Le noème constitue l’entité fondamentale de la conscience. L’auteur de ce vocable est le philosophe Stéphane HESSEL qui l’utilise pour désigner une source biologique du vécu. Afin de désigner le matériau psychique effectivement mobilisé dans la pensée ainsi que le jugement, il est nécessaire maintenant d’introduire un terme spécifique, absent du langage usuel, mais conceptuellement indispensable.
Nous nommons NOEME l’entité désignant le SENS du VECU, telle qu’il est éprouvé par un humain, indépendamment des mots qui vont le décrire avec plus ou moins de finesse. Le noème désigne le CONTENU INTENTIONNEL tel qu’il est vécu : c’est une configuration singulière de sens, dans laquelle se nouent perception, affect et logique, inscrit dans un substrat neurobiologique sans domination ni réduction de son incidence. Le vécu n’est pas “un actionnaire prioritaire” lors de l’élaboration du jugement, il occupe cependant une place “à parts égales” avec les autres “jurés” qui peuvent introduire des influences extérieures perverses à dessein d’entreprendre une “guerre des esprits” !
L’INTOX joue ce rôle. La propagande “plaque” une référence NON VECUE qui CONTAMINE le jugement en se supplantant au “senti” qui est constitué d’une intégration de perceptions associées à des références cognitives individuelles engendrant une pensée spécifique.
Le noème n’est :
• ni une entité manipulable par un système de calcul.
• ni une donnée objectivable au sens expérimental
• ni une unité linguistique symbolique,
• ni un symbole abstrait,
Il est ce qui fait sens pour un sujet, avant les mots. Selon le scientisme, le noémisme ne mérite pas d’être pensé scientifiquement …
