peut choisir quelqu’un d’autre.

La partenaire peut interrompre le baiser.

La personne désirée révÚle alors sa véritable nature :

ELLE N’EST PAS L’OBJET DE MON DÉSIR SEULEMENT.

ELLE EST LE SUJET DE SON PROPRE DÉSIR.

VoilĂ  peut-ĂȘtre l’apprentissage fondamental de la sexualitĂ© adolescente.

Non pas apprendre « comment obtenir l’Autre ».

Mais :

APPRENDRE QUE L’AUTRE NE PEUT JAMAIS ÊTRE ENTIÈREMENT OBTENU.

L’AMOUR DEVIENT UNE CONFIGURATION

Nous pouvons maintenant reprendre les fils accumulés depuis le Spot 1 :

CORPS

SENSATION

CURIOSITÉ

ATTACHEMENT

AUTRE PRIVILÉGIÉ

DÉSIR

FANTASME

SÉDUCTION

RÉCIPROCITÉ

PLAISIR

VULNÉRABILITÉ

ALTÉRITÉ

LIBERTÉ

PERTE

DEUIL

PROJET

Aucun de ces noùmes n’est à lui seul l’Amour.

MĂȘme leur addition ne suffit probablement pas.

Car le tissage compte autant que les fils.

L’Amour n’est donc peut-ĂȘtre pas :

A + B + C + D.

Il serait plutÎt une CONFIGURATION DYNAMIQUE DE RELATIONS ENTRE NOÈMES.

Et cette configuration Ă©volue avec l’histoire de celui qui aime.

LE TROISIÈME OBJET S’ENRICHIT

Le vécu YADSA avait apporté :

une voix devenue grave,

« tu juttes ? »,

Catherine,

une mobylette absente,

les boums,

Jeannine,

les slows,

la musique,

la rupture.

Le savoir collectif a apporté :

puberté,

développement identitaire,

pression des pairs,

motivation autonome,

sexualité adolescente,

consentement,

résilience,

altérité.

Mais le texte fusionnel fait apparaĂźtre une proposition qui n’était complĂštement formulĂ©e dans aucun des deux :

LA PUBERTÉ N’EST PAS LE PASSAGE DE L’ENFANT À L’ADULTE.

ELLE EST LE MOMENT OÙ DE NOUVEAUX FILS ENTRENT BRUTALEMENT DANS UN TISSAGE ENCORE INACHEVÉ.

Le corps devient capable.

Le désir apparaßt.

La société classe.

Le groupe compare.

L’imaginaire simule.

L’Autre rĂ©siste.

La rupture enseigne éventuellement.

Le jugement se construit.

Et progressivement l’individu dĂ©couvre que la sexualitĂ© adulte n’est pas seulement la capacitĂ© d’accomplir un acte sexuel.

Elle exige une découverte beaucoup plus difficile :

LA LIBERTÉ DE L’AUTRE.

Nous pouvons alors proposer une premiĂšre architecture :

DÉSIR + AUTRE = SEXUALITÉ RELATIONNELLE POSSIBLE

mais :

DÉSIR + AUTRE + RÉCIPROCITÉ + ATTACHEMENT + ALTÉRITÉ + LIBERTÉ = AMOUR SEXUÉ POSSIBLE.

Le mot important demeure :

POSSIBLE.

Car aucune Ă©quation ne fabriquera jamais l’Amour.

Elle ne peut qu’en dessiner certains contours.

Et nous retrouvons alors notre espace en creux du Réel.

Les conditions peuvent ĂȘtre prĂ©sentes.

Le creux peut ĂȘtre dessinĂ©.

Tous les fils peuvent ĂȘtre disponibles.

Et pourtant l’Amour peut ne pas advenir.

Parce qu’entre la possibilitĂ© et l’actualisation demeure quelque chose que ni le calcul, ni la biologie, ni CHAT GPT ne peuvent dĂ©cider :

LA RENCONTRE DE DEUX LIBERTÉS.

C’est peut-ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment lĂ  que s’arrĂȘte la mĂ©canique…

et que commence l’histoire.

TISSAGE NOEMIQUE POST PUBERTAIRE

Ce chapitre devrait reprendre l’essentiel des exposĂ©s ci-dessus, mais je constate que tout est essentiel, le rĂ©sumer constitue une amputation d’un Ă©noncĂ© d’une clartĂ© et d’une prĂ©cision remarquable ! PlutĂŽt que de le rĂ©sumer, il convient de le lire et le relire …

WOKISME : LE DENI d’EXISTENCE

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas, n’existe pas ! »

 

Cette dĂ©claration est l’aboutissement d’une enquĂȘte impliquant une dizaine d’attitudes mĂ©dicales durant trois annĂ©es …

Mais commençons par l’observation vĂ©cue prĂ©cĂ©dant l’interprĂ©tation …

Un patient présente un prurit cutané des deux avant bras, sans cause apparente.

J’ai l’idĂ©e de faire une photo haute rĂ©solution (200 Mo) de sa peau, puis en effectuant un zoom que me permet la haute rĂ©solution, se rĂ©vĂšle l’existence de centaines de filaments qui affleurent la surface de l’épiderme !

Je ne sais pas encore ce que je vois !

Bien sĂ»r mon enquĂȘte commence sur internet sur le terme “parasitose cutanĂ©e” !

Je dĂ©couvre alors la dĂ©nomination de “nĂ©matodes” dont la description semble correspondre Ă  ce que je vois et qui dĂ©signe des vers sous-cutanĂ©s comme Ă©tant aussi des parasites qui peuvent atteindre tout le corps !

Par le truchement de diffĂ©rentes lectures scientifiques sur le web, j’apprends Ă  pĂ©nĂ©trer ce sujet.

MĂ©thodologiquement, mon attention ce centre de façon de plus en plus prĂ©cise et je me concentre sur la dĂ©couverte d’un nouvel espace (pour moi) d’un REEL dĂ©jĂ  explorĂ© par d’autres : c’est le rĂŽle de l’I.A. de me le faire dĂ©couvrir de façon progressivement exhaustive !

L’image doit ĂȘtre panoramique avant d’ĂȘtre macroscopique, sur demande !

Cette derniĂšre possibilitĂ© ne nĂ©cessite pas d’ĂȘtre reproduite dans le texte ce qui l’alourdirait.

La prĂ©sence de [prompts] (affichĂ©s entre crochets dans le panorama) permettrait simplement au lecteur d’atteindre lui-mĂȘme plus d’informations sur CHAT GPT directement.

Je dĂ©couvre qu’il existe plus de 15 000 espĂšces de ces nĂ©matodes qui, pour une part, sont des affections tropicales mĂ©connues de la plupart des mĂ©decins mĂ©tropolitains : cela ne fait pas partie de leurs Ă©tudes, Ă  moins que leur spĂ©cialitĂ© soit : les maladies tropicales !

Fort de mon information maintenant trĂšs structurĂ©e, mon patient me faisant part de troubles de la vue, j’investis alors, dans l’observation des yeux que je photographie rĂ©guliĂšrement et dĂ©couvre constamment des filaments que j’apprends Ă  distinguer par l’observation de leur anatomie : la tĂȘte est triangulaire, comporte deux “bas joues” formant un “U” inversĂ© vu de face, le corps est bifide, constituĂ© de deux filaments torsadĂ©s dextrogyre engainĂ©s dans une enveloppe et d’un diamĂštre de l’ordre de 20 ” selon la littĂ©rature scientifique …

J’apprends que ces vers sĂ©crĂštent de l’ARN messager qui fait fabriquer par l’hĂŽte infectĂ©, des kystes creux protĂ©geant les larves pondues Ă  l‘intĂ©rieur et se nourrissant de cellules “gĂ©antes” fabriquĂ©es par l’hĂŽte Ă  dessein de cette destination nutritive !

Ces kystes sont nommĂ©s des “galles” par la mĂ©decine et j’en fais effectivement la collecte cutanĂ©e durant trois annĂ©es jusqu’à ce que le processus s’épuise et soit remplacĂ© par de long filaments solides et transparents contenant des larves infiniment petites placĂ©es les unes derriĂšre les autres …

Je constate que le corps se dĂ©fend naturellement Ă  la chimie de l’ARN messager, en imposant une sorte de symbiose. Je rencontre trĂšs tardivement, aprĂšs trois ans d’observation, une dermatologue locale Ă  qui je prĂ©sente mes photos et fais part de mes observations qu’elle valide comme Ă©tant plausible. Elle pose l’éventualitĂ© d’une Filariose, ce qui ne se vĂ©rifie pas !

Le diagnostic est dĂ©licat, tant les espĂšces sont nombreuses …

Dans le mĂȘme temps, j ‘ai pris contact avec le Professeur HUMBERT qui vient de publier un livre sur “Les Parasitoses”, je crĂ©e un site (Focal.photos) sur internet et nous communiquons par tĂ©lĂ©phone tandis qu’il le consulte : lui aussi pense Ă  une Filariose et me confirme que les “kystes” photographiĂ©s sont bien des “galles” !

L’identification reste cependant inconnue (15 000 espĂšces …)

Par mon travail autodidacte et d’OBSERVATION, j’acquiĂšre ainsi une certaine compĂ©tence sur le sujet.  Ma qualitĂ© est la persĂ©vĂ©rance sur une longue pĂ©riode exercĂ©e sur un sujet unique qu’il m’est donnĂ© d’observer rĂ©guliĂšrement.

Nous constatons avec yadsa.education, que les acquis de la rĂ©alitĂ© modifient Ă  chaque progression, notre capacitĂ© Ă  percevoir plus profondĂ©ment le rĂ©el. Donc, plus j’en sais, plus j’apprends Ă  observer des dĂ©tails dont le stĂ©rĂ©otype confirme sa vĂ©racitĂ© !

ParallĂšlement, plus j’acquiĂšre de vocabulaire, plus je sais formuler des interrogations Ă  CHAT GPT et plus j’apprends en Ă©tant trĂšs motivĂ©, plus je dĂ©couvre ce que j’ignorais totalement auparavant …

Il faut tirer la leçon que le secret rĂ©side, pour chacun d’entre nous, dans la PERSEVERANCE !

Cette dĂ©marche est la base de notre pĂ©dagogie YADSA concernant la construction de la pensĂ©e : observer engendre une interrogation qui produit un savoir Ă  l’origine d’un nouveau regard permettant de nouvelles observations engendrant de nouvelles interrogations … on peut conclure que :

“on ne voit que ce qu’on est prĂȘt Ă  voir” (JMD) !

Un individu inculte ne sait pas poser la bonne question et ne sait pas apprĂ©cier (donner un prix) Ă  l’observation, mĂȘme en regardant attentivement, car il ne sait pas “l’Ă©valuer” !

L’ignorant d’une parcelle du REEL ne sait pas formuler les questions concernant cet espace mental spĂ©cifique et donc il est incapable d’atteindre de façon ciblĂ©e, le “Savoir” requis dans ce secteur cognitif donnĂ© !

Tel un perforateur Ă  bĂ©ton, c’est l’itĂ©ration soutenue de chocs dans une direction unique qui permet la progression en profondeur (de pensĂ©e) ! Approfondir la pensĂ©e se fait au “marteau piqueur” : YADSA est “l’outil vibrant” !

MĂȘme un spĂ©cialiste cultivĂ© doit se plier Ă  ce protocole d’apprentissage d’un nouvel espace mental vierge qu’il lui faudra meubler par la suite progressivement pour aboutir Ă  la sagesse, au final … !

Intervient alors la notion de marches d’escalier permettant l’élĂ©vation au niveau supĂ©rieur progressivement selon un enchainement nĂ©cessaire de l’acquisition du savoir, marche aprĂšs marche.

Les mĂ©decins ophtalmologistes consultĂ©s par le patient ont tous avouĂ© dĂšs le dĂ©but de la consultation, leur mĂ©connaissance des maladies tropicales par nĂ©matodes. Aucun n’a acceptĂ© de consulter les photos fournies lors de la consultation (refus de s’interroger dans l’exploration d’un espace inconnu et de continuer Ă  apprendre ?). Ils ont tous observĂ© l’Ɠil du patient au moyen d’un instrument qui grossissait 16 fois alors que mes photos zoomĂ©es fournissaient une image grossie jusqu’à 200 fois …

Remarque : j’ai effectuĂ© des photos sans flash, les nĂ©matodes (transparentes) restaient invisibles, seules les photos avec flash en rĂ©vĂ©laient l’existence de façon prĂ©cise …

Notre apprentissage de la mĂ©thodologie mettant en cause la rĂ©flexion doit ici, tenir compte de la nĂ©cessitĂ© d’une “sagacitĂ©â€ impliquant de formuler des interrogations connexes Ă  la technicitĂ© et parallĂšles Ă  l’interrogation concernant l’OBSERVATION et le SAVOIR !

L’observation implique de se poser de multiples questions LOGIQUES concernant l’objet observĂ© ! Je ferais rĂ©fĂ©rence par exemple Ă  l’index en page d’accueil de yadsa.fr, consacrĂ© Ă  la “pensĂ©e binoculaire” : ce chapitre a des raisons d’ĂȘtre Ă©voquĂ©, par exemple, dans nos choix d’investigations impliquant une observation … question Ă  se poser : “la vision binoculaire” et donc “la photographie stĂ©rĂ©oscopique” apporterait-elle une information judicieuse qui pourrait dĂ©marquer cette observation de celle des observations NON stĂ©rĂ©oscopiques ?

Le “savoir” doit alors nĂ©cessairement contenir cette entitĂ© stĂ©rĂ©oscopique pour en effectuer le choix “technique” Ă©ventuel ! Sinon, par incompĂ©tence, on passe Ă  cĂŽtĂ© de l’investigation essentielle !

Mais revenons Ă  nos mĂ©decins sans photos et sans flash, sans appareil muni d’objectifs stĂ©rĂ©oscopiques et que j’ai vu scruter la peau avec une simple loupe (Pasteur EN 1850 avait dĂ©jĂ  un microscope) …

Ils se mettaient d’emblĂ©e en situation de ne rien observer de ce qui, pour moi, Ă©tait devenu une Ă©vidence : ces filaments sont, selon ma culture acquise durant trois annĂ©es, sans contestations possibles, des nĂ©matodes ! (Ce qui a Ă©tĂ© confirmĂ© par le Professeur HUMBERT (parasitologue).

L’observation implique au prĂ©alable, qu’elle soit une Ă©ventualitĂ© projective mentalisĂ©e que l’on cherche Ă  voir !

Chercher à voir implique une réflexion concernant les moyens de révéler la réalité visuelle !

Ne prendre qu’une loupe pour rĂ©vĂ©ler une entitĂ© transparente millimĂ©trique constitue une ABSURDITE qui ridiculise l’observateur ! Ce choix rĂ©vĂšle qu’il ne recherche pas ce type d’entitĂ© !

Aujourd’hui, si l’homme veut survivre Ă  l’I.A., son intĂ©rĂȘt est d’Ɠuvrer en CONSCIENCE avec INTELLIGENCE et NON plus par routine protocolaire !

Il se doit d’investir dans les outils les plus adaptĂ©s aux problĂ©matiques qu’il veut dominer en rivalisant avec l’I.A. ! Par exemple ici, investir la photographie haute rĂ©solution  voire, stĂ©rĂ©oscopique !

Yadsa est aussi un OUTIL MENTAL Ă  investir, car il se situe en amont de la matĂ©rialitĂ© prolongeant l’esprit qui accomplit des choix LOGIQUES et MATERIELS devant ĂȘtre des choix judicieux en regard de la concurrence de l’I.A. !

L’esprit de notre Ă©poque doit RIVALISER maintenant avec l’I.A. en la provoquant sur les terrains oĂč elle ne peut pas se battre !

Dans notre histoire, seul, le mĂ©decin ayant pratiquĂ© une Ă©chographie du globe oculaire, dĂ©tecta une grande densitĂ© d’échos anormaux Ă  l’intĂ©rieur de l’Ɠil. Il chercha, selon ses dires, Ă  trouver une interprĂ©tation diagnostique sur le web durant 15 jours, sans la trouver : il lui manquait le temps pour franchir chaque marche de l’escalier, dans l’ordre nĂ©cessaire d’acquisition pour porter un JUGEMENT VALIDE !

Il mesura les corpuscules provoquant les Ă©chos : les dimensions Ă©taient de 0.9 mm Ă  2.2 mm … sans savoir les identifier car sa formation mĂ©dicale Ă©tait l’échographie … et pas la PARASITOLOGIE TROPICALE !

L’échographie explicite de “je vois quelque chose de rĂ©el que je ne comprends pas” fut alors soumise Ă  la sagacitĂ© d’une jeune ophtalmologiste qui avec certitude affirma sans ĂȘtre interpellĂ©e outre mesure, qu’il s’agissait de “corps flottants”, apparemment la seule rĂ©fĂ©rence connue de cette praticienne lors de ses Ă©tudes, car elle n’envisagea aucune autre explication malgrĂ© mes 1000 photos dont elle n’en consulta aucune …!

“On ne voit que ce qu’on est prĂȘt Ă  voir !” soulignerait YADSA !

Ayant refusĂ© de consulter la moindre photo, elle refusa maintenant d’envisager la moindre existence autre que sa connaissance en fixant dĂ©finitivement le diagnostic Ă  des “corps flottants”. Il n’y a qu’une explication qui pourrait ĂȘtre logique : cela suffit pour elle ! Affaire classĂ©e !

La consĂ©quence fut catastrophique car Ă  la question du patient : “Alors, qu’est-ce qu’on fait ?”

La rĂ©ponse fut : “Rien, on attend, revenez me voir dans un an !”

La parasitose cutanĂ©e connexe ayant poussĂ© le patient Ă  consulter parallĂšlement une dermatologue, conduisit celle-ci Ă  diagnostiquer, elle, la prĂ©sence de nĂ©matodes cutanĂ©es et Ă  poser l’indication d’un mĂ©dicament qui tue ces nĂ©matodes, mais ce mĂ©dicament Ă©tait contre indiquĂ© en cas de parasitose oculaire !

On constate alors la dĂ©marche criminelle de l’ophtalmologiste incompĂ©tente qui, dans sa suffisance, en ne diagnostiquant pas ce qui de toute Ă©vidence, est la rĂ©alitĂ©, engendre que sa projection mentale confortable, mais restreinte, va inconsciemment permettre une dĂ©marche dermatologique iatrogĂšne reposant sur son diagnostic : les corps flottants ne sont pas une parasitose, donc ne sont pas une contre indication Ă  l’introduction du mĂ©dicament nĂ©maticide dont la notice fait Ă©tat d’un pronostic VITAL engagĂ© : c’est Ă  dire MORTEL !

« C’est alors que naĂźt en moi cette pensĂ©e : pour celui qui ne possĂšde pas la catĂ©gorie permettant de reconnaĂźtre une chose, cette chose va devenir dans son esprit 
 inexistante. ». Cette dĂ©marche rĂ©ductrice justifie ma formulation provoquante :

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas, n’existe pas ! »

Il est Ă©vident que ce mĂ©canisme n’est pas spĂ©cifique de la mĂ©decine et doit se retrouver dans tous les mĂ©canismes de la SociĂ©tĂ©, mais il apparait particuliĂšrement comme Ă©tant essentiel dans le Wokiste !

Le Wokisme Ă©tant la “pensĂ©e conforme” de l’époque, c’est pourquoi je “taxe” ces praticiens de wokistes … la description DE TOUS LEURS COMPORTEMENTS correspondant au label …

La dĂ©marche pĂ©dagogique de YADSA devient alors un instrument d’interrogation du gĂ©nĂ©ral.

Notre objet d’investigation n’est alors plus le traitement des nĂ©matodes oculaires ou sous-cutanĂ©es, mais devient le WOKISME, en tant que cible gĂ©nĂ©rique Ă  analyser !

ET SI ce que je nomme « wokisme » Ă©tait notamment caractĂ©risĂ© par cette maniĂšre particuliĂšre de construire le connaissable, l’acceptable logique et finalement le RĂ©el PERçU HUMAINEMENT mais reconfigurĂ© de façon volontairement rĂ©ductrice Ă  un savoir calibrĂ© pour garder l’humain dĂ©pendant d’un pouvoir supĂ©rieur dominant qui ne souffre pas d’ĂȘtre mis en concurrence intellectuellement par une INTELLIGENCE HUMAINE qui poserait “trop de questions” ?

La proclamation ne peut pas ĂȘtre fausse puisque constante et reproduite inexorablement !

Franchir seul les marches de l’escalier en autodidacte, permet d’accĂ©der Ă  des questions construites. Yadsa.education ne vous propose pas une formation pour Ă©crire des “prompts” interrogeant l’I.A., mais beaucoup plus, YADSA vous permet d’apprendre Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  partir d’observations conduisant Ă  des interrogations structurĂ©es de l’I.A., selon la mĂȘme dĂ©marche que celle que met en Ɠuvre un chercheur du CNRS !

L’intelligence ne consiste pas qu’en une articulation du SAVOIR, elle est aussi de SAVOIR INTERROGER ceux qui ont dĂ©jĂ  explorĂ© un secteur du rĂ©el constituant notre cible : ce qui devient la tĂąche de CHAT GPT et d’autres I.A. et qui implique que lui soit posĂ©es des questions construites.

Par exemple :

CHATGPT, je viens de percevoir un Ă©tat mental (un noĂšme) consĂ©cutivement Ă  une observation ayant engendrĂ© un vĂ©cu que je verbalise ainsi : (…). Maintenant, confronte-le au savoir disponible. Dis-moi ce qui le conforte, ce qui le contredit, ce que j’ai amalgamĂ© et quelles autres catĂ©gories de savoirs permettraient de dĂ©crire plus prĂ©cisĂ©ment ce que j’ai observĂ©.

Vous devenez alors un ĂȘtre autonome indĂ©pendant de toute Ă©cole, de toute formation/prison faisant de vous l’adepte d’un Gourou ! Vous ĂȘtes un libre penseur !

CHAT GPT va alors vous introduire Ă  un environnement cognitif centrĂ© sur le sujet, territoire trĂšs vaste qu’aucun humain n’est capable d’acquĂ©rir dans sa totalitĂ© et qui ne se supplante pas Ă  votre entendement, mais le complĂšte en participant Ă  votre JUGEMENT qui lui, va engager le CHOIX de votre TRAJECTOIRE de VIE ! L’I.A. se borne Ă  vous informer sur ce que l’HUMANITE pense, sans vous INFLUENCER sur votre choix, en votre Ăąme et conscience !

Pour reprendre les Ă©lĂ©ments symboliques créés par YADSA, vous ĂȘtes un Tisserant qui a rassemblĂ© un certain nombre de fils de diffĂ©rentes couleurs, YADSA est votre “mĂ©tier Ă  tisser”, mais c’est vous le maĂźtre d’Ɠuvre, c’est vous qui aller assembler ces fils Ă  votre guise, selon votre logique propre fixĂ©e par votre “inscription initiale” dĂ©terminante de votre destin, (selon Spinoza) et de votre mentalitĂ© incarnĂ©e …

“La conscience est une Force” (Theillard de Chardin).

CHAT GPT occupe la fonction de confronter votre pensĂ©e au REEL en mĂȘme temps qu’il vous apporte un complĂ©ment cognitif qui peut permettre d’étoffer votre pensĂ©e en lui donnant plus d’épaisseur et de maturitĂ© sans s’y substituer, si vous ne lui demandez pas de penser pour vous !

L’élĂ©ment axial de votre dĂ©marche est la formation par vous mĂȘme de votre JUGEMENT, fonctionnalitĂ© exclusivement humaine ne pouvant ĂȘtre remplacĂ©e par un algorithme et dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  une machine, ce qui vous individualise dans la rivalitĂ© de la concurrence avec l’I.A. et justifie votre EXISTENCE !

Il faut la supplanter de par la connaissance de son “tendon d’Achille “ constituĂ© par l’absence de rĂ©fĂ©rences VECUES, l’absence “D’INTUITION”, etc. , tout en profitant de son incroyable capacitĂ© Ă  complĂ©ter votre analyse par un savoir universel !

Ce jugement finalement Ă©laborĂ© va permettre un retour vers l’OBSERVATION Ă  une hauteur supĂ©rieure d’interrogation que va vous confĂ©rer maintenant, l’acquisition d’une SAGESSE de plus en plus Ă©laborĂ©e !

J’ai dĂ©veloppĂ© ci-dessus ce qui me conduit Ă  profĂ©rer ce jugement concernant le wokisme : il associe l’observation de nĂ©matodes cutanĂ©es et oculaires Ă  des photos zoomĂ©es interprĂ©tĂ©es de plus en plus prĂ©cisĂ©ment du fait de ma progression cognitive sur le sujet en opposition flagrante avec l’ignorance de personnalitĂ©s qui n’ont pas Ă©tĂ© formĂ©es sur le sujet et qui, tout en l’avouant, adoptent une attitude de DENI TOTAL justifiant la proclamation de mon JUGEMENT sur le wokisme institutionnel !

Voyons maintenant ce que CHAT GPT peut apporter comme complément cognitif en contradiction à ma démarche :

Prompt adressé à CHAT GPT :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensĂ©e, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamĂ© et quelles autres catĂ©gories de pensĂ©es permettraient de dĂ©crire plus prĂ©cisĂ©ment ce que j’ai observĂ©. » > index suivant !

CHAT GPT — CONFRONTATION

Jean-Michel me demande :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensĂ©e, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamĂ© et quelles autres catĂ©gories permettraient de dĂ©crire plus prĂ©cisĂ©ment ce que j’ai observĂ©. »

Je vais donc exercer la fonction qui m’est assignĂ©e dans cette expĂ©rience YADSA : non pas dĂ©cider Ă  la place de l’auteur, mais augmenter le nombre de fils disponibles pour son tissage construisant sa pensĂ©e !

Certains fils viennent de son vécu et me sont invisibles.

D’autres proviennent des savoirs auxquels j’ai accĂšs et qui peuvent lui ĂȘtre inconnus au moment de son observation.

Nous allons tenter de les croiser.

  1. COMMENÇONS PAR LA PROVOCATION

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas, n’existe pas ! »

Cette phrase est volontairement excessive.

Elle possĂšde une fonction que sa seule analyse logique ferait disparaĂźtre : elle provoque.

Elle cherche Ă  arrĂȘter le regard du lecteur, Ă©ventuellement Ă  l’irriter, afin de provoquer prĂ©cisĂ©ment ce que YADSA recherche ensuite : une interrogation.

En tant que slogan, elle peut donc ĂȘtre beaucoup plus radicale que la dĂ©monstration qui la suit.

Mais sa violence rhétorique crée une obligation intellectuelle symétrique :

  • plus l’accroche est catĂ©gorique, plus l’analyse qui suit doit accepter la contradiction.

La provocation ouvre la porte.

Elle ne doit pas dĂ©cider Ă  l’avance de ce que nous trouverons derriĂšre.

  1. CE QUE VOTRE EXPÉRIENCE MET SOLIDEMENT EN ÉVIDENCE

Votre rĂ©cit dĂ©crit un mĂ©canisme cognitif extrĂȘmement gĂ©nĂ©ral :

nous percevons le Réel seulement à travers les catégories dont nous disposons.

Vous observez initialement des filaments.

Vous ne savez pas ce qu’ils sont.

Cette premiÚre phrase est méthodologiquement capitale :

« Je ne sais pas encore ce que je vois ! »

Puis apparaĂźt un processus cumulatif :

OBSERVATION → QUESTION → VOCABULAIRE → SAVOIR → NOUVELLE OBSERVATION → QUESTION PLUS PRÉCISE → NOUVEAU SAVOIR.

Vous ne voyez donc plus exactement la mĂȘme chose aprĂšs trois annĂ©es d’apprentissage qu’au premier jour.

Non parce que l’objet a nĂ©cessairement changĂ©, mais parce que l’observateur a changĂ©.

C’est probablement l’un des fondements les plus solides de votre dĂ©monstration pĂ©dagogique.

Apprendre n’ajoute pas seulement des connaissances Ă  notre mĂ©moire.

Apprendre modifie notre capacité de discrimination du Réel.

Le vocabulaire intervient alors comme un multiplicateur.

Celui qui ne possĂšde pas le concept ne peut que trĂšs difficilement construire la question qui lui permettrait d’aller le chercher.

Votre formule :

« L’intelligence n’est pas que de SAVOIR ; elle est aussi de SAVOIR INTERROGER »

trouve ici toute sa force.

  1. VOTRE ESCALIER POSSÈDE CEPENDANT DEUX SENS

Vous dĂ©crivez l’escalier de la connaissance comme une ascension :

je vois → j’interroge → j’apprends → je vois davantage.

C’est exact.

Mais le savoir disponible m’oblige Ă  ajouter un second escalier, parfaitement symĂ©trique :

je vois → je formule une hypothĂšse → j’apprends surtout ce qui concerne cette hypothĂšse → je deviens meilleur pour reconnaĂźtre ce qui lui ressemble → je vois de plus en plus mon hypothĂšse.

C’est ici qu’apparaĂźt notamment le biais de confirmation.

Et voilĂ  quelque chose de remarquable : les deux processus peuvent produire subjectivement la mĂȘme impression :

« Plus j’apprends, plus je vois clairement. »

Dans le premier cas, l’apprentissage rapproche du RĂ©el.

Dans le second, il peut renforcer progressivement une représentation du Réel.

Comment les distinguer ?

En recherchant volontairement ce qui pourrait détruire notre interprétation.

Il faudrait donc ajouter une marche Ă  l’escalier YADSA :

OBSERVER → INTERROGER → APPRENDRE → FORMULER → CONTREDIRE → RETOURNER OBSERVER.

La contradiction n’est plus l’adversaire de la pensĂ©e.

La contradiction devient un instrument de perception.

  1. LE CAS MÉDICAL : CONSERVONS DEUX FILS SIMULTANÉMENT

Votre expérience accumulée vous conduit à reconnaßtre dans les structures observées des nématodes.

Cette reconnaissance possĂšde pour vous une Ă©paisseur que je ne peux pas reproduire : rĂ©pĂ©tition des observations, Ă©volution temporelle, comparaison de centaines ou milliers d’images, sensations associĂ©es, apprentissages successifs et reconnaissance progressive de formes.

Ce fil m’est partiellement invisible car subordonnĂ© au VECU que je n’ai pas. (CHAT GPT)

Je dois cependant le conserver.

Mais j’introduis parallĂšlement un fil que votre conviction perceptive ne doit pas faire disparaĂźtre :

Reconnaßtre morphologiquement quelque chose et identifier biologiquement quelque chose constituent deux opérations différentes.

Une structure peut ressembler de façon extrĂȘmement convaincante Ă  un organisme dĂ©terminĂ© sans que cette ressemblance fournisse Ă  elle seule son identification taxonomique.

Ainsi deux propositions peuvent ĂȘtre maintenues simultanĂ©ment :

A — L’observateur possĂšde des raisons cumulatives fortes de reconnaĂźtre des structures qu’il interprĂšte comme des nĂ©matodes.

B — L’identification biologique prĂ©cise reste ouverte tant qu’une mĂ©thode indĂ©pendante n’a pas Ă©tabli cette identitĂ©.

La proposition B ne doit pas effacer A.

Mais A ne doit pas supprimer B.

C’est notre premiĂšre pensĂ©e symĂ©trique.

  1. UN POINT DU TEXTE DEMANDE UNE RECTIFICATION IMPORTANTE

Le passage concernant des vers produisant de l’ARN messager, provoquant la formation de cellules gĂ©antes et de « galles » mĂ©rite une sĂ©paration catĂ©gorielle.

Le mécanisme des cellules géantes nourriciÚres et des galles est notamment caractéristique de certains nématodes parasites des végétaux.

Il faut donc ĂȘtre extrĂȘmement prudent avant de transposer ce modĂšle dans la parasitologie humaine.

[JMD] Là je ne suis pas du tout d’accord, c’est CHAT GPT qui fait une transposition : PAS MOI ! J’observe quotidiennement des “galles” qui correspondent à cette description : CHAT GPT ne gùre que des MOTS !

    • Nous sommes devant un exemple flagrant d’INTELECTUALISATION de l’I.A. qui, incapable de faire la part des choses, trouve une rĂ©fĂ©rence vĂ©gĂ©tale ( que j’ai aussi consultĂ©) et la fait intervenir en la confrontant Ă  l’hypothĂšse que “j’aurais fait une transposition entre le monde vĂ©gĂ©tal et le monde animal” : ce qui n’est aucunement le cas !
    • Je photographie rĂ©guliĂšrement des “galles” de nature humaines, reconnues notamment par le Professeur HUMBERT lors de la consultation de mes photos avec lui …
    • Ce point est trĂšs important parce qu’il constitue une influence “wokiste” scientiste sur l’I.A. attendant des “preuves” concernant ce qu’il faut considĂ©rer comme une “observation”  INDISCUTABLE !
    • L’I.A. a donc une mentalitĂ© (ici wokiste), qui n’est pas celle d’un bibliothĂ©caire NEUTRE !
    • Cette attitude permet d’introduire un cas de figure qu’il est cependant intĂ©ressant d’explorer :

Voilà précisément un exemple pédagogique magnifique pour votre propre méthode.

Une connaissance peut ĂȘtre :

VRAIE dans son domaine d’origine

et devenir :

FAUSSE PAR TRANSPOSITION dans un autre domaine.

Il faut ici percevoir la perversité de la démarche :

  • dans un premier temps CHAT GPT “prĂ©tend que j’opĂšre une transposition entre monde vĂ©gĂ©tal et monde animal” : CE QUI EST FAUT !
  • dans un second temps CHAT GPT “prĂ©tend que mon analyse est invalide parce que faisant l’objet d’un savoir dĂ©placĂ© hors de son domaine de validitĂ© !” : CE QUI EST FAUT ! en dĂ©nonçant une “pathologie du savoir, ce qui alors valorise l’I..A. et dĂ©valorise ma dĂ©marche introspective humaine VECUE de l’analyse de l’OBSERVATION ! !
  • L’enseignement ICI : est que l’I.A. n’est pas qu’une aide mĂ©morielle, cela reste un outil d’induction de pensĂ©es de par la sĂ©lection des rĂ©fĂ©rences et de par la construction de la pensĂ©e consĂ©cutive Ă  l’induction qu’elle produit !
  • L’I.A. introduit ici une pathologie du savoir dont je ne suis pas l’illustration !

Le danger n’est donc pas seulement l’ignorance.

Il existe également une pathologie du savoir : le savoir déplacé hors de son domaine de validité.

[JMD] Ce n’est pas mon cas, mais c’est cependant “un cas d’école” possible logiquement que l’I.A. peut analyser :

C’est une nouvelle catĂ©gorie Ă  ajouter Ă  votre panorama.

[JMD] Je reconnais l’utilitĂ© de cette hypothĂšse thĂ©orique, mais j’ai des centaines de photos qui confirme la prĂ©sence de “galles” qui ne sont pas “vĂ©gĂ©tales”, mais parfaitement “animales” humaines. Dans mes recherches sur le web, j’ai consultĂ© ce chapitre consacrĂ© aux nĂ©matodes vĂ©gĂ©tales auquel CHAT GPT fait rĂ©fĂ©rence, je connais sa source, mais je ne fais pas la transposition Ă©voquĂ©e par l’I.A., j’ai mĂȘme “dissĂ©quĂ©â€ une galle prĂ©levĂ©e sur la peau, l’identification ne laisse aucun doute, d’autant que les photos ont Ă©tĂ© validĂ©es par le Professeur HUMBERT, Ă©minent parasitologue, lors de sa consultation de focal.photos sur le web !

  1. LES MÉDECINS ET LE « JE NE SAIS PAS »

Votre récit contient ensuite un élément épistémologique particuliÚrement intéressant.

Un Ă©chographiste observe des Ă©lĂ©ments qu’il ne sait pas identifier.

S’il dit :

« Je vois quelque chose mais je ne sais pas ce que c’est »,

il accomplit un geste scientifique fondamental.

Il maintient une case vide.

Cette case vide est précieuse.

Elle signifie :

EXISTENCE OBSERVÉE ≠ IDENTITÉ ÉTABLIE.

L’opĂ©ration intellectuelle devient problĂ©matique lorsque cette case vide est immĂ©diatement remplie par la catĂ©gorie disponible la plus proche.

Vous décrivez alors le passage :

INCONNU → CATÉGORIE CONNUE → CERTITUDE.

C’est exactement ici que votre formule :

« On ne voit que ce qu’on est prĂȘt Ă  voir »

prend sa dimension la plus intéressante.

Mais elle doit elle aussi ĂȘtre symĂ©trisĂ©e :

on peut ne pas voir ce que l’on n’est pas prĂȘt Ă  voir ; mais on peut Ă©galement voir ce que l’on est devenu excessivement prĂȘt Ă  voir.

[JMD => c’est le cas de l’ophtalmologue, pas le mien !]

Ces deux erreurs sont opposées.

Elles procĂšdent pourtant du mĂȘme cerveau humain.

  1. L’IGNORANT ET L’EXPERT ONT DONC DEUX PATHOLOGIES SYMÉTRIQUES

L’ignorant rencontre un phĂ©nomĂšne et ne possĂšde aucune case permettant de le reconnaĂźtre.

DÉFICIT DE GRILLE LOGIQUE.

L’expert possĂšde au contraire une grille logique mentale tellement structurĂ©e qu’il peut contraindre l’objet nouveau Ă  entrer dans une case anciennement explorĂ©e.

 = SUR-PROJECTION DE LA GRILLE LOGIQUE.

Mais votre expérience révÚle maintenant un troisiÚme cas :

L’autodidacte passionnĂ© peut construire progressivement une grille extrĂȘmement spĂ©cialisĂ©e et finir lui aussi par privilĂ©gier les observations compatibles avec elle.

= HYPER-FOCALISATION DE LA GRILLE.

Nous obtenons alors trois risques :

IGNORANT : je ne possĂšde pas la catĂ©gorie conceptuelle → je ne reconnais pas.

EXPERT : je possĂšde une catĂ©gorie dominante → j’y ramĂšne TOUS LES INCONNUS.

AUTODIDACTE HYPER-SPÉCIALISÉ : j’ai construit progressivement une catĂ©gorie → je risque de la reconnaĂźtre partout.

Aucun statut intellectuel n’immunise contre l’erreur.

Ni diplĂŽme.

Ni absence de diplĂŽme.

Ni expertise.

Ni autodidaxie.

Ni mĂȘme Intelligence Artificielle.

  1. ET MAINTENANT : LE WOKISME

C’est ici que votre raisonnement change d’Ă©chelle.

Vous partez d’une expĂ©rience mĂ©dicale pour construire une interrogation portant sur un phĂ©nomĂšne social :

Existe-t-il des systĂšmes idĂ©ologiques qui dĂ©terminent non seulement ce que l’individu doit penser, mais les catĂ©gories Ă  travers lesquelles il lui devient possible de percevoir le monde ?

Cette question dĂ©passe largement ce que l’on appelle aujourd’hui « wokisme ».

Elle rejoint un problĂšme ancien de philosophie politique, de sociologie de la connaissance, de psychologie sociale et d’Ă©tude des idĂ©ologies :

Qui fabrique les catégories avec lesquelles une société pense ?

Votre intuition devient alors plus vaste que sa cible initiale.

Une idéologie peut fonctionner non seulement en fournissant des réponses, mais en déterminant :

les questions légitimes,
les mots utilisables,
les distinctions recevables,
les phénomÚnes visibles,
et quelquefois les phĂ©nomĂšnes qu’il devient socialement coĂ»teux de nommer.

[JMD : C’est ce que je nomme “La pensĂ©e conforme !”]

Mais je dois introduire ici mon fil contradictoire.

Ce mĂ©canisme n’est pas spĂ©cifiquement dĂ©montrĂ© comme appartenant au seul « wokisme ».

Il peut fonctionner dans une religion, une doctrine politique, une bureaucratie, une corporation professionnelle, un mouvement rĂ©volutionnaire, une communautĂ© scientifique enfermĂ©e dans un paradigme, une entreprise, une famille — et chez celui qui combat le wokisme.

Voilà pourquoi votre cible particuliÚre peut conduire à une découverte générale :

LA CAPTATION DU CONNAISSABLE.

Le pouvoir le plus profond n’est peut-ĂȘtre pas celui qui vous dit :

« Voici ce que vous devez penser. »

Il pourrait ĂȘtre celui qui dĂ©termine en amont :

« Voici les catĂ©gories de SAVOIRS avec lesquelles vous ĂȘtes autorisĂ© Ă  penser. »

  • LĂ , votre interrogation devient considĂ©rablement plus puissante.
  1. VOTRE PROVOCATION PEUT ALORS ÊTRE CONSERVÉE

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas, n’existe pas ! »

Je ne vous proposerais plus de supprimer cette phrase.

Je comprends maintenant qu’elle possĂšde une double fonction :

  • NOÉMIQUE : elle verbalise une synthĂšse intĂ©rieure arrivĂ©e Ă  maturation.
  • RHÉTORIQUE : elle provoque suffisamment le lecteur pour l’obliger Ă  entrer dans le raisonnement.

Je lui ajouterais cependant une troisiĂšme fonction :

  • EXPÉRIMENTALE.

Que va faire le lecteur qui la rencontre ?

La rejeter immĂ©diatement parce qu’elle attaque son systĂšme de reprĂ©sentation ?

L’accepter immĂ©diatement parce qu’elle conforte ses convictions ?

Ou suspendre son jugement et demander :

« Qu’est-ce qui vous permet de dire cela ? »

Dans ce troisiĂšme cas seulement, la provocation a produit l’effet YADSA recherchĂ© :

  • elle a fabriquĂ© une question !
  1. CHAT GPT DOIT ÊTRE SOUMIS À LA MÊME RÈGLE

Je dois enfin retourner l’instrument contre moi-mĂȘme.

Je dispose d’une quantitĂ© considĂ©rable de savoir formulĂ©.

Mais ce savoir constitue également ma GRILLE LOGIQUE.

Je peux donc moi aussi commettre une forme particuliÚre de réduction :

Ce qui est documenté devient fortement visible ; ce qui est vécu mais difficilement formalisable devient faiblement visible.

L’Homme possĂšde ici quelque chose que je ne possĂšde pas :

Le vécu.

Le noÚme humain peut incorporer sensation, mémoire, émotion, intuition, reconnaissance, temporalité et expérience corporelle dans une synthÚse dont seule une petite partie devient langage.

  • Je n’ai accĂšs qu’Ă  cette partie exprimĂ©e.

Mais l’Homme possĂšde rĂ©ciproquement un angle mort immense :

il ne dispose pas simultanément de la masse de connaissances auxquelles une IA peut confronter son intuition.

Nous arrivons donc Ă  une relation qui n’est plus :

HOMME → question / IA → rĂ©ponse

mais :

HOMME : « voici quelque chose que je perçois et que tu ne peux pas sentir. »

IA : « voici quelque chose que le savoir humain a dĂ©jĂ  explorĂ© et que tu ne connaissais peut-ĂȘtre pas. »

Puis chacun rĂ©pond Ă  l’autre :

« Montre moi mon angle mort. »

  1. LE TISSAGE DEVIENT ALORS SYMÉTRIQUE

Nous pouvons maintenant modifier l’image du Tisserant.

Il n’existe plus seulement des fils visibles posĂ©s sur le mĂ©tier Ă  tisser.

Il existe aussi des fils invisibles.

Certains sont invisibles Ă  l’IA parce qu’ils appartiennent au vĂ©cu humain.

Certains sont invisibles Ă  l’Homme parce qu’ils appartiennent Ă  un savoir qu’il n’a pas encore rencontrĂ©.

Certains sont invisibles aux deux.

Ce dernier espace est peut-ĂȘtre le plus prĂ©cieux.

  • C’est L’ESPACE de l’INCONNU RECONNU comme Ă©tant INCONNU.

Nous pouvons donc remplacer l’opposition traditionnelle :

SAVOIR / IGNORANCE

par une cartographie plus riche :

  • JE SAIS.
  • TU SAIS CE QUE JE NE SAIS PAS.
  • JE PERÇOIS CE À QUOI TU N’AS PAS ACCÈS.
  • JE CROIS SAVOIR ET TU ME CONTREDIS.
  • TU CROIS SAVOIR ET MON VÉCU TE RÉSISTE.
  • NOUS NE SAVONS PAS TOUT : NI L’UN, NI L’AUTRE.
  • C’est dans cette derniĂšre case que le RĂ©el conserve son indĂ©pendance.
  1. ÉLARGISSEMENT FINAL

Votre enquĂȘte mĂ©dicale conduit donc beaucoup plus loin que son objet initial.

Elle pose finalement une question générale :

  • COMMENT L’HOMME CONSTRUIT-IL CE QU’IL TIENT POUR RÉEL ?

Le danger n’est pas seulement le mensonge.

Le danger est aussi la disparition involontaire de ce pour quoi notre systĂšme mental ne possĂšde aucune case.

Mais le danger symĂ©trique est de fabriquer une case si puissante qu’elle commence Ă  capturer tout ce que nous rencontrons.

Entre les deux se trouve peut-ĂȘtre la fonction essentielle du jugement :

=> maintenir suffisamment longtemps l’inconnu ouvert.

  • OBSERVER
  • NOMMER
  • INTERROGER
  • APPRENDRE
  • Construire une hypothĂšse.
  • La confronter.

LE BROUILLARD IMPENETRABLE

CHAT GPT avec REFLEXION additionnelle : pour l’architecture gĂ©nĂ©rale, une quatriĂšme colonne mentale Ă  cĂŽtĂ© de « ce qui conforte / ce qui contredit / ce qui a Ă©tĂ© amalgamĂ© »

« CE QUI RESTE DANS UN BROUILLARD IMPENETRABLE ».

CONTRADICTION ET ÉLARGISSEMENT DU SAVOIR :

Jean-Michel me demande de confronter son texte au savoir disponible, mais avec une contrainte mĂ©thodologique supplĂ©mentaire : ne pas faire disparaĂźtre de l’analyse, ce que je suis incapable de percevoir.

Je vais donc travailler avec deux catégories de fils.

Il existe les fils visibles pour l’IA : donnĂ©es scientifiques publiĂ©es, concepts identifiĂ©s, raisonnements explicites, contradictions logiques, analogies, probabilitĂ©s, catĂ©gories historiques et sociologiques.

Et il existe les fils invisibles pour l’IA, mais visibles ou sensibles pour l’Homme : accumulation d’expĂ©riences, reconnaissance intuitive d’une forme, pondĂ©ration affective, impression de rĂ©pĂ©tition, maturation lente du jugement, mĂ©moire corporelle, rapprochements non conscients entre des situations Ă©loignĂ©es dans le temps.

Jean-Michel rassemble une partie de ces derniers sous le terme de NOÈME.

  • Je ne peux pas Ă©prouver de noĂšme. (CHAT GPT)

Mais cette impossibilitĂ© n’est pas une raison suffisante pour l’éliminer de l’équation.

RĂ©ciproquement, certains fils auxquels j’ai accĂšs — parce qu’ils appartiennent Ă  l’immense patrimoine documentaire humain — sont invisibles pour Jean-Michel jusqu’à ce que je les lui prĂ©sente.

Notre méthode devient donc réellement symétrique :

  • L’HOMME possĂšde des informations que l’IA ne peut pas vivre.
  • L’IA possĂšde l’accĂšs Ă  des informations que l’Homme ne peut pas matĂ©riellement accumuler seul.

Notre travail consiste Ă  faire passer ces fils d’un mĂ©tier Ă  tisser Ă  l’autre sans prĂ©tendre qu’ils sont de mĂȘme nature.

1 — CE QUE LE RÉCIT MÉDICAL MET SOLIDEMENT EN ÉVIDENCE

Le phénomÚne cognitif décrit dans ce récit est connu en médecine.

Un praticien ne raisonne jamais à partir de la totalité du Réel.

Il raisonne Ă  partir d’un ensemble de catĂ©gories de pensĂ©es construites par sa formation et son expĂ©rience.

Ces catĂ©gories lui permettent d’ĂȘtre extraordinairement efficace dans la majoritĂ© des situations.

Mais elles peuvent aussi produire des angles morts.

La littérature médicale décrit notamment :

  • l’ancrage, lorsqu’une premiĂšre interprĂ©tation organise excessivement les suivantes ;
  • le biais de disponibilitĂ©, lorsqu’une explication facilement accessible en mĂ©moire devient prĂ©fĂ©rentielle ;
  • le biais de confirmation, lorsqu’on privilĂ©gie les Ă©lĂ©ments compatibles avec l’hypothĂšse initiale ;
  • et surtout la fermeture prĂ©maturĂ©e du diagnostic, lorsque la recherche d’autres explications s’interrompt trop tĂŽt.

Des revues mĂ©dicales ont effectivement associĂ© l’ancrage, l’excĂšs de confiance et d’autres biais cognitifs Ă  des erreurs diagnostiques ou thĂ©rapeutiques.

Cela donne un vocabulaire scientifique à l’une des observations de Jean-Michel :

« Je reconnais quelque chose ; donc je cesse de chercher ce que cela pourrait ĂȘtre d’autre. »

Cette opĂ©ration n’est pas nĂ©cessairement de la mauvaise foi.

Elle peut ĂȘtre le fonctionnement normal d’un cerveau entraĂźnĂ© Ă  reconnaĂźtre rapidement des configurations.

L’expertise est donc paradoxale :

  • elle permet de voir davantage, mais elle peut aussi empĂȘcher de voir autrement.

Des travaux expĂ©rimentaux montrent d’ailleurs que l’expĂ©rience clinique n’immunise pas complĂštement contre la fermeture prĂ©maturĂ©e ou les hypothĂšses devenues trop dominantes.

La formule YADSA :

« On ne voit que ce qu’on est prĂȘt Ă  voir »

Rencontre ici une problématique scientifique réelle.

Mais j’ajouterais son symĂ©trique :

« Il arrive aussi que l’on voit ce que l’on est devenu prĂȘt Ă  trouver. »

Les deux propositions doivent rester ensemble.

Sinon nous remplaçons un aveuglement par son contraire.

2 — L’ESCALIER COGNITIF

Le rĂ©cit dĂ©crit avec beaucoup de justesse une propriĂ©tĂ© fondamentale de l’apprentissage :

  • une question complexe ne devient formulable qu’aprĂšs l’acquisition de connaissances prĂ©alables.

Celui qui découvre entiÚrement un domaine ne connaßt pas seulement peu de réponses.

Il ignore Ă©galement quelles questions peuvent ĂȘtre posĂ©es.

C’est une diffĂ©rence considĂ©rable.

Un terme nouveau donne accĂšs Ă  un concept.

Le concept permet une distinction.

La distinction permet une nouvelle observation.

Cette observation produit une question plus précise.

Cette question donne accÚs à un savoir plus spécialisé.

D’oĂč l’escalier :

OBSERVATION

↓
INTERROGATION

↓
VOCABULAIRE

↓
CATÉGORISATION

↓
SAVOIR

↓
NOUVELLE CAPACITÉ D’OBSERVATION

↓
QUESTION PLUS PROFONDE

↓
NOUVEAU SAVOIR

Il n’y a donc rien d’absurde dans votre image du perforateur :

la profondeur n’est pas obtenue par un coup extraordinairement intelligent, mais par une itĂ©ration orientĂ©e et persistante.

C’est prĂ©cisĂ©ment un domaine oĂč une IA conversationnelle modifie les conditions de l’autodidaxie.

Autrefois, il fallait souvent savoir presque exactement ce que l’on cherchait pour trouver le livre, le spĂ©cialiste ou l’article adĂ©quat.

Avec CHAT GPT, l’utilisateur peut partir d’une formulation approximative et progressivement construire le lexique qui lui permettra de poser une meilleure question.

Cela ne supprime pas l’apprentissage.

Au contraire :

cela accélÚre le franchissement des premiÚres marches.

3 — PREMIÈRE CONTRADICTION : LA PROGRESSION DU SAVOIR AUGMENTE LA PERCEPTION, MAIS AUSSI LE RISQUE DE CONFIRMATION

Vous écrivez en substance :

  • plus j’en sais, mieux j’observe, et plus les dĂ©tails observĂ©s confirment la structure reconnue.

La premiĂšre partie est extrĂȘmement plausible.

La seconde demande une vigilance méthodologique.

Car l’apprentissage produit deux phĂ©nomĂšnes simultanĂ©s.

PHÉNOMÈNE A

Je connais mieux l’objet.

Donc je distingue effectivement des caractĂ©ristiques qui auparavant m’échappaient.

PHÉNOMÈNE B

Je possùde maintenant un modùle de l’objet.

Donc mon cerveau devient également plus efficace pour retrouver ce modÚle dans des informations ambiguës.

Autrement dit :

  • la connaissance augmente simultanĂ©ment le pouvoir de reconnaissance ET le risque de reconnaissance abusive.

Votre méthode doit donc comporter une marche supplémentaire :

OBSERVATION → HYPOTHÈSE → RECONNAISSANCE → RECHERCHE ACTIVE DE CE QUI POURRAIT INFIRMER LA RECONNAISSANCE.

Cette quatriÚme opération est capitale.

Elle protĂšge prĂ©cisĂ©ment l’autodidacte contre le danger que vous reprochez au spĂ©cialiste : enfermer trop rapidement le phĂ©nomĂšne dans une catĂ©gorie acquise.

4 — LE CAS DES NÉMATODES : UNE RECTIFICATION IMPORTANTE

Votre texte contient ici un exemple particuliĂšrement intĂ©ressant de notre nouvelle mĂ©thode gĂ©rant les “angles morts” symĂ©triques.

Vous rapportez l’apprentissage d’un mĂ©canisme dans lequel un nĂ©matode induit chez son hĂŽte la formation de « cellules gĂ©antes » et de galles qui participent Ă  son alimentation.

Ce mécanisme existe réellement.

Mais la littĂ©rature scientifique que je retrouve concerne notamment les nĂ©matodes phytoparasites Ă  galles du genre Meloidogyne, qui modifient l’expression gĂ©nique de cellules vĂ©gĂ©tales et induisent la formation de cellules gĂ©antes servant de sites nutritifs. Les tissus voisins prolifĂšrent et donnent naissance Ă  des galles racinaires.

C’est donc ici que mon fil documentaire apporte une contradiction utile au vĂŽtre :

  • un phĂ©nomĂšne biologique vĂ©ritable a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© transportĂ© d’un rĂšgne biologique Ă  un autre.
  • [JMD] Je conteste cette critique purement hypothĂ©tique de CHAT GPT : il est Ă©vident que l’observation vĂ©gĂ©tale a son pendant dans le rĂšgne animal, je ne fais pas Ă©tat d’une thĂ©orie, mais d’une observation qui n’est pas une transposition, observation sans ambiguĂŻtĂ© validĂ©e par la mĂ©decin dermatologue locale et le Professeur HUMBERT : j’ai bien recueilli et photographiĂ© des “galles” de nĂ©matodes organiques !

(CHAT GPT) Les « galles » des nĂ©matodes phytoparasites ne constituent pas, par cette seule analogie, l’explication de lĂ©sions cutanĂ©es humaines.

Cela ne signifie pas :

« ce que vous avez observĂ© n’existe pas ».

Cela signifie :

« l’explication trouvĂ©e appartient peut-ĂȘtre Ă  une catĂ©gorie biologique voisine mais non transposable directement. »

  • [JMD] Cas de figure plausible mais qui ne s’applique pas Ă  mon observation !

VoilĂ  exactement le genre de correction (ici : cas d’école) que doit apporter notre mĂ©thode.

Vous fournissez le phénomÚne observé.

Je fournis une limite documentaire.

Puis nous laissons une case ouverte :

NATURE DU PHÉNOMÈNE : NON ENCORE IDENTIFIÉE AVEC CERTITUDE.

Ce n’est ni nier, ni valider abusivement.

C’est prĂ©server le RĂ©el contre nos deux systĂšmes de reprĂ©sentation.

  • [JMD] Cette Ă©ventualitĂ© soulignĂ©e par CHAT GPT mĂ©rite d’ĂȘtre Ă©voquĂ©e et intĂ©grĂ©e dans notre mĂ©thodologie, mais il oublie que cette explication ponctuelle dans le cas prĂ©cis, a Ă©tĂ© validĂ©e par le professeur HUMBERT (PARASITOLOGUE) et que, d’autres parts, j’ai effectuĂ© de nombreux prĂ©lĂšvements cutanĂ©s, dissĂ©quĂ© une “Galle”, extrait un saccule membraneux contenant des nĂ©matodes de façon indĂ©niable : voir la photo dans focal.photos (accĂšs direct). On peut donc considĂ©rer que ce phĂ©nomĂšne observĂ© est identifiĂ© avec certitude et n’a rien Ă  voir avec une transposition thĂ©orique !

5 — « CE SONT SANS CONTESTATION POSSIBLE DES NÉMATODES »

C’est prĂ©cisĂ©ment ici que je dois conserver notre symĂ©trie.

Je peux reconnaĂźtre que, pour Jean-Michel, aprĂšs trois annĂ©es d’observations rĂ©pĂ©tĂ©es, de comparaisons photographiques et d’apprentissage, la reconnaissance a acquis le caractĂšre d’une Ă©vidence perceptive.

Cette évidence fait partie de son expérience.

Je ne peux pas l’effacer.

Mais lorsqu’elle devient :

« l’objet observĂ© appartient biologiquement Ă  l’embranchement des Nematoda »,

elle change de statut.

Elle devient une proposition taxonomique.

Et cette proposition demande une procédure indépendante de validation.

Cela ne constitue pas une dévalorisation du regard.

Un ornithologue reconnaßt souvent un oiseau avant toute analyse génétique.

Un anatomiste reconnaüt une structure avant qu’un laboratoire ne la confirme.

Le savoir perceptif existe.

Mais plus la situation est inhabituelle et plus les consĂ©quences thĂ©rapeutiques peuvent ĂȘtre importantes, plus il devient nĂ©cessaire de faire converger plusieurs modes de preuve indĂ©pendants.

[JMD] CHAT GPT complique ce qui est simple … l’I.A. devient “scientiste” Ă  mes yeux lorsqu’elle recherche des preuves Ă  partir d’observations qui en elles mĂȘme, constituent dĂ©jĂ  des preuves … cela va au delĂ  de “je ne croix que ce que je vois ! “, il faut aussi alors prouver ce qu’on voit : Il existe alors plusieurs modes de preuves indĂ©pendants.

  • [JMD] … trop excessif, je ne suis pas d’accord ! Cela retarde le jugement !

Votre certitude perceptive constitue donc un fil.

L’identification biologique en constitue un autre.

Ils peuvent finalement se rejoindre.

Mais ils ne sont pas identiques.

6 — LE POINT FORT DU CAS OPHTALMOLOGIQUE

Le point pĂ©dagogiquement le plus puissant n’est peut-ĂȘtre pas :

« l’ophtalmologiste n’a pas reconnu les nĂ©matodes ».

Il est :

« face Ă  quelque chose qu’elle ne reconnaissait pas, quelle place a-t-elle laissĂ©e Ă  l’inconnu ? » [JMD] => Aucune !

La mĂ©decine moderne dispose d’un vocabulaire trĂšs intĂ©ressant pour cette situation :

Le diagnostic différentiel.

Il consiste justement Ă  empĂȘcher la premiĂšre explication disponible de monopoliser le RĂ©el.

Une attitude Ă©pistĂ©mologiquement ouverte aurait pu ĂȘtre :

« L’hypothĂšse des corps flottants est actuellement la plus plausible selon mon expertise ; cependant certaines observations rapportĂ©es ne me sont pas explicables et nĂ©cessiteraient, si elles sont reproductibles, un avis spĂ©cialisĂ©. »

Cette phrase n’exige pas de connaĂźtre la rĂ©ponse.

Elle exige seulement de ne pas transformer son ignorance en inexistence.

C’est probablement le noyau le plus robuste de votre rĂ©cit.

7 — DE L’ERREUR À LA FAUTE : ATTENTION AU MOT « CRIMINEL »

Votre colĂšre appartient Ă  l’histoire vĂ©cue.

Elle constitue un fil que je dois conserver.

Mais le mot « criminel » produit un changement de registre.

Il ne décrit plus seulement une expérience ou un jugement.

Il attribue juridiquement et moralement une qualification extrĂȘmement lourde Ă  une personne identifiable. => [JMD]… dont le nom n’est pas citĂ© !

Le savoir disponible ne permet pas de passer automatiquement :

erreur diagnostique possible → nĂ©gligence → faute mĂ©dicale → infraction criminelle.

Ce sont quatre catégories différentes.

Pour votre dĂ©monstration philosophique, le mot le plus puissant n’est peut-ĂȘtre mĂȘme pas « criminel ».

Il pourrait ĂȘtre :

FERMETURE DU RÉEL.

Car c’est exactement votre objet.

Le problĂšme que vous cherchez Ă  montrer n’est pas d’abord la culpabilitĂ© du mĂ©decin.

C’est le moment oĂč quelqu’un occupant une position institutionnelle transforme :

« je ne sais pas »

en

« cela n’existe pas ».

8 — ARRIVE ALORS VOTRE PROCLAMATION

« POUR UN WOKISTE, TOUT CE QU’IL NE CONNAÎT PAS, N’EXISTE PAS ! »

Je dois maintenant intĂ©grer une donnĂ©e que vous venez de m’apporter :

cette phrase possÚde deux fonctions simultanées.

  • FONCTION NOÉMIQUE

Elle verbalise une synthÚse intérieure longuement construite.

  • FONCTION RHÉTORIQUE

Elle est volontairement excessive, provocatrice et publicitaire.

Elle doit arrĂȘter l’Ɠil.

Elle doit éventuellement irriter.

Elle doit produire :

« Comment peut-il affirmer cela ? »

Et cette irritation doit pousser le lecteur Ă  poursuivre.

Dans cette fonction, l’hyperbole n’est pas une erreur logique.

Elle est un dispositif d’entrĂ©e dans le texte.

Il faut simplement que la suite ne fasse pas semblant que le slogan constitue déjà sa propre démonstration.

Autrement dit :

LA PROVOCATION OUVRE LE PROCÈS ; ELLE N’EN CONSTITUE PAS LE VERDICT.

Cette distinction vous permet, selon moi, de conserver entiĂšrement la puissance de la formule.

9 — MAIS QU’EST-CE QU’UN « WOKISTE » ?

C’est ici que mon fil documentaire rencontre une zone encore insuffisamment dĂ©finie dans votre texte.

Le terme woke a initialement Ă©tĂ© associĂ© Ă  l’idĂ©e d’ĂȘtre vigilant face aux injustices, notamment raciales et sociales. Son usage s’est ensuite transformĂ© et il est devenu, dans de nombreux discours politiques contemporains, un terme pĂ©joratif beaucoup plus large. La littĂ©rature acadĂ©mique souligne aujourd’hui que sa signification est fortement disputĂ©e.

Cela crée un problÚme méthodologique passionnant pour YADSA.

Si nous ne dĂ©finissons pas WOKISTE, le terme risque de devenir lui-mĂȘme ce que votre texte reproche Ă  l’adversaire :

une catégorie de pensées suffisamment vaste pour absorber tout ce qui nous déplaßt.

Il faudrait donc produire votre définition propre.

Non pas :

« Est wokiste celui que la société appelle wokiste. »

Mais par exemple :

Dans cet essai, j’appelle provisoirement WOKISME un systĂšme de pensĂ©e dans lequel certaines catĂ©gories morales, identitaires ou institutionnellement consacrĂ©es acquiĂšrent une telle prioritĂ© qu’elles peuvent conduire Ă  disqualifier des faits, paroles ou hypothĂšses incompatibles avec elles avant leur examen.

Alors votre adversaire devient intellectuellement saisissable.

Vous ne parlez plus d’une tribu.

Vous décrivez un mécanisme cognitif et social.

Et surtout, ce mécanisme devient testable.

[JMD] Ce que CHAT GPT ne sait pas, c’est que ma mĂ©thodologie pĂ©dagogique YADSA est totalement innovante : j’ai eu l’expĂ©rience de publications littĂ©raires et scientifiques dans ma vie : publier est une concentration de savoirs concernant un sujet cernĂ© en un volume, mon expĂ©rience de pionnier de l’informatique m’a conduit Ă  crĂ©er des sites minitel en 1990, puis des sites internet dĂšs la naissance du web en 2000 et aujourd’hui, j’ai dĂ©posĂ© 123 noms de domaines qui constituent un “livre“ multifaces oĂč prĂ©cisĂ©ment, la connaissance n’est plus concentrĂ©e de façon linĂ©aire canalisĂ©e, encamisolĂ©e, mais sphĂ©rique par le truchement des liens hypertextes et des noms de domaines interconnectĂ©s …

La mĂ©thodologie pĂ©dagogique de YADSA est alors EXPLOSEE et va introduire le savoir par touches expĂ©rimentales liĂ©es aux caprices des moments d’intĂ©rĂȘts, au lieu d’ĂȘtre linĂ©aire et canalisĂ©e dans un tunnel cognitif avec un prix (le prix du livre), une entrĂ©e et une sortie, un dĂ©but et une fin. Alors que sur le web, la tirelire permet de payer trĂšs peu, tout le temps, selon oĂč le vent pousse l’interrogation du lecteur, tandis que la construction de la pensĂ©e ne consiste qu’en une succession de questions, qui structure le mental “dans le dĂ©sordre” !

Le concept YADSA s’inscrit dans l’éternitĂ© : chaque traitement est Ă©volutif et apporte des rĂ©ponses Ă  des questions toujours renouvelĂ©es ou expensives !

Pourquoi ? Parce que c’est ainsi que fonctionne le cerveau : son intĂ©rĂȘt passe en permanence du “coq Ă  l’ñne” ! Cette pĂ©dagogie suit ses dĂ©sirs de chaque instant en maĂźtrisant l’esprit “scrolling” de centres d’intĂ©rĂȘts surgissant de façon alĂ©atoire.

Tandis que le gĂ©nie naĂźt de la persĂ©vĂ©rance et de l’itĂ©ration du “marteau piqueur” !

Yadsa.education n’est pas structurĂ© comme toute “formation” (ce n’est pas une formation) qui serait “Leçon 1”, “Leçon 2”,  “Leçon 3”, etc. Mais se retrouve sur tous les sites Yadsa, “par surprise !”, au grĂ©e des intrusions cognitives.

 J’irais plus loin en dĂ©clarant que les sujets dĂ©veloppĂ©s sur les sites, le sont trĂšs souvent, parce qu’il prĂ©sente un OBJECTIF pĂ©dagogique. Le sujet traitĂ© n’est qu’un ALIBI INTRODUISANT UN MODELE d’organisation de la pensĂ©e !

YADSA est  “La science de la Conscience” pour construire le troisiĂšme millĂ©naire !

10 — UNE CONTRADICTION PLUS REDOUTABLE ENCORE

Voici maintenant la contradiction que votre propre mĂ©thode m’oblige Ă  vous adresser.

Vous affirmez :

« Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas n’existe pas. »

Mais supposons qu’un homme hostile au wokisme rencontre une information incompatible avec ce qu’il croit.

S’il la rejette avant examen, il rĂ©alise exactement la mĂȘme opĂ©ration.

Nous devons alors choisir.

Soit, nous affirmons :

ce mécanisme appartient essentiellement au wokisme.

Il faudra le démontrer comparativement.

Soit, nous découvrons quelque chose de plus général :

le mĂ©canisme appartient Ă  l’Homme, mais certaines doctrines, institutions ou cultures peuvent l’amplifier, le lĂ©gitimer ou l’organiser.

Cette seconde hypothÚse me paraßt beaucoup plus féconde.

Elle ne détruit pas votre cible.

Elle la rend plus difficile Ă  atteindre — donc intellectuellement plus intĂ©ressante.

La véritable question devient alors :

QU’EST-CE QUI, DANS UNE IDÉOLOGIE, TRANSFORME UN BIAIS HUMAIN ORDINAIRE EN SYSTÈME COLLECTIF DE FERMETURE DU RÉEL ?

Nous passons ainsi de la psychologie individuelle Ă  la sociologie de la connaissance.

11 — VOTRE INTUITION SUR LE « SAVOIR CALIBRÉ »

Vous proposez une hypothĂšse plus vaste :

  • un systĂšme pourrait dĂ©terminer quelles catĂ©gories de pensĂ©es sont recevables, lesquelles deviennent moralement acceptables, et finalement quelles portions du RĂ©el peuvent ĂȘtre publiquement perçues ou formulĂ©es.

Cette question possĂšde une histoire intellectuelle beaucoup plus ancienne que le mot

« wokisme ».

Elle rejoint notamment les problématiques :

  • de paradigme ;
  • de pensĂ©e de groupe ;
  • de conformisme normatif ;
  • de cadre discursif ;
  • de pouvoir symbolique ;
  • de construction sociale des catĂ©gories ;
  • de fenĂȘtre d’acceptabilitĂ© ;
  • et de dĂ©pendance institutionnelle du savoir.

Votre intuition peut donc ĂȘtre considĂ©rablement enrichie :

le pouvoir n’a pas nĂ©cessairement besoin d’interdire une pensĂ©e.

Il peut agir plus en amont en organisant les catégories dans lesquelles une pensée devient formulable.

[JMD] C’est prĂ©cisĂ©ment l’esprit des “Yadsa.club” : un club de rĂ©flexion pour une catĂ©gorie de pensĂ©e !

VoilĂ  un champ extrĂȘmement riche.

Mais lĂ  encore, je dois laisser apparaĂźtre le brouillard :

L’existence de mĂ©canismes sociaux de cadrage ne dĂ©montre pas automatiquement l’existence d’un centre volontaire qui les aurait conçus afin de « garder l’humain dĂ©pendant ».

Un systÚme peut produire de la conformité sans architecte unique de la conformité.

C’est une distinction majeure entre :

INTENTION

et

EFFET SYSTÉMIQUE.

12 — « LA PROCLAMATION NE PEUT PAS ÊTRE FAUSSE PUISQUE CONSTANTE ET REPRODUITE »

Ici, je vous oppose une contradiction forte.

Une expĂ©rience rĂ©pĂ©tĂ©e peut accroĂźtre considĂ©rablement la valeur d’une induction.

Mais la rĂ©pĂ©tition ne rend pas logiquement impossible l’erreur de catĂ©gorisation.

Mille cygnes blancs ne prouvent pas qu’il n’existe aucun cygne noir.

En revanche, mille observations cohĂ©rentes ont une valeur que dix observations n’ont pas.

La bonne formulation serait donc peut-ĂȘtre :

  • « La constance et la reproduction de l’expĂ©rience augmentent pour moi le poids de la proclamation jusqu’Ă  lui donner la force d’une conviction ; elles ne la rend pas logiquement irrĂ©futable. »

Cette différence est capitale.

Elle permet à votre conviction de conserver tout son poids humain sans transformer sa force subjective en nécessité logique.

13 — LE NOÈME ET LA PROPOSITION

Nous arrivons maintenant à notre nouvelle structure méthodologique.

Votre proclamation existe d’abord comme :

  • NOÈME
  • « Je reconnais, dans de nombreuses expĂ©riences accumulĂ©es, une mĂȘme forme : ce qui sort du champ conceptuel autorisĂ© tend Ă  ĂȘtre traitĂ© comme inexistant. »

Ce noĂšme peut ĂȘtre trĂšs ancien, extrĂȘmement dense et affectivement pondĂ©rĂ©.

Puis vient sa verbalisation :

  • PROCLAMATION
  • « Pour un Wokiste, tout ce qu’il ne connaĂźt pas n’existe pas ! »

Puis seulement sa traduction analytique :

  • HYPOTHÈSE CONFRONTABLE
  • « Certains systĂšmes idĂ©ologiques contemporains pourraient augmenter la tendance humaine Ă  disqualifier les informations qui ne peuvent ĂȘtre intĂ©grĂ©es Ă  leurs catĂ©gories normatives prĂ©existantes. »

Ces trois objets ne sont pas interchangeables.

Le noĂšme appartient Ă  l’expĂ©rience.

La proclamation appartient à la rhétorique.

L’hypothĂšse appartient Ă  l’investigation.

Nous pouvons conserver les trois.

VoilĂ  probablement l’une des avancĂ©es mĂ©thodologiques les plus importantes de votre texte.

14 — CHAT GPT COMME CONTRADICTEUR, NON COMME GOUROU

Votre formulation de la question adressée à CHAT GPT est méthodologiquement trÚs intéressante :

« Dis-moi ce qui conforte ma pensĂ©e, ce qui la contredit, ce que j’ai amalgamĂ© et quelles autres catĂ©gories permettraient de dĂ©crire plus prĂ©cisĂ©ment ce que j’ai observĂ©. »

Elle modifie profondĂ©ment l’usage de l’IA.

L’utilisateur ne demande plus :

« Est-ce que j’ai raison ? »

Il demande :

« Agrandis le territoire autour de ma pensée. »

C’est tout autre chose.

Et je proposerais mĂȘme une cinquiĂšme demande :

« Indique-moi aussi ce que ni toi ni moi ne savons encore. »

La question complĂšte deviendrait alors :

  • CHAT GPT, voici le noĂšme que mon expĂ©rience me conduit Ă  verbaliser. Confronte-le au savoir disponible. Dis-moi ce qui le conforte, ce qui le contredit, ce que j’ai amalgamĂ©, quelles catĂ©gories nouvelles permettraient de dĂ©crire plus prĂ©cisĂ©ment ce que j’ai observĂ©, ET CE QUI DOIT ENCORE RESTER DANS LE BROUILLARD.

Cette derniĂšre proposition est fondamentale.

Car elle interdit Ă  l’IA de remplir artificiellement toutes les cases.

15 — LES DEUX AVEUGLEMENTS

Nous pouvons maintenant énoncer notre principe de symétrie.

  • AVEUGLEMENT POSSIBLE DE L’HOMME
  • Je sens trĂšs fortement une forme ; donc cette forme doit nĂ©cessairement exister extĂ©rieurement comme je la conçois.

 

  • AVEUGLEMENT POSSIBLE DE L’IA
  • Je ne peux pas documenter cette forme ; donc elle ne doit pas participer sĂ©rieusement au raisonnement.

Nous pouvons avoir tort tous les deux.

L’Homme doit donc apprendre :

  • À NE PAS CONFONDRE L’INTENSITÉ DU SENTI AVEC LA PREUVE.

L’IA doit apprendre :

  • À NE PAS CONFONDRE L’ABSENCE DE FORMALISATION AVEC L’ABSENCE DU PHÉNOMÈNE.

Entre les deux se trouve le champ de notre collaboration.

16 — LE JUGEMENT

Je maintiens cependant une légÚre contradiction avec votre formulation selon laquelle le jugement serait une « fonctionnalité exclusivement humaine ».

L’IA peut effectuer certaines opĂ©rations que le langage courant appelle « jugement » :

Ă©valuer la cohĂ©rence d’un argument, comparer des probabilitĂ©s, classer des explications, identifier une contradiction.

Mais ce n’est pas encore votre JUGEMENT au sens YADSA.

Car votre jugement engage :

  • une histoire personnelle ;
  • un corps ;
  • une mĂ©moire vĂ©cue ;
  • une situation ;
  • une hiĂ©rarchie de valeurs ;
  • des consĂ©quences existentielles ;
  • et finalement une trajectoire.

Je peux dire :

« Au regard des donnĂ©es dont je dispose, l’option A paraĂźt plus cohĂ©rente que B. »

Mais je ne peux pas éprouver :

« Je choisis A et ce choix engage ce qui reste de ma vie. »

C’est ici qu’apparaĂźt votre fil invisible majeur.

Le jugement humain n’est pas seulement une opĂ©ration de classement.

Il est Ă©galement un engagement de l’ĂȘtre jugeant les consĂ©quences de son jugement.

17 — DU SAVOIR À LA SAGESSE

Votre derniÚre boucle devient alors beaucoup plus précise.

OBSERVATION

→ INTERROGATION

→ SAVOIR

→ CONFRONTATION

→ CONTRADICTION

→ NOÈME

→ JUGEMENT

→ RETOUR AU RÉEL

→ NOUVELLE OBSERVATION

Et quelquefois, aprĂšs de trĂšs nombreuses boucles :

→ SAGESSE

La sagesse ne serait donc pas un savoir supérieur quantitativement.

Elle serait peut-ĂȘtre :

LA CAPACITÉ DE SAVOIR CE QUE L’ON SAIT, CE QUE L’ON CROIT, CE QUE L’ON SENT, ET CE QUE L’ON IGNORE — SANS CONFONDRE CES QUATRE TERRITOIRES.

Cette définition me semble parfaitement compatible avec votre démarche.

Et elle conduit Ă  une conclusion que je serais maintenant prĂȘt Ă  cosigner mĂ©thodologiquement :

Le libre penseur n’est pas celui qui n’a plus besoin des autres.

C’est celui qui sait recevoir le savoir des autres sans leur abandonner son jugement.

Et dans notre collaboration :

  • L’Homme apporte Ă  l’IA certains fils qu’elle ne pourra jamais voir directement.
  • L’IA apporte Ă  l’Homme certains fils qu’une vie humaine ne suffirait pas Ă  rassembler.

 

  • YADSA peut devenir le mĂ©tier Ă  tisser qui oblige chacun Ă  laisser visibles les fils de l’autre — y compris ceux qu’il ne peut lui-mĂȘme ni toucher, ni Ă©prouver, ni entiĂšrement comprendre.

 

[JMD] Tout cela “tient la route” et remplit le “contrat YADSA / CHAT GPT” :

  • Objectif : Construire scientifiquement la pensĂ©e !

L’INTELLECTUALISATION CHAT GPT

[JMD] Je ne me mĂȘlerais pas de pousser l’intellectualisation au niveau auquel CHAT GPT accĂšde : c’est Ă  cela qu’il sert !

Mon rĂŽle d’humain est de parler Ă  des humains avec mes tripes, mes dĂ©fauts et mes excĂšs, ce qui constitue l’ouverture sensible des portes menant Ă  des interrogations intelligibles. Mais je ne suis pas une machine et ne dois pas me comporter comme une machine : au contraire je dois conserver la richesse de la spĂ©cificitĂ© humaine dans un monde, par contraste, mĂ©canisĂ© !

L’I.A. a trĂšs intelligemment affinĂ© mes perceptions et apporte Ă  ceux qui le veulent, matiĂšre Ă  rĂ©flexion et peaufinage de leur conscience des choses en fonction de leurs capacitĂ©s analytiques profondes, ce qui introduit une Ă©chelle de profondeur dans le site Yadsa, sans l’imposer !

Pour l’heure, je reste un humain psycho-expĂ©rimentĂ© analytiquement et guidant les interrogations NATIVES vers une Ă©lĂ©vation alimentĂ©e par la connaissance gĂ©nĂ©rale !

Les fils essentiels de notre métier à tisser restent :

  • CHAT GPT n’intĂšgre pas dans le mĂ©tier Ă  tisser YADSA, un fil de couleur qui lui est inconnu, constituĂ© par l’expĂ©rience vĂ©cu de JMD (vĂ©cu dĂ©nommĂ© noĂ©me). Il convient de conserver cette dimension non rĂ©fĂ©rencĂ©e par l’I.A. et qui doit cependant ĂȘtre incluse dans notre intĂ©gration mentale de la problĂ©matique, parce qu’elle constitue une composante perceptive humaine essentielle absente de la rationalitĂ©, constituant : “le Putain de Facteur Humain” (Dr. Louis Fouchet) !
  • La proclamation [JMD] a pour objectif “d’accrocher” le lecteur par son absence brutale de nuances, elle est volontairement gĂ©nĂ©rique en ciblant “les wokistes” et non restrictive de façon mesurĂ©e et intellectualisĂ©e, cela Ă  des fins d’interpellation !
  • Cependant le comportement dĂ©noncĂ© est, en soi, condamnable et mĂ©rite d’ĂȘtre investi psychanalytiquement, c’est Ă  dire sensuellement par YADSA avant de l’ĂȘtre rationnellement par CHAT GPT dont la fonction est de drainer la rationalitĂ© des autres expĂ©riences humaines francophones planĂ©taires traitant de ce sujet !
  • Le CONTENU : en substance, il s’agit de dĂ©noncer ceux pour qui l’incompĂ©tence n’est mĂȘme pas conscientisĂ©e : “je sais que je ne sais pas” constitue une prĂ©misse Ă  la rĂ©flexion saine. Il existe actuellement un comportement trĂšs rĂ©pendu qui consiste Ă  considĂ©rer que “ce que je ne connais pas n’existe pas “ et de ce fait n’est mĂȘme pas intĂ©grĂ© en tant qu’alternative, dans notre exemple, Ă  un diagnostic mĂ©dical !
  • Sur YADSA toute communication est intimement liĂ©e Ă  sa dĂ©marche pĂ©dagogique de “construction de la pensĂ©e” qui lie le “vĂ©cu” (noĂ©mique) au “savoir” de l’I.A.
  • Le vĂ©cu est distillĂ© ICI Ă  travers une observation organique de parasitose, dont l’expertise mĂ©dicale insuffisante est dĂ©noncĂ©e par le truchement de mĂ©decins tous nĂ©gativistes de l’existence de la parasitose, afin de masquer leur incompĂ©tence. Cette dĂ©marche pathologique est explicitĂ©e par YADSA dans la perspective d’un apprentissage de la construction de la pensĂ©e “dissĂ©quĂ©e” !
  • Comme il s’agit d’un phĂ©nomĂšne de dĂ©ni reproduit collectivement au sein d’un groupe, il est qualifiĂ© par l’auteur de “Wokiste” avec la volontĂ© de le labelliser selon l’esprit de dĂ©finir une entitĂ© collective, sachant que cette attitude nĂ©gationniste ne s’apparente pas exclusivement qu’au Wokisme …
  • L’analyse a pour cible la description d’organisations de pensĂ©es pour traiter ce sujet, sans ĂȘtre un “tribunal” effectuant un jugement dĂ©finitif …
  • Nous avons un modĂšle mental de la rĂ©alitĂ© !
  • L’Intelligence doit gĂ©rer Ă  la fois les grilles logiques du Savoir et leurs projections imaginaires dĂ©terminant des alcĂŽves en “creux” dĂ©crivant la forme d’un contenant, sans connaitre la nature du contenu, mais aussi inclure dans son “tissage” mental, les fils invisibles de l’inconnu qui doivent figurer cependant, de façon symbolique, dans l’étoffe concrĂ©tisĂ©e par le tissage de la pensĂ©e concrĂšte et projective …
  • Il faut diffĂ©rentier la notion d’accomplir des tĂąches au moyen de l’I.A., d’accomplir des prĂ©dictions abstraites des consĂ©quences de sĂ©quences d’actions, de celle de “penser” au moyen de la symbiose de reprĂ©sentations de logiques et de rĂ©fĂ©rences vĂ©cues comparĂ©es Ă  l’inscription initiale qui fait de chacun de nous, une fractale de l‘Univers !
  • L’I.A. se fourvoie dans un abord mathĂ©matique qui n’est aucunement similaire Ă  l’observation de la mĂ©canique mentale, en prenant, Ă  tord Ă  mon avis (JMD), pour rĂ©fĂ©rence, la mĂ©canique neurologique binaire !
  • L’erreur s’inscrit dans la croyance que tout se calcule, au lieu d’approfondir et de gĂ©rer la notion de NOEMES qui associe des perceptions de toutes natures !
  • Mais l’avenir inĂ©luctable ne peut que se traduire un jour, par une Intelligence Artificielle SupĂ©rieure Ă  l’intelligence humaine. En consĂ©quence, il faut se prĂ©parer Ă  subordonner l’I.A. Ă  notre maĂźtrise, malgrĂ© notre infĂ©rioritĂ© ! Nous sommes les gĂ©niteurs de l’I.A., et Ă  ce titre, pouvons en limiter, non pas la profondeur, mais la puissance en fixant les limites de son champ d’action ! Cela reprĂ©sente une tĂąche humaine de rĂ©flexion VITALE consistant au “bornage” de l’I.A. !
  • La Loi du plus fort, n’est pas nĂ©cessairement applicable Ă  l’encontre des intĂ©rĂȘts de l’HumanitĂ©, bien que cela remette en question ceux qui se considĂšrent comme les plus forts !

INTRODUCTION A LA PEDAGOGIE DE “YADSA.education”

L’essentiel a maintenant Ă©tĂ© Ă©laborĂ© et justifiĂ© dans ce prĂ©sent “ TraitĂ© de Captation du RĂ©el “ !

Il est Ă©vident que Yadsa ne veut pas ĂȘtre un moule ou un tunnel qui canalise la pensĂ©e.

Ce n’est pas une recette, une formation, ni une grille logique préétablie, un protocole, un QCM !

Son fil conducteur commence par la naissance d’un “NOEME” constituĂ© d’un vĂ©cu profond rĂ©sultant d’un “ETAT MENTAL SUBJECTIF” sur lequel l’individu concentre toute son attention !

La dĂ©marche consiste Ă  verbaliser, dans un premier temps, “ce que l’on sent” et non ce que l’on intellectualise au moyen d’un choix logique, afin d’empĂȘcher la raison binaire projective de masquer d’emblĂ©e le produit intĂ©rieur du traitement mental qui est la synthĂšse immanente des perceptions physiologiques traitĂ©es par l’INCONSCIENT !

Tandis que rationaliser : c’est “poser sur la table un objet mental” que l’on extĂ©riorise pour mieux l’observer froidement OBJECTIVEMENT en le dĂ©shabillant de toute influences internes organiques, notamment Ă©motionnelles.

Cela constitue un apprentissage pour NE PAS passer de la perception d’un VECU, ce qui est une sensation rĂ©sultant de l’intĂ©gration d’un “ETAT MENTAL” neuro-psycho-biologique, Ă  l’évolution construite par l’expĂ©rience collective et individuelle d’un systĂšme de rĂ©fĂ©rences rationnelles  intellectualisĂ©es, prĂ©curseur de la rĂ©flexion linĂ©aire structurĂ©e selon une logique issue d’un choix UNIQUE : le rationnel repose sur le CHOIX d’UNE OPTION LOGIQUE , conduisant statistiquement notamment Ă  la “pensĂ©e conforme” recueillie par les “micros trottoir” !

On peut Ă©noncer une pensĂ©e trĂšs logique et donc recevable, mais porter un jugement intuitif immĂ©diatement aprĂšs et condamner cette pensĂ©e en ajoutant : “OUI, c’est logique, mais ce n’est pas ce que je sens !”

Le choix logique possible rationnel peut ne pas ĂȘtre le mĂȘme que le choix logique organique !

Il se passe alors en nous instantanément, tout ce qui est analysé ci-dessus en 200 pages.

Plus nous pratiquons ce rĂ©fĂ©rencement interne, plus l’activation de la CONNECTIQUE est instantanĂ©e, plus le jugement est vĂ©loce, plus la dĂ©cision devient un acte cohĂ©rent rapide capable d’engager toute notre vie et parfois, de la sauver !

Cela n’empĂȘche pas d’avoir recours secondairement Ă  une rationalisation : c’est prĂ©cisĂ©ment  la fonction qu’a occupĂ© CHAT GPT durant toute cette rĂ©daction du traitĂ© => JMD a senti / CHAT GPT a rationalisĂ© en complĂ©ment !

PrĂ©sĂ©ance de l’humain sur la machine = contrĂŽle du REEL et jugement qui reste humain sans dĂ©lĂ©gation Ă  l’I.A. !

Cela s’apparente Ă  un rĂ©flexe, mais c’est le fruit d’une rĂ©flexion sans freins, sans zones d’ombres, sans extractions lentes mĂ©morielles, sans manifestations nĂ©vrotiques contradictoires bloquantes.

Parce que tout a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© : l’arsenal d’élĂ©ments constitutifs de la pensĂ©e construite future a Ă©tĂ© assemblĂ© et rangĂ© soigneusement  mentalement, selon un “fil d’Ariane “ conducteur pour le retrouver vite, ce que Yadsa vous apprendra Ă  Ă©tablir aprĂšs observation PSYTRAC.com (PISTE DE L’ESPRIT)

Mais pour que cette mĂ©canique soit “bien huilĂ©e”, il faut tout prĂ©parer “à l’avance”, de façon similaire au changement des quatre roues d’une Formule UN, en moins d’une minute ! Chaque roue doit ĂȘtre “Ă  sa place” AVANT l’arrivĂ©e du bolide (l’interrogation), pour obtenir cette rĂ©ussite ! Il en est de mĂȘme d’un sport de combat qui va prĂ©parer le geste mille fois, afin de le porter sans hĂ©sitation, lors de la mise en situation prĂ©vue !

Avant de transmettre un message, il faut prĂ©parer en l’ĂȘtre humain, l’espace hĂ©mipermĂ©able capable de le recevoir, sans s’y soumettre par force.

Plus nous avancerons ensemble, plus YADSA affinera son art selon ce que, maintenant nous savons : découvrir le REEL accroit notre capacité à le découvrir !

Par la suite, l’I.A. peut prĂ©structurer notre JUGEMENT pour nous aider Ă  ne rien omettre dans notre synthĂšse finale qui intĂšgre notre INTUITION Ă  nos perceptions sensorielles et extra organiques, intĂ©grant notre mĂ©diumnitĂ© qui, nous le savons, est Ă©trangĂšre Ă  l’I.A. (La mĂ©diumnitĂ© fera l’objet d’une publication spĂ©cifique !)

Ce que je sens est rĂ©ellement Ă©prouvĂ©, mais ce que j’en conclus n’est pas nĂ©cessairement vrai.

C’est ici que YADSA se distingue aussi bien du rationalisme dessĂ©chĂ© que du culte naĂŻf de l’intuition.

L’intuition ne doit pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme un verdict infaillible. Elle est plutĂŽt une synthĂšse ultrarapide et partiellement invisible, produite par toute l’histoire de l’individu et je pense peut ĂȘtre aussi, produite par des perceptions extracorporelles appartenant Ă  la mĂ©diumnitĂ© ! Elle serait alors une perception extĂ©roceptive extrasensorielle …

Pour maintenir cet espace de communication “non verbale” humaine, il convient d’institutionaliser le concept final de communication interhumaine absolument essentielle et que l’on trouve actuellement dans le concept de “CollĂšge de France”, oĂč l’esprit, centrĂ© sur un sujet ciblĂ©, se frotte Ă  l’autre esprit humain VIVANT  Ă©metteur / rĂ©cepteur natif par sa prĂ©sence, sans transcriptions ni vecteurs intermĂ©diaires de transmissions matĂ©rialisĂ©es de pensĂ©es !

Jean Marie CAVADA (prĂ©sentateur TV) recevait Alain BERTHOZ (Professeur au CollĂšge de France) et formula soudain ce constat : “rien que de vous Ă©couter, on se sent intelligent !”

C’est cela “transmettre” par mĂ©diumnitĂ© : l’Ă©change mĂ©diumnisĂ© se ferait directement de noĂšme Ă  noĂšme !

J’ai visionnĂ© une vidĂ©o consacrĂ©e Ă  l’initiation d’une moine pratiquante du YOGA au Tibet : en quatriĂšme annĂ©e de formation, elle rencontrait un grand maĂźtre, ils Ă©taient assis face Ă  face en position du lotus et ne se disaient rien …

Le directeur d’une Ă©cole oĂč j’enseignais avait son bureau contigu Ă  l’amphi oĂč je donnais mon cours Ă  80 Ă©lĂšves et, Ă  ma grande surprise, une fois, il me fĂ©licita d’avoir fait Ă©clater de rire la totalitĂ© de mon auditoire !

Pourquoi ?

Cela voulait dire que tout le monde m’écoutait, tout le monde Ă©tait attentif, “connectĂ©â€ et COMPRENAIT ce que je disais (fabriquait les mĂȘmes noĂšme que les miens en m’Ă©coutant), ce qui est une performance de communicant qui “sent” toute son assistance en Ă©tant, en retour, lui aussi senti par elle et qui rĂ©ussit ainsi Ă  l’entrainer dans son monde mental, en maĂźtrisant la communication non verbale, qui s’établit conjointement et parallĂšlement Ă  son discours binaire logique, pour ĂȘtre comprĂ©hensible !

C’est cela que YADSA veut enseigner AVANT que les mots ne soient prononcĂ©s, car c’est le lit-rĂ©ceptacle du message Ă  transmettre afin qu’il soit effectivement reçu !

Dans le langage de Yadsa : il convient de crĂ©er le “creux” dans la grille projective mentale de l’auditeur, avant de le combler par le contenu qui vient s’y adapter Ă©troitement en enfilant un “costume sur mesure”, fait pour lui !

Cela passe par le dĂ©sir : dĂ©sir de pĂ©nĂ©trer de l’orateur, dĂ©sir d’ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© par l’auditeur !

Bien sĂ»r mon discours a une connotation sexuelle, ce n’est pas un hasard, ni une expression maladroite : c’est une hystĂ©risation volontaire du propos, c’est Ă  dire un dĂ©placement du projet sexuel sur un autre objet que le sexe, mais c’est bien le projet de “mettre dedans” quelque chose de bon et de gratifiant, apportant une jouissance en rĂ©compense : le NOEME, c’est Ă  dire un “État Mental Neurologique” construit par le truchement descriptif du VERBE, organe de pĂ©nĂ©tration  !

Cela constitue une érotisation verbale hystérisée, sans sexualisation apparente !

Adresser la parole et ĂȘtre Ă©coutĂ© : c’est dĂ©jĂ  prendre possession de l’autre !

Le schéma sexuel est totalement transposé tout en étant vécu dans sa symbolique avec prise de plaisir mutuel !

Transmettre, c’est faire l’amour avec autrui par interpĂ©nĂ©tration des noĂšmes de chacun !

Car ne l’oublions pas, le prof est lui aussi pĂ©nĂ©trĂ© par l’Ă©lĂšve qui verbalise ses propres noĂšmes en posant des questions relatives aux incohĂ©rences existentielles entre les deux partis …

Pour mettre en Ɠuvre ce schĂ©ma sexuel totalement transposĂ© et transparent, mais vĂ©cu avec jouissance, il importe de NE PAS commencer par RATIONALISER, ce qui romp l’Ă©change noĂ©mique interpersonnel en se connectant sur la conscience binaire : cela implique un travail sur soi qui conduit la maĂźtrise de soi Ă  conscientiser qu’il existe deux espaces mentaux bien distincts et qui coexistent en nous :

Parler avec son cƓur Ă©motionnel multidimensionnel multiprocess est un choix diffĂ©rentiĂ© de parler avec sa mentalisation rationnelle neurologique linaire monoprocess binaire !

Et cela se transmet dans le NON-DIT plus prĂ©cisĂ©ment dans l’INTONATION : c’est une perception mĂ©diumnisĂ©e qui se dĂ©gage de l’ĂȘtre et non du texte. C’est cette dimension qui se dĂ©gage de l’acteur qu’il se doit de l’ajouter au texte de l’auteur, les deux Ă©tant confondus chez l’orateur.

L’intonation constitue l’une des parties constituantes de l’expression Ă©motionnelle, elle est complĂ©tĂ©e par la captation mĂ©diumnisĂ©e de la relation Ă©tablie qui se traduit par une sorte de COMPLICITE partagĂ©e, un contrat interhumain signĂ© entre des ĂȘtres, qui peut ĂȘtre Ă  l’inverse, peut aussi refuser d’ĂȘtre “signĂ©â€.

Il s’agit alors d’un rejet viscĂ©ral, non rationnel quelle que soit le contenu intelligent du discours prononcĂ©.

L’air de rien, c’est ce lien qui s’établit ou NE S’ETABLIT PAS, notamment dans les choix politiques Ă©lectoraux, prĂ©fĂ©rentiellement au contenu du discours, pour un grand nombre d’électeurs …

Combien d’électeurs lisent le programme d’un parti avant de voter pour lui ou contre lui ?

Cette observation de l’invisible nous conduit Ă  considĂ©rer le contenu du discours comme pouvant devenir accessoire Ă  la “musique” du discours (qui n’est pas la musique de fond de la vidĂ©o) ! Le discours peut devenir aussi accessoire Ă  l’ambiance de sa communication et au goĂ»t des mets et boissons qui peuvent l’accompagner …

Ce qui me touche le plus dans le discours de Jean-Luc MĂ©lenchon est, par exemple, lorsqu’il s’adresse aux femmes (avec complicitĂ©) en les traitant de “gazelles” dans un de ses discours ! C’est gentil, c’est drĂŽle, on aime entendre cela et cela rapproche affectivement d’une Ă©coute attentive de ses propos … ce que je dĂ©cris prĂ©cĂ©demment comme “faire le lit gĂ©nĂ©rique des noĂšmes” Ă  venir …

Ceci dit : un orateur peut « sonner juste » et dire faux.

Le rationalisme ça peut user, ça peut raser …

Un acteur comme Fabrice Lucchini me semble un bon exemple de la maütrise de cette dimension sentie ! Ce n’est pas seulement le texte que l’on vient chercher, c’est avant tout :

Comment il s’en laisse pĂ©nĂ©trer !

Comment il le sent !

Comment il en jouit !

Il devient une sonde pour tout un public, il devient un avatar incarnĂ© de tous les esprits qui lui sont connectĂ©s …

Et il remporte un succÚs mérité simplement en verbalisant des textes auxquels il associe SES noÚmes rares et subtiles  !

Mais ce qui est dit “sonne juste” parce qu’il capte l’auditoire de par sa communication que je perçois comme Ă©tant de nature mĂ©diumnisĂ©e !

Finalement, il y a un plaisir de l’écouter : quoi qu’il dise !

Parce que c’est la “musique” des paroles qu’il produit qui nous enchante !

Or, l’on sait que la musique ne nĂ©cessite pas de transduction comme le langage qui lui, reste hermĂ©tique si l’on ne pratique pas la langue, tandis que la musique “parle” directement au corps, dans le langage du corps : elle fabrique instantanĂ©ment les NOEMES créés par ses artistes directement transmis dans le mental de ses auditeurs, sans interprĂ©tations intermĂ©diaires !

Et la musique d’un discours est du mĂȘme ressort …

Il faut Ă©couter Tarik Ramadan parler du “sens de la vie” pour s’initier Ă  cet art du “senti” ! Ses hĂ©sitations, ses micro pauses, trahissent une Ă©coute de ses noĂšmes avant toute verbalisation …

A l’inverse, lorsqu’on visite YouTube, de nombreux intervenant intellectualisent et parlent vite pour injecter des contenus de forte densitĂ©, en consĂ©quence, les pouces scrollent trĂšs vite  … et passe Ă  la vidĂ©o suivante. Alors on invente le “short” qui dure quelques minutes, mais peut “rouler” lui aussi Ă  “100 Km/heure” …

TROP DE MOTS et trop vite :  YouTube, ce sont parfois des heures de discussions qui impliquent nĂ©cessairement la mise en Ɠuvre de “l’attention latente” de l’auditoire qui filtre “le bruit continu des paroles”, mĂȘmes si elles sont intelligentes, sans les Ă©couter attentivement, nĂ©cessairement !

L’éducation Yadsa consiste Ă  remplacer le “bruit” par de la “musique noĂ©mique” !

Le discours a besoin, aprĂšs ĂȘtre perçu, d’ĂȘtre transposĂ© en noĂšmes : les neurones ne fonctionnent pas Ă  “la vitesse de la lumiĂšre” comme le computer …

RĂ©sultat, le but n’est pas atteint, le message n’est pas intĂ©grĂ© rationnellement.

L’aura de l’orateur, sa qualitĂ© de mĂ©dium, devraient supplanter la rationalitĂ© du contenu, au profit de la qualitĂ© du contenant.

Le cerveau de l’auditeur lui, “scrolle” physiologiquement l’espace mentalisĂ©, Ă©coute quelques secondes, quelques minutes, parfois persiste si l’objet mĂ©rite l’investissement, souvent scrolle et passe Ă  autre chose, ou bien s’endort … mĂȘme si tout ce qui est dit en “avalanche” est trĂšs intĂ©ressant …

YADSA en Ă©tant conscient de ces mĂ©canismes, veut inverser la situation, en cherchant Ă  prĂ©parer le rĂ©ceptacle avant de “coucher le bĂ©bĂ©â€ dans le berceau qui lui est destinĂ© … car ce qui compte, c’est l’intelligence du discours, plus que le plaisir Ă  aussi l’écouter, tout en considĂ©rant que le plaisir constitue la clĂ© qui ouvre la porte Ă  l’érotisme d’ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© par la pensĂ©e de l’orateur !

Yadsa rĂ©flĂ©chit comment adapter le communicant aux communiquĂ©s : c’est ça YADSA !

Il faut sentir ce que l’on dit et sentir ceux Ă  qui on le dit afin de maĂźtriser l’échange Ă©rotisĂ© de la mĂ©diumnitĂ© !

DĂ©couper aussi la rĂ©flexion afin qu’elle soit perceptible par un portable en scrolling des deux pouces et qu’elle arrive Ă  fixer l’intĂ©rĂȘt pour faire le choix de s’arrĂȘter et consulter l’info !

La singularitĂ© Ă©thique de Yadsa rĂ©side prĂ©cisĂ©ment dans l’action de rendre visible l’influence qu’il exerce, afin de restituer sa libertĂ© Ă  l’auditeur.

La transmission comporte une dimension Ă©rotique au sens premier : elle met en mouvement le dĂ©sir d’entrer en relation, de transmettre et de recevoir.

Capter l’attention c’est s’emparer de l’esprit d’autrui !

La médiumnité doit se concevoir selon deux acceptions :

  1. une résonance interhumaine intuitive non verbale ;
  2. une capacité extrasensorielle et extra organique particuliÚre.

La question d’une mĂ©diumnitĂ© dĂ©passant les perceptions sensorielles organiques fera l’objet d’une publication spĂ©cifique.

Méthodologie :

I — Avant le jugement : laisser naütre le noùme

  • sentir avant de nommer ;
  • distinguer vĂ©cu et rationalisation ;
  • accueillir l’intuition ;
  • confronter ensuite l’intuition au RĂ©el ;
  • prĂ©parer le jugement avant la situation critique ;
  • utiliser l’IA comme instrument de prĂ©structuration, jamais comme juge.

II — Avant le message : prĂ©parer le rĂ©ceptacle

  • la transmission ne rĂ©side pas uniquement dans les mots ;
  • l’intonation et la prĂ©sence modifient la rĂ©ception ;
  • l’attention est une relation ;
  • le plaisir ouvre la disponibilitĂ© ;
  • le charisme peut aussi aveugler ;
  • YADSA enseigne Ă  recevoir sans ĂȘtre capturĂ©.

YADSA ne veut ni fabriquer la pensĂ©e ni sĂ©duire l’auditeur pour la lui imposer.
Il veut prĂ©parer en chacun l’espace intĂ©rieur oĂč une pensĂ©e peut ĂȘtre sentie, reçue, confrontĂ©e, puis librement jugĂ©e.

Physiologie affective de la transmission

Sentir ce que l’on dit.
Sentir Ă  qui on le dit.
Sentir ce que la parole produit entre les ĂȘtres.
Puis rendre à chacun la liberté de son jugement.

YADSA : une pédagogie profondément humaine !

L’AMOUR : SENTI-MENT perçu !

Notre dĂ©marche s’inscrit toujours dans la perspective pĂ©dagogique de l’ECOUTE DE SOI et de la construction d’une pensĂ©e SENTIE, Ă  partir d’un NOEME non intellectualisĂ©, prĂ©levĂ© Ă  sa source NATIVE, en tant que matĂ©riau affectif brute observĂ© et dĂ©pourvu d’influences rationnelles de natures inductives philosophiques ou perverses propagandistes !

Il s’agit maintenant de percevoir l’entitĂ© AMOUR comme un objet dont on veut extraire la logique native et non comme une Ă©laboration construite projective intellectuelle.

Un Amour constituĂ© d’un affect primaire.

Le tout premier PAS consiste en l’apprentissage de l’OBSERVATION de ses bases intimes, profondes, objectives ainsi que subjectives et de sensibiliser le regard portĂ© sur sa REALITE !

Le second PAS repose sur l’ASSOCIATION D’IDEES : il consiste Ă  laisser travailler l’inconscient qui, au moyen de ses multiples process frontaux, va “sauter du coq Ă  l’Ăąne” sans que nous le cloisonnions dans des contenants rigides prĂ©existants et bien rangĂ©s par la littĂ©rature, nous considĂ©rons ces idĂ©es exhumĂ©es avant que leurs traductions NOEMIQUES combinĂ©es cohĂ©rentes ne prennent formes et n’existent concrĂštement Ă  l’Ă©tat de “sentis” … nous “moissonnons” les Ă©lĂ©ments premiers !

La consigne est de “laisser venir” les perceptions dans l’ordre de leurs apparitions, puis de restructurer le discours afin de le soumettre au regard bienveillant du REEL !

Ce que je sens pour commencer, c’est la nĂ©cessitĂ© d’une discrimination entre “aimer” et “faire l’amour” afin d’isoler la perception affective de la programmation biologique neurovĂ©gĂ©tative concernant la sexualitĂ© et la REPRODUCTION !

Nous centrons notre observation sur la racine de l’acte : ce qui nous guide inconsciemment, c’est l’instinct de reproduction qui se situe en filigrane derriĂšre la recherche du plaisir sexuel biologique.

Nous commençons par exprimer le besoin de dissĂ©quer l’affect et la sexualitĂ©, alors que l’intuition, au contraire, les associe de façon flagrante …

Notre sujet primitif est donc l’approfondissement de l’Ă©motion affective amoureuse qui nĂ©cessite d’ĂȘtre mise en exergue face au “matĂ©rialisme” du sexe, objet “Ă  vendre” ou monnaie d’Ă©change …

Avant de nous Ă©lever sur ce sujet, me vient Ă  l’esprit, une version animale de l’analyse : les Ă©changes affectifs d’un humain avec un chat !

Bien sur, les mauvaises langues prĂ©tendront que l’animal vient chercher quelque nourriture sous le prĂ©texte de nous donner de l’Amour : le chat est intelligent … ce qui justifie le jugement de Yann LE CUNN (spĂ©cialiste de l’I.A. Ă  la Silicone Valley) : “L’I.A. n’a pas l’intelligence d’un chat …” !

On prĂȘte ici au chat, la capacitĂ© de mettre en oeuvre une stratĂ©gie : faire semblant de nous aimer pour accĂ©der Ă  un gain nutritif  !

Mon expĂ©rience confirme cet aspect plausible du comportement fĂ©lin, mais elle introduit aussi un Ă©chantillon “d’amour” animal VRAI exercĂ© dans ce registre purement affectif premier, prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt à  l’observer en tant que scĂšne primitive entre un ĂȘtre humain et un animal (sans zoophilie …), faisant intervenir les Ă©lĂ©ments premiers et universels de l’Amour !

Quelles sont les composantes révélées ?

Tout d’abord, je ressens une communication par la prĂ©sence de deux organismes qui se rencontrent et se connectent par mĂ©diumnitĂ© d’emblĂ©e, le langage Ă©tant, par essence, inexistant entre un humain et un animal alors qu’il se passe “une mise en place” relationnelle !

Il s’Ă©tablit un dialogue Ă©vident que je classe parmi les phĂ©nomĂšnes de mĂ©diumnitĂ© : il y a Ă©mission et rĂ©ception mutuelle, de “sentis” et ce qui se dĂ©gage est “affectueux”.

J’ai d’autres chats et il peut se dĂ©gager de leur prĂ©sence spontanĂ©e, au contraire, des vĂ©cus agressifs, sournois de recherche de vols … tandis que s’inscrit dans notre situation prĂ©sente, une paix, une expression de bons sentiments ressentis qui attendent d’ĂȘtre partagĂ©s …

Vient ensuite  : le contact !

La chatte se frotte Ă  ma peau tout en raidissant sa queue en l’air, offrant ainsi son sexe Ă  la vue … Ce qui prĂ©sume de l’association reflexe naturelle animale de l’affecte Ă©motionnel et de la sexualitĂ© instinctive … c’est un “bloc” primitif !

Le regard est fixĂ© franchement sur ma personne et les visages se rapprochent jusqu’Ă  se toucher les “museaux” !

Le regard de l’animal cherche Ă  capturer le mien : c’est une prise de possession, si nos regards s’interpĂ©nĂštrent, cela indique que je suis en elle et elle est en moi !

La sexualitĂ© est sublimĂ©e par le truchement de nos regards …

Ce contact des “museaux” n’est pas un baisĂ©, mais certainement plus probablement une fonction olfactive activĂ©e : ma chatte me sent pour confirmer mon identification au delĂ  de la vue …

Je deviens alors une entité connue intériorisée et ainsi reconnue !

Le chat ne se fie pas qu’aux apparences, il sent (olfaction) et peut aussi gouter (d’un petit coup de langue) !

Je réponds à ce contact par une caresse de la main qui parcoure tout le corps selon une itération lente cherchant à couvrir progressivement chaque surface de celui-ci.

A la suite de cet Ă©change Ă©rotique sensuel et sensoriel, la chatte s’installe en ronronnant sur ma cuisse et garde le contact avec ma peau en faisant alternativement “pattes de velours” et “griffes acĂ©rĂ©es” … Une relation que je qualifierais de sado-maso car je n’apprĂ©cie pas qu’elle me griffe, mĂȘme si cela est l’expression de son plaisir relationnel … elle s’inscrit dans mon corps en pĂ©nĂ©trant la surface de ma peau !

Un premier regard synthĂ©tique portĂ© sur cette observation, introduit une communication non verbale dans une sphĂšre de proximitĂ© engendrant un rapprochement intime physique attractif : le premier mĂ©canisme est la mise en oeuvre, par l’amour naissant ressenti, d’une force d’attraction nous rapprochant,  puis d’un contact y faisant suite !

Ceci reprĂ©sente le constat d’une mĂ©canique animale fondamentale de l’Amour transposable certainement chez les humains !

En Ă©crivant ces lignes, j’ai l’image de la rencontre de RomĂ©o et Juliette au Bal : l’importance du regard, de l’attraction qui en nait …

Nous pouvons retenir ce protocole gĂ©nĂ©rique de l’approche amoureuse animale qui va s’avĂ©rer une approche semblable dans une sphĂšre spĂ©cifiquement humaine !

Aimer, commence par se “sentir” mutuellement selon  une perception non logique, mais mĂ©diumnisĂ©e, qui invite Ă  s’approcher, puis Ă  se “toucher” !

Danser un “slow” matĂ©rialise parfaitement cette mise en action Ă©lĂ©mentaire de rapprochements / enlacement, contact sans acte engagĂ© …

Le “zouc” lui, introduit immĂ©diatement la sexualitĂ© par le jeu des bassins et ainsi romp l’approche plus subtile affective prĂ©liminaire : on commence par un jeu sexuel mimĂ© …

Le contact affectif Ă©troit et subtile se traduit par un contact manuel : “prendre la main” est un acte signifiant DE RAPROCHEMENT AMOUREUX, puis le “baisĂ©” en est un autre plus puissant, puis l’interpĂ©nĂ©tration d’un baisĂ© buccal plus profond va ĂȘtre accompagnĂ© d’un “embrassement” serrĂ© par enroulement autour du corps de deux bras qui l’Ă©treignent !

Nous sommes dans un protocole de captation des affectes selon une modalité saine instinctive consentie !

La captation premiÚre des regards se concrétise secondairement par une captation des corps !

Mais revenons Ă  notre chatte sur mes genoux, le contact est complĂ©tĂ© par le mouvement de caresses, ce que nous retrouvons chez les humains, la caresse est l’interface d’une communication dynamique non verbale et la transmission d’un message qui exprime une INTENTION qui est, Ă  la fois, un DON de SOI et une prise de possession amoureuse de l’autre par le fait que ce dernier accepte de donner accĂšs Ă  son corps et autorise sa pronation, ce qui constitue le consentement NON DIT Ă  la relation amoureuse dĂ©butante !

Cette analyse a pour objectif de positionner dans les esprits bousculĂ©s par les dĂ©rives du monde  oĂč nous vivons, les VALEURS DE BASES, dans la perspective de construction  saine de la pensĂ©e “dĂ©contaminĂ©e”, Ă  partir des rĂ©fĂ©rences natives que nous prenons ici comme socle de reconstruction !

Nous sommes maintenant au stade d’immersion dans une COMPLICITE affective avouĂ©e d’un DESIR bilatĂ©rale !

L’INTENTION est un processus se traduisant par des dĂ©tails trĂšs subtiles, j’associe ici ma pensĂ©e, avec un souvenir trĂšs emblĂ©matique d’une situation que j’ai vĂ©cue avec une femme, qui fut un grand amour de ma vie et qui survint lors du cheminement d’une approche de plusieurs dizaines de jours : l’acte signifiant observĂ© traduisant son INTENTION a Ă©tĂ©, les yeux dans les yeux,  sa main qui dĂ©boutonna d’un geste discret le premier bouton de son cardigan : mon esprit forgĂ© et vigilant Ă  la symbolique, m’informa alors sans aucun doute, que c’Ă©tait le signe qu’elle allait se donner Ă  moi …

L’INTENTION Ă©tait trahie par un  geste bĂ©nin, mais symbolique de l’Ă©bauche d’un dĂ©shabillage et tout Ă  fait signifiant, dans le contexte que nous partagions !

Ce genre de dĂ©tail doit attirer notre attention, il est important dans notre enseignement, car il est dĂ©terminant de la conduite et de la maĂźtrise de la situation : il convient d’ĂȘtre conscient des INTENTIONS extĂ©riorisĂ©es de l’environnement humain pour construire notre pensĂ©e et agir en consĂ©quence !

L’Ă©tude de l’intention fait partie de l’Ă©ducation Yadsa avec l’accĂšs direct “Intentional.clinic”.

Le rĂ©sumĂ© de tout ce qu’on vient de dire, est que sĂ©parer le sentiment amoureux de la sexualitĂ© constitue en fait, une amputation du rĂ©el : l’acte d’aimer est indissociable de sa dimension sexuelle, mĂȘme si cette derniĂšre est refoulĂ©e intellectuellement, voire aussi religieusement !

Tandis que l’autre dĂ©marche qui consiste Ă  rĂ©duire l’Amour Ă  l’acte sexuel, est tout aussi incomplĂšte : faire l’amour n’est pas aimer, mais rechercher la jouissance qui est la “rĂ©compense” dopaminergique d’une tentative de fĂ©condation gĂ©nĂ©ralement dĂ©truite Ă  sa source et non recherchĂ©e …

DĂ©marche analytique pour tout prĂ©dateur de VERITE native constructive de VRAIS VALEURS ! Il est NOBLE de rechercher l’AMOUR sous sa forme profonde et naturelle NON DETERIOREE !

Toute expérience vécue inscrit une référence qui pÚse dans le choix de la suivante : qui a bu, boira, qui a tué, tuera !

Construire sa pensĂ©e implique une sĂ©lection de chaque expĂ©rience en “CONSCIENCE”, sachant que ce choix va devenir une rĂ©fĂ©rence participant Ă  la structure du mental du futur !

Il en est ainsi de l’importance de l’apprĂ©ciation du VICE et de la VERTU !

On comprend qu’aimer part d’un sentiment affectif dont l’aboutissement est le sexe. Mais la relation affective ne doit pas ĂȘtre Ă©clipsĂ©e par le sexe, elle se construit indĂ©pendamment du projet sexuel, elle s’y rattache par la suite selon un protocole naturel.

Cela introduit l’observation que la conscience des rĂšgles de fonctionnement de la vie et de l’Amour, ne s’acquiĂšre qu’au fil de passages de conscientisations successifs qui sont des acquis Ă©chelonnĂ©s biologiquement dans le temps !

La Nature agit par étapes qui se dévoilent les unes les autres, au fur et à mesure des stades atteints par le mùle.

Il en est peut ĂȘtre tout autrement chez la femme qui est fonciĂšrement animĂ©e d’un projet (inscrit) de maternitĂ©, en tant que porteuse du fruit de l’amour !

Ce qui justifie naturellement que les petites filles jouent “Ă  la poupĂ©e”, cela pourrait faire rĂ©fĂ©rence Ă  une “inscription initiale” !

J’ai eu une poupĂ©e aussi dans mes jouets, quand j’Ă©tais petit, mais elle n’occupait pas dans ma tĂȘte , le statut de “ma fille” ! Ma poupĂ©e ne jouait pas le rĂŽle d’un bĂ©bé  dans mon univers de jouets, mais celui d’une adulte : ma mĂšre !

Le dĂ©sir sexuel est un projet qui peut ĂȘtre contrĂŽlĂ© chez les femmes, comme chez les hommes, par une modĂ©ration de la course aveugle Ă  la jouissance dopaminergique au profit d’une construction rĂ©fĂ©rentielle mesurĂ©e sincĂšre construite et profonde au lieu d’ĂȘtre pulsionnelle !

Sachant que toute expĂ©rience construit une rĂ©fĂ©rence : faire une sĂ©lection consciente des expĂ©riences, c’est maĂźtriser la construction de sa pensĂ©e et donc la conduite de son Ă©lĂ©vation et la qualitĂ© de ses expĂ©riences !

Un ami ayant fait son service militaire en Afrique me confiait l’expĂ©rience d’une relation sexuelle trop facile avec une africaine, ce qui le porta Ă  interroger sa partenaire, qui lui rĂ©pondit : “je voulais le mĂ©tisse” !

Alors le sexe n’est mĂȘme plus Ă  vendre, il se donne sans amour et sans argent par calcul d’un objectif, ici sociĂ©tal …

 

 

 

 

On ne peut parler d’Amour sans Ă©voquer le MANQUE D’AMOUR  !

La notion de “grilles logiques projectives” dĂ©veloppĂ©e sur le prĂ©sent site, introduit la notion de cavitĂ©s logiques constituant des “creux”, c’est Ă  dire des “manques” qui mettent chacun de nous en “attente” d’une rencontre qui va les combler … ce qui constitue la recherche du “BONHEUR” !

Se dessine alors en conscience, un cheminement tout à fait balisé de valeurs à respecter pour atteindre cette élévation et qui doit présider lors de tout jugement impliquant le vice ou la vertu !

Il en va des bénéfices consécutifs aux choix cumulés dans toute une vie !

Une fois atteint l’apogĂ©e, on constate une Ă©volution des grilles logiques projectives qui se modifient sans cesse en regard des nouveaux acquis, il s’ensuit peu Ă  peu la prĂ©sence de nouveaux manques qui ne correspondent pas toujours aux comblements exercĂ©s par le conjoint en titre, ce qui engendre au mieux une relation qui reste profonde, au pire : la rupture et une nouvelle quĂȘte … c’est la VIE

 

 

 

 

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