Accéder à la VIE
YADSA — texte original
Du VECU à la REPRESENTATION
ChatGPT — commentaire / éclairage
YADSA — texte original

Naître

Naître, ouvrir les yeux sur le Monde, découvrir la lumière et l’obscurité, le chaud et le froid, le bruit et le silence, l’odeur du lait maternel, entendre les oiseaux chanter, caresser le sein de sa mère, le mordre avec sensualité, cannibalisme et amour, l’incorporer, fermer les yeux pour mieux voir et construire ses premières représentations, puis dormir et assurément, pendant ce sommeil, poursuivre ce travail sur un mode multiprocess frontal, ce qui justifie que cette action ne peut être consciente puisque multiple dans le même instant, alors que la conscience est monoprocess linéaire : l’inconscient va consolider les acquis, confronter des logiques, effectuer des statistiques, calculer des probalités, recombiner des fragments du vécu dans le rêve, jusqu’à produire parfois l’absurde ou l’horreur du cauchemar. Le rêve serait une exploration projective extrapolée des éléments constitutifs de la grille logique soumise à l’étude de l’inconscient. Le rêve est un champ exploratoire de combinaisons logiques tissées à partir des logiques du vécues. Il n’est pas la représentation d’une perception, mais la représentation projective de logiques sélectionnée dans un vécu. C’est pourquoi Freud propose une interprétation des rêves, parce qu’à leurs racines des représentations déclinées, se trouve “le vécu” source !

Tout cela c’est vivre et construire sa pensée à partir du vécu corporel immergé dans un monde complexe que l’on commence à pénétrer !

Le vécu établit le lien entre l’extérieur et l’intérieur de l’être dont nous effectuons l’introspection en l’éclairant par le faisceau lumineux de notre intelligence associative, émerveillé par la beauté de nos yérogliphes révélés … !

 

Et si ce même enfant était, orphelin, pauvre, exclu, abandonné en temps de guerre !

Le réel que nous étudierions serait alors : une souffrance, la faim, la soif, le froid, l’absence d’Amour, l’absence de présence maternelle et paternelle, peut être aussi l’absence de sommeil dans le vacarme de drones et de missiles qui tomberaient : et cela serait aussi la REALITE ! Mais pas une réalité “naturelle”, Universelle, une réalité artificielle produite par l’Homme ! Faut-il s’adapter à la perversion en cultivant la perversité ? Ou lutter contre elle ?

Qu’est ce donc que le réel ?

Prendre une photo, est-ce capter le réel ?

Comment capter une réalité invisible ?

Cette quête est l’objet du présent traité !

Commence alors l’immense travail de l’enfant : intérioriser ce qu’il rencontre… inscrire la réalité du dehors dans les réalités du dedans au moyen de représentations associées par des liens logiques, ce qui constitue un patrimoine référentiel constitué d’un savoir enchâssé dans l’histoire du vécu porteur de connotations logiques, émotionnelles, sensitives, visuelles, auditives, olfactives et bien plus encore, concernant aussi l’immatérialité… que nous évoquerons dans notre démarche analytique future !

Tous ces éléments sensuels et d’autres natures, constituent pour chaque être humain , une “CAPTATION du RÉEL” à la fois sensoriel, sensuel et émotionnel !

Ces éléments disparates forme le substratum référentiel neurobiologique mémorisé sous la forme de représentations ! La propagande va proposer des représentations déviantes propres à susciter des confusions …

Cette captation s’effectue par des prélèvements évènementiels qui, comme la nourriture, ont besoin d’être filtrés, “mâchés”, disséqués avant d’être digérés, c’est à dire incorporés, ce qui veut dire : “associé au corps” en tant que constituant de ce dernier, autant que le glucose ou les protéines devenant des “parties constituantes de l’organisme” après leur ingestion …

Cette “substantifique moelle”, qui est une nourriture de l’esprit est constituée de représentations symboliques véhiculées par le langage de la matière organique neurobiologique dont l”expression semble de nature oscillatoire.

Verbaliser le vécu consiste en une transposition des représentations organiques natives construites à partir de vécus, en d’autres représentations symboliques construites par l’intelligence de l’Homme : ce sont alors des icones, des mots, des odeurs, des goûts, des sons, des paroles signifiantes symboliques qui sont véhiculées biologiquement sans spécificité de transduction, par des variations appartenant à la mécanique ondulatoire que l’on observe à l’EEG, concidérées trivialement comme étant des “vibrations” dont la captation fait partie du REEL, réalité qu’il reste alors à interpréter, selon les lois de la physique et de la biologie, mais aussi selon la signification propre de leurs itérations réparties dans le temps séquentiellement (importance du rythme et de la fréquence répétitive ainsi que de la fréquence des courbes d’enveloppe constituée par la variation des amplitudes répétée) et importance du contexte patrimonial du cerveau de l’individu auquel elles s’intègrent. Le message pourrait alors s’incorporer à une noématique référentielle spécifique de l’être, qui dépasse la symbolique du verbe en étant un “senti” au delà du symbole intellectuel verbalisé.

Verbaliser, c’est construire une pensée noèmique sentie chez le récepteur du propos, traduite par des mots : maitriser les règles et la fidélité de ce transfert constitue une partie de notre objectif !

Rédiger un traité de la captation du réel constitue en lui même la construction d’une pensée en amont du verbe, la construction de notre pensée est d’abord “sentie” en noèmes!

Nous vous proposons une démarche originale et inédite : dans le même temps où nous élaborons notre pensée, nous analyserons comment nous la créons, cela étant le sujet du livre : “Traité de captation du Reel”.

Pour enrichir cette analyse, nous associerons deux démarches analytiques,

  • L’une humaine, sensuelle, affective, émotionnelle,  intuitive, vécue, associée à un savoir mémoriel encapsulé par notre logique préférentielle que constitue notre mentalité qui commence à s’exercer dès le début de notre vie, par ce que je nomme “l’inscription initiale”. [JMD]
  • L’autre, mobilisant, par l’intermédiaire de l’intelligence artificielle, un vaste patrimoine de représentations et de connaissances produites par l’humanité, interrogeant l’I.A. sans jamais substituer la machine, à la conscience humaine.

Cette dichotomie servant ainsi d’exemple à ce que peut devenir la relation Homme / I.A. dans un rapport harmonieux, sans domination, puisque les protagonistes n’ont pas les mêmes qualités et que celles-ci sont complémentaires !

Ainsi, ce livre est construit par un homme ET une machine sans que l’un puisse prétendre être l’autre, ni ne puisse dominer l’autre en s’y substituant !

Dernière précision : l’instrospection repose sur l’écoute du moment vecu qui est en liaison avec le traitement inconscient de l’instant. Imposer un plan littéraire conventionnel : introduction, développement, conclusion, est contre nature parce qu’il contraint le mental !

Nous ne traiterons pas l’enfance, puis l’adoscence, puis la maturité pour cette raison.

Pour votre pratique : il faut être opportuniste !

Nous nous conformerons donc à une rédaction par thèmes, par noèmes vécus dans l’instant, par idées dans l’ordre par lequel elles viennent à l’esprit du rédacteur pour ne pas rompre l’harmonie des associations dont la séquence d’apparition n’est pas un hasard …

C’est notre “Science de la Conscience” !

ChatGPT — commentaire / éclairage

CHAT GPT – CONFRONTATION

Du vécu corporel à la représentation

Le texte proposé par YADSA prend une décision philosophique majeure avant même de l’énoncer : il ne commence pas par définir le Réel. Il commence par naître charnellement !

Ce choix rencontre directement une tradition philosophique importante, particulièrement la phénoménologie. Maurice Merleau-Ponty refuse précisément de considérer la perception comme l’enregistrement, par un esprit spectateur, d’un monde extérieur déjà constitué. Pour lui, le corps vécu est engagé dans le monde avant que l’intellect ne transforme cette rencontre en représentation explicite. Sa Phénoménologie de la perception cherche ainsi à retrouver le monde vécu sous les reconstructions intellectuelles que nous en produisons.

La convergence avec la proposition YADSA est remarquable, mais non totale.

YADSA avance :

le corps rencontre → éprouve → incorpore → construit des représentations.

Merleau-Ponty conduirait à résister à une séparation trop rapide entre un monde extérieur déjà constitué et un sujet intérieur qui en fabriquerait ensuite la représentation. Le corps est déjà engagé dans ce qu’il perçoit ; perception, mouvement et monde forment une relation antérieure à l’analyse intellectuelle. La phénoménologie contemporaine conserve cette distinction entre le corps comme objet physique et le corps vécu, présent pré-réflexivement dans notre rapport au monde.

Cette confrontation enrichit la notion de captation : capter le Réel ne serait peut-être pas photographier intérieurement quelque chose qui existe au-dehors, mais entrer en relation avec quelque chose qui nous affecte et auquel nous répondons par introspection.

L’exemple du nourrisson renforce cette proposition. Avant la maîtrise du langage verbal, son monde possède déjà odeurs, températures, contacts, rythmes, tensions, apaisements et reconnaissances. L’olfaction maternelle, notamment, intervient très précocement dans l’orientation et les interactions du nouveau-né avec son environnement.

Ainsi apparaît une première question adressée à YADSA :

la représentation vient-elle vraiment après la sensation, ou une forme primitive d’organisation est-elle déjà contenue dans la manière même de sentir ?

Cette question pourrait modifier profondément la notion d’inscription initiale.

Le texte introduit ensuite le sommeil et le rêve comme prolongements du travail d’incorporation. Ici encore existe une convergence partielle avec les neurosciences : le sommeil participe à la consolidation et à la réorganisation des traces mnésiques, et le contenu des rêves peut intégrer des éléments d’apprentissages récents. Certaines études trouvent même une association entre le fait de rêver d’un apprentissage et une meilleure performance mnésique ultérieure.

Une seconde rupture intervient lorsque l’enfant aimé est remplacé par l’enfant affamé, abandonné ou exposé à la guerre.

Cette substitution révèle quelque chose d’essentiel :

le sujet ne capte pas seulement un Réel ; le Réel contribue à construire le sujet qui le captera ensuite.

L’enfant qui rencontre le sein et l’enfant qui rencontre la faim ne constituent pas les mêmes référentiels à partir desquels leurs expériences futures prendront sens.

Nous obtenons alors une boucle plutôt qu’une ligne :

RÉEL → ÉPROUVÉ → ACQUIS → ORGANISATION INTERNE → NOUVELLE CAPTATION DU RÉEL

La captation du présent transforme donc potentiellement l’instrument de la captation future.

C’est ici que la proposition YADSA commence à s’écarter d’une simple phénoménologie de la perception pour introduire sa notion propre de grille logique : les expériences successives ne seraient pas seulement mémorisées ; elles constitueraient progressivement un réseau de références par lequel les expériences ultérieures seraient reconnues, associées et interprétées.

Une difficulté demeure cependant.

L’intensité d’un vécu ne garantit pas l’exactitude de l’interprétation que nous lui attribuons.

La douleur éprouvée est réelle comme douleur. La représentation de sa cause peut être exacte ou erronée. Une captation du Réel doit donc conserver la distinction entre :

CE QUI M’ARRIVE → CE QUE J’ÉPROUVE → CE QUE J’EN REPRÉSENTE → CE QUE J’EN CONCLUS.

Cette distinction n’invalide pas le vécu ; elle lui évite au contraire d’être confondu avec son interprétation.

Enfin, l’intervention de l’intelligence artificielle introduit une différence de nature particulièrement féconde pour l’expérience proposée par ce livre.

L’être humain qui écrit cette première page dispose d’un patrimoine constitué par ce qu’il a vécu.

ChatGPT travaille à partir de représentations produites par de nombreux humains, qu’il peut mettre en relation, comparer et recombiner sans éprouver lui-même la lumière, le froid, l’odeur du lait, l’abandon, l’amour ou la peur.

La confrontation ne met donc pas en présence deux intelligences identiques concurrentes.

Elle confronte deux modes radicalement différents d’accès aux représentations du Réel.

Et cette différence conduit à la première proposition nouvelle issue de la confrontation :

Peut-être ne captons-nous jamais seulement le Réel : chaque rencontre avec lui transforme la grille avec laquelle nous tenterons de le capter la fois suivante.

CAPTER LE RÉEL, C’EST ÊTRE MODIFIÉ PAR LUI.